Bernard Sichère
Philosophe et écrivain français
Repères biographiques
Philosophe, écrivain, Bernard Sichere est né en 1944. Maître de conférences à l’université de Caen, il est enseignant à l’université Paris VII-Denis Diderot et a collaboré aux revues Tel Quel, L’Infini, Les Temps Modernes, La Règle du jeu, La Revue d’éthique et de théologie morale, Esprit, Pylône. Outre des ouvrages consacrés à la pensée de Merleau-Ponty, de Lacan, au théâtre de Shakespeare, son œuvre est constituée également de livres proposant une méditation de la pensée de l’être issue à la fois de Heidegger et de la révélation chrétienne.
Brève présentation
Auteur d’une quinzaine d’ouvrages, Bernard Sichère a d’abord été maoïste dans sa jeunesse avant de rompre avec la doxa communiste et d’opérer un retour paradoxal vers le christianisme. Une partie de son œuvre est consacrée à la question du divin et du sacré. Pour Sichère, les mots divin et sacré ne nous parlent plus. Nous ne les prononçons pratiquement plus et, ce qui parlait dans ces mots ne nous apparaît donc plus, ne vient plus jusqu’à nous pour nous prendre. Qu’est-ce qui nous parle alors ? Que veut dire d’ailleurs parler ? Est-ce qu’on sait encore parler ? Est-ce qu’on sait encore entendre ? Existe-t-il encore une parole qui ne soit pas flux vain dans la communication ? N’est-il pas urgent de reprendre – si nous voulons être de nouveau ceux que le divin salue, et non les errants de la Terre – la très ancienne parole de l’être qui parle depuis la Grèce ainsi que la vérité portée dans les trois révélations du Dieu unique ?
Oeuvres
Approche de la tempête, Gallimard, 1977.
Merleau-Ponty, le corps de la philosophie, Grasset, 1982.
Le Moment lacanien, Grasset, 1983.
La Gloire du traître, Denoël, 1986.
Le Dieu des écrivains, Gallimard, 1990.
Le Rire des Dieux, Grasset, 1993.
Splendeur de Fawzi, Pauvert, 2001.
Penser est une fête, éd. Léo Scheer, 2002.
Seul un Dieu peut encore nous sauver, Desclée de Brouwer, 2002.
Le jour est proche, la révolution selon St Paul, Desclée de Brouwer, 2003.
Qu’est-ce que faire justice, juger, pardonner, Bordas, 2003.
Il faut sauver la politique, Lignes Manifestes, 2004.
Catholique, Desclée de Brouwer, 2005.
Pour Bataille, Gallimard, 2006.
Gabin, le cinéma, le peuple, éd. Maren Sell, 2006.
L’être et le divin, Gallimard, 2008.



Je viens de lire “Le Dieu des écrivains”, c’est fantastique. On y voit entre les lignes un Dieu absent,peut-être une espèce de grand Autre, que Lacan ne veut pas reconnaître comme étant le Dieu de bnotre tradition. Mëme Sartre a son Dieu, mqlgré son athéisme affiché.
Je vais maintenant m’atteler à “L’être et le divin”.
Excusez-moi la banalité de ce commentaire.
Sara Vassallo
Mon cher Bernard
J’attends ton téléphone pour avoir des nouvelles de ton emménagement.
Bien à toi
Patrick
Je viens de terminer Ce grand soleil qui ne meurt pas. C’est l’occasion pour moi de découvrir la personne de cet homme, que j’ai eu furtivement comme professeur à Caen. Que de craintes j’ai nourries en écoutant sa voix claire et puissante (pourvu qu’il ne m’interroge pas!) expliquant les concepts freudiens ou nietzschéens, que de remous il a causés dans mon jeune esprit tourmenté!
Je l’ai probablement connu au moment où les dissonances qu’il a perçues très tôt dans les convictions arborées par l’UCF, s’estompaient déjà au profit de l’harmonie poétique et métaphysique qui le retrouveront par la suite.
Je lui dois tout: je n’ai pas continué mes études de philosophie de peur de ne pouvoir jamais atteindre le niveau de ses chevilles. Il était inaccessible de culture et d’intelligence. Sa prestance m’a définitivement écarté de la philosophie. Mais je crois que j’ai toujours gardé une voix en tête, la sienne, la voix de l’honnêteté intellectuelle pure, celle qui continue à me guider et que je retrouve encore dans ses livres, comme celui-ci.
Je lui dis merci pour avoir éclairci cette tranche de vie, ce qui le rend plus près des vivants.
JM Besneux