

AUJOURD’HUI: 2-V-2018 (v): 13 de palotín del año 145 de la Era ‘Patafísica, « lendemain de la ‘Réprobation du Travail’ « .
« Fando et Lis » d’Arrabal , création lyrique mondiale.En bref : une œuvre puissante, un rendez-vous unique et un temps majeur de cette saison.
SAINT-ETIENNE, Opéra. Création : 2, mai 2018. FANDO ET LIS d’Arrabal et Benoît Menut. L’homme en société serait-il encore plus abject et finalement condamné que s’il était seul, connecté avec la nature ? Benoît Menut, lauréat du Grand Prix SACEM 2016 de la musique symphonique (jeune compositeur) dévoile son nouvel opéra volontiers barbare, mais si juste quant au cynisme de notre société ordinaire / ordurière contemporaine. L’humanité est en souffrance, dans ce conte lyrique postapocalyptique qui livre la dernière femme, LIS, dans une errance incertaine, noire, sans retour. À l’approche du vide – pourtant annoncé, l’homme déconstruit et s’aveugle par irresponsabilité, par faiblesse sur sa propre destinée, il se dilue lui-même. De la pièce de Fernando Arrabal découle un ouvrage lyrique en six tableaux, commande de l’Opéra de Saint-Étienne. La mise en scène est confiée à Kristian Frédric qui , entre autres dispositifs originaux, avait en 2010 participé à la création d’Orphée et Eurydice (joué 49 fois) dans les sous-sols de la ville de Nuremberg : l’opéra infernal ne pouvait que se dérouler dans les entrailles d’une ville au riche passé musical et culturel . Création majeure à Saint-Etienne.
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Daniel Kawka et Kristian Frédric, les complices de cette création
« Ville de hyènes et de chiens, aux oiseaux pris au piège. Ville-miroir, aux fantômes qui cognent. Et ma peur dans leurs reflets, tourne, tourne, tourne comme un manège. » À la cruauté de ces villes-mondes d’une humanité en souffrance, Fando et Lis (de Fernando Arrabal) préfèrent l’espoir d’un ailleurs, même si celui-ci doit demeurer parfaitement incertain. Fable d’un monde post-apocalyptique, où Lis demeure la dernière femme, l’œuvre exprime toute la solitude et l’errance de l’Homme, à l’approche du vide. Cet opéra en six tableaux est une commande de l’Opéra de Saint-Étienne à Benoît Menut, lauréat du Grand Prix SACEM 2016 de la musique symphonique (jeune compositeur). La mise en scène de cette création mondiale est confiée à Kristian Frédric. Il est notamment connu pour sa participation à la création européenne d’Orphée et Eurydice (joué 49 fois, en 2010, dans les sous-sols de la ville de Nuremberg) et pour sa mise en scène de Quai Ouest de Régis Campo, avec Florence Doublet, en 2014 et 2015 pour l’Opéra National du Rhin et l’Opernhaus Nürnberg.
Cet ouvrage peut contenir des scènes pouvant heurter la sensibilité de certains publics.
Pensez-y :
Rencontre d’avant-spectacle avec Benoît Menut, compositeur, et Kristian Frédric, metteur en scène, 1h avant chaque représentation. Gratuit sur présentation du billet du jour.
L’opéra de Saint-Etienne propose cette année une création mondiale, un opéra commandé au compositeur Benoît Menut sur le texte de Fernando Arrabal « Fando et Lis ». L’ouvrage sera créé le 2 mai sur le plateau de l’opéra stéphanois.
C’était la volonté d’Eric Blanc de la Naulte, à son arrivée à la direction de l’Opéra de Saint-Etienne en 2014, que celui-ci soit créatif et présente régulièrement une production mondiale.
Ce sera fait le 2 mai. L’Opéra de Saint-Etienne a commandé au compositeur Benoît Menut une partition composée sur l’œuvre de Fernando Arrabal Fando et Lis.
Kristian Frédric tirant la substantifique moelle de la pièce d’Arrabal avec l’auteur. L’orientation prise est celle de raconter une fable, hors du temps, révélant ce décor post-apocalyptique que plante Arrabal dans son texte. Kristian Fréderic décroche du réel pour plonger dans la légende avec une vision surréaliste de la nature humaine « où l’innocence côtoie la violence, où l’absurde domine la logique, où la beauté émerge de la brutalité ».
« À travers une allégorie qui a la vertu de nous ramener à nous-même », convient le chef d’orchestre Daniel Kawka, qui s’est emparé de la partition de Benoît Menut, dont il salue la « pensée dramaturgique », « le sens d’occuper le temps », « la cohérence plastique » et « le lyrisme ». « Benoît Menut n’a pas un langage révolutionnaire, d’avant-garde à tout crin, mais juste post tonal, post Messiaen. Il s’inspire des formes du passé, se nourrit du présent tout en ouvrant de nouveaux chemins », commente le chef. Daniel Kawka remarque tout particulièrement dans la partition la distance prise de la musique aux moments de tension dramaturgique les plus forts. A l’inverse des romantiques faisant enfler la musique pour souligner la tension dramatique, le compositeur fait le calme au moment de plus forte expression du texte. Une façon d’exprimer « la distance de mondes qui se superposent ». « Tout en respectant les règles de l’opéra, Benoît Menut accompagne la tension dramatique dans sa temporalité mais s’en échappe par des clins d’œil à l’opéra bouffe », une légèreté dans un univers de cruauté.
L’opéra sera donné avec l’ampleur d’un orchestre symphonique et un chœur de 20 personnes, sur une durée d’un peu moins de deux heures, le temps de l’accomplissement du drame qui se joue à deux personnages, Fando et Lis, dans une errance et la quête impossible d’une ville lointaine. « Une fable sur la cruauté du monde et la solitude qui ronge les hommes incapables comme Fando de supporter le silence. » À découvrir.
Grand théâtre Massenet de l’Opéra de Saint-Etienne.
Benoît Menut débute sa formation musicale pluridisciplinaire à Brest et reçoit les conseils du compositeur Pierick Houdy. Ses premières œuvres sont ensuite données lors de festivals à Minsk, Tarente, Varsovie et Prague à la fin des années 1990. À partir de 1995, il poursuit sa formation au CNR puis au CNSM de Paris et découvre parallèlement de nouveaux horizons musicaux au contact d’Olivier Greif. Lauréat du Grand Prix Sacem 2016 de la musique symphonique, catégorie jeune compositeur, Benoît Menut est compositeur en résidence à l’Orchestre symphonique de Bretagne depuis 2014 et écrit entre autres pour l’occasion Symphonie pour une plume créée à l’opéra de Rennes et au Théâtre de Cornouaille en décembre 2016. Fando et Lis, commande de l’Opéra de Saint-Etienne, est son premier opéra.
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À vos agendas… Ne manquez pas cette date historique dans le monde du lyrique. Le 2, mai, l’Opéra de Saint-Etienne présente en création mondiale « Fando et Lis », œuvre de Fernando Arrabal. Kristian Frédéric signe la mise en scène. Une composition de Benoît Menut.
FANDO ET LIS . L’homme en société serait-il encore plus abject et finalement condamné que s’il était seul, connecté avec la nature ? Fernando Arrabal dévoile sa pièce volontiers barbare, mais si juste quant au cynisme de notre société ordinaire / ordurière contemporaine. L’humanité est en souffrance, dans ce conte lyrique post apocalyptique qui livre la dernière femme, LIS, dans une errance incertaine, noire, sans retour. De la pièce de Fernando Arrabal découle un ouvrage lyrique en six tableaux, commande de l’Opéra de Saint-Étienne à Benoît Menut, lauréat du Grand Prix SACEM 2016 de la musique symphonique (jeune compositeur).
La mise en scène est confiée à Kristian Frédric ,qui entre autres dispositifs originaux, avait en 2010 participé à la création d’Orphée et Eurydice (joué 49 fois) dans les sous-sols de la ville de Nuremberg : l’opéra infernal ne pouvait que se dérouler dans les entrailles d’une ville au passé musical et culture riche. Création majeure à Saint-Etiennee chef d’orchestre spécialiste de la musique contemporaine, Daniel Kawka, qui sera à la tête de l’Orchestre symphonique de Saint-Etienne.
Nous avons rencontré à l’heure des répétitions le directeur de l’Opéra Eric Blanc de la Naulte, mais également Kristian Frédéric, et Daniel Kawka. (Plus d’informations dans nos éditions de : LE PROGRÈS)

