dada-1920« DADA 1920 » Restaurant: Livraison à domicile, Fast Food, Sandwich.
3 Rue de Phalsbourg, 75017 Paris
Dans ce restaurant je n’ai pas encore trouvé quelqu’un qui rattache ce « Dada 1920 » à Tristan Tzara. Mais peut-être un jour…

C’est précisément en 1920 que Tristan Tzara débarque à Paris. Inopinément. Dans l’appartement de Francis Picabia. Tzara venait d’écrire ses sept manifestes dada . Il s’est défini, au café Voltaire de Zurich, comme « petit, imbécile et insignifiant… mais très sympathique ». La maîtresse de Picabia vient d’accoucher. La légende veut que Tzara ait calmé le nouveau-né en lui faisant répéter « Dada, dada, dada ». André Breton et ses amis ne tardent pas à venir sonner chez Francis Picabia, et sont surpris de voir, à la place du nouveau Rimbaud: Tzara. En effet « petit et insignifiant », roulant encore les r. Ils s’habituent vite à son rire sonore et éclatant. Toporien

Tristan Tzara para Francis Picabia 1918
Tristan Tzara para Francis Picabia 1918

[Avis internetique de « Dada 1920 » : Aurélia (Canada): « Un très beau choix de sandwiches, salades, soupes, quiches et plats composés, tous préparés sur place avec des ingrédients de qualité et par un personnel souriant et efficace. On peut emporter son déjeuner au Parc Monceau situé littéralement à deux pas… »]

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Autre « Dada » aujourd’hui à Paris :

dada-restaurant

 

Au « Dada » ou « Le Dada », 12 Avenue des Ternes, 75017 Paris,
je ne pas trouvé non plus, encore, quelqu’un qui évoque Tristan Tzara. Mais peut-être…
Parisbouge com: « Le Dada, c’est à la base, le vrai bar de quartier … sans prétention… mais quelle surprise quand on s’aperçoit que ce bar où l’on imagine juste le type du coin aller y boire son café au comptoir le matin, se transforme en une véritable fourmilière de costards-cravates le jeudi soir, dès 18h. Le trottoir se noircit au fur et à mesure que la foule des clients grossit, à tel point que l’avenue des Ternes en est littéralement envahie, ne pensez même pas traverser la sympathique petite rue Poncelet qui jouxte le bar ! … Le Dada est ouvert de 8h jusqu’à 2h du lundi au samedi, et jusqu’à 20h le dimanche. »


« …Tristan Tzara, né Samuel Rosenstock en Roumanie en 1896 et mort citoyen français en 1963, il fut naturalisé en 1947. Ses amis de toujours sont très rares: Jean Arp, Pablo Picasso, Joan Miro, Marcel Duchamp et Man Ray. En 1915, Tzara quitte Bucarest pour la Suisse pour des études de philosophie. Quelques mois plus tard, il est l’un des créateurs du mouvement Dada avec Marcel Janco, Emmy Hennings, Hugo Ball, Hans Richter, Richard Huelsenbeck et du cabaret Voltaire. La guerre finie, Zurich et Dada enflamment New York, Paris, Cologne et Berlin. En janvier 1920, Tzara parvient donc à Paris. Francis Picabia et Robert Delaunay font son portrait .Il est avec André Breton, Philippe Soupault, Louis Aragon, Paul Eluard et Georges Ribemont-Dessaignes. Mais, des dissensions se manifestent entre André Bretonn et lui dès 1921. Il ne se rallie pas au Manifeste du surréalisme quand Breton le publie en 1924, ni aux activités du groupe. Adolf Loos lui construit une maison à Montmartre pour accrocher les toiles de ses amis. Au début des années 1930, il se rapproche du surréalisme. Mais il rompt à nouveau avec Breton en 1935. En 1936, il est en Espagne, dans Madrid assiégée, à Valence, à Barcelone. Pendant l’Occupation il se cache dans le Lot et noue des relations avec la Résistance. Membre du Comité national des écrivains dans la clandestinité, il en est l’une des figures publiques après la Libération. Il signe le « Manifeste des 121 » contre la guerre d’Algérie en septembre 1960. Son dernier grand voyage, il est pour l’Afrique. En 1962, il assiste à Salisbury (Harare), alors capitale d’un Etat qui s’appelait la Rhodésie – Zimbabwe aujourd’hui –, au Congrès des artistes et écrivains africains. Avec Michel Leiris. Il s’occulte définitivement le 25 décembre 1963…. »