Rivela Rivela et Fernando Arrabal, Fernando Arrabal et Rivela Rivela

…Converser avec le monde. Ou converser avec l’essentiel. Dans ce territoire vibrant de l’investigation esthétique. Une purification. Un exercice pour atteindre le centre du cosmos. Entre certitude et tremblement. Les murs sont nus. Les couleurs murmurent. L’espace se fige avant la création. Et au centre du néant, la formule du silence, déjà inscrite dans les mythologies personnelles. La géométrie respire. Des blancs chargés d’éternité. Un alphabet de l’essentiel. Une note de musique qui se prolonge au-delà de l’oreille. Le néant appelle à la conversation. Avec le souffle du vide. La cartographie du déracinement. Rien ne manque. Rien ne fait défaut. La ligne devient destin. Le blanc devient prière. Les silences composent le véritable pigment. Passer d’une œuvre à l’autre comme un astronome d’étoile en étoile. Et pourtant, parlant doucement, presque pour soi-même. Le minimalisme n’est pas une réduction. C’est une révélation. À une extrémité se trouve une installation parallèle. Arrabal et Rivela, Rivela et Arrabal en perpétuelle évolution. Tous les genres se superposent certains de l’essentiel, l’invisible précis. Le minimalisme intensifie. Et l’on repart le cœur léger. Surpris du long secret chuchoté…

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François Pinault remercie l’ensembles des artistes « …dans un monde de plus en plus fragmenté, où les certitudes se confondent avec les croyances, les artistes continuent à interroger notre rapport à la vérité. »

« Clair-obscur », fait l’éloge de la nuance, et célèbre le doute dans son élan le plus vital, celui qui éveille la curiosité. Révèle la complexité du regard des artistes, façonné par les convulsions de leur époque, qui traduisent, chacun à sa manière, le fragile équilibre entre apparence et vérité.

L’exposition propose un parcours à la fois sensible et subtil qui se déploie avec l’intensité d’une « obscure clarté ».

Cinq arrabalesques en clair-obscur

« …rien ou tout va-t-il s’effondrer complètement ? »

« …le hasard, le destin ou la fatalité sont-ils comme des nuages, des cirrus ou des nimbus ? »

« …le manque de rien et de tout est-il imaginable ? »

« …est-ce que je tolère, accepte, voire honore les plus-que-parfaits ? »

« …dissimule ! suis-je autant moi-même que si je ne l’étais pas ? »

Photos

Fernando Arrabal au restaurant Loup, il tient la pancarte du restaurant.
Près de la collection sans rapport ? la surréaliste « Promenade de Vénus » ex « Promenade de Vénus » : restaurant LOUP, 44 rue du Louvre.
Fernando Arrabal assis dans un café.
Le miroir du café.
Plaque commémorative : André Breton (1896-1966) « je cherche l’or du temps » avait fait du 42 rue Fontaine le centre du mouvement surréaliste
42 de la rue Fontaine, 9ème arrondissement. André Breton (1896-1966), « Je cherche l’or du temps », avait fait du 42 rue Fontaine le centre du mouvement surréaliste dès 1922.
Fernando Arrabal devant la Place André Breton à Paris.
Place André Breton à Paris.
François Morellet, Tableau offert en 1999 à Arrabal.
François Morellet, surréaliste minimaliste ? Tableau offert en 1999 à Arrabal.

L’exposition « Clair-obscur » issue de la Collection Pinault est visible jusqu’au 24 août 2026 à la Bourse de Commerce de Paris.

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