Le monde brûle. Pas en secret – en direct, sur nos écrans, entre deux publicités. 59 conflits armés, 117 millions de déplacés, 2 400 milliards dépensés pour tuer. Le premier amendement « tu ne tueras point » n’a plus qu’une valeur indicative. Et nos sociétés, dans leur ensemble, zappent.
Ce n’est pas de l’impuissance. C’est une capitulation. Les bombes tombent sur des immeubles d’habitation filmés en temps réel. Les médecins opèrent sans anesthésie. Les réfugiés marchent, épuisés, durant des semaines. Pendant ce temps, nous débattons de querelles domestiques. La distance transforme les victimes en statistiques. La répétition anesthésie l’horreur.
L’histoire jugera cette génération. Nous savions. Nous voyions. Nous pouvions. Nous avons choisi le confort. Ce n’est pas une absence de sentiment : c’est un crime silencieux, commis chaque jour, par chacun d’entre nous, à coups de télécommande et de défilement d’écran. Il faut réécouter le refrain de Jean Ferrat : « n’avons-nous donc pour croire que le choix entre la jungle et le zoo ? » Nous avons choisi le zoo – le zoo de nos divertissements, de nos certitudes confortables, de nos indignations sélectives, de nos engagements d’un soir. Et, dehors, c’est la jungle.
Depuis la fin de la Guerre froide, le monde avait nourri l’illusion d’un ordre international progressivement pacifié, adossé à des institutions multilatérales et à la primauté du droit. Cette illusion s’est fracassée sur les plaines ukrainiennes, dans les ruines de Gaza, dans les déserts du Sahel. Nous assistons aujourd’hui à une remilitarisation accélérée, à la déliquescence des normes internationales et à un retour de la force brute comme arbitre des rapports entre États. Mais derrière ce désordre apparent se dessinent des responsabilités précises – et des horizons d’une noirceur inédite.
Le monde n’a jamais connu autant de conflits armés actifs simultanément depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon les données de l’Uppsala Conflict Data Program, leur nombre a augmenté de près de 40 % entre 2010 et 2024. Cette inflation guerrière n’est pas uniforme : elle couvre un spectre allant des guerres interétatiques classiques – retour spectaculaire avec l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022 – aux conflits intraétatiques prolongés, en passant par les guerres par procuration et les violences jihadistes transnationales.
La géographie de la guerre s’est également recomposée. Le Moyen-Orient demeure un arc de crises permanent, de la Syrie à Gaza en passant par le Yémen et l’Irak. L’Afrique subsaharienne concentre désormais la majorité des nouvelles violences armées : le Sahel, la Corne de l’Afrique, la RDC et le Mozambique forment une ceinture d’instabilité inédite. L’Europe orientale est redevenue un théâtre de guerre majeure pour la première fois depuis 1945. Et la mer de Chine méridionale ainsi que le détroit de Taïwan cristallisent des tensions susceptibles d’embrasement global.
Le déclin relatif de la puissance américaine et la montée en puissance de la Chine reproduisent la dynamique décrite par Thucydide : la crainte qu’inspire une puissance montante tend à précipiter le conflit avec la puissance dominante. Cette compétition structurelle redéfinit tous les équilibres régionaux et encourage les puissances intermédiaires à tester les limites du système.
La Russie de Poutine, l’Iran des Gardiens de la révolution, la Chine de Xi Jinping et une constellation de puissances régionales contestent frontalement l’ordre issu de 1945 et de 1991. Ces États contestataires refusent la légitimité des institutions et des normes qu’ils n’ont pas contribué à forger et dont ils estiment subir les effets asymétriques.
La raréfaction des ressources en eau, la désertification et les catastrophes climatiques exacerbent la compétition pour les terres arables, déstabilisent les États fragiles et alimentent les migrations forcées. Au Sahel, la combinaison de la pression démographique, du dérèglement climatique et de la faiblesse des institutions produit un terreau structurellement propice aux violences.
En outre des acteurs non étatiques – Houthis, Hezbollah – peuvent désormais infliger des dommages stratégiques à des États bien supérieurs en capacités conventionnelles. La guerre menée par les Américains en Iran illustre à nouveau les aléas d’un conflit asymétrique où le faible peut imposer sa loi au plus fort. Cette leçon n’est pas si nouvelle. Mais elle vient d’être rappelée de façon cinglante à la plus grande puissance militaire de la planète.
Tout ceci rend de plus en plus imprévisible l’avènement des conflits. Un monde éclaté est par définition plus difficile à prédire. Et plus sensible au choc des passions. Raymond Aron disait déjà avec raison : « ceux qui pensent que les intérêts dominent les États n’ont rien compris aux émotions qui dirigent le monde moderne… »
Enfin les algorithmes des réseaux sociaux amplifient les nationalismes, les récits victimaires et la déshumanisation de l’ennemi. La propagande de guerre se diffuse à vitesse industrielle, rendant les populations moins réceptives aux solutions négociées et plus perméables aux discours bellicistes – y compris dans les démocraties.
La guerre n’est plus l’exception honteuse que les démocraties cherchaient à exorciser depuis 1945 : elle redevient, pour un nombre croissant d’acteurs, un outil rationnel de politique étrangère.
La multiplication des conflits s’accompagne d’une crise sans précédent du droit international. Les normes laborieusement construites depuis les Conventions de Genève de 1949 sont aujourd’hui violées avec une impunité croissante et une désinvolture assumée.
Le Conseil de sécurité, conçu pour être le gardien de la paix internationale, est structurellement bloqué par les vetos croisés des grandes puissances. La Russie a exercé son droit de veto à de nombreuses reprises pour protéger ses opérations en Ukraine et en Syrie. Les États-Unis ont fait de même pour bloquer nombre de résolutions. Cette paralysie institutionnelle transforme l’ONU en chambre d’écho impuissante, incapable d’agir quand les violations les plus graves sont le fait de membres permanents. Raymond Aron décrivait lucidement « un monde où le droit existe mais qui ne s’impose qu’aux faibles ».
La CPI, créée en 2002 pour mettre fin à l’impunité des crimes de guerre, traverse une crise existentielle. L’émission d’un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine en mars 2023 a démontré ses limites. La décision d’enquêter sur les opérations israéliennes à Gaza a déclenché une réaction hostile de Washington, révélant que même les démocraties libérales refusent la juridiction universelle lorsqu’elle touche leurs alliés stratégiques.
Ce qui se passe en Iran illustre avec acuité le vertige éthique de notre époque. Les mollahs menacent de détruire Israël depuis quarante-sept ans, et il n’est pas anormal que l’État hébreu cherche à se défendre – surtout après les atrocités du 7 octobre 2023. Tout le monde sait depuis toujours que l’Iran soutient et arme le Hamas et le Hezbollah. Mais doit-on pour autant se résigner à voir Américains et Israéliens écraser l’Iran de bombes sans la moindre concertation internationale ? La surenchère de la vengeance ne peut qu’enflammer les deux camps et conduire à l’escalade.
Les règles de la guerre ne sont pas brisées par ignorance : elles sont violées par calcul, par des acteurs qui ont fait le pari que l’impunité est le résultat normal des relations de force… quand on est le plus fort.
Sans le droit international, la paix n’est qu’une illusion éphémère. Qui peut arbitrer les conflits éthiques qui se multiplient ? L’absence d’instance tierce légitime n’est pas une lacune secondaire : c’est le vide organisateur de notre désordre mondial.
Il serait commode d’imputer la déliquescence du droit international aux seuls États autoritaires. La réalité est plus sombre : les trois acteurs qui portaient historiquement la charge de l’ordre libéral – les États-Unis, la Russie héritière de l’URSS, et l’Europe communautaire – l’ont chacun à leur façon miné, par brutalité, par cynisme ou par aveuglement.
La puissance qui a contribué à forger l’architecture onusienne, le droit de la mer et les institutions de Bretton Woods est devenue son saboteur intermittent. La guerre d’Irak de 2003, menée sans mandat du Conseil de sécurité sur la base de preuves fabriquées, a constitué le premier coup de boutoir décisif contre la légitimité de l’ordre libéral – paradoxalement administré par son architecte. Washington a précédé Moscou dans la démonstration que les grandes puissances peuvent envahir des États souverains en toute impunité.
Le retrait chaotique d’Afghanistan en 2021 a consacré l’image d’une puissance dont les engagements valent ce que vaut son cycle électoral. Sous Donald Trump – lors de son premier comme de son second mandat – les États-Unis ont ouvertement remis en question l’OTAN, menacé de se désengager de l’Ukraine, ignoré la CPI, et négocié directement avec Moscou par-dessus la tête des Européens. Cette politique a désorganisé les alliances autant qu’elle a enhardi les révisionnistes. Enfin en supprimant par milliards les aides jusque-là réservées aux pays pauvres l’Amérique a accru partout les risques de guerre. De façon irresponsable.
La Russie de Poutine représente la forme la plus frontale de défi à l’ordre international. Depuis l’annexion de la Crimée en 2014 – première modification par la force d’une frontière européenne depuis 1945 – Moscou a systématiquement instrumentalisé les mécanismes du droit international, utilisant son veto comme bouclier d’impunité, projetant des groupes paramilitaires dans des zones grises, et menant des guerres hybrides qui échappent aux catégories du droit.
L’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022 constitue une violation frontale de la Charte des Nations unies, de l’Acte final d’Helsinki et du Mémorandum de Budapest. Ce qui distingue Poutine de ses prédécesseurs, c’est l’aveu de ce révisionnisme. La Russie ne cache plus son objectif : elle ne se bat pas pour interpréter l’ordre international à son avantage, elle entend en finir avec lui.
Enfin l’Union européenne a longtemps incarné l’ambition d’un ordre mondial régi par les normes plutôt que par la puissance. Cet idéal n’était pas dépourvu de grandeur, mais il reposait sur une erreur d’analyse : croire que la prospérité économique partagée suffirait à pacifier les relations inter-étatiques, et que les institutions multilatérales pourraient fonctionner sans la garantie ultime de la force. La politique du « doux commerce » – changer les régimes autoritaires par l’interdépendance commerciale – s’est révélée être une chimère.
Les dividendes de la paix ont été dépensés deux fois : d’abord en réductions budgétaires militaires qui ont laissé l’Europe incapable de se défendre sans l’Amérique, ensuite en dépendances énergétiques et technologiques qui ont transformé la relation commerciale en levier de coercition.
Ce triangle de défaillances – la grande puissance qui se déjuge, l’empire qui s’assume et la naïveté qui se désarme – a produit le vide normatif dans lequel prospèrent les acteurs les plus irresponsables.
Si la situation présente est grave, ce qui se profile à l’horizon l’est davantage encore. Deux révolutions militaires en cours – les systèmes d’armes autonomes et la guerre cognitive – menacent de rendre obsolètes les catégories juridiques, morales et stratégiques dans lesquelles nous pensons encore la guerre.
Les systèmes d’armes létales autonomes – drones capables de sélectionner et d’engager des cibles sans intervention humaine – ne sont plus de la science-fiction. Des essaims de drones autonomes ont été testés en Ukraine, en Syrie et au Haut-Karabakh. La Turquie, Israël, les États-Unis, la Chine et la Russie développent activement des capacités de combat entièrement automatisées.
Le droit international repose sur le principe de distinction entre combattants et civils, sur la proportionnalité de la force employée et sur la responsabilité d’un commandant humain identifiable. Une machine autonome ne peut pas évaluer le contexte d’une reddition, la détresse d’un civil, l’ambiguïté d’une situation de terrain. Et surtout : si un système autonome commet un crime de guerre, qui est responsable ? Ce vide de responsabilité est précisément ce que les puissances militaires veulent exploiter.
Les négociations pour un traité international interdisant ou régulant ces systèmes piétinent depuis 2014. Les États qui investissent le plus dans ces technologies – États-Unis, Chine, Russie – sont précisément ceux qui bloquent toute avancée normative significative.
Par ailleurs la guerre cognitive – terme désormais officiellement utilisé par l’OTAN dans ses documents stratégiques – désigne l’ensemble des opérations visant non pas les corps ou les infrastructures physiques d’un adversaire, mais ses capacités de raisonnement collectif : sa cohésion sociale, sa confiance dans les institutions, sa perception de la réalité.
Les deepfakes permettent de fabriquer des discours ou des images de dirigeants qui n’ont jamais existé. Les fermes de trolls industrialisent la polarisation des débats publics à un coût marginal. Les algorithmes de recommandation fonctionnent mécaniquement comme des amplificateurs de radicalisation. L’ingérence russe dans les élections américaines de 2016, les opérations chinoises autour de Taïwan, les campagnes d’influence coordonnées au Sahel contre la présence française : autant de démonstrations de l’efficacité opérationnelle de ces méthodes.
Ce qui rend la guerre cognitive particulièrement redoutable, c’est qu’elle est invisible, permanente et difficile à attribuer. Elle frappe les démocraties de manière asymétrique : une société ouverte, avec une presse libre et des réseaux sociaux non censurés, est structurellement plus vulnérable à la manipulation cognitive qu’un régime autoritaire qui contrôle l’information.
Le péril n’est pas dans chacune de ces évolutions prises isolément, mais dans leur convergence. Un conflit du futur proche pourrait combiner des essaims de drones autonomes neutralisant les défenses physiques d’un État, une campagne de guerre cognitive désorganisant sa réponse politique intérieure, des cyberattaques paralysant ses infrastructures critiques – le tout sans jamais franchir le seuil d’une déclaration de guerre formelle. Le droit international, conçu pour des guerres déclarées entre États identifiables, n’a aucun outil pour traiter cette réalité.
Ajoutons à cela la question nucléaire, que les conflits récents ont réactivée de manière inquiétante. Le recours à la rhétorique nucléaire par Poutine a normalisé l’usage de la menace atomique comme instrument de coercition diplomatique. La multiplication des États dotés ou quasi-dotés – Corée du Nord, Iran en approche – et la déliquescence des traités de contrôle des armements dessinent un paysage de prolifération que les années 1990 avaient cru refermer. Si l’on avait le cœur à plaisanter on rappellerait la vieille blague israélienne : « nous n’avons pas l’arme nucléaire… mais nous n’hésiterons pas à nous en servir ».
La grande question : comment revenir au droit international ?
Cela suppose d’abord un acte de lucidité dont les grandes puissances ne sont pas coutumières : reconnaître leur propre responsabilité. Les États-Unis ne peuvent pas défendre la primauté du droit tout en sanctionnant la CPI lorsqu’elle les dérange. La Russie ne peut pas réclamer un ordre multipolaire respectueux des souverainetés tout en envahissant ses voisins. La Chine ne peut pas protester de ses ambitions pacifiques après avoir avalé Hong Kong d’un coup de mâchoire. L’Europe ne peut pas prêcher le multilatéralisme tout en comptant sur la puissance américaine pour en garantir le coût.
Depuis 1945, l’ordre mondial reposait sur un pari : que les États, ayant connu l’horreur absolue, accepteraient de déléguer une part de leur souveraineté à des règles communes. La Charte des Nations Unies, les Conventions de Genève, le Statut de Rome – autant de textes qui incarnaient non pas la naïveté des vainqueurs, mais leur lucidité. Ils savaient, pour l’avoir vécu, ce que coûte l’absence de droit. Ils avaient vu les villes rasées, les populations déportées, les civils massacrés. C’est depuis cet abîme qu’ils avaient écrit les textes fondateurs d’un nouvel ordre mondial – non comme des idéaux abstraits, mais comme des digues.
Ces digues cèdent. L’architecture de 1945 reposait sur l’idée que les cinq grandes puissances victorieuses partageaient un intérêt commun à défendre la stabilité. Le Conseil de sécurité, avec ses cinq membres permanents dotés du droit de veto, fut conçu comme un directoire des responsables – ceux qui, précisément parce qu’ils avaient la puissance de faire la guerre, devaient être les garants de la paix.
Ce calcul était peut-être juste en 1945. Il est faux aujourd’hui. Deux membres permanents – la Russie et la Chine – contestent ouvertement l’ordre que ce système était censé protéger. Un troisième – les États-Unis – l’instrumentalise selon ses intérêts du moment, se retirant des accords qui le contraignent et revenant à ceux qui lui conviennent. Le résultat est un Conseil de sécurité paralysé précisément dans les crises où son action serait la plus nécessaire.
Il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement : le système fonctionne exactement comme il a été conçu, mais dans un monde qui n’existe plus.
Dans ce paysage, l’Europe occupe une position paradoxale. C’est l’espace politique qui a poussé le plus loin l’expérience d’un droit supranational contraignant – et qui en a tiré, pendant trois générations, une paix sans précédent dans son histoire. Elle sait donc, par expérience propre, que le droit international n’est pas une chimère : c’est une construction patiente, fragile, réversible, mais réelle.
L’Europe pourrait porter la refondation nécessaire. Non par idéalisme, mais par intérêt bien compris : c’est le continent le plus exposé à l’effondrement de l’ordre multilatéral, et celui qui a le plus à perdre dans un monde où le droit du plus fort redevient la règle ultime.
Mais cette refondation suppose plusieurs ruptures.
La première est institutionnelle. Le droit de veto au Conseil de sécurité doit être réformé – non supprimé, ce qui est impossible, mais encadré. Plusieurs voies existent : exiger une double majorité pour exercer le veto, le suspendre en cas de crimes de masse avérés, créer un mécanisme d’appel auprès de l’Assemblée générale. Aucune n’est simple. Toutes sont plus honnêtes que le statu quo.
La deuxième rupture est normative. Nous devons renforcer les capacités de contrôle et de coercition des institutions chargées de la sécurité mondiale. Les normes n’ont de valeur que si on peut s’assurer qu’elles sont respectées, les défendre, les faire appliquer. Depuis trop longtemps, ceux qui enfreignent les règles communes dorment sur leurs deux oreilles, tandis que ceux qui les respectent se contentent de publier des communiqués faisant état de leurs « profondes préoccupations ». Cette situation ne peut perdurer : la préoccupation doit changer de camp. Il est temps que ceux qui violent les règles soient soumis à la pression internationale.
La troisième rupture est juridictionnelle. La Cour pénale internationale doit être universalisée et dotée de moyens d’exécution réels. Aujourd’hui, elle ne peut juger que ceux que les États acceptent de lui livrer – ce qui signifie, en pratique, jamais les puissants. Un mécanisme de sanction économique automatique contre les États refusant de coopérer avec la CPI serait un premier pas vers une juridiction qui ne soit pas seulement symbolique. Comme l’écrivait Saint Augustin il y a seize siècles : « des États sans justice ne sont qu’une “bande de brigands”… ».
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C’est la grande tragédie des deux guerres mondiales qui a rendu possible l’émergence du droit international. Faudra-t-il un nouveau drame pour que l’humanité retrouve la raison ? La guerre n’est que la forme que prend la politique quand la sagesse lui fait défaut.
