Je me souviens, à la fin des années 90, quand une jeune iranienne exilée en France s’occupait de ma fille, lorsqu’elle était toute petite. Cette jeune femme me racontait qu’à Téhéran les jeunes se retrouvaient le soir dans des caves pour danser sur de la musique occidentale en buvant de l’alcool, au mépris des coups de fouet qu’ils risquaient de recevoir s’ils étaient découverts par la police des Gardiens de la Révolution.
« Ils attendent les Américains jour et nuit, me disait-elle. Espérant qu’ils les délivreront de l’horreur des Mollahs. »
Ces jeunes gens sont enfin sortis des caves et, portés par leur fureur de danser la liberté au grand jour, ils nous crient de les aider à vivre.
Ils ne s’adressent pas seulement aux Américains mais au monde.
N’oublions pas que nous en faisons partie.
