Si j’avais rédigé l’appel à la raison lancé, lundi dernier, à Bruxelles, par JCall, je n’aurais certainement pas employé l’expression « faute morale ».

J’aurais insisté sur le risque d’outrecuidance qu’il y a toujours, quand on ne vit pas en Israël, quand on ne partage pas les joies mais aussi les soucis, les souffrances, parfois les drames, qui sont le lot quotidien des citoyens israéliens, à paraître leur donner des leçons.

Et me souvenant, enfin, que l’Histoire a toujours plus d’imagination que les hommes et que l’on ne sait jamais, donc, quelles ruses ou quelles surprises elle leur réserve, peut-être aurais-je pris la précaution de rappeler que l’actuel Premier ministre a, dans l’un de ses premiers discours, fini par se rallier – du bout des lèvres, sans conviction, mais il l’a fait – au principe des deux Etats pour deux peuples.

A ces réserves près, pourtant, je pense que cet appel est une bonne initiative.

Et j’ai accepté, non seulement de le signer, mais de le parrainer pour au moins trois raisons de fond.

1. On ne peut pas se réjouir de l’exception, que dis-je ? du miracle que constitue la vitalité d’une démocratie israélienne ayant survécu à soixante-deux ans d’une guerre larvée et, parfois, totale – et se lamenter de voir le libre débat, donc l’expression d’opinions diverses, donc le même esprit démocratique, souffler dans les têtes des amis d’Israël : les communautés juives ne sont pas des blocs ; elles n’ont aucune raison de marcher au pas cadencé et de s’aligner sur les résolutions de telles ou telles institutions ; au-delà même des juifs (car la cause d’Israël a des partisans, et c’est heureux, très au-delà du monde juif), le fait d’être divisés n’affaiblit jamais les démocrates, il les renforce.

2. On ne peut pas être sioniste, c’est-à-dire croire non seulement (ce qui va de soi) à la légitimité d’Israël mais (c’est beaucoup plus important) à la grandeur, à la noblesse, – Levinas aurait dit à la réalité métapolitique de l’Etat né du rêve de Theodor Herzl et de quelques autres – et confondre cette réalité avec les visages provisoires, incertains, parfois infidèles ou défigurés, dont l’affublent, comme partout, les vicissitudes d’une vie politique soumise aux aléas de l’opinion quand ce n’est pas de la loi électorale et de ses effets pervers : aimer Israël, l’aimer vraiment, c’est être capable, autrement dit, de faire la distinction entre lui, Israël, et le gouvernement dont il se dote ; c’est ne pas craindre, comme dans toutes les démocraties, mais dans celle-ci plus que dans toute autre, de critiquer l’un pour mieux honorer l’autre ; c’est penser, prôner, pratiquer, une inconditionnalité de principe qui n’est tenable que si l’on pointe, en même temps, chaque fois qu’elle se manifeste, l’inévitable faillibilité des hommes et de leurs coalitions d’occasion. Élémentaire.

3. Que le Hamas et le Hezbollah soient des organisations d’inspiration strictement et rigoureusement fascistes, qu’elles n’aient aucune espèce de désir non seulement de faire la paix mais même de reconnaître celui qu’elles ne désignent jamais que comme « l’entité sioniste », que leurs adversaires de l’OLP n’aient pas toujours rompu, eux non plus, avec cet art du double langage dans lequel feu Yasser Arafat était passé maître, bref, que la partie palestinienne ait une part de responsabilité importante et, de mon point de vue, déterminante dans ce que l’on appelle pudiquement, dans les chancelleries, le « blocage » du processus de paix – c’est évident. Mais non moins évident est le double fait : primo, que la partie israélienne a commis, elle aussi, et depuis longtemps, des erreurs majeures et de très longue portée ; et, secundo, qu’une autre différence entre ces erreurs-ci et les autres c’est qu’il n’est pas complètement impossible à un homme doué de raison de les énoncer, voire de les dénoncer, avec une petite chance d’éveiller ne serait-ce qu’un vague écho chez ceux et celles qui les ont commises ou laissé commettre. Dit autrement, je n’ai pas de langage commun, et c’est peu dire, avec les fascislamistes du Hezbollah ; les chances de voir un appel à la raison franchir le mur de leur haine sans merci ni limite sont, je le sais, proches de zéro ; discuter avec un partisan israélien de la poursuite des implantations, ou même avec un religieux résolu à ne pas céder sur Jérusalem, me semble être, en revanche, dans l’ordre du possible et donc, en la circonstance, dans l’ordre de l’absolu nécessaire.

J’ai lutté toute ma vie contre la déligitimation d’Israël. J’ai défendu la légitimité de son point de vue dans toutes les guerres auxquelles Tsahal a été poussé depuis que j’ai l’âge d’homme. Maintenant encore, je n’atterris jamais à Tel-Aviv sans prendre le temps d’une visite à mes amis de Sderot, la ville du Sud qui vit sous la menace des obus du Hamas. Eh bien, c’est la même démarche qui me fait m’adresser, aujourd’hui, aux dirigeants israéliens et les adjurer, au fond, de retrouver l’inspiration de leurs illustres aînés : Ben Gourion entérinant, en 1948, le plan de partage des Nations unies ; Yitzakh Rabin et Shimon Peres prenant, trente ans plus tard, le risque des accords d’Oslo ; ou même le jeune Ehoud Barak proposant à Arafat, il y a presque exactement dix ans, un traité dont celui-ci ne voulut pas mais dont les principes et même les clauses n’ont, il le sait, pas pris une ride. Il faut être deux, bien sûr, pour faire la paix. Mais il n’est pas interdit, même seul, de faire un pas. Et, si possible, un pas décisif.

33 Commentaires

  1. Bon…Moi je vais manger un falafel a midi et un couscous ce soir. Apres on verra.

  2. J’avais été frappée d’incrédulité quand j’avais appris que vous aviez signe un tel texte. Ou encore Alain Finkielkraut.
    Vous récusez ici l’accusation scélérate de « faute morale. » Dont acte. Mais alors il ne fallait pas signer ce texte et prêter ainsi votre nom, très largement utilisé depuis, a cette accusation.
    Mais vous semblez rester quelque peu désinformé, hélas. Benyamin Netanyahou a fait des gestes concrets substantiels pour améliorer la situation des Palestiniens, ce qui s’est traduit par un boom économique dans les Territoires gérés par l’Autorité palestinienne. Il a accepte de geler les constructions en Judée Samarie – bien avant cette pétition -. Sans sauter de joie, certes, mais il l’a fait.
    Et vous semblez totalement ignorer que, malheureusement, l’Autorité palestinienne continue a donner pour modèle des terroristes notoires ou a inciter au meurtre des Juifs par le biais de sa télévision officielle. Malheureusement pour les Palestiniens qui sont les premières victimes de cet endoctrinement sinistre, mais malheureusement aussi pour les Israéliens victimes du terrorisme et pour la paix qui ne peut naitre d’un enseignement de la haine. Si appel a la raison il doit y avoir, c’est aux dirigeants palestiniens qu’ils doivent être adressés.
    Pour vous informer, rendez-vous sur http://www.desinfos.com

  3. Esther Benbassa a signé votre pétition messieurs les « intellectuels juis européens ». S’il ne fallait q’une seule preuve que vous avez commis une « faute morale »,comme vous vous arrogez le droit de le dire, vous en avez la plus belle d’entre les plus belles. Fermez le ban!

  4. Patoucha, il y a des guéguerres « fratricides » au sein des différents courants coexistant dans la communauté, les loulous, les Habades, le consistoire, les libéraux et tous le reste du cortège.
    Dans les coulisses et loin des apparences, les libéraux donnent des coups de museau dans l’auge et cette affaire de Jcall, va permettre de clarifier certains points devenus de plus en plus puérils au fil des ans.
    Une fois de plus, les libéraux tentent de radicaliser les positions sur un terrain pseudo-politique, ils essayent d’entrainer le consistoire dans une polémique à la walt-disney, mais de ce côté du miroir, le silence est plombé comme d’hab.
    Tout ce que veulent ces bougillons mal circoncis, malgré leur ténacité, ne font qu’une danse de plus sans qu’aucune musique vibre dans le cortex, il ont beau frotter sur la lampe, le génie reste sagement lové tel le serpent dans les comptines de papa.
    Ce sont peut être à nouveaux les réincarnations des disciples de l’acrobate en personne, encore plus assoiffés de messie, que les marchands du temple eux même, ils recommencent l’histoire cette fois avant même l’arrivée de leur sauveur en plastique accroché prés du calendrier de la paroisse parsemé de petits garçons en tenue d’anges, d’un kitch à pleurer de joie ! On ne bouge pas, on laisse passer le veau d’or et on lève la tunique rouge-caviar de tous ces frustrés de la sagesse !
    Chers amis, nous avons à faire à une bande de moules en rûte, en d’autre terme leurs exercices de yoga à trop fait baisser leur testostérone et ils ont l’andropause plutôt aigre et oui la sénilité avait déjà frappé ces bouffeurs marxisme à la sauce cuillères en argent lors de leurs adolescences déniaisée par leurs petites appendices entassées comme des huitres dans une bourriche.
    Ils n’ont pas lu Rachi et refonds le même scénario qu’il y a 2000 ans, je peu vous en parler, j’y était. Comme les autres n’ont rien à trahir, c’est resté le panache du peuple sacré.
    La question, comment trahir ce qui n’est pas authentique, vaste programme, tandis devenir traitre les siens dans un zoo rempli de hyènes, n’importe quel singe peut se faire le guiness à lui tout seul.
    Garaï qui se pointe dans les manifs contre le mur, les discours pétris de belles intentions, la bonté Chrétienne dans toute sa splendeur, ces curés du judaïsme essayent comme des rongeurs de pénétrer dans la cour des grands et comme ils sont petits et vils, ils nous font toutes les maladies infantiles avant de faire le grand saut.
    Les Rabbins l’avait prévu et ça ne s’arrêtera malheureusement pas là, tant que ces vendeurs d’amulettes ne trouveront pas la joie, ils continueront d’étaler leur miséritude, 4000 ans que leurs pères ont choyé ce qu’il y a de plus fragile chez l’humain, ces crétins en manque de corruption de l’âme, tentent de le marchander comme des paquets de kleenex.
    A peine 5 ans après avoir été reconnu par l’état d’Israël comme valablement Juifs, ils se roulent de tristesse dans la fange.
    Occupe toi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge !

  5. De sources bien informées, nous avons appris que le ministère suisse des Affaires étrangères avait lancé des invitations à tous les partis politiques libanais, en vue de réunir une table ronde en Suisse, la semaine dernière.

    Mais à la dernière minute, alors que les représentants des partis politiques libanais s’apprêtaient à se rendre dans la Confédération helvétique, le ministère des Affaires étrangères, initiateur de ce dialogue destiné à rapprocher les points de vue des protagonistes libanais, a prévenu les participants de l’annulation de ce dialogue, étant donné que le Hezbollah a refusé d’y participer, après avoir donné son accord.

    Les Suisses ne comprennent pas ce revirement de dernière minute du parti de Hassan Nasrallah. Mais des personnalités libanaises devant participé à ce dialogue nous ont expliqué que « le Hezbollah n’a plus la maîtrise de sa décision. Il répond uniquement aux ordres de Téhéran, en premier lieu, et de Damas par la suite. Ses maîtres (l’Iran et la Syrie) lui ont ainsi interdit d’entamer le moindre dialogue, insistant sur la nécessité de retirer la question des armements du débat public ». D’où également les prévisions pessimistes quant au succès du dialogue national engagé par le président Michel Sleimane, autour de la « Stratégie nationale de défense ». Selon nos interlocuteurs, « l’interdiction syro-iranienne faite au Hezbollah de participer à la table ronde suisse – comme à tout autre dialogue – vise un double objectif : celui de maintenir le Liban dans l’instabilité politique due à l’armement du parti de Dieu, et celui de continuer à harceler Israël pour détourner l’attention sur les conflits auxquels l’Iran est confronté ». Ainsi, quand la République islamique juge bon de provoquer une nouvelle guerre, elle peut rallumer le front libano-israélien, d’autant pus que le régime des mollahs à Téhéran redoute le bras de fer engagé avec l’Occident autour de son programme nucléaire ; tout comme il redoute la suite de la crise interne qui risque de dégénérer à l’approche du premier anniversaire de la réélection frauduleuse de Mahmoud Ahmadinedjad.

    Dans cette configuration régionale qui prend le Liban en otage, le plus grave demeure, selon nos sources, « l’alignement du Président libanais Michel Sleimane sur les positions du Hezbollah ». Sleimane vient en effet de réitérer son « plein soutien aux armes de la Résistance ». Après Michel Aoun, qui a engagé une partie des Chrétiens derrière le Hezbollah et qui a indirectement offert une couverture et une légitimation de son armement depuis février 2006 – pourtant une politique désavouée par ses électeurs – voici le Président de la République qui engage l’Etat libanais dans une nouvelle aventure dont il ne pourra pas assumer les conséquences. Car les médias israéliens qualifient les prises de position de Michel Sleimane de « déclaration de guerre qui engage tout le pays, et non plus seulement le Hezbollah ». A cet égard, il convient de préciser que la politique du chef de l’Etat libanais semble lui être dictée par les intimidations exercées par les « maîtres du terrain » (le Hezbollah), et par les promesses de ses anciens maîtres et occupants, les Syriens. Enfin, Sleimane ne peut pas avoir oublié que deux de ses prédécesseurs ont été tués par les Syriens, et n’a sans doute pas envie de suivre l’exemple de Bachir Gemayel et de René Mouawad.

  6. Le problème de tous ces égarés, BHL vous savez qui est votre maitre et vous vous révoltez contre lui !

  7. Il n’est aucune objection à opposer à l’argumentaire développé au soutien de la position ainsi arrêtée…sans doute celle-ci mérite-t-elle au contraire d’être saluée. De mon point de vue.

    • La virulence qui vous étreint vous aura condamné à dénaturer mon propos, ce que je regrette vivement.
      Il n’est à mon sens aucun péché à aspirer au Bien…la seule finalité_ ô combien louable_ poursuivie par ceux qui ont résolu de conjuguer leurs efforts dans la perspective de l’accomplissement d’une Oeuvre de Raison. La signature de Bernard-Henri LEVY dans ce cadre, m’apparaît dès lors une authentique bénédiction.

  8. Voilà ce qu’en pense un journaliste tunisien, Monsieur Ftouh Souhail !
    Bravo Monsieur Ftouh Souhail

    Des personnalités juives européennes « engagées pour une paix entre Israéliens et Palestiniens » s’apprêtent à lancer un ‘’Appel à la raison ‘’, jugeant notamment « dangereux » un « alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien ». Le nouveau mouvement, intitulé J Call, pour « European jewish call for reason » devrait être officialisé ce lundi, 3 mai à Bruxelles. Sans nier « la menace des ennemis extérieurs », les auteurs du texte soulignent le « danger » lié à « l’occupation » et à « la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est » qualifiées d’ »erreur politique » et de « faute morale ». Parmi les signataires figurent notamment Elie Chouraqui, cinéaste, Daniel Cohn-Bendit, député Vert européen, Boris Cyrulnik, psychiatre, Elisabeth de Fontenay, philosophe, Georges Kiejman, ancien ministre et avocat, Bernard-Henri Levy, philosophe, Pierre Nora, historien, membre de l’Académie française, Elisabeth Roudinesco, psychanalyste, Maurice Szafran, PDG de Marianne. Elie Barnavi, Avi Primor, Zeev Sternhel sont aussi parmi le collectif Jcall. Il est regrettable que ces intellectuels qui se présentent comme « des personnalités et des membres d’associations juives européennes, engagées depuis toujours dans le combat pour la paix au Moyen-Orient » choisissent de se mobiliser dans le sens des munichois, sous un nouveau label dénommé JCall, pour la capitulation de la seule démocratie encore débout au Proche Orient. Ces intellectuels, qui rivalisent de malhonnêteté intellectuelle, mènent en vérité un nouveau type de militantisme désinformateur. Ils jouent contre leur propre peuple en présentant Israël comme seul responsable de l’impasse actuelle dans la région. En agissant ainsi ils font plus e mal à la communauté juive que les antisémites non juifs car le monde les prend en exemple. Ces intellectuels juifs, en France et ailleurs, qui épousent systématiquement les concepts et terminologies des ennemis d’Israël (« l’occupation » ; « colonisation » ) n’ont pas une idée sur l’impact négatif de leur démarche et des théories les plus pourris qu’ils nourrissent . Ils Oublient des choses ; que les juifs venaient de perdre 6 millions des leurs. Ils Oublient l’aspect religieux du lien des juifs avec cette terre. Ils Oublient que le peuple juif n’avait jamais eu d’autre capitale que Jérusalem, et que celle-ci n’avait jamais été, non plus, la capitale d’aucun autre peuple. Ils Oublient que les palestiniens appuient encore la demande d’un état palestinien du Jourdain jusqu’à la mer. Ils Oublient que la violence monstrueuse des attentats palestiniens planent toujours sur les agglomérations israéliennes. Ils Oublient que les initiatives de paix d’Oslo et la poignée de main à camp David et la « Road Map » et aussi « la terre en échange de la paix » sont devenues un fiasco et un encouragement à la violence.

    Les accords d’Oslo, concédés par Israël sous la pression internationale, la création de l’Autorité Palestinienne, confiée à la clique terroriste de asser Arafat, puis l’abandon par Israël de Gaza aux mains de cette clique, ont été des erreurs impardonnables faites dans le passé, pour rien. Les Israéliens se sont rendus compte que leur politique n’avait pas porté ses fruits.

    L’Etat terroriste du Hamas à Gaza – a donné à Israël toutes les raisons de croire que les Palestiniens vont poursuivre leur guerre contre Israël après avoir empoché leur Etat en Judée, Samarie, et à Jérusalem. Par conséquent, négocier l’établissement d’un Etat palestinien avant que la société palestinienne ne soit fondamentalement modifiée est une recette de désastre. Il faut d’abord en finir avec les mollahs iraniens, les fous du Hezbollah, les allumés du Hamas et les tueurs du Fatah. Mais à quoi bon faire des concessions à tous ces séniles, puisqu’ils allèguent de façon mensongère que c’est « la politique d’Israël » qui a bloqué le processus de la paix. L’arrêt de la violence et de l’incitation à la haine est le préalable à toute démarche envers la paix. D’ailleurs la soi-disant Autorité Palestinienne, qui reçoit des millions de dollars et euros, continue sans cesse la glorification du terrorisme. Parmi les islamikazes palestiniens, beaucoup d’hommes certes… mais aussi des femmes ont aujourd’hui leurs noms gravés dans les rues palestiniennes. Il est regrettable que ces intellectuels juifs, qui se présentent comme « des personnalités engagées depuis toujours dans le combat pour la paix au Moyen-Orient », ne dénoncent pas dans leur Appel à la raison cette idéologie partagée par l’OLP-Fatah et qui est très largement populaire parmi les Palestiniens (sans parler du Hamas et du Djihad islamique) qui incite les individus palestiniens à consacrer leur énergie, leurs potentialités et chaque instant de leur vie à défaire l’Etat juif . Israël doit donc capituler selon Le collectif Jcall sans faire comprendre les palestiniens que leur mode de vie actuelle est incompatible avec l’aspiration à la paix. Ces personnalités juives européennes ignorent vraisemblablement la base idéologique palestinienne qui façonne les individus à vivre avec la haine, la vengeance, la guerre et la mort. L’incitation à la haine est exprimée aujourd’hui dans toutes les écoles palestiniennes ou p jamais la carte d’Israël n’est visible !! Les manuels scolaires palestiniens sont mêmes inspirés des brochures de propagande nazie. Jamais vous n’entendrez de message positif vis à- vis d’Israël à la télévision. Les Palestiniens sont aussi incapables de raisonner logiquement et de négocier quoi que ce soit. Toute sa vie M. Arafat a cru à une solution terroriste au problème palestinien, toute sa vie il a échoué, au prix de dizaines de milliers de victimes innocentes. La violence et l’enseignement à la haine d’Israël ont toujours cours légal dans les territoires de Judée Samarie placés sous l’autorité des « modérés » du Fatah .Des places, des avenues ou des gymnases y reçoivent encore le nom de glorieux assassins de civils israéliens. Mahmoud Abbas, le bras droit d’Arafat et co-’organisateur de la tuerie de Maalot (27 morts dont 22 adolescents le 15 mai 1974) a honoré il y’a quelques jours la mémoire d’un des plus grands terroristes palestiniens, Yéhia Ayache, responsable de la mort de douzaines d’Israéliens dans une série d’attaques au cours des années 1990. Le « modéré » Mahmoud Abbas, qui recueille des millions de dollars et d’euros, sème la haine de tout ce qui est israélien, il maintient la haine et le fanatisme qui détruit le malheureux peuple arabe « palestinien », et contribue à perpétuer le pourrissement de la région. Ce sont ces réalités que les personnalités juives européennes devraient affronter au lieu de pousser vers une paix munichoise avec un admirateur des tueurs d’enfants. Israël a pourtant toujours essayé de négocier avec les Palestiniens, dans le cadre d’un processus claire et bien définit qui a boutis à une paix juste et durable. Les Palestiniens n’ont pas voulu faire leur part du chemin. Je me permettrais ici de rappeler qu’Israël a déjà fait en sorte d’envoyer des messages rassurants mais malheureusement les palestiniens ne se sentent pas concernés pas une paix durable avec leurs voisins. Le Premier ministre Netanyahu a déclaré plusieurs fois qu’Israël est disponible pour faire des efforts conjoints pour permettre la reprise des pourparlers avec l’Autorité palestinienne. Pendant qu’Israël a effectué des démarches qui permettront la reprise des pourparlers, les Palestiniens posent encore des conditions préalables comme jamais on n’en a posées depuis les débuts du processus de paix. Alors qu’Israël veut entamer le processus de paix immédiatement, l’Autorité Palestinienne continue de compliquer la tâche du Premier ministre Netanyahu. De plus, le palestinien Mahmoud Abbas n’a jamais aidé l’envoyé spécial des USA au Proche-Orient, George Mitchell, dont l’une des missions consistait pourtant à encourager un rapprochement entre Israël et les palestiniens.

    Nous pouvons dire avec une quasi-certitude, que les “palestiniens” ne veulent pas la paix.

    C’est un fait validé par tous. Qu’on soit juif, musulman chrétien, d’Israël de Paris ou de New Delhi, tout le monde sait que les palestiniens (pas tous certes, mais les leaders d’opinion au moins) sont des personnes abjects qui refusent la paix et la politique de main tendue proposée par l’Etat Hébreu. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu cependant, qui comme tous les précédents, appelle toujours à des négociations immédiates et sérieuses et insiste sur la nécessité de commencer les pourparlers sans conditions préalables. La présence du Premier ministre Binyamin Netanyahu à Sharm el-Sheikh, ce week-end , montre à quel point Jérusalem est attaché à la recherche de Partenaires favorables à la paix au sein du monde arabe pour faire un pas vers la paix.

    Je souhaite que les représentants de la Ligue arabe auront aussi ce désir et soient plus courageux pour aller de l’avant. Je souhaite que les palestiniens entreprennent aussi des démarches pour prouver leur sincérité d’aboutir à la paix, et cessent leurs actions d’hostilité dans les médias.

  9. Ça commençait bien, mais ça finit mal. Dénoncer la diabolisation d’Israël pour tomber dans le même travers quand il s’agit de ses adversaires relève d’une contradiction indigne d’un intellectuel qui se veut objectif et rigoureux. Mettre en parallèle le stress subi par les habitants de Sderot du fait de roquettes ayant fait moins de victimes qu’ETA pendant la même période, et les 1400 morts de Gaza atteste d’une hiérarchisation pour le moins subjective et contestable de la vie et de la souffrance humaine. Les colons fanatiques qui nient l’existence du peuple palestinien se situent sur le même plan que ceux qui récusent la légitimité de l’existence de l’Etat d’Israël. Le terme de fascislamisme trouve son symétrique absurde dans celui de nazisionisme.
    Difficile de s’abstraire de l’émotivité et de l’affectif, apparemment, pour considérer ce conflit pour ce qu’il est : un vestige anachronique d’une idéologie colonialiste condamnée par l’histoire partout ailleurs, et qu’il importe de balayer au plus vite pour qu’Israël puisse enfin entrer dans la normalité démocratique et se fondre définitivement dans le paysage proche-oriental.

  10. Que des juifs de la diaspora interviennent et fassent entendre leur voix, soit
    Que l’on puisse s’élever contre une politique israélienne qui va à l’encontre d’un éventuel processus de paix, soit.
    Mais que diable ! Pourquoi choisir une Europe qui dans sa grande majorité est franchement favorable aux pays arabes !
    Comme vous le dîtes, Israël est une démocratie, on peut discuter effectivement avec le partisan du Likoud et le religieux juif…La tribune est libre !

    • Ce n’es rien d’autre qu’un pêché de luxe gauche-caviar, chers gaucho-Juifs, le caviar n’est pas kasher !
      Une de ces inadmissible traitrise de plus signifiant, « nous les Juifs de la diaspora, nous sommes des gentils, alors que ces Juifs d’Israël, sont des ordures », ça ne va pas plus loin, BHL comme tous les autres Juifs à avoir signés cette saleté, se justifie tous d’une manière ou d’une autre !
      Chers amis Juifs, de gauche, de droite, ne faite pas le jeu de l’extrême droite et du fascisme !
      BHL, reconnait qu’Israël a affaire à une bande de fascos sanguinaire, néanmoins, il contre-signe ! Pour un intello, c’est léger !

  11. « J Street est-elle une organisation juive ? Ce qui est certain, c’est qu’elle vise la communauté juive et qu’à cette fin ses activistes officiels sont juifs. Mais deux de ses sous-organisations, le Political Action Committee et l’Educational Fund, sont tenus par la loi américaine de fournir la liste de leurs adhérents ou donateurs. On découvre parmi eux des personnalités d’origine arabe ou musulmane, ou travaillant en tant que salariés (registered agents) pour des pays arabes ou musulmans. Entre autres Richard Abdoo, lié aux organisations militantes American Arab Institute (AAI) ou Amistead, et Genevieve Lynch, membre du bureau du National Iranian American Council (Niac), une association considérée comme l’ambassade officieuse de la République islamique d’Iran aux Etats-Unis. »

  12. Ce Jcall comme d’autres formes d’interventions déjà oubliées, ne sert qu’a renforcer le dénigrement de la seule démocratie de cette région engluée par le despotisme des voisins d’Israël. Mais bon-sang, occupez-vous de la main-mise syrienne sur le Liban, l’occupation de cette dictature sur le peuple Libanais, maintenant qu’il est dans une position bien pire que Gaza, vous oubliez tous le Liban, sous contrôle du hezbollah et de ces fanatiques assassins !
    Non, le hezbollah qui occupe le Liban n’intéresse pratiquement personne, des millions de libanais pris en otages par une bande de criminel qui éradique toutes les formes d’expressions non extrémistes !
    Non les intellectuels préfèrent s’en prendre à l’entité israélienne, c’est tellement plus porteur, quand des Juifs condamnent Israël, pour sûr, tout le monde va en parler.
    Il ne faut oublier les opinions politiques des Israéliens musulmans, qui eux votent plutôt pour le Likoud, justement à cause de personnes comme vous, ceux qui apposent leurs noms, avant tout pour ce faire voir et faire croire qu’ils vont changer quoi que ce soit !

  13. Ce n’était pas la peine de signer cet appel si c’est pour vous justifier si lamentablement!
    Même un geste si peu significatif semble avoir pesé lourd sur vos épaules. Et tous ses échanges qui font l’apologie d’Israël et la grandeur des juifs en fustigeant « les autres », me donnent froid au dos. Tant que ces regards de mépris envers les Palestiniens, que je visualise dans les commentaires (et incidemment dans vos propos), continueront à exister, ni les Israéliens, ni les Palestiniens ne trouveront la paix et…détrompez vous, les Israéliens ne l’auront jamais sans les Palestiniens…

  14. Cher monsieur Lévy,

    Je crois que vous avez oublié une majuscule à « Juifs », dans la phrase : « au-delà même des juifs […], le fait d’être divisés n’affaiblit jamais les démocrates, il les renforce ».

    En effet, il ne s’agit pas là d’un adjectif, ni des pratiquants d’une religion en tant que tels, mais du peuple juif, dont l’invention est, il est vrai, peut-être antérieure à celle des règles orthographiques concernant l’usage des majuscules.

    Bien à vous,

    Anatole

    P.S. : Bonjour à vos cosignataires ou soutiens Esther Benbassa, Pascal Boniface(*), Elisabeth Roudinesco (qui a récemment dénoncé de façon extrêmement violente l’idée d’Israël comme Etat juif), Jean-Daniel (dont le dernier édito fait l’apologie du boycott anti-israélien par les Palestiniens), etc…

    (*) il me semble que Pascal Boniface n’a pas signé JCall parce qu’il n’est pas juif, et Goldstone parce qu’il n’est pas européen.

  15. Cher BHL, la principale différence entre vous et moi, c’est que mon coiffeur est à Sdérot !
    Ceci dit je ne me suis pas brossé les cheveux depuis des décennies.
    Vous pensez faire acte de courtoisie en appelant votre auditoire à vous suivre, bien malheureux qui comme Ulisse….
    Qu’ils le fassent leur état, d’où jaillit cette interminable mythe, affirmant comme quoi tout ce qui est bon, n’est pas Juif et que tout ce qui est mal, l’est ?
    Est-ce à l’état d’Israël, que Dieu le protège, d’enfiler sa tenue de créateur d’état et de créer un état Palestinien, dont la racine du nom même, vient du Tanach ?
    Quand un enfant apprend à marché, il suffit qu’un philosophe lui dise ; marches, et le poupon se met à marcher !
    Vous énumérez vos points en vous arrêtant à 3, mais ces 3 points ne sont pas des points représentants les positions « Palestiniennes » elles mêmes, vous êtes à des kilomètres des réalités faisant de ce peuple, une énigme pour les braves occidentaux que nous sommes !

    Premier point : La corruption à laquelle est soumise ce peuple, encore aujourd’hui, ces centaines d’ONG qui courent derrière cette cause dans l’unique but de conclure un contrat ! Les dizaines de milliards sur des comptes à numéros, Souha vivant dans une suite de deux étages dans le plus luxueux hôtel de votre capitale, n’est pas un hasard, une tartuferie sans nom ? Auxquels s’ajoutent les détournement actuels des fonds alloués par la communauté internationale et quelques émirs ne souhaitant pas voire débarquer ces populations sur leurs territoires ! Qui ose penser que la corruption palestinienne appartient définitivement au passé ? C’est l’unique modèle auxquels ce confronte ce peuple depuis « l’avènement » de yasser !

    Deuxième point : 2 états 2 peuples, je vous remercie, mais Israël est l’état du peuple Juif, il existe bel et bien, nul besoin d’en faire un deuxième ! Par contre cette tirade animée des plus louables sentiments humanistes, laisserais sous-entendre qu’il s’agit d’une condition à l’existence d’Israël, qu’elle jaillit du désert mental de tous ces biens-pensants telle la rosée fraiche du matin. Non Monsieur BHL, ce slogan cache autre chose, comme le célèbre « arbeit macht frei », comme tous les slogans auxquels le peuple Juif a dû se confronté tout au long de sa destinée. Le terme auquel je pourrais mieux me référer dans la situation actuelle, c’est, un peuple, une dictature musulmane de plus !
    Le hamas n’est rien d’autre que la suite logique de la politique de l’OLP, rien ne sert de les traiter de fascistes, ils ne sont que l’expression d’une identité égarée par leurs propres leaders charismatiques élus à vie, ceci dans la noirceur des coffres helvétique.
    Certes Abbas semble bien plus généreux que son précédent chef, mais il n’est pas seul à avoir attendu la mort d’Arrafat, toute la « désintelligentsia » avide du gouvernement de l’OLP a été trop longtemps bercée par des rêve de raïs, à qui remplacera le précédent ?
    L’ensemble de la mouvance musulmane va dans cette direction, aucune exeption et malheur à celui qui ! Malheureusement, Islam est devenu synonyme de « dictature totalement totalitaire », c’est au Musulmans de suivre l’exemple d’Israël, pas le contraire !

    Troisième point : D’où provient cette détestable odeur de, vouloir ouvrir le chemin de ceux qui suivent obstinément leur propre destin, cette démarche peut se faire avec un petit chien en laisse, pas avec un éléphant sauvage et entêté ! La culture arabe a ses joyaux et également ses imperfections, sans ses imperfections, aurait elle ses joyaux !
    Regardez le cas de Gaza, cette parcelle de quelques kilomètres appartenait à l’Égypte jusqu’en 67 , donc à cette époque, tous les gazaouis sont égyptiens de nationalité, cette nationalité se transmet par le sang et le droit du sol, lors des accords de camp-david, Sadat à signé un accord de paix indissoluble avec l’état d’Israël en contre-partie de la rétrocession du Sinaï, mais il faut surtout pas oublier que dans cet accord, Sadat refusait catégoriquement la rétrocession de Gaza à l’Égypte, ni Sadat, ni le peuple égyptien ne souhaitaient le retour de ses propres citoyens et de cette terre « maudite », ce fût partiellement la même chose avec la Jordanie, mais de façon plus feutrée et laborieuse.
    Si personne au monde ne veut de cette population, que faire, la laisser aux mains des Iraniens, mais ils ne sont pas moins corrompus que l’OLP, en faisant alliance avec l’Iran, le hamas en promettant à son peuple de sortir de la corruption d’arafat, les as livrés aux mollah qui se promènent en costumes Armani dans les rues de capitales mondiales dans des limousines grand luxe.

    Alors, toujours 2 peuples 2 états ? ou alors une petite réflexion semble s’imposer ? Allons y ensemble, chez mon petit coiffeur de Sdérot, il a encore sa tête sur les épaules !

    • Corto,

      il faut juste rendre les terres à ces propriétaires, c’est très simple, après ils créeront leurs état ou pas c’est leurs problème.

  16. Monsieur Levy, je lis souvent avec plaisir vos chroniques dans Le Point, et je suis souvent en accord avec vos commentaires. Mais là, je me pose des questions. Même si vous êtes souvent décrié de façon virulente, votre nom – au même titre que celui de la plupart des premiers signataires de cette pétition – reste une caution pour un grand nombre de gens. Pourquoi alors signer un texte que vous n’approuviez pas dans certaines de ses expressions les plus dures sans avoir exigé qu’elles soient modifiées?
    Tel qu’il est – dans toute son ambiguïté – ce texte vous le savez, a attiré les signatures plutôt curieuses de personnalités qui jusqu’à présent n’ont eu de cesse de délégitimer et de diaboliser toute personne se disant proche d’Israël (vous en particulier), et, l’un expliquant peut-être l’autre, n’a pas été rejoint à l’inverse par d’autres personnes plus proches de vos positions.
    Ne pensez-vous pas aussi que cette pétition arrive à un moment particulièrement inopportun, quand du fait justement des pressions d’Obama qui a réclamé le gel de toute colonisation avant même l’ouverture de négociations, les Palestiniens en ont pris le prétexte pour refuser depuis un an tout retour à la table de négociations? Est-ce bien le moment pour réclamer d’autres pressions qui pourraient à nouveau bloquer la situation quand il semble justement que celle-ci se débloque et que des pourparlers au moins indirects sont en train de s’amorcer.

  17. On peut discuter du contenu de la pétition Jcall. C’est son adresse, le parlement Européen, qui est inacceptable.
    Ci-joint mon commentaire sur cette initiative.
    Marc Nacht
    Rappel à la raison.webarchive

  18. La discussion qui s’annonce dure depuis les débuts de l’Etat, et vous ne manquez pas de le signaler, Monsieur BH Lévy, en mentionnant une continuité historique entre David Ben Gourion, fondateur, Shimon Peres et « le jeune Ehud Barak » (comme si le nouveau Barak, membre à part entière de la Coalition gouvernementale, Ministre de la Défense, accessoirement go-between entre Mitchell, la Maison Obama et Jérusalem, ne saurait trouver grâce à vos yeux : mais lui est, stratégiquement, en exercice. Il doit donc, un peu, savoir de quoi il parle).

    Vous faîtes, ici, assaut d’une légitimité intellectuelle que la majorité des soutiens d’Israël sont tout près de vous accorder, au bénéfice du doute, quant à la démarche d’ensemble de vos compagnons de route de JCall.

    En vous réclamant de cette continuité, vous semblez dire, avec les autres pétitionnaires de la « faute morale » dont vous vous dédouanez ici (mais c’est signé et quand je signe, je signe sans restriction, ou je demande des amendements au texte, à moins que la démocratie ne soit pas de mise parmi les membres du comité exécutif qui commandite cette signature), que vous êtes du côté de la « Raison » de toujours, qui, comme chacun le sait, ne saurait n’être qu’à gauche. Tandis que les actuels soutiens de l’électorat et de la démocratie et du jeu des alternances, seraient du côté de l’irrationnel et, pire, de la trahison des Pères (pour mieux masquer celle des clercs?), du sens et de l’esprit du Sionisme.

    Ne serait-ce pas un peu « sectaire », loin de l’universalisme que vous accorde les gazettes (rue89, Marianne, le Nouvel Obs, Le Monde, cela représente un poids certain, n’en doutons pas)? La démocratie, jusqu’à preuve du contraire, demeure a minima bi-partisane et au-delà.
    N’est-ce pas, en soi, une forme de délégitimation d’un choix et d’une chance de conservation que s’est aussi accordée sagement cet électorat, éreinté, fatigué des retraits de l’ami Barak, puis Sharon, depuis 2000 : mai 2000 : consolidation du Hezbollah comme « victorieux de l’occupation »> meurtres divers à la frontière, puis kidnapping de deux soldats > Guerre du Liban II. Juillet 2000 et après : préparation, puis éclatement de l’Intifada, 2005 : retrait de Gaza> coup d’état post-électoral (2006) du Hamas, préparation sans discontinuité du pilonnage du Sud d’Israël, nouvelle guerre.

    Ne croyez-vous pas, hors tout sectarisme, que lorsque vous parlez des erreurs, forcément de « droite », tandis que les vertueux de gauche n’en feraient jamais, qu’un indépendant centriste pourrait tout simplement réfuter chacune de vos accusations « d’erreur », en pointant que toute concession et tout recul a conduit à une faillite?
    Le gouvernement mi-figue mi-raisin qui a suivi l’AVC du malheureux Arik Sharon, avait aussi, pour programme principal : les retraits. Abbas a refusé aussi, autant qu’Arafat, de contresigner les propositions généreuses d’Olmert à Annapolis. N’a t-il pas réitéré « l’erreur d’Arafat » de 2000? Lorsque, Monsieur Bernard Henri-Lévy, on ne vous laisse pas le choix de voter à gauche ou au centre, parce que ces gouvernements jugés faibles, inconsistants et donc faciles à circonvenir par une démultiplication des exigences ou la reprise de la terreur, et bien, placidement, on comprend que seul un gouvernement fort aura une quelconque légitimité aux yeux de l’adversaire en lui arrachant un tant soit peu d’admiration pour sa force de caractère et sa détermination.

    Un parcours sociologiquement intéressant, qui est un peu celui que fait sans le dire Ehud Barak, après quelques entreprises malheureuses, c’est celui du Ministre actuel des Affaires stratégiques, Moshé Ya’alon, que vous n’allez pas tarder à classer parmi les « Faucons » de « l’extrême-droite du Likoud ». Parce qu’à la tête des renseignements militaires durant longtemps, c’est bien celui qui a fini par constater les résultats de ces démarches. Parti du modèle de l’officier sorti frais émoulu du Kibboutz, comme bon nombre parmi cette élite militaire, classé à gauche, il a fait grincer quelques dents, à Barak d’abord, à Sharon ensuite, en présageant du coût humain et politique du retrait sans victoire tangible. On pourrait citer d’autres, de gauche, évoluant vers un centre-droit bon teint, dont Shimon Peres, passé à Kadima. Donc, de quelle gauche mythique remontant au Mapaï et Mapam nous parlez-nous donc, dont ceux, vivants que vous citez seraient à tout le moins, les dissidents (si ce ne sont les « traitres et fourbes » pour donner dans l’extrémisme de gauche)?

    Voilà le problème de la dissolution des principaux partis de gauche en Israël même : un recul constant sur le terrain qui contraint les plus irréductibles d’entre eux, ceux de Shalom Akhshav, Meretz, quand ce n’est pas à la limite de « l’antisionisme », à l’origine de la délégitimisation progressive d’Israël, à s’allier, en exil et de l’extérieur, à la contrainte, aux pressions, et au besoin, au chantage à la diabolisation des droite et centre… contre leurs anciens compagnons de route en lesquels ils espéraient, et restés stables au centre des différentes coalitions et à la tête, certes, honorifique, de l’Etat Juif. Car, si Shimon Peres était de votre côté, pensez bien qu’il démissionnerait de ses fonctions pour vous rejoindre, dans le « maquis » de Bruxelles.

    Jamais l’immobilisme et le risque de guerre n’a été aussi patent durant le temps qu’a duré l’expérience Kadima. Des conclusions en ont donc été tirées.

    D’ailleurs, vous n’êtes pas sans le savoir, fréquemment des Menahem Begin ont obtenu bien plus que des Golda Méir, récoltant la guerre de Kippour, tandis que l’autre ordonnait à Sharon de faire évacuer Yamit et le Sinaï.

    Alors, incitez le peuple israélien à la constance dans la « faiblesse aux yeux de l’adversaire » et avec un peu de chance, vous ne récolterez que les miasmes de la guerre (ou le déshonneur selon Churchill). La dissuasion est un argument fort dans la balance d’une négociation. C’est assez simple à admettre, sans crier au « fascisme », à chaque fois qu’un individu ou un peuple choisirait de se défendre, encore aujourd’hui, de façon existentielle et pérenne, puisque Salam Fayyad, lui-même, ne reconnaît pas d’Etat Juif, mais simplement une religion, et, dit-il, « une religion n’a pas besoin d’Etat ».

    En attendant plus ample développement, une simple précaution accorde le temps de la réflexion qui n’est que le « blocage » des prochains débordements jihadistes, donc rien ne presse pour se faire tuer…

    Les actuels Israéliens seraient, à vous lire entre les lignes, des dévoyés, les usurpateurs du sens véritable du Sionisme, sans doute trop accablés par les réalités de terrain pour prendre le recul parisien ou bruxellois, réactionnels et donc « réactionnaires », irrationnels et à tout le moins « irrédentistes » (ne souhaitent pas sacrifier leur souveraineté à travers leur capitale, symbole concret du SIONISME : retour à Sion et de la Judéité des fondements légitimes de l’Etat, dans un environnement arabo-musulman. C’eût été plus simple entouré de régimes européens, j’en conviens : comme l’Allemagne et la France, qui, dit votre ami Cohn-Bendit sont le modèle universel à suivre : rappelez-moi dans quel état se trouvaient Berlin, Dresde, etc. au 8 mai 45 et on en reparle à votre convenance. Un peu plus pire que Gaza ou Beyrouth, Sarajevo ou ailleurs)….

    Un examen attentif des transformations sociologiques de l’électorat israélien, notamment, depuis 1992-3 ne pourrait-il pas nous conduire à de toutes conclusions?
    Si le vote pour Netanyahou est « protestataire », ne peut-on aussi dire que ce gouvernement est, tout simplement « conservateur », au sens noble de Winston Churchill ou de De Gaulle, dans l’art de savoir aussi dire « Non », c’est-à-dire résister, sur ses lignes rouges : la reconnaissance de l’Etat Juif », étant sine qua non, la souveraineté sur Jérusalem laissant place à des arrangements provisoires, puis pérennes, lorsque la confiance est établie (municipaux, échange d’ambassadeurs, proximité par Abou Dis, ou que sais-je?), l’échange des « implantations » contre la souveraineté palestinienne sur certains villages arabes israéliens, à condition que ceux-ci y consentent, ce que l’on sait qu’il n’est pas gagné d’avance, car les Arabes israéliens, pour leur majorité, verraient comme une déchéance de perdre la carte d’identité, pour la troquer contre une autre, palestinienne et sous la férule des clans?

    Lorsqu’encore vous argumentez que, ne pouvant pas convaincre le Hezbollah et le Hamas, vous allez convaincre cette poire d’Israélien de rendre Jérusalem et les Implantations contre rien, vous ne prenez pas en compte, que précisément, c’est lorsque le Liban a été évacué et Gaza de même que ces mouvements ont trouvé toute la force de leur extension et l’accroissement de leurs menaces. Tapis dans l’ombre, ils commenceront par dire que le peu qu’a récolté Abbas, il le doit à la « résistance ». Non?

    Et puis, se servir même de ces extrémistes, pour faire comme si on ne pouvait pas combattre l’éducation à la haine qui a encore libre cours dans l’Autorité palestinienne, amener Fayyad, Abbas, Erekat, à également accepter des solutions progressives et raisonnables, c’est définitivement, mais implicitement, admettre que cette Autorité Palestinienne est irréformable dans ses prémices et qu’on ne pourra donc, que convaincre ce bon juif-bonne pâte, de retourner à une conception anté-Israélienne, pour ne pas anté-diluvienne, celle qui prévalait avec la bande côtière de Ben Gourion…
    C’est aussi omettre que, lorsque vous voudriez mettre l’Etat Juif sous pression internationale, Abbas, Fayyad and co, sont également sous une toute autre forme de pression, qui précisément les empêche de négocier pour autant qu’ils le voudraient sincèrement : celle qu’exercent la Syrie, l’Iran, le Liban conquis par le Hezbollah, et depuis peu, la Turquie, le Hamas dont la popularité n’a décru qu’à Gaza et non à Ramallah, avec le contrepoids modéré, mais timoré des princes sunnites.
    Vous occultez le poids de l’islamofascisme dans les restrictions que s’imposent les décideurs palestiniens, jouant de cette contrainte qui pèsent sur eux pour ne pas négocier ou à des conditions qui ne permettent aucune véritable transformation du paysage régional. Vous en faites fi et dites : « faisons comme si cela n’existait pas ».
    Que l’on croit ou non en la sincérité de ces Palestiniens-là, moins Gaza et moins le camp du refus à Damas, vous prétendez que, comme par enchantement, une poignée de main franche et directe à Washington ferait se volatiser instantanément l’armement des frontières contre Israël. Et perdre toute légitimité à Ahmadinedjad.
    Croyez-vous sincèrement que ceux ici nommés vont faire autre chose que de taxer l’éventuel signataire comme étant un agent des Américains ayant trahi la cause palestinienne? Et reconnaître de fait, la pax americana comme le meilleur des moyen-orient possibles?
    Ou rêvez-vous tout haut avec les cercles rapprochés du nouveau Martin Luther King de la Maison Blanche, avec Brzezinski, Scowcroft, James Jones, que le monde échappera aux conséquences de l’accès au nucléaire de l’Iran à très court terme? Et, au fond, le second problème n’apporte t-il pas les clés de compréhension d’éléments déterminants quant à la résolution du premier?
    En quelque sorte, votre vision locale et de court terme, empêche de confronter la réalité dans sa globalité et sa complexité et permet de fustiger gratis, en éludant risques et menaces futures…
    Bien à vous pour un retour, que je vous souhaite prochain à Jérusalem, et à la « raison »…

  19. BHL,
    tant qu’il restera un arabe, palestinien ou non, déclarant qu’il veut la destruction d’Israël et des juifs, votre appel sera un danger pour Israël.
    Cet appel n’a de sens que si TOUS les arabes reconnaissent et proclament le droit d’Israël d’exister.
    J’aurais préféré un appel aux arabes à reconnaître Israël, cela aurait honoré les signataires au lieu des les faire passer pour des naïfs comme c’est le cas.

  20. Cher BHL,

    Ne parlons pas de faute morale pour qualifier l’appel de JCall, mais constatons que cet appel ne peut en rien
    contribuer a une avancee vers la paix, au contraire. Cela fait plus de vingt ans que l’experience a montre,
    sans aucun contre-exemple, que tout geste unilateral israelien vers la paix etait interprete par les parties
    adverses non comme un geste de bonne volonte auquel il convenait de repondre dans la meme direction,
    mais comme fournissant la base de nouvelles revendications. Plus recemment, nous avons constate, avec la
    nouvelle doctrine d l’administration americaine, a quel point le fait de n’exercer de pressions que sur Israel
    confortait l’OLP (pour ne parler que des  »moderes ») dans le point de vue maximaliste, et dans l’idee que le
    monde arabe n’etait en rien responsable de la situation actuelle. Aucune avancee ne sera possible tant qu’une
    des parties, se complaisant dans un role victimaire encourage par tant de spectateurs exterieurs au conflit,
    se considerera comme dispensee du moindre effort, ne serait-ce que celui de reconnaitre a l’autre le droit
    d’exister.

    • Mais bon Dieu de bois, ISRAEL peut et doit se défendre evidemment (nous sommes de son coté) ! Mais pas en se comportant en colonialistes de la pire espèce. Cela est définitivement indéfendable parce qu’inutile dans le cadre strict de sa défense. Êtes vous aveugles et sourds que vous ne puissiez même pas lire l’urgence et entendre notre sirene d’alarme?

    • c’est justement comme vous l’indiquez, cet unilatéralisme qui bloque les pourparlers.
      Comme il est dit dans l’un des post: »il faut être deux pour faire la paix », on ne décrète pas « la paix » sans poser le problème globalement, juste par petites « pseudo concessions ».
      Quant au droit d’Israël à exister…il me semble semble que c’est déjà le cas, de fait!
      Pour ce qui est de se « complaire dans la victimisation », je vous rappelle que ce conflit n’est symétrique, il ne s’agit pas de deux armées qui s’affrontent! Israël avec ses avions, tank, missiles face à des …roquettes, AK47 soyons sérieux un peu…

  21. Cher Ami, discuter avec un partisan israélien de la poursuite des implantations, ou même avec un religieux résolu à ne pas céder sur Jérusalem, vous semble être dans l’ordre du possible ….Vos Amis non Juifs vous conjurent de le faire et de le faire vite. Vous avez conscience du mal que les ultras Israéliens font au peuple d’Israël. Certes ils ne sont pas majorité mais comme les fanatiques de toutes confessions et de tous pays, ils sont terriblement visibles. Ils autorisent les détracteurs d’Israël à le comparer aux fanatiques d’en face. Et comme le peuple d’Israël est plus organisé, plus puissant, plus redoutable en quelque sorte, Israël finit par apparaitre comme l’envahisseur cruel, le tortionnaire sanguinaire, et pourquoi pas l’infanticide et le tueur de femme. Et nous avons de moins en moins de force de conviction pour fourbir et opposer les arguments convaincants de sa défense. De la même manière que nous invitons fermement les Arabes à se débarrasser des terroristes qui les déshonorent, nous demandons à Israël d’arrêter une colonisation injustifiable et un souci de domination sans partage sur une capitale qui est historiquement partagée sinon universelle. Nous savons le terrible imbroglio dans lequel l’Angleterre a plongé cette région. Pour paraphraser un français qui ne les portait pas dans son cœur je vous conjure, peuple d’Israël, tirez les premiers le drapeau de la PAIX.

    • Mille regrets, si Israél recherche effectivement la paix , ce n’est pas au détriment de son indépendance ou d’un partage de sa capitale une et indivisible, qui est Jerusalem. Souvenez vous d’avant 1967, la ville était coupée en deux comme l’était berlin et les juifs n’avaient pas la possibilité d’aller prier au kotel.