Cinq « arrabalesques »
« …suivent-ils d’un air martial, un char de bouses de vaches et d’excréments ? »
« …avec le dernier cri, débouchent-ils sur le legs ancestral ? »
« …nos romantiques, de si consciencieux monteurs ? »
« …avec son auto-bio révèle-t-il ce qu’il est, et surtout ce qu’il voulait être ? »
« …pourrait-on même dire que Créateur est un génial caricaturiste ? »
« …il ne parle pas, soupire-t-il ? »
« …si compliqué qu’il donne de leçons à la simplicité ? »
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Le cadavre exquis, « arrabalesque » : « propose des images ou des poèmes sous divers aspects contradictoires et confus de la propre personnalité ; sans tenir compte d’aucun discours, principe ou règle. »
J’écris, monastique et voluptueux, mes funérailles, rien de sordide, d’insensé ou de morbide, mais tout le contraire : une entreprise missionnaire, délicieuse et enchanteresse qui m’unit, une fois encore, comme tant de fois auparavant, à Mishima, Bergman et Angélica Liddell, tonsuré, diacre et hédoniste, propulsée et anticipée au Théâtre Odéon de Paris. Nous étions à la dernière triomphal. 5 heures inoubliables.

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Le Musée Afrique-Europe est le musée que mes amis André Breton, Louise Bourgeois, Marcel Duchamp, Leonora Carrington et d’autres auraient très probablement désiré, qui les aurait surpris et éblouis (s’ils l’avaient connu).
Et qui, comme ils me l’ont dit, ont déploré l’absence d’un musée semblable après leur disparition. À l’époque où il était encore impossible, voire inconcevable, de trouver un lieu garantissant la protection intégrale de leurs œuvres, d’Andy Warhol à Simone de Beauvoir, d’Umberto Eco à Nathalie Sarraute… (Quand Dalí décida de confier tout son œuvre à l’immense Figueres.)
Je rêvais que nous signions l’accord définitif. Toutes les collections des cinq maisons : les tableaux de maîtres, les cadavres exquis, la Fontaine des Merveilles…
Un musée qui portera, pour la première fois (rompant avec la tradition internationale), les noms de Afrique et Europe.
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