Cinq « arrabalesques »

« …suivent-ils d’un air martial, un char de bouses de vaches et d’excréments ? »

« …avec le dernier cri, débouchent-ils sur le legs ancestral ? »

« …nos romantiques, de si consciencieux monteurs ? »

« …avec son auto-bio révèle-t-il ce qu’il est, et surtout ce qu’il voulait être ? »

« …pourrait-on même dire que Créateur est un génial caricaturiste ? »

« …il ne parle pas, soupire-t-il ? »

« …si compliqué qu’il donne de leçons à la simplicité ? »

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Le cadavre exquis, « arrabalesque » : « propose des images ou des poèmes sous divers aspects contradictoires et confus de la propre personnalité ; sans tenir compte d’aucun discours, principe ou règle. »

J’écris, monastique et voluptueux, mes funérailles, rien de sordide, d’insensé ou de morbide, mais tout le contraire : une entreprise missionnaire, délicieuse et enchanteresse qui m’unit, une fois encore, comme tant de fois auparavant, à Mishima, Bergman et Angélica Liddell, tonsuré, diacre et hédoniste, propulsée et anticipée au Théâtre Odéon de Paris. Nous étions à la dernière triomphal. 5 heures inoubliables.

Fernando Arrabal et Angelica Liddell, il l'embrasse sur la joue.
Fernando Arrabal et Angelica Liddell.

*

Le Musée Afrique-Europe est le musée que mes amis André Breton, Louise Bourgeois, Marcel Duchamp, Leonora Carrington et d’autres auraient très probablement désiré, qui les aurait surpris et éblouis (s’ils l’avaient connu).

Et qui, comme ils me l’ont dit, ont déploré l’absence d’un musée semblable après leur disparition. À l’époque où il était encore impossible, voire inconcevable, de trouver un lieu garantissant la protection intégrale de leurs œuvres, d’Andy Warhol à Simone de Beauvoir, d’Umberto Eco à Nathalie Sarraute… (Quand Dalí décida de confier tout son œuvre à l’immense Figueres.)

Je rêvais que nous signions l’accord définitif. Toutes les collections des cinq maisons : les tableaux de maîtres, les cadavres exquis, la Fontaine des Merveilles…

Un musée qui portera, pour la première fois (rompant avec la tradition internationale), les noms de Afrique et Europe.

Documents

« Cadavre exquis arrabalesque », huile sur toile de Fernando Arrabal.
« Cadavre exquis arrabalesque », huile sur toile de 200 cm x 100 cm de Fernando Arrabal.
Poème plastique de Fernando Arrabal
« Le frère de Wittgenstein pourrait-il aussi nous décerner un prix à nous autres organistes sans tête ? »
Poème plastique de Fernando Arrabal
« Les billes sous mon vertugadin frétillent-elles de joie quand il joue du violon ? »
Poème plastique de Fernando Arrabal
« Nous les pompiers souffleurs devrions-nous porter des casques différents ? »
Poème plastique de Fernando Arrabal
« Avec quel panache nous, les handicapés, grimpons, chics, aux tranchées, avec nos nouvelles Jeeps ? »
Réinterprétation d'un tableau de Dali par Fernando Arrabal.
« Une liste de mots a-t-elle toujours un sens ? »

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