Rien ne va plus !

Quand rien ne va plus, il reste un recours extrême : un cogito avec Descartes. On va vers Descartes comme on part à la quête d’un peu d’eau claire. Puisque décidément rien ne va, la moindre veine de la terre cartésienne est bienvenue. On s’y abreuve. 

Puisque nous vivons parmi les miasmes, d’abord ce petit tableau « mécaniste », moins simplificateur qu’il n’y paraît : 

Outre les vapeurs qui s’élèvent des eaux, il sort de la Terre intérieure grande quantité d’esprits pénétrants et corrosifs, et plusieurs exhalaisons grasses ou huileuses, et même de l’argent vif[1]

Je prends cette description presque au hasard. Elle a cet avantage de nous montrer que le monde est poreux, que la terre est agitée de mouvements et qu’une matière très subtile circule dans les moindres espaces vacants, au point que c’est peut-être le même courant qui passe, comme le vif argent, par toute l’Europe, entre la Chine et la France, à coups d’exhalaisons grasses et de frottements caverneux : la Terre est riche en esprits plus ou moins corrosifs !

Le même Descartes n’était-il pas persuadé qu’il pouvait répondre à cette question : « Pourquoi l’eau et l’air coulent sans cesse des parties Orientales de la Terre vers les Occidentales ? » C’est que, selon lui, « les enflures de l’eau et de l’air » se propagent en suivant le mouvement de rotation de la terre et que « l’air et l’eau de la mer ont un cours continu qui les porte des parties Orientales de la Terre vers les Occidentales[2]. » Quant à nous, nous sommes exposés à bien d’autres enflures, mais il reste qu’elles se sont propagées et que nous sommes la preuve consternante qu’il y a des propagations continues sur la terre mondialisée. Un cogito cartésien, ce n’est pas d’abord une expérience de l’âme, c’est un enroulement dans les tourbillons de la matière subtile. Cette poussière pourrait encrasser les yeux. Au contraire, elle les décille. Elle révèle que le monde est un tourbillon, ou même un tourbillon de tourbillons. Ce sont les fameux « tourbillons » de Descartes, dont Molière se moquait. Il était peut-être resté au bord du vortex universel. Nous n’avons plus ce loisir.

Penser avec le faux

Mais soyons plus sérieux et laissons les « mondes tombants » qui plaisaient si fort aux femmes savantes. Mais comment être exactement sérieux avec quelqu’un qui parle ainsi à l’orée de son livre De la terre : 

Que, pour trouver les vraies causes de ce qui est sur la Terre, il faut retenir l’hypothèse déjà prise, nonobstant qu’elle soit fausse ?[3]

Se moque-t-il ? Descartes amant du faux ? Où est passé le maître de vérité de la France éternelle ? C’est le moment d’être franc : Descartes est celui qui du faux, sait engendrer du vrai. Regardons le mécanisme de la Méditation première : d’abord un doute, un doute extravagant et évidemment faux, qui permet de poser cette vérité, Je suis, j’existe. Le faux est fécond, et comme de la terre intérieure, du faux il monte des exhalaisons de vérité. Pour ceux qui pensent être cartésiens parce qu’ils s’en tiennent à quelques données statistiquement confirmées, il faudrait enseigner un peu plus de l’amour du faux. Le faux éduque à la vérité, non pas la vérité bornée des classes, des rangs, des cases, mais la vérité féline, biaisée, imprévisible des découvreurs et des hommes d’esprit. Amitié du faux : c’est déjà amour du vrai. C’est même son signe indubitable.

Descartes avait le front de jouer avec le faux parce qu’il avait à faire face à une vérité dont il ne faisait pas bon rire : le monde ne saurait être né de processus, il a été « immédiatement créé de Dieu[4] ». Il fallait contourner cette vérité, comme nous devons, nous aussi, contourner les vérités qui conduisent le monde à ses fins si heureuses. Or Descartes a tout de suite vu le monstre : l’immédiat. Partout l’immédiat s’étale et pourtant il se pourrait que l’immédiat ne soit que le résultat de processus autrement complexes et cumulatifs. Descartes résume le combat en peu de mots quand il parle de son monde fait de processus qu’il dresse face au monde immédiatement créé : « toutes les choses qu’il contient ne laissent pas d’être maintenant de même nature, que si elles avoient été ainsi produites[5]. » Or elles n’ont certes pas été produites, puisqu’il faut qu’elles aient été créées ! Peut-être, laisse entendre Descartes. Le mot des esprits libres.

Nous les hommes, sommes capables d’agencer des processus qui peuvent ce que Dieu fait en son immédiateté. Ce n’est certes pas le lieu de le proclamer ouvertement, mais l’hypothèse est concevable. Il suffit de poser des actions efficaces au cœur de la matière permettant d’engendrer, par le jeu des interactions, ce que nous impose, une fois pour toutes, la théologie politique au pouvoir. Qui dira que Descartes est un innocent ? Un innocent, au fond peut-être, mais en aucun cas le tyran dogmatique qu’on dénonce un peu à la légère. 

Amitié des fous

Encore un mot sur ces vérités qui naissent des exhalaisons de la terre, entre Orient et Occident. N’associons pas trop vite l’idée d’une fécondité du faux à un style « baroque » en philosophie, car ce genre de recommandation n’est jamais très loin d’un pur et simple scepticisme. Car Descartes a eu aussi à ses trousses les sceptiques et cette variante, âpre au gain, du scepticisme : l’empirisme. À des objecteurs qui lui faisaient valoir que ses démonstrations physiques étaient peut-être vraies géométriquement, mais qu’il fallait encore les confronter aux relations concrètes des corps (le concret, toujours le concret, clament les brutes !), voici ce qu’il ose répondre : 

Car, si les choses qu’on peut concevoir doivent être estimées fausses pour cela seul qu’on les peut concevoir, que reste-t-il, sinon qu’on doit seulement recevoir pour vraies celles qu’on ne conçoit pas, et en composer sa doctrine, en imitant les autres sans savoir pourquoi on les imite, comme font les Singes, et en ne proférant que des paroles dont on n’entend point le sens, comme font les Perroquets[6] ?

Nous serions entourés de singes et de perroquets ? Et pourquoi non, si nous réduisons la part de l’intelligence, la force des pensées et la fécondité des démonstrations ? Tous ceux qui courent après le « concret » finissent par donner toute autorité à ce qu’ils ne conçoivent pas. Ils ne cherchent que la part aveugle d’eux-mêmes et finissent par se contenter du non-sens. Ce sont les imitateurs : triomphe de l’imitation de rien sur la Mathesis de quelque chose.

Descartes préfère les fous aux perroquets, c’est la pointe de son intelligence libre. Lui-même doutait de de l’existence de son propre corps. Il reconnaît que ces doutes sur le corps propre le mettent au rang des fous. Mais il n’est pas indigne du philosophe de se comparer aux fous : 

Et comment est-ce que je pourrais nier que ces mains et ce corps-ci soient à moi ? si ce n’est peut-être que je me compare à ces insensés, de qui le cerveau est tellement troublé et offusqué par les noires vapeurs de la bile, qu’ils assurent constamment qu’ils sont des rois, lorsqu’ils sont très-pauvres ; qu’ils sont vêtus d’or et de pourpre, lorsqu’ils sont tout nus ; ou s’imaginent être des cruches, ou avoir un corps de verre[7].

Mieux vaut se persuader d’avoir un corps de verre que de s’estimer hors d’atteinte du doute. Non, Descartes n’écarte pas la folie pour fonder la raison. Il convoque la folie pour apprendre à la raison à s’exposer à des paradoxes qui traversent les songes de ceux qui sont nus. La raison n’est pas naturellement intelligente. Elle a ses folies à elle, seule la folie aide à les ébranler. 

Faut-il en rester à ces extrémités ? Descartes penche pour la négative :

Mais quoi ? ce sont des fous, et je ne serais pas moins extravagant, si je me réglais sur leurs exemples[8].

Il l’a dit : ce sont des fous ! Mais ne concluons pas trop vite : ce refus de l’extravagance ne doit pas faire oublier que la méditation progresse, ne s’arrête pas là, ne se règle sur l’exemple de personne car elle suit son propre cours. Or quel est le prochain argument ? C’est l’argument du rêve. Et voici les insensés qui reviennent : 

Toutefois, j’ai ici à considérer que je suis homme, et par conséquent que j’ai coutume de dormir et de me représenter en mes songes les mêmes choses, ou quelquefois de moins vraisemblables, que ces insensés, lorsqu’ils veillent[9].

Le rêve annonce des postures encore plus folles que celles qui hantent les cerveaux des fous. Le rêve fait entrer le pouvoir de transfiguration des insensés dans les existences les plus réglées. La voie du vrai, une fois de plus, est encore plus compliquée et menaçante qu’il n’y paraît. Elle n’est pas à la portée des perroquets et des singes. Elle serait plutôt du côté des insensés. Descartes fait partie de ceux qui préfèrent l’insensé au « non-sens ». C’est cela l’école de vérité du cartésianisme : plutôt le songe que le zoo. Or il y a beaucoup de gardiens de zoo.

La bonne nouvelle en découle tout naturellement : il va falloir travailler sur soi, sur les corps, sur le vif argent du monde un peu plus qu’on ne pouvait s’y attendre. Même les virus vont devoir subir l’épreuve du faux. Il est vrai qu’ils n’en sont pas indemnes, ils en sont tout enflés ! Au point de déferler de Chine en Europe, selon un cours « continu »… 

Mais soudain Descartes se désespère : penser les flux par les riches voies du faux, soit, encore faut-il en avoir les moyens ? Par exemple, il veut bien lui-même livrer tous les secrets de la chimie, mais il reste un obstacle : le manque d’expérience ! Comment se composent les diverses espèces de métaux ? 

Les quelles j’aurais peut-être ici plus particulièrement expliquées, si j’avais eu commodité de faire toutes les expériences qui sont requises pour vérifier les raisonnements que j’ai faits sur ce sujet[10]

La recherche est donc en péril, mais quelle recherche ? Non pas celle qui se propose de faire tourner les centrifugeuses, mais celle qui répond à la puissance du raisonnement. Le défi n’est pas dans la collection des données, mais dans l’intrépidité du raisonnement. Non pas dans le couvre-feu des fêtards, mais dans l’insomnie des intelligences. Non pas dans la modélisation, mais dans un principe de raison. Car tout Descartes ne tient au fond qu’en deux mots : « peut-être » et raisonner. Non pas peut-être raisonner, mais raisonner peut-être. C’est un mot d’ordre auquel on ne peut se soustraire sans ramper dans la soumission. 


[1] René Descartes, Oeuvres, éd. Adam et Tannery, Paris, 1996, (AT), Les principes de la philosophie, Quatrième partie, § 70, AT IX B, p. 239. 

[2] Les principes de la philosophie, Quatrième partie, § 53, AT IX B, p. 230.

[3] Les principes de la philosophie, Quatrième partie, § 1, AT IX B, p. 201. 

[4] Loc. cit.

[5] Loc. cit. 

[6] René Descartes, Les Méditations métaphysiques, Sur les Cinquièmes Objections, Lettre à Clerselier, AT, IX A, p. 212.

[7] Méditation première, AT IX A, p. 14. 

[8] Loc. cit.

[9] Loc. cit.

[10] Les principes de la philosophie, Quatrième partie, § 63, AT IX B, p. 236.

18 Commentaires

  1. L’affirmation énoncée par Donald Trump selon laquelle il a été réélu président des États-Unis paraît, je vous l’accorde, gicler du déni psychotique d’un pervers narcissique : toutefois.
    Quand bien même la santé mentale du sortant de la Maison-Blanche nous semblerait préoccupante, il n’en resterait pas moins que l’Amérique profonde bombant le torse face aux élites mondialisées dont il sut devenir l’incarnation prémunit, de façon d’autant plus inquiétante, le Twitter fou contre tout risque d’échec pouvant déboucher sur une humiliation publique l’exposant à une pluie de rejets, puis à la chute fatale.
    Car en offrant une seconde victoire électorale à l’Amérique antisystème, le leader populiste serait ovationné en véritable Hercule enfonçant à mains nues le clou de la revanche collective, mais s’il devait par malheur être devancé par l’adversaire, la victoire dudit candidat tricheur apporterait une confirmation implacable aux théories conspirationnistes des électeurs lésés, ces derniers des derniers ayant été autopersuadés par qui-vous-voudrez qu’ils étaient condamnés d’avance à être sacrifiés sur l’autel d’un système impitoyable dont les bénéficiaires sont prêts à toutes les roueries pour planter leurs crocs dans la meilleure part du gâteau et leur voler un futur radieux qui leur revient de droit.
    Au risque de jouer les rabat-joie, amoureux du débat apaisé, des règles du jeu démocratique et de la norme sociale avec qui j’aimerais tant partager le soulagement de pouvoir enfin tourner la page du populisme, mon sentiment est que notre cauchemar ne fait que commencer.

  2. Que les pacifistes soient rassurés, et par pacifistes, nous entendons les pronateurs d’une relation transpacifique feignant d’oublier que, suite à Yalta, une guerre endommagea en profondeur ce qui s’avérerait être rétrospectivement ce que l’on a coutume d’appeler une alliance de circonstances, prélude à une guerre froide, ou par vassaux interposés, dont l’interruption fut de courte durée à en juger par la reformation, à l’Est, d’un bloc civilisationnel que peu de choses semblent pouvoir souder en termes culturels, sinon leur fâcheuse inclination au fascisme ou, si vous préférez, à instaurer des régimes politiques aux tendances pour le moins totalitaires.
    Nous n’avons jamais sous-estimé le discernement des pacifistes face aux duperies d’un Quatrième Reich en herbe. Nous sommes parfaitement conscients que ces derniers n’auraient pas eu la naïveté de décrédibiliser de manière innocente la pile de preuves avancées par les redoutables services de renseignement israéliens sur les multiples entorses que le programme nucléaire iranien fit subir au JCPoA, non pas après, mais bien avant que l’administration Trump ne se retirât de cet accord dont le fait qu’il fût victime d’un violeur récidiviste ne pesait probablement pas lourd face au manque à gagner qu’allaient représenter les sanctions économiques américaines à l’encontre de pays qui s’obstineraient à privilégier une normalisation des relations diplomatiques en vue d’échanges économiques accrus avec la Révolution islamique mondiale, et ce au détriment de l’acquittement de leur dette éternelle envers les survivants d’Auschwitz.
    Nous savons, vous et nous, n’étant ni les uns ni les autres des perdreaux de l’année, que les inspecteurs de l’AIEA, contrairement aux agents du Mossad, pénétrèrent les seuls sites d’enrichissement d’uranium auxquels on voulut bien leur donner accès. S’imaginer qu’ils aient pu jouir d’une totale liberté de circulation derrière les barbelés d’une dictature islamiste d’inspiration nazie, nous ferait tomber sous le coup de la loi du plus torve, pour délit de niaiserie.
    Nous n’avons aucune chance de venir à bout de la menace existentielle que représente pour le monde l’avènement d’un État islamique fantôme en stimulant les capacités de nuisance d’un État islamique révolutionnaire. Utiliser les ambitions hégémoniques de l’Iran pour contrer celles de l’Arabie saoudite est une chose, traiter en allié un ennemi naturel de l’Occident en est une autre. Si nous ne nous berçons pas d’illusions sur les visées impérialistes de la Ligue arabe via l’indéfectible soutien qu’elle apporte au jihâd palestinien — nous vous demandons quelques jours de réflexions avant d’en acheter le changement de paradigme — derrière lequel il ne faut pas être sorcier pour voir une poursuite, sous d’autres formes, de l’incitation à la reconquête de la Terre sainte sous l’étendard panarabe, le fait que nous ressentions la nécessité de préciser qu’un pacte de non-agression scellé avec une République islamique aryenne a un petit goût de piège à con germano-soviétique, induit l’éventualité que nous serions prêts à vendre les Juifs à l’agresseur chî’ite en échange d’une trêve durable. — (malaise)
    La haute diplomatie requiert de la part de ses metteurs en scène qu’ils ne s’entichent pas trop des personnages sadiques dont la perversité peut rendre fascinante leur exploration si l’on ne prend pas garde à examiner sur quels points sensibles de nos propres personnalités ils s’ingénient à appuyer…
    Sauf à légitimer les revendications farfelues des dynamiteurs de Vatican II concernant la souveraineté de Rome sur toutes les capitales du monde qui vinrent jadis se blottir, s’aplatir ou s’anéantir sous son aile inquisitoriale, nous sommes aux regrets de ne pas pouvoir satisfaire aux attentes attentatoires au droit international d’une entité politique n’étant autre que la tête de pont de l’armée impériale panarabe.
    La solution à deux États est une solution par défaut devant l’impossibilité de cimenter une communauté nationale à partir d’une entité multiethnoculturelle dont une partie des racines — appartenant à une ex-colonie de peuplement — va jusqu’à nier la véracité des autres, en l’espèce plurimillénaires.
    Les Palestiniens sont les Pieds-Noirs de l’Israël indépendant. Les élites juives n’étant pas un ramassis de suprémacistes pagano-monolâtres, celles-ci n’ont jamais planifié le rapatriement desdits Palestiniens vers leurs nations ancestrales respectives ou, par souci de simplification, vers la métropole de l’empire sous le joug duquel ils ployaient lorsque le peuple juif obtint réparation des innombrables préjudices subis par lui et son terrible cortège.
    La générosité des autorités israéliennes en matière de partage de territoires n’a toujours pas été saluée par leurs voisins eurasiens qui, quelles qu’aient été les inflexions de la politique étrangère de l’hyperpuissance américaine au Proche-Orient, ont leur propre agenda.

    • La place des leaders d’organisations politico-terroristes comme le Fatah ou Pasdaran est, comme celle de tout dirigeant politique convaincu de crime contre l’humanité, non seulement au ban des nations, mais sur le banc des accusés d’une Cour pénale internationale capable d’identifier l’ADN des pires salauds de la planète, laquelle métaphore biologique ne s’intéresse que très accessoirement au patrimoine génétique de ses cibles.
      On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis, encore faut-il que les belligérants soient familiers avec le concept d’humanité.

    • Avant de songer à évoquer la question des droits de l’homme sur la base desquels se créèrent les puissants liens d’amitié entre l’État américain et l’État juif, nous encourageons vivement l’administration Biden, dans laquelle nos espoirs les plus enfouis entrevoient la possibilité d’une résurrection, à traiter de manière indifférenciée le djihadisme des États commanditaires de Daech ou du Hezbollah et le djihadisme d’un proto-État qui, à Gaza ou Ramallah, œuvre, avec l’aide des premiers, au parachèvement de la Shoah.
      À ceux qui trouveraient que j’en rajoute, je conseillerais de se replonger dans les textes fondateurs de la nébuleuse SS-grossmuftiste.

  3. La joie que la semi-déification de Biden procurerait et aux antisionistes et aux négationnistes, je dois vous le confier, gâche un peu mon plaisir.
    Gageons que l’homme, d’un autre temps, saura, en cas de victoire, injecter une macromolécule d’humanité aux sympathisants islamistes qui ont grossi ses rangs.
    Ces derniers, alternance oblige, auraient probablement raflé la mise après un second mandat de Bruce Unmighty, — on espère donc l’avoir échappé belle.
    Et l’on attend une bonne nouvelle pour l’accord de Paris.
    On dira incertaine pour celui de Vienne, dont nous visons toujours au durcissement, non à l’assouplissement.
    À ceux qui redouteraient un retour en fanfare du gendarme du monde, sachez que le monde a horreur du vide ; aussi est-il à craindre, que vous le fassiez en conscience, par prescience, voire un brin d’innocence, que votre plaidoirie faussement multilatéraliste vous pousse un jour ou l’autre, si ce n’est déjà fait, à marquer contre votre camp.
    Vous persistez dans votre idée que le multilatéralisme a vocation à se substituer au gendarme, et j’insiste sur le fait que l’équilibre instable inhérent aux relations internationales nécessite que l’on veille en permanence à ce qu’il soit assuré, — il paraît évident que celui-ci était en bien meilleure posture quand les partisans d’une solution politique avaient des arguments pour défendre leur modèle de supracivilisation.

  4. Quelle magnifique citation sur les singes et les perroquets, merci! What an eye opener!

  5. Maintenir la distinction entre terrorisme pro-palestinien et djihadisme à un stade du conflit mondial où tous les masques tombent, ne bénéficie plus de l’excuse du remords post-colonial.
    Lorsqu’on s’empresse de clamer son incompréhension quant au fait que des islamistes aient pu s’attaquer à une Église qui n’a rien (fait) contre eux, on laisse penser que les autres victimes du Jihâd ont quelque chose à se reprocher vis-à-vis de leurs bourreaux, et l’on opère un glissement des plus viles, plongeant de l’inculture la plus béate dans la spirale du pire du culte, puis sans y prendre garde, on se condamne à déboucher sur les formes les plus abouties de l’antisémitisme ou de l’antirépublicanisme.
    L’assassinat d’un serviteur de l’École publique ou de la presse satirique, de même que celui des fidèles d’une basilique en France ou d’une synagogue à Jérusalem, font partie d’un unique programme de nettoyage ethnoreligieux qui ne fait pas l’impasse sur les mosquées où l’on prône une séparation relative ou pleine et entière entre les pouvoirs spirituels et temporels.
    Le retour de la souveraineté juive sur un foyer historique qu’elle n’avait jamais quitté d’une semelle chagallienne, fut l’occasion, comme souvent avec les Juifs, d’identifier un problème qui allait bientôt s’étendre à toute l’humanité.
    Si ce problème est inséparable de la question coloniale, cela s’explique par le fait que jamais la conquête d’une terre d’islam par un empire chrétien n’eut pour mobile, ni conséquence, de violer l’intégrité territoriale d’une quelconque nation souveraine, mais procéda, chaque fois où un changement de souveraineté ébranla ces régions du monde, de la nécessité absolue pour les pays concernés d’en chasser un empire insatiable.
    Ce que l’on appela bien légèrement, dans la deuxième partie du XXe siècle, décolonisation, ou guerres d’indépendance, répondrait au contraire à un grand mouvement de recolonisation, de restauration d’un crypto-empire férocement oummaïque, dissimulé sous le fard onuso-compatible du panarabisme.
    Il n’est pas surprenant que ce conglomérat d’obsolescences déprogrammées ait placé en tête de ses priorités la reconquête de la Terre sainte et recouru aux compétences, jouissives en la matière, des cervelets nazis qu’il avait exfiltrés.

  6. Ça n’a jamais été la politique de l’État d’Israël qui expliqua qu’on s’en prît aux Juifs, mais la seule existence d’Israël, qui est un État juif, au sens où celui-ci est l’État des Juifs, ces derniers n’étant autres que les Benéi Israël, fondateurs du monothéisme, témoins de l’imposture d’une religion dont le phagocytage des saintes écritures hébraïques est en soi un pur acte de négationnisme, celui d’un effacement des sources siphonnées, ces sources étant des âmes, lesquelles âmes sont vivantes par ceux-là mêmes qui ont fait que leur lettre est toujours restée vive.
    Les islamistes n’ont qu’un objectif qui est la conversion du monde à l’islam.
    Pour parvenir à gagner du terrain en Occident, ils savent devoir rallier les démocraties pluralistes à leur cause.
    Ils n’ignoraient pas qu’en s’attaquant à Charlie Hebdo, une partie des élites intellectuelles, culturelles, politiques, médiatiques, se tiendraient à leurs côtés.
    Toutefois, avant de passer à la vitesse supérieure, ils avaient pris soin de prendre la température de la société qu’ils projetaient d’engrosser en mettant à sac le siège de l’hebdo hérétique.
    Ils obtiendraient un résultat qui les conforterait dans l’idée qu’un attentat de cette nature pourrait s’avérer fructueux en termes de recul sur les droits fondamentaux.

    • À l’Amicale du djihadisme palestinien : Les musulmans qui assassinent des Juifs ne les tuent jamais pour ce qu’ils font, mais toujours pour ce qu’ils sont. Là où leur véritable mobile est illégitime, voire totalement illégal, ils adaptent leur discours.

    • Aux spécialistes du conflit israélo-palestinien : Cela n’aurait effectivement rien à voir avec le conflit israélo-palestinien si celui-ci avait quoi que ce soit à voir avec les Palestiniens. Or ce conflit n’a jamais rien eu à voir avec eux en particulier. Aussi n’est-il pas impossible que les attentats de Vienne, comme ceux de Notre-Dame de l’Assomption de Nice ou de Conflans-Sainte-Honorine, aient à l’inverse tout à voir avec le conflit israélo-palestinien.

    • Certains s’étonnent que l’Autriche soit à son tour prise pour cible alors que cette dernière n’est pas en première ligne dans la lutte contre le terrorisme islamiste, trad. : la guerre sainte totale.
      C’est oublier que Vienne, lors du siège ottoman, chassa à coups de croissants les ancêtres d’un néo-sultan qui, depuis quelques mois, ne juge plus nécessaire de conformer au traité de l’Atlantique nord ses intentions de démanteler l’Europe en coopération infradiplomatique avec un inconsolable ex-dignitaire de l’URSS, au moins aussi déterminé que lui à restaurer son image narcissique
      Défaire l’histoire, histoire de se refaire, — drôle de guerre contre soi.

  7. Le projet du terrorisme djihadique est de réduire en cendres tout ce qui s’oppose à l’instauration de la chari’â sur chaque centimètre carré de la planète.
    Nous lui opposons l’État de droit universel.
    Quand bien même ce que couve ce cortex acéphale nous fonderait-il à pressentir le caractère messianique d’une lutte à mort entre un faisceau de Lumières et la convergence des obscurantismes, il n’y aurait pas pour autant lieu de craindre la réinnervation d’une lutte finale entre deux totalitarismes car, est-il besoin d’en faire la démonstration, les libertés fondamentales, à condition qu’elles parviennent à déjouer les détournements dont elles restent la cible privilégiée, sont un antidote contre les bas instincts totalitaires.

  8. Si le président de la République gaullienne a jugé bon d’aller s’excuser de demander pardon, sur la chaîne al-Jihâd, aux organisateurs des autodafés francophobes et autres complices décomplexés des bourreaux passés et à venir de ses concitoyens, il avait, à n’en point douter, de bonnes raisons de le faire.
    Poutine menaçait, en son heure, qui n’en finit pas de dégouliner sur les nôtres, un président gaulliste de la République métagauloise, de le casser en deux : façon Occupation.
    C’est donc au tour du leader populiste néo-ottoman de faire en sorte que tremble notre ex-puissance mondiale.
    Qu’elle soit convoquée en traînant les pieds devant un tribunal populaire exodique.
    Qu’elle y soit mise à la question, version Gestapo Süss.
    L’urgence de refondre l’Europe n’a jamais été aussi existentielle pour le phénix des Nations.
    Et ce n’est pas un microscopique virus qui va maintenant freiner, dans l’inexorable course aux vaccins contre la connerie universelle, un génie français qui — on n’est pas à un paradoxe près — nous promet de retrouver toute sa vigueur et d’instaurer un nouveau genre d’autorité face au retour de la Terreur dont il s’est fait lui-même souffrir, dans sa propre chair évolutionnaire, avant d’en surmonter les grotesques démons remuant avec obscénité dans ses propres entrailles.

  9. Je ne suis pas hermétique au concept d’intersectionnalité dont j’admets partiellement la pertinence. Pour autant, je ne partage guère l’enthousiasme de ceux qui s’en saisissent pour dénier au séparatisme sa logique de combat. En recoupant féminisme et indigénisme, ces avocats de la cinquième colonne en arrivent à faire la promotion ultralibérale du burkini comme instrument d’émancipation de la femme du XXIe siècle, qu’ils séquestrent dans les obsessions d’un patriarcat curieusement en odeur de sainteté chez des émasculateurs du paternalisme néocolonial.
    Non, les islamistes et leur cheval de Troie ne sont pas les nouveaux judéo-bolcheviques ; il faudrait pour cela qu’ils soient les saboteurs d’un État fasciste. De fait, c’est la nature du régime que l’on cherche à abattre qui nous définit ; en l’occurrence, les islamofascistes sont les ennemis irréductibles de la démocratie, de l’État de droit, des libertés individuelles que bornent les droits sociaux, et réciproquement.
    Je vois bien, par ailleurs, ce dans quoi nous ferait basculer, à l’autre bord de l’échiquier géopolitique, l’idée d’un croisement des horizons civilisationnels, et je ne pense pas qu’il soit utile aux éclaireurs des Nations de se lancer dans une nouvelle croisade. Nous ne croisons pas le fer avec l’ennemi des Lumières ; et c’est bien ce qui se profile derrière cet intersectionnalisme islamisé : le spectre de la dixième croisade ; l’idée qu’à la croisée des idéologies conquérantes, la guerre de civilisation est incontournable.
    Aux nostalgiques plus ou moins assumés des guerres de Religion, nous pouvons déjà annoncer que la croisade universaliste n’aura pas lieu.
    Car l’universalité des principes qui nous fondent est beaucoup trop suprématique pour se laisser entraîner vers l’idée d’un affrontement d’égal à égal entre deux champs de civilisation de même force.
    Que l’entrisme soit un mode opératoire soufflé aux pseudodamnés de la Terre par leurs amis trotskistes en perte de vitesse dans les ruines irradiées de l’Union soviétique, paraît, je vous le concède, contredire un séparatisme que l’on prêterait plus volontiers au nationalisme régional des enracinés qu’à une Internationale déracinée.
    Ce serait omettre que la notion de guerre d’indépendance ne recouvre pas le même sens chez des peuples dont le foyer historique fut forcé de fusionner avec le patchwork féodal d’un État unitaire, et au sein d’une population se percevant elle-même comme la nation ultime, censée pratiquer le seul culte du Seul Dieu, sur une Terre promise qui ne saurait être autre que la Terre tout court.
    L’islamiste mène en cela une guerre d’indépendance pan-nationaliste, une authentique Reconquista islamica — il semble que le stade du miroir soit cruellement indépassable — ne pouvant déboucher que sur une victoire exterminationniste — CQFD — en ce que l’ennemi qui est le sien, s’il est prévu qu’il soit repoussé hors des frontières planétaires, devra bien, en l’espèce, être débouté a priori de tous ses droits fondamentaux et bouté hors de Terre.
    Dieu merci, les islamistes ne gravitent pas autour d’une planète parallèle à la nôtre ; si tel était le cas, nos univers seraient effectivement voués à se croiser, or l’universalisme englobe tout ce qui s’imagine pouvoir l’engloutir.
    Les djihadistes ont décidé de vivre de leur côté ; à côté du Nôus républicain au lieu de partager et le passé et le futur de leurs concitoyens laïques, une opportunité irreprésentable que leur offrait pourtant leur représentation nationale d’adoption.
    La croisade acterait la réalisation de ce fantasme totalitaire qu’est le Califat planétaire ; une diérèse antiterrestre, enivrante, absinthétique, dont il faudrait être naïf pour ne pas s’apercevoir qu’une partie de la population mondiale se synchronise sur son signal d’Appel.
    Ces idolâtres au cube que sont les déificateurs de Dieu mènent une lutte au corps à corps avec une ombre chinoise ; excédés par le caractère invincible que leur propre absurdité a conféré à l’Adversaire Auquel ils s’En prennent, ils se jettent sur tout ce qui ne colle pas avec leur travestissement du réel, à commencer par celles et ceux qui ne se soumettent pas à un principe de domination idolâtrique ayant perdu tout pouvoir de les impressionner.
    L’expérience de mort imminente à laquelle voudraient nous faire participer ces cavaliers d’une Petite Apocalypse de papier mâché, n’a rien pour nous épater. L’Apocalypse œuvre pour les Lumières. Et si les quatre points cardinaux de notre Liberté chérie peuvent en effet se matérialiser sous forme de chevaliers servants, leurs montures ne se ridiculisent pas par des ruades répétées en s’avançant sur un tapis de saboteurs brumeux. Ils le foulent aux sabots.

  10. En cas de raidissement constitutionnel, remplacer islamisme par nazisme.
    En cas d’enlisement délibératoire, remplacer école coranique fondamentaliste par Hitlerjugend.
    En cas d’essoufflement éthique, remplacer islamophobie par levée de boucliers internationale contre le pangermanisme aryen.
    Si des Allemands, en 1939, se sont senti traités en ennemis par quelque coalition civilisationnelle menacée par le Reich nazi, il y a de forte chances pour qu’ils le fussent ; à l’inverse, la résistance allemande vivrait chaque bataille remportée par les Alliés comme un pas de plus vers l’objectif qu’elle se fixait.
    Si des Allemands, en 1932, ont été blessés dans ce qu’ils estimaient être l’âme de leur peuple au moment même où une infime partie de leurs compatriotes, qui s’était jointe à une portion non moins ténue de la citoyenneté du monde, parvenait à discerner, derrière le parfum exaltant du nazisme, l’odeur du crime contre l’humanité, sans doute aurait-il fallu que l’on interprétât leur mouvement d’humeur comme le présage d’une mouvance funeste.
    Si jamais des Français, en 2020, ne se voyaient pas affronter par les armes un ennemi de l’Europe et des Européens, sous le prétexte inambigu que l’agresseur serait un coreligionnaire, qu’ils pensent à la manière avec laquelle le monarchiste nationaliste et collaborationniste Charles Maurras aborda la question d’une fraternité transcendantale qui paraissait pourtant l’avoir lié pour l’éternité au catholique Charles de Gaulle.

  11. L’union sacrée ne doit pas interdire la poursuite du débat sous peine de museler les voix dissonantes parmi lesquelles il est toujours possible que se dessine une voie dont dépendra le salut de tous.
    La globalisation des marchés fait que les grands acteurs économiques du monde libre sont mouillés jusqu’au cou dans les crimes d’États voyous sous la bannière desquels leurs entreprises se développent, pressées par les attentes de ceux-là mêmes qui désapprouvent leur moralité douteuse alors même qu’ils ne toléreraient pas de renoncer ne serait-ce qu’un jour à leur propre train de vie.
    L’impérialisme occidental ne peut avoir de sens que dans la perspective d’une implantation des droits fondamentaux en échange d’une Pax Mundi que ni la première puissance mondiale ni ses alliés ne devraient être disposés à garantir aux membres de la communauté internationale qui se ligueraient contre eux, dès lors que ces derniers seraient convaincus de parjure.
    Si le droit international est de nature à choquer les intégristes de tous les pays, il serait bienvenu que les corédacteurs de la charte onusienne en prennent bonne note, puis rappellent leurs cosignataires à leurs obligations.
    Le boycott de la France par les enfants du siècle des Ténèbres est un test pour une civilisation qui a parfois tendance à s’asseoir sur des libertés dont elle commence à peine de comprendre que leur bornage varie au gré des contournements idéologiques de ceux qui les exercent.
    Il y a longtemps que l’État-tampon de l’OTAN ne nous protège plus d’une frontière directe avec la Syrie d’Alois Brunner ; Kavgam y fut un best-seller ; le génocide y demeure un sport national.
    Nous avons vu de quelle manière les grandes, petites et moyennes puissances antidémocratiques eurent toute latitude pour avancer leurs pions lors du Grand Confinement.
    Allons-nous les aider à donner le coup de grâce aux poches de résistance du néobloc de l’Est ?

  12. Raoult s’est planté sur le Covid en cloche.
    Quant au fait que le Covid-19 est la maladie respiratoire la plus facile à traiter, il semble que le grand professeur ait affirmé cela d’après son expérience du traitement par hydroxychloroquine à l’IHU de Marseille, une expérience qui, par définition, fait défaut aux pays qui en décrétèrent l’interdiction, en raison des effets indésirables provoqués par ce médicament somme toute banal, dixit le titulaire du Grand Prix Inserm, dont je ne possède pas moi-même la science ni la pratique requises pour l’affirmer ou l’infirmer.
    La modulation du traitement des testés positifs au Sars CoV-2 dépendrait de la combinaison des savoirs en évolution constante d’un centre hospitalier et d’un institut de recherche, or les IHU, si j’ai bien compris, ne sont pas légion en France, ni en Europe, — l’hypothèse que la circulation accélérée des virus mondialisés nous oblige à y remédier, n’est pas implausible.
    Pour ce qui est maintenant de l’intolérance à la mort des sociétés modernes, il n’est pas anormal qu’un virus pour lequel les hommes âgés de plus de soixante-cinq ans est la cible de choix, terrifie davantage une civilisation vieillissante paralysée par les pesanteurs d’un patriarcat, fût-il acquis à la cause féministe, qu’une période historique antérieure où l’espérance de vie des hommes était de trente-cinq ans, j’aillais dire soixante-cinq.
    La situation serait-elle différente dans un univers où le talent n’attendrait pas le nombre des années pour se voir confier les rênes du futur de l’humanité ? C’est fort probable, sans compter la sécheresse de cœur et l’inconséquence acharnée qu’engendrerait un tel paradigme chez des Œdipe aux yeux voilés.
    Il est donc nécessaire de prendre en considération la totalité des états d’urgence avant de nous reconfiner, à commencer par l’urgence des urgences dont nous n’avons pas encore eu le temps — mais comme dit la chanson : « le temps est assassin » — d’effacer de nos têtes ce grand chantier éducatif que notre dernier martyr républicain nous a intimé l’ordre de ne pas repousser.