C’est la canicule et par ces temps de fortes chaleurs, ils sont nombreux dans les rangs de l’UMP à se demander si le soleil n’aurait pas tapé trop fort sur la tête d’Edwy Plenel. Mediapart, le site qu’il dirige, est depuis quelques jours en première ligne lorsqu’il s’agit de donner les derniers développements sur l’affaire Bettencourt, affaire que la rédaction de Mediapart s’évertue, sans vraiment s’en cacher, à transformer en affaire Woerth. (On pouvait ainsi voir en se rendant sur la page d’accueil de Mediapart des titres qui ne laissent aucune place au doute concernant les penchants politiques de la rédaction : Mediapart 1 – Elysee 0… Mediapart juge et partie ; on a fait mieux dans l’objectivité; mais pourquoi pas? )

Si la plume engagée d’Edwy Plenel ne laisse personne indiffèrent, à l’UMP, disons-le franchement, on l’abhorre ! Jeudi dernier sur les antennes de Radio Classique, Eric Raoult se risquait au jeu des comparaisons: « A Cuba, il n’y a qu’un journal » auquel « on peut s’adresser aussi pour dénoncer son voisin. Eh bien Mediapart pourrait être implanté à Cuba », a lancé le député de Seine-Saint-Denis. Un peu plus tôt, Xavier Bertrand était monté au créneau pour défendre la réputation de comptable discret et honnête d’Eric Woerth. Le secrétaire général de l’UMP avait, dans une envolée plus que douteuse, qualifié de « méthodes fascistes » la couverture de l’affaire Bettencourt par le site dirigé par Plenel. S’en suivirent un cortège d’indignations, certaines faisant mouche, d’autres moins inspirées, voire franchement indignes. On vit ainsi un Benjamin Lancar en surchauffe écrivant sur Twitter : « du temps de Staline, il y avait les montages photo, en 2010, en France, il y a Mediapart, mené par… un trotskiste. ».

Mediapart, Bettencourt, Woerth… Plenel fait donc du Plenel et cela ne devrait surprendre personne, ni ses alliés, ni ses détracteurs. D’abord parce que le principal intéressé ne rate aucune occasion – et c’est, d’une certaine manière, son honneur – de critiquer le pouvoir en place. C’était déjà vrai sous Mitterrand et le journaliste en tire désormais une certaine gloire personnelle. Cela continue aujourd’hui – sauf qu’il s’agit désormais d’une agitation souvent stérile et systématique. A force de crier au loup, Plenel dessert ses intérêts et ceux de la culture démocratique dont il se veut le vigilant héraut : des indignations à répétition du journaliste engagé, l’opinion publique n’arrive tout simplement plus à distinguer le bon grain de l’ivraie. Aujourd’hui beaucoup voient en l’enquête de Mediapart un énième moyen destiné à faire du tort à Sarkozy et tant pis si, cette fois, c’était justifié…

Le second point, le voilà. Pour Plenel le journalisme est un combat. Un combat et seulement cela. Il est de cette génération – originale à bien des égards pour la jeunesse actuelle – qui conçoit la vie comme un fait éminemment et invariablement politique. Avec Plenel tout est donc politique : la politique est un prisme, elle est une loupe grossissante et bien plus encore, c’est la seule et unique dimension. J’avais écrit il y a quelques mois une première tribune sur Edwy Plenel. J’avais décrit précisément cette énergie que l’ancien directeur de la rédaction du Monde consacre à traquer, disséquer et interpréter l’ère Sarkozy. J’avais dans mon premier papier parlé de Plenel comme d’un Don Quichotte 2010 tant sa pensée peut verser dans l’excès et j’avais, disons le clairement, exprimé une certaine forme de lassitude à l’égard des méthodes qu’il emploie. L’intéressé, confronté à la récurrence de ses travers, n’avait pas apprécié et la tribune avait donné lieu à une masse de courriels et de commentaires.

Mais il faut aujourd’hui reconnaître un vrai mérite à Plenel. Non pas celui de dire la vérité, pour cela on verra plus tard – l’Histoire et, en tout cas, la justice trancheront. Mais plutôt celui d’inventer un modèle économique efficace et novateur pour assurer la survie de son site. Pour Rue89, Libération ou le Figaro qui, entre autres, s’essayent à l’Internet payant/contributif, c’est un formidable encouragement. Un article de la version interactive de Télérama va plus loin en donnant les retombées économiques du buzz Mediapart : « Révélation d’une fraude fiscale, mise en évidence d’un conflit d’intérêt, témoignage troublant sur de possibles enveloppes-cadeaux destinées aux politiques… Des infos payantes (1 € l’abonnement-découverte pour 15 jours). Qui ont finalement payé : 5 000 nouveaux abonnés en juin (presque 1 000 par jour début juillet), une fréquentation du site multipliée par trois, et le seuil des 30 000 abonnés bientôt dépassé (il en manque une grosse dizaine de milliers pour atteindre l’équilibre) ». L’ironie est incroyable : c’est sur le dos de l’affaire « Woethencourt » que Plenel va réussir à renflouer les caisses de son site info.

Ainsi donc, « Sans Mediapart, pas d’affaire Woerth » (on lit cela sur le site de Télérama.) Mais sans Eric Woerth, y aurait-il encore Mediapart ?

26 Commentaires

  1. Bonjour,

    Je ne comprends pas les réactions agressives envers cet article, qui me parait tout à fait modéré et juste. De la même génération que l’auteur, je trouve qu’il est important de rappeler à quel point il y a une hypertrophie du politique chez quelqu’un comme Plenel. Sans cela, on ne comprend rien aux enjeux.

    Et je ne vois pas en quoi cela revient à condamner Médiapart. Parce qu’un journal lève peut-être une affaire, il faut l’encenser ? Non, la critique ne doit jamais s’arrêter, car elle aide avant tout à mieux comprendre les enjeux. Oui, il faut veiller à ce que l’affaire ne soit pas étouffée, et oui, il faut remettre Médiapart en perspective.

    Enfin, cessons de confondre critique constructive et destruction pure : c’est une évidence que le moteur principal de Plenel est de démonter les puissants, mais énoncer ce fait n’équivaut pas à dire qu’il raconte des bêtises. Un peu de dialectique bon sang !

    Merci à l’auteur.

  2. Merci et profondément merci à Mr Plenel de faire votre travail de journaliste avec objectivité et déontologie. Et oui, c’est si rare de nos jours ! Nous ne sommes pas dupes, nous réalisons bien ce qui se trame aux hautes sphères de l’État. Mais la roue tourne ! Sarkozy, l’immigré hongrois, dont le grand-père était un sioniste avéré et redoutable, et toute sa clic de voyous paieront le moment venu sans conteste. Patience !

  3. Une question simple à Mr Samama qui distribue à longueur de posts sentencieux bons ou mauvais points : quel est votre parcours, de quel haut fait d’ armes pouvez vous vous prévaloir pour juger du haut de votre chaire le travail ou le combat des autres ?

    Mis à part votre droit d’ entrée et de glauser à volonté à la RDJ, je ne vois pas…

  4. En somme, ce qui surprend, c’est que Mediapart laisse monsieur Chirac dormir sur ses deux oreilles après qu’on eut si durablement cassé les nôtres au sujet de ses malversations financières durant ses deux mandats. Mais peut-être que dans son cas, la justice ne fut pas odieusement de son côté. Ou alors, est-ce que la chiraquie à travers sa République solidaire, ne se serait pas révélée comme la meilleure des armes contre la sarkozie? La question n’est pas de soutenir ou non la politique du gouvernement, mais encore et toujours, dès qu’il s’agit de la ligne néo-révolutionnaire, de Badiou à Chomsky, de s’allier à n’importe qui dans l’objectif d’abattre l’actuel pouvoir en place. Et l’ennui, en ce cas, c’est qu’à vouloir à n’importe quel prix sauver monsieur de Villepin, on finit par oublier que le croc de boucher auquel voulut le pendre le Tyran de Paris se trouve toujours vissé au mur de sa propre cave, là même où il prévoyait d’y enfoncer le traître à la nuque raide, trop métèque pour mériter la place qui lui était et lui reste due.

  5. Pour ceux que cela intéresse : l’abonnement à 1 euro est reconduit automatiquement au bout des 15 jours !
    Au tarif plein bien entendu.

  6. Comparer Nicolas Sarkozy à Charles Maurras, ce n’est pas de l’investigation. Il ne suffit pas d’avoir des Lettres, encore faut-il les placer dans le bon ordre. Le recours à certains thèmes n’a pour vocation que de rabattre dans ses rets celui qui a pour culture d’en user à tout-va. L’emploi ultérieur ou antérieur d’un thème ou d’un mot appartenant à une autre section de la bibliothèque mentale, ne présente pas forcément les symptômes d’une cyclothymie de l’orateur ou du débatteur, et de ce fait, la république royalienne n’eût pas été plus maurrassienne que ne l’est celle de son rival victorieux, quand même certains de ses gestes au-delà de ses discours, ont pu par moments laisser penser le contraire, avant ou après que d’autres gestes aient ou eurent dévoilé d’elle une personnalité qu’une fille naturelle de Maurras ne saurait pas contrefaire.

  7. Pff!!! De toute évidence, vous manquez d’impartialité dans cette histoire, vous êtes…journaliste, dites-vous? Vous ne vous seriez pas un peu trompé? Homme politique, parfait pour vous!!! Au fait, l’encart en bas à guache de mon écran qui m’invite de manière récurrente et intempestive à signaler que j’aime RDJ sur facebook est vraiment agaçant!!! Ma présence sur ce site pour lire comment se défend l’indéfendable!!!! Allez-y, essayez toujours, on verra par quelle entourloupe ils s’en sortiront encore!!!!

    politique + secteur industriel + justice !!!! j’espère que les media dignes de ce nom sauront nous informer, pauvres citoyens dindons de la farce que nous sommes, je n’en attends pas autant de vous monsieur…au fait beau costume, pourquoi pas mannequin, enfin autre chose, quoi…

  8. Bravo aux journalistes qui comme M Plenel sont engagés et font leur métier avec courage et vérité. J’espère sérieusement qu’ils ne seront pas inquiétés par ce pouvoir de plus en plus vendu aux forces de l’argent et qui a perdu toute notion de « service public ».
    Bonne chance ne nous laissez pas tomber ! Et réciproquement !

  9. Que va dire Sarkosy pour sauver le soldat Woerth lors de son discours le lundi sur France 2 ?
    La morale n’est pas une valeur
    L’amitié en est UNE
    Quand on aime celui qu’on a choisi.
    La politique n’est pas une valeur
    La Fraternité en est UNE
    Quand on aime celui qu’on n’a pas choisi.
    La vérité n’est pas une valeur
    La sincérité en est UNE
    Quand on est celui qu’on paraît.
    Quand je lis le moindre canard aujourd’hui
    Je ne vois qu’une morale qui dégouline
    Sur fond de règlement de comptes
    Nous nous dénonçons les uns les autres : Vice… Police… ou Malice ?
    Parce que nous confondons investigation journalistique et investigation juridique.
    Laissons le droit à l’endroit et prions les médias de percer plutôt le secret de l’envers…
    Et si nous voulons vraiment être sincères, sauvons le soldat Eric Woerth qui a peut-être moins saisi que d’autres ce que c’est qu’un conflit d’intérêt mais qui semble dire à ceux qui refusent de l’entendre ; que ce conflit n’a aucun intérêt pour sa personne en particulier.
    Et que la Presse serait plus inspirée si elle lavait ses machines, plutôt que de se prendre pour une machine à laver.

    http://www.tueursnet.com/index.php?video=Balle%20de%20canard

  10. laisser les journalistes faire leur travail les politiques de gauche comme de droite ne valent rien

    les français ont les hommes politique qu’ils métitent

  11. C’est pas la mauvaise foi qui étouffe l’auteur de cet articulet. Si Médiapart a titré « Médiapart 1 – Élysée 0, c’est en réponse aux déclarations du gouvernement relayées par Le Figaro selon lesquelles, parce que la comptable serait revenue à la marge sur sa déclaration concernant Sarkozy, il n’y avait plus d’affaire du tout. Médiapart, au contraire, a démontré que les PV d’audition (complets au contraire des extraits choisis soigneusement par Le Figaro) permettaient de maintenir l’essentiel des accusations.
    Ce titre, c’est tout simplement parce qu’il y a une une guerre de communication en parallèle de l’enquête journalistique. Quand un journal se fait traiter de journal fasciste, faut être sacrément gonflé pour n’en rien dire et n’insister que sur ce qui ne serait qu’un combat personnel de Plenel contre le pouvoir.
    On ne sait toujours pas ce que va donner cette affaire sur le plan judiciaire, en raison du verrouillage par le magistrat Courroye (cet ami de Sarkozy est juge et partie dans l’affaire et il n’a pas l’intention de nommer un juge d’instruction indépendant) mais les divers conflits d’intérêt sont patents.

  12. A dèfaut de ne pas vouloir fournir des contre-arguments sincères,la compagnie UMP préfère salir Médiapart.

    La presse sérieuse,objective et indépendante fait-elle peur? Les véritables démocrates veulent une totale

    transparence sur le POUVOIR.qui n’est qu’un gestionnaire de l’entreprise FRANCE.

  13. Mediapart n’est pas le dernier rempart de la démocratie contre la tyrannie fasciste.
    La démocratie n’est pas en danger en France.
    Dire cela n’est pas insupportable, c’est raisonnable. Dire que cette affaire contribue davantage au sauvetage des finances de Mediapart qu’à celui de la démocratie est simplement de bon sens.
    Le problème d’Edwy, c’est qu’il croit toujours qu’il a déterré un nouveau watergate. La quête est certes louable, mais lassante à force de manque de résultat.

  14. L’auteur Samana participe, volontairement ou non, au lynchage organisé par les communiquants du gouvernement dans le cadre de la contre-offensive visant à établir un écran de fumée pour faire oublier le fond de l’affaire et les turpitudes dénoncées.
    Ainsi, comme Evra, capitaine des bleus, il dénonce le messager de mauvaises nouvelles au lieu de s’interroger sur l’état lamentable de l’équipe et ses dérives inacceptables.

    Ce qui sauve Mediapart, c’est que c’est l’un des rares derniers médias à encore pratiquer le journalisme d’investigation. Les autres journaux ont pratiquement abandonné le journalisme d’investigation par soucis d’économie, car enquêter coûte cher en temps et salaire de (vrais) journalistes. Ils se contentent trop souvent, même le Monde, de copier/coller les dépêches d’agence, en se limitant à choisir un titre original (comme le gratuit 20 minutes, c’est dire le délabrement).
    Ce faisant, la plupart des journaux participent, « à l’insu de leur plein gré », à la diffusion de la bonne parole officielle et des « éléments de langage » concoctés par les conseillers du gouvernement, et sacrifient ainsi le contre-pouvoir de la presse, indispensable à toute démocratie en république non bananière.

  15. La toile de fond de ce que l’on peut lire ici va dans l’exact sens de ce qu’on entend de la bouche de la majorité ces jours-ci : il faut tuer le messager de la mauvaise nouvelle.

    Entrer dans cette polémique contre Médiapart, c’est verser de l’essence sur le contre-feu présidentiel. Que la méthode de Médiapart soit critiquable dans le détail devrait être le cadet de nos soucis à l’heure où la liberté d’expression est gravement menacée et qualifiée de « fasciste » et que tous les moyens d’être informé qui nous sont donnés devraient être défendus sans exception.

  16. Pour une fois que des journalistes font leur boulot on ne va pas le leur reprocher.

    C’est l’opération de sauvetage de l’UMP sur TF1 qui est lamentable.

    Bien sûr qu’il y a la présomption d’innoncence, en l’occurrence le couple Woerth a déjà presque tout reconnu il me semble, même la validité des enregistrements accablants. Ecouter ces K7, c’est consternant ! Et la démission de sa femme c’est pas aussi un aveu déjà ?
    Tout le monde se serrera les coudes derrière Woerth car derrière c’est Sarkozy qui est mouillé jusqu’au cou. Sarkozy tombera avec toute sa bande de mafieux UMP. C’est effectivement une vraie affaire d’Etat. Il ne faut pas lâcher.

  17. À chacune des interventions d’Edwy Plenel auxquelles j’ai assisté, je n’ai pas pu m’empêcher de percevoir chez lui quelque chose que je ne peux pas nommer autrement qu’une profonde bonté. Or paradoxalement, il n’y a pas une fois depuis que Nicolas Sarkozy est entré en campagne en novembre 2006, où je n’aie pris chacune de ses attaques à l’encontre du candidat d’abord, du président ensuite, pour une caricature. Alors, quel est le trucmuche qui cloche? Quand le diagnostic sur la démoralisation du monde semble incontestable mais que l’endroit de son établissement revient toujours sur un seul et même millimètre carré du seul et même cercle concentrique de la cible… Serait-ce que la juste cause d’une LUTTE arrêtée à mi-chemin de son but, se remet sur les rails d’une destination FINALE, coûte que coûte, aux frais du premier libéral venu? Qui peut croire un instant que celui auquel succéda Sarkozy, avec celui qui précéda celui qui le précéda, ne se soient pas tour à tour faufilés entre les draps de Médèfe, déesse-tueuse d’Aphrodite ne permettant à aucun mortel qu’il refuse ses avances. Reste une explication, correspondant mieux à la nature déraisonnable du petit Edwy partant tous les matins à la nique à Nico, celle d’une fixation passionnelle sur un objet pouvant déclencher une passion de ce type, je pense à deux facteurs déclencheurs, l’amour, et l’amitié, quand chacun sait que la déception amoureuse n’est en rien comparable à l’ulcération qu’est capable de causer la trahison d’un ami. Or, il y a un nom, pour monsieur Plenel qui n’en est pas avare, un nom que l’on peut voir inscrit très haut, tout près de la cible suprême, un nom qui figurait auprès du nom d’Edwy Plenel en tant que président du conseil de surveillance du Monde pendant que ce dernier en dirigeait la rédaction, ce nom qui est peut-être ce trucmuche qu’il ne cesse de tenir dans son collimateur rivé au masque de latex à l’effigie du président qui le met en pétard : Alain Minc.

  18. Uh uh uh ^^
    Quand on n’a rien à dire, on écrit ce genre de papiers… c’est ce qui fait la différence entre un boulot de journaliste (comme ce qui se fait à mediapart) et ce sempiternel verbiage distribué ça et là par d’insignifiants blogueurs.

    Ami internaute, choisis ton camp !
    😉

  19. C’est tout de même incroyable !
    Vous dénoncez quoi au juste ?
    C’est le principe même de la presse…on se fait du fric sur des scoops, des ragots, des morts et de l’émotion forte manipulée au maximum par des titres racoleurs, histoire d’attirer un maximum de lecteur !
    C’est même d’ailleurs exactement ce que fait votre article.
    Vous faites vous aussi votre blé avec cette affaire…seulement le filon, c’est médiapart qui l’a dégoté, ne soyez pas jaloux.

  20. Médiapart est un des rares médias à dire la vérité,comme beaucoup de choses ont été dites,je ne poserai qu’une question , pourquoi n’y a t’il pas de juge d’instruction ce qui permettrait au défenseur de l’ex comptable d’être assistée par son avocat , lorsque la police l’interroge , es ce digne d’un pays qui se réclame garant des libertés fondamentales,presque tous les journalistes de tout bord ont dit qu’aucun pays démocratique ne laisserait une telle chose,la FRANCE va de plus en plus vers un journalisme à l’italienne muselée par BERLUSCONI .

  21. Oui, ça leur apporte des abonnements en plus – tant mieux pour eux – mais est-ce d’une façon condamnable?
    Oui, c’est commençant… Mais tous les sites le sont, non?

  22. voilà donc un papier disons de deuxième ligne dans la critique de Médiapart.
    Insupportable.
    Restons en aux faits : les Bettencourt mère et fille se déchirent manipulés par une bande d’aigrefins. Dommage collatéral: le pékin de base, par des enregistrements de conversation miraculeux ( licite ou pas!) met à nu un milieu , celui qui dirige la France, pourri jusqu’à la moëlle. Un media et finalement plusieurs rendent publics ces enregistrements.

    Et voila. L’instillation du petit doute destructeur dans le rôle de Médiapart est lamentable dans le contexte actuel. Attaquez Pernaut

    (Pernod!), les médias traditionnels qui insultent une femme courageuse qui défend simplement son travail de base comme comptable
    et sa dignité.
    je ne vous félicite pas ; Monsieur, vous e^tes malin et nul!

  23. Un site qui se risque à faire des enquêtes, à dénoncer le gouvernement (et l’on sait que l’opération n’est pas évidente) mérite d’être loué et non épinglé…