Vive la SACD : Société des auteurs et compositeurs dramatiques.
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais est né à Paris en 1732 (exactement deux cents ans avant ma propre naissance).
Il s’est occulté le 29 floréal de l’an VII.
Au cours de sa vie mouvementée et poétique, il fut tour à tour dramaturge, écrivain, horloger, inventeur, musicien, financier, révolutionnaire (tant pour la France que pour les États-Unis), diplomate, éditeur, horticulteur, satiriste, et bien plus encore.
Il inventa un nouveau type d’échappement pour montre et donna des leçons de harpe aux filles de Louis XV.
Il fonda la Société des auteurs et compositeurs dramatiques durant la Révolution française. Il fit reconnaître les droits d’auteur – patrimoniaux et moraux – acquis dès la création d’une œuvre garantissant toujours les intérêts de l’auteur. Ainsi que la paternité de l’œuvre.
Il se rendit en Espagne, où il écrivit Eugénie et le drame Les Deux Amis.
Il connut un immense succès avec Le Barbier de Séville, une comédie en quatre actes créée à la Comédie-Française. De nombreux compositeurs s’inspirèrent de son texte pour créer des opéras, le plus célèbre étant Rossini. Mozart adapta Le Mariage de Figaro – une comédie initialement en cinq actes – en opéra.
Il rédigea avec brio quatre Mémoires judiciaires qui tournaient en dérision les abus du régime, renouvelant ainsi le genre.
Fervent défenseur des insurgés nord-américains, il rencontrait fréquemment Arthur Lee, l’envoyé secret de ces derniers. Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères le chargea d’aider les Américains ; il envoya une flotte privée aux insurgés et, ce faisant, se ruina financièrement.
Il publia les œuvres complètes de Voltaire.
En raison de la fondation de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, il fut suspecté et emprisonné à l’Abbaye. Il réussit à échapper à l’échafaud.
En 1790, il rallia la Révolution française et fut nommé membre provisoire de la Commune de Paris.
Il partit de nouveau en exil mais revint toujours en France. Il écrivit ses Mémoires, un chef-d’œuvre de critique du pouvoir, et vécut caché à Paris.
Il mourut d’une attaque d’apoplexie et fut inhumé à Paris.
Il s’éleva aussitôt vers le soleil en empruntant la Voie Lactée.
Arrabalesques
« …ils ne savent pas où ils vont, ni même s’ils sont déjà arrivés ? »
« …ils rêvent qu’ils sont éveillés, mais peuvent-ils s’éveiller en rêvant ? »
« …je ne me répète pas je fredonne ? »
« …tout ce qui existe, leur fait, à eux, peur ? …horreur, même ? »
« …cela les a-t-il échappés ? en dessous ?… ou au-dessus ? »
Cadavres exquis
Bis, ter… : Pour moi, le cadavre exquis « consiste à proposer une image ou un poème sous plusieurs aspects contradictoires et, si possible, déroutants de sa propre personnalité ; sans tenir compte d’aucun discours, principe ou règle quelconque ». Avant ma naissance, c’était un jeu où Prévert, Tanguy et Duhamel composaient une phrase ou faisaient un dessin sans pouvoir se référer aux contributions précédentes. De 1960 à 1970, nous avons exploré ma distinction, Max Ernst, Miró, Man Ray, Tzara, Breton, Wilfred Lam, Robert Desnos…





