La pièce En attendant Godot de Samuel Beckett est jouée à guichets fermés au Théâtre de l’Atelier à Paris, avec Peter Bonke, Jacques Bonnaffé, Denis Lavant et Aurélien Recoing ; dans une mise en scène de Jacques Osinski. Beckett m’avait confié avoir écrit cette pièce au 6 rue des Favorites à Paris, du 9 décembre 1948 au 29 janvier 1949.
Dans cette lettre, pour la première et unique fois, Samuel Beckett énonce précisément ce qui constitue, pour lui, l’acte poétique de l’écriture :
« …Ce n’est qu’ainsi que Fernando Arrabal retrouvera la douleur qui lui revient de droit. »
…Ce n’est qu’ainsi que Samuel Beckett retrouvera la douleur qui lui revient de droit.


Cinq « arrabalesques »
« …Lucky ne se fait jamais d’ennemis ? »
« …Pozzo détruit ce qui est, sans se soucier de l’avenir ? »
« …Estragon répond simplement aux questions complexes ? »
« …Vladimir est tellement accablé par ses propres malheurs qu’il reste insensible à ceux des autres ? »
« …tous les cinq ne se contredisent jamais ; prennent-ils des libertés ? »
Cinq Cadavres Exquis
Pour moi, le cadavre exquis, « consiste à proposer une image ou un poème sous plusieurs aspects contradictoires et, si possible, confus de sa propre personnalité, sans tenir compte d’aucun discours, principe ou règle. » Avant ma naissance, c’était un jeu où Prévert, Tanguy et Duhamel composaient une phrase ou réalisaient un dessin sans pouvoir se référer aux contributions précédentes. De 1960 à 1970, Max Ernst, Miró, Man Ray, Tzara, Breton, Wilfredo Lam, Robert Desnos… tous ont exploré cette différence.





