À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?
Je lis tout le temps. Lorsque j’écris, je lis des livres concernant le sujet que j’aborde. Mais je ne lis pas de romans quand j’écris un roman. Il y a toujours deux ou trois livres sur ma table en attente de lecture. Je lis très vite, avec gourmandise. En vacances, durant les mois d’été, il m’arrive de lire cinquante livres, à la plage ou à la campagne. Pour certains projets, je relis avec plaisir une partie de ma bibliothèque. Je lis surtout le week-end, peu le soir, jamais le matin (j’écris), souvent l’après-midi. Je lis des biographies, des récits, des essais. Lire, c’est vivre.
Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?
Ulysse de Joyce, découvert très tôt. J’admire l’œuvre, la figure de Joyce me passionne. C’est le grand livre de la totalité. Je l’ai longtemps pris en exemple, sans pouvoir l’égaler. Mais cette ambition démesurée accordée à la littérature ne semble plus correspondre à l’époque actuelle ni à l’attente du public. C’est très regrettable.
Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?
Les Mille et Une Nuits.
Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?
Je ne lis pas de mauvais livres ni de livres à succès. Ma bibliothèque (j’en ai vendu plusieurs) déborde de livres imparfaits, touchants, inaboutis. Ils gardent le souvenir du moment ou de l’endroit où je les ai lus. Ils sont indispensables. J’aime beaucoup certains livres ratés. Une bibliothèque remplie de chefs-d’œuvre est un cimetière. Les défauts dans l’écriture comptent autant sinon plus que l’inaccessible leurre de la perfection.
Comment lisez-vous, Patrick Roegiers ?
par Patrick Roegiers
15 avril 2026
L’écrivain Patrick Roegiers répond à notre enquête sur la littérature.
À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?
Je lis tout le temps. Lorsque j’écris, je lis des livres concernant le sujet que j’aborde. Mais je ne lis pas de romans quand j’écris un roman. Il y a toujours deux ou trois livres sur ma table en attente de lecture. Je lis très vite, avec gourmandise. En vacances, durant les mois d’été, il m’arrive de lire cinquante livres, à la plage ou à la campagne. Pour certains projets, je relis avec plaisir une partie de ma bibliothèque. Je lis surtout le week-end, peu le soir, jamais le matin (j’écris), souvent l’après-midi. Je lis des biographies, des récits, des essais. Lire, c’est vivre.
Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?
Ulysse de Joyce, découvert très tôt. J’admire l’œuvre, la figure de Joyce me passionne. C’est le grand livre de la totalité. Je l’ai longtemps pris en exemple, sans pouvoir l’égaler. Mais cette ambition démesurée accordée à la littérature ne semble plus correspondre à l’époque actuelle ni à l’attente du public. C’est très regrettable.
Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?
Les Mille et Une Nuits.
Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?
Je ne lis pas de mauvais livres ni de livres à succès. Ma bibliothèque (j’en ai vendu plusieurs) déborde de livres imparfaits, touchants, inaboutis. Ils gardent le souvenir du moment ou de l’endroit où je les ai lus. Ils sont indispensables. J’aime beaucoup certains livres ratés. Une bibliothèque remplie de chefs-d’œuvre est un cimetière. Les défauts dans l’écriture comptent autant sinon plus que l’inaccessible leurre de la perfection.