À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?

Le matin, chaque matin.

Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?

Le premier livre de philosophie que j’ai lu fut Humain, trop humain de Nietzsche : il m’a permis de comprendre le décentrement de l’homme dans le monde. J’aimerais aussi évoquer Kant, pour ses Fondements de la métaphysique des mœurs qui m’ont initiée à l’importance de l’Autre. Et, enfin, un texte politique majeur pour cerner notre société contemporaine qui s’asphyxie volontairement : La Maladie comme métaphore, de Susan Sontag.

Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?

Oui, il y en a plusieurs. L’Homme sans qualités, de Robert Musil. À mon grand désespoir, le Nouveau Testament, malgré de nombreuses tentatives.

Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?

Qu’est-ce qu’un mauvais livre ? Une lecture coupable. Une lecture qui m’enchante mais dont je pourrais me passer. Les polars dont je connais l’issue, par exemple, mais que je ne lâche pas. Les romans à l’eau de rose, bâclés, peuplés d’héroïnes fleur bleue. Ou les mangas de mon petit-fils, que je trouve atrocement violents.

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