À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?
Je lis quand je vais bien.
Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?
Si j’avais pu trouver dans les livres ce que Daphnis et Chloé ou Pet Sounds m’ont apporté, je ne serais pas devenu musicien. Certaines nouvelles de Ballard m’ont beaucoup inspiré, les poèmes de Joyce Mansour aussi, ou le 2001 d’Yves Adrien, lu il y a trente-cinq ans dans Rock & Folk. Plus qu’un ouvrage particulier, je me sens en sympathie avec quelques auteurs contemporains, Annie Le Brun, Jonathan Coe, Jean-Pierre Montal. Et puis il y a Le Déclin du courage, de Soljenitsyne, qui a façonné pas mal de mes choix.
Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?
Presque tous les grands classiques étudiés à l’école, ainsi que Joyce, Proust et Céline.
Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?
Des mauvais livres au sens de bon et mauvais goût, ou qui diffusent de mauvaises idées ? Cela m’indiffère complètement, je ne me détermine pas en fonction de ces critères, mais dans la deuxième catégorie je ne peux pas ne pas citer les écrits de José Antonio Primo de Rivera, pour son humanité, son talent poétique et son sens du sacrifice, non le sacrifice des autres mais celui de lui-même. Si on entend par là des ouvrages imparfaits, oui bien sûr, certaines autobiographies notamment, parce que chaque itinéraire, quel qu’il soit, vaut la peine d’être vécu et raconté. Je suis en train de lire Aux carrefours de la guerre, de Paul-Alain Léger, évoqué par Yves Boisset dans ses mémoires, un personnage extraordinaire et un texte remarquable. Les souvenirs du capitaine Léger pourraient se classer dans cette catégorie, j’en prends connaissance trop tard pour qu’ils relèvent de votre deuxième question.
Comment lisez-vous, Bertrand Burgalat ?
par Bertrand Burgalat
23 octobre 2026
Le musicien, producteur et compositeur Bertrand Burgalat répond à notre enquête sur la littérature.
À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?
Je lis quand je vais bien.
Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?
Si j’avais pu trouver dans les livres ce que Daphnis et Chloé ou Pet Sounds m’ont apporté, je ne serais pas devenu musicien. Certaines nouvelles de Ballard m’ont beaucoup inspiré, les poèmes de Joyce Mansour aussi, ou le 2001 d’Yves Adrien, lu il y a trente-cinq ans dans Rock & Folk. Plus qu’un ouvrage particulier, je me sens en sympathie avec quelques auteurs contemporains, Annie Le Brun, Jonathan Coe, Jean-Pierre Montal. Et puis il y a Le Déclin du courage, de Soljenitsyne, qui a façonné pas mal de mes choix.
Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?
Presque tous les grands classiques étudiés à l’école, ainsi que Joyce, Proust et Céline.
Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?
Des mauvais livres au sens de bon et mauvais goût, ou qui diffusent de mauvaises idées ? Cela m’indiffère complètement, je ne me détermine pas en fonction de ces critères, mais dans la deuxième catégorie je ne peux pas ne pas citer les écrits de José Antonio Primo de Rivera, pour son humanité, son talent poétique et son sens du sacrifice, non le sacrifice des autres mais celui de lui-même. Si on entend par là des ouvrages imparfaits, oui bien sûr, certaines autobiographies notamment, parce que chaque itinéraire, quel qu’il soit, vaut la peine d’être vécu et raconté. Je suis en train de lire Aux carrefours de la guerre, de Paul-Alain Léger, évoqué par Yves Boisset dans ses mémoires, un personnage extraordinaire et un texte remarquable. Les souvenirs du capitaine Léger pourraient se classer dans cette catégorie, j’en prends connaissance trop tard pour qu’ils relèvent de votre deuxième question.