À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?
Mes moments de lecture sont la fin de journée (vers 18 heures), le week-end et les vacances d’été, où je ne fais que ça.
Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?
Il y en a quelques-uns, oui ! Ce sont majoritairement des livres que j’ai lus dans ma vingtaine. Difficile de tous les citer, tant la littérature a joué un rôle important dans ma construction. Dans le désordre : tout Pasolini (y compris le théâtre), les Debord écrits à la première personne (Panégyrique, Cette mauvaise réputation, Considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici), Le Métier de vivre de Pavese, le Journal de Kafka, les Notes sur le cinématographe de Bresson, Dostoïevski, L’Homme de cour de Baltasar Gracián, Le Naufragé de Thomas Bernhard… Je ne parle pas de livres que j’ai aimés, mais vraiment de livres qui m’ont fait voir le monde différemment. Récemment, La Source vive (The Foutainhead) d’Ayn Rand. Je sais que ce livre a mauvaise réputation aux États-Unis, mais c’est pour moi une œuvre majeure.
Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?
J’ai beaucoup de classiques en retard. C’est moins par manque de goût que par conviction que je les découvrirai plus tard. Mais le temps passe et je devrais m’y mettre sans plus attendre. Parmi ces classiques, L’Homme sans qualités, Don Quichotte, La Divine Comédie…
Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?
Je ne sais pas si « aimer » est le mot, mais prendre plaisir, oui, peut-être pour des raisons liées à un plaisir coupable. Ce sont souvent des livres de la rentrée littéraire, qu’on lit pour critiquer, pour se moquer, parce qu’ils parlent de gens qu’on connaît. Mais il peut également s’agir de livres mal écrits qui parlent de choses qui m’intéressent. L’objet, en ce cas, n’est plus la littérature mais le sujet.
Comment lisez-vous, Bertrand Bonello ?
par Bertrand Bonello
27 mai 2026
Le cinéaste Bertrand Bonello répond à notre enquête sur la littérature.
À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?
Mes moments de lecture sont la fin de journée (vers 18 heures), le week-end et les vacances d’été, où je ne fais que ça.
Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?
Il y en a quelques-uns, oui ! Ce sont majoritairement des livres que j’ai lus dans ma vingtaine. Difficile de tous les citer, tant la littérature a joué un rôle important dans ma construction. Dans le désordre : tout Pasolini (y compris le théâtre), les Debord écrits à la première personne (Panégyrique, Cette mauvaise réputation, Considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici), Le Métier de vivre de Pavese, le Journal de Kafka, les Notes sur le cinématographe de Bresson, Dostoïevski, L’Homme de cour de Baltasar Gracián, Le Naufragé de Thomas Bernhard… Je ne parle pas de livres que j’ai aimés, mais vraiment de livres qui m’ont fait voir le monde différemment. Récemment, La Source vive (The Foutainhead) d’Ayn Rand. Je sais que ce livre a mauvaise réputation aux États-Unis, mais c’est pour moi une œuvre majeure.
Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?
J’ai beaucoup de classiques en retard. C’est moins par manque de goût que par conviction que je les découvrirai plus tard. Mais le temps passe et je devrais m’y mettre sans plus attendre. Parmi ces classiques, L’Homme sans qualités, Don Quichotte, La Divine Comédie…
Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?
Je ne sais pas si « aimer » est le mot, mais prendre plaisir, oui, peut-être pour des raisons liées à un plaisir coupable. Ce sont souvent des livres de la rentrée littéraire, qu’on lit pour critiquer, pour se moquer, parce qu’ils parlent de gens qu’on connaît. Mais il peut également s’agir de livres mal écrits qui parlent de choses qui m’intéressent. L’objet, en ce cas, n’est plus la littérature mais le sujet.