Il fut un temps où l’on pouvait croire l’affaire entendue. Après 1945, après la Déclaration de 1948 (que René Cassin avait tenu à dire « universelle » et non « internationale »), après la chute du Mur, les droits de l’homme semblaient devenus l’horizon indépassable de l’humanité. Francis Fukuyama annonçait la « fin de l’histoire » ; la conférence de Vienne proclamait en 1993 que tous les droits de l’homme sont « universels, indissociables, interdépendants et intimement liés ». Cette illusion est morte. Jamais depuis un demi-siècle les valeurs universalistes n’ont été attaquées sur autant de fronts à la fois : par des empires qui les récusent, par des démocraties qui les monnayent, par des idéologies qui les dissolvent et par des entreprises qui ne croient qu’au profit.
Le premier assaut vient des autocraties, et il a changé de nature. Moscou et Pékin ne se contentent plus de violer les droits humains ; ils en contestent désormais le principe. Le Kremlin oppose ses « valeurs traditionnelles » à un Occident décrété décadent : il les a inscrites dans la Constitution en 2020, érigées en doctrine d’État par un décret de novembre 2022, et s’en sert pour criminaliser toute dissidence, jusqu’à classer en 2023 le « mouvement LGBT international » parmi les organisations extrémistes. La Chine promeut le concept d’« État-civilisation », selon lequel chaque peuple aurait sa propre conception de la dignité. Dès 2013, une directive interne du Parti, le fameux « document n° 9 », rangeait les « valeurs universelles » parmi les périls idéologiques à combattre. Dix ans plus tard, l’« Initiative pour la civilisation mondiale » lancée par Xi Jinping habillait ce relativisme d’un alibi : le respect des cultures. Le discours n’est pas neuf : au nom des « valeurs asiatiques », la déclaration de Bangkok le préfigurait dès 1993. Ce qui est neuf, c’est qu’il dispose désormais d’une puissance pour le porter et d’une audience pour l’entendre, dans un « Sud global » où la dénonciation de l’Occident trouve un écho croissant.
Le deuxième assaut, plus insidieux, vient des démocraties elles-mêmes, et il porte un nom qu’on prononce avec une gravité d’initié : la realpolitik. On nous la présente comme la sagesse des adultes face à la naïveté des idéalistes, l’art de traiter le monde tel qu’il est. C’est une imposture. La realpolitik n’est pas une politique réaliste, c’est la négation méthodique des valeurs universelles, le renoncement érigé en doctrine. Elle consiste à décider que les droits de l’homme valent à Paris mais pas au Caire, pour les dissidents russes mais pas pour les opposants turcs, pour les victimes de nos adversaires mais jamais pour celles de nos clients. Ironie de l’histoire : le mot fut forgé en 1853 par Ludwig von Rochau, un libéral allemand déçu par l’échec de 1848, qui entendait par là les moyens réalistes de faire triompher des idéaux libéraux. Ses héritiers ont gardé les moyens et jeté les idéaux.
Munich, en 1938, fut le triomphe de la realpolitik : on sacrifia la Tchécoslovaquie au nom de la paix et on eut la guerre. Le soutien apporté au coup d’État de Pinochet en 1973 fut présenté comme un calcul stratégique ; il laissa des milliers de disparus. En janvier 2011, une ministre française proposait encore le « savoir-faire » de nos forces de l’ordre à la police de Ben Ali, trois jours avant sa fuite. En 2013, la « ligne rouge » tracée en Syrie fut franchie sans conséquence, et Moscou en tira la leçon. En 2014, l’Europe répondit à l’annexion de la Crimée par des protestations de principe et la mise en chantier de Nord Stream 2 ; elle paie aujourd’hui en Ukraine le prix de cette complaisance. Chaque fois, les réalistes avaient d’excellentes raisons. Chaque fois, ils avaient tort.
La realpolitik a une autre conséquence, plus sournoise : elle fournit aux autocrates leur meilleur argument, celui de l’hypocrisie. Quand un président français remet la grand-croix de la Légion d’honneur à un maréchal égyptien, comme ce fut le cas en décembre 2020, quand le prince héritier saoudien est reçu à l’Élysée moins de quatre ans après l’assassinat d’un de ses opposants, quand Washington traite le droit international comme un menu à la carte (jusqu’à sanctionner les juges de la Cour pénale internationale), quand des gouvernements européens marchandent leur solidarité avec l’Ukraine contre des fonds bloqués à Bruxelles, quand l’Union ferme les yeux sur les naufrages en Méditerranée (plus de trente mille morts et disparus depuis 2014 selon l’Organisation internationale pour les migrations) et sous-traite la garde de ses frontières à la Libye ou à la Tunisie tout en sermonnant le reste du monde… chacun de ces renoncements est un argument offert à Moscou et à Pékin. Un principe qu’on n’applique qu’à ses adversaires cesse d’être un principe. Il devient une arme qui se retourne facilement.
Le troisième assaut est idéologique, et il vient des deux rives. À droite, un national-identitarisme décomplexé tient l’universalisme pour un dissolvant des nations, une abstraction qui aurait livré les peuples européens au déracinement. Le fantasme du « grand remplacement » s’est installé dans le débat public, la « préférence nationale » s’est banalisée, le droit du sol, déjà restreint à Mayotte, est contesté sur tout le territoire. La citoyenneté y redevient affaire de sang ou de confession, et l’on voit ressurgir l’idée qu’un Français se définirait par ce qu’il est plutôt que par ce qu’il choisit. Renan avait pourtant tout dit en 1882 : la nation n’est ni une race, ni une langue, ni une religion, mais « un plébiscite de tous les jours ».
À gauche, la menace a pris un nom que ses partisans récusent mais dont ils pratiquent la doctrine : le wokisme. On objectera que le mot est flou, qu’il sert d’épouvantail pour disqualifier toute lutte contre les discriminations. L’objection mérite qu’on s’y arrête, car les discriminations sont réelles et les combattre est un devoir universaliste. Mais ce qui est en cause ici n’est pas l’antiracisme, c’est sa perversion : une grille de lecture qui ne voit plus dans la société que des oppresseurs et des opprimés, assignés à leur place par leur couleur de peau, leur sexe ou leur origine. L’individu y disparaît derrière la catégorie. Trop souvent, des causes justes sont défendues avec des excès essentialistes qui les desservent. Une femme peut être féministe sans considérer que tous les hommes sont des harceleurs par essence. Un citoyen israélien peut et doit défendre le droit d’Israël à exister sans donner raison à ses dirigeants lorsqu’ils commettent des crimes. L’universalisme n’est pas un long fleuve tranquille : il oblige, souvent, à penser contre soi-même. La philosophe américaine Susan Neiman, qui se revendique de gauche, l’a écrit sans détour dans Left Is Not Woke : en renonçant à l’universel, une partie de la gauche a abandonné ce qui faisait sa raison d’être.
Les universités, qui devraient être le sanctuaire de la dispute rationnelle, sont devenues le laboratoire de ces dérives : en 2019, une conférence de Sylviane Agacinski était annulée à Bordeaux sous la pression de militants, et une représentation des Suppliantes d’Eschyle fut empêchée à la Sorbonne au nom de la lutte contre le racisme. En 2021, quelques mois après l’assassinat de Samuel Paty, deux professeurs de Sciences Po Grenoble, accusés d’« islamophobie », voyaient leurs noms placardés sur les murs de l’établissement. Qu’on puisse, au nom de l’antiracisme, faire taire une philosophe, censurer une tragédie grecque et désigner des enseignants à la vindicte dit assez l’ampleur du renversement. Le wokisme prétend compléter l’universalisme ; il en est la négation, puisqu’il remplace l’égalité des droits par la hiérarchie des souffrances et la raison commune par l’expérience incommunicable de chaque groupe. J’allais dire de chaque tribu.
Ce renversement nourrit le communautarisme, qui en est la traduction territoriale et sociale. Là où la République promettait un espace commun se dessinent des archipels où la loi du groupe prime sur la loi commune : pressions sur les jeunes filles pour qu’elles se couvrent la tête, contestation des cours d’histoire ou de biologie, refus de la mixité à la piscine ou au sport, contrôle social exercé par les réseaux religieux. Les alertes ne datent pas d’hier : Les Territoires perdus de la République en 2002, le rapport de l’inspecteur général Jean-Pierre Obin en 2004 décrivaient déjà ce que l’on a mis vingt ans à regarder en face. L’islamisme en est aujourd’hui le principal acteur, comme l’a documenté le rapport sur les Frères musulmans et l’islamisme politique présenté en Conseil de défense en mai 2025.
Mais il n’en a pas le monopole : toutes les logiques de repli, confessionnelles ou identitaires, procèdent de la même tentation. Le séparatisme n’est d’ailleurs pas l’apanage des quartiers pauvres : celui des beaux quartiers, qui contournent la carte scolaire et préfèrent payer des pénalités plutôt que de construire les logements sociaux exigés par la loi SRU, en est le miroir discret. Certains sociologues voient dans le communautarisme le simple produit de la ségrégation sociale. Ils ont en partie raison, et c’est bien là l’accusation la plus lourde : il prospère d’abord sur les renoncements de l’État, services publics désertés, ghettos scolaires, promesses d’égalité non tenues. Le plan Borloo pour les banlieues, remis en 2018, fut enterré en quelques semaines. Quand la République abandonne un quartier, d’autres s’empressent d’y prendre sa place. L’interdiction de l’abaya à l’école en 2023, la loi de 2021 confortant le respect des principes de la République sont des réponses nécessaires ; elles resteront défensives tant que l’État ne réinvestira pas les territoires qu’il a abandonnés.
Wokisme et communautarisme se rejoignent ainsi : l’un fournit la théorie, l’autre la pratique. Les algorithmes des plateformes numériques, qui prospèrent sur la fragmentation et récompensent l’indignation, achèvent le travail en enfermant chacun dans la chambre d’écho de ses certitudes. Le règlement européen sur les services numériques, pleinement applicable depuis 2024, est un début de réponse ; il ne vaudra que si l’on ose l’appliquer aux plateformes qui en défient ouvertement l’esprit. Et tous partagent, avec l’identitarisme de droite qu’ils prétendent combattre, une même conception tribale de la société.
Au cœur de cette bataille se trouve la laïcité, cible commune de tous ces adversaires, qui mérite d’être défendue sans la moindre concession. Il faut d’abord rappeler ce qu’elle est, tant on s’acharne à la travestir. La loi de 1905 n’est pas une loi contre les religions : c’est une loi de liberté. Son premier article garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes ; son deuxième affirme que la République n’en reconnaît, n’en salarie ni n’en subventionne aucun. Aristide Briand, son principal artisan, soutenu par Jaurès contre les anticléricaux les plus intransigeants, a voulu un texte de pacification, non de persécution. La Constitution de 1958 l’a consacrée dès son article premier : la France est une République « indivisible, laïque, démocratique et sociale ». La laïcité protège le croyant contre l’État qui voudrait lui imposer une foi, l’incroyant contre la religion qui voudrait régir sa vie, et chacun contre la pression de sa propre communauté. Elle est la condition même de l’universel : l’espace où l’on se rencontre comme citoyens avant de se reconnaître comme chrétiens, juifs, musulmans ou athées.
Cette laïcité est aujourd’hui attaquée de trois côtés. Par l’islamisme d’abord, qui la présente comme une machine de guerre contre les musulmans et qui tue lorsque la propagande ne suffit pas. Les dessinateurs de Charlie Hebdo en janvier 2015, Samuel Paty en octobre 2020, Dominique Bernard en octobre 2023 sont morts parce qu’ils incarnaient la liberté de penser, de caricaturer, d’enseigner. Salman Rushdie, poignardé en 2022, trente-trois ans après la fatwa de Khomeiny, rappelle que cette guerre ne connaît ni frontières ni prescription. Qu’un professeur doive aujourd’hui s’interroger avant de montrer un dessin ou d’aborder la Shoah dans certaines classes, qu’une adolescente comme Mila ait dû vivre sous protection pour avoir critiqué une religion, voilà la mesure de ce qui a déjà été perdu.
Elle est attaquée ensuite par quelques faux amis de gauche, qui réclament une laïcité « ouverte » ou « inclusive », c’est-à-dire une laïcité d’accommodements où chaque revendication religieuse deviendrait un droit opposable. C’est le modèle multiculturaliste anglo-saxon, qui a produit ailleurs des tribunaux religieux parallèles et des écoles confessionnelles séparées. Au Royaume-Uni, des « conseils de la charia » arbitrent des divorces au détriment des femmes, comme l’a reconnu une enquête commandée par le gouvernement en 2018. La laïcité n’a pas besoin d’adjectif : quand on lui en accole un, c’est toujours pour la vider de sa substance.
Elle est attaquée enfin, et ce n’est pas le moindre danger, par ses faux amis de droite, qui l’ont découverte tardivement pour en faire une arme contre une seule religion. Ceux qui invoquent la laïcité contre le voile et installent des crèches de Noël dans les mairies au nom des « racines chrétiennes » – au point que le Conseil d’État a dû, en 2016, en encadrer strictement la présence – ne défendent pas la laïcité : ils défendent une identité, et la déguisent en principe. Cette instrumentalisation est un cadeau fait aux islamistes, qui n’attendent que de pouvoir dénoncer une laïcité à géométrie variable.
Défendre la laïcité, c’est donc l’appliquer partout et à tous, avec la même rigueur. C’est protéger inconditionnellement le droit au blasphème, qui n’est pas une provocation mais le corollaire de la liberté de conscience. C’est soutenir sans faiblesse les enseignants, premières sentinelles de la République, trop souvent abandonnés par leur hiérarchie au nom du « pas de vagues », dont ils ont eux-mêmes dénoncé le règne en 2018. C’est avoir aussi le courage de poser la question des exceptions qu’on n’ose plus nommer, comme le régime concordataire d’Alsace-Moselle, qui continue de rémunérer des ministres du culte sur fonds publics, ou celui de la Guyane, où le clergé catholique demeure payé par la collectivité en vertu d’une ordonnance de Charles X. Une laïcité crédible est une laïcité cohérente.
Face à cette coalition hétéroclite, la tentation est grande de faire des « concessions ». Après tout, les critiques n’ont-elles pas leur part de vérité ? Oui, précisément. La République qui proclamait l’égalité maintenait le Code de l’indigénat en Algérie. En 1885, Jules Ferry justifiait la colonisation par le « droit » des « races supérieures » sur les « races inférieures ». La patrie des droits de l’homme a colonisé, discriminé, torturé. Nier cela serait faire le jeu de ceux qui dénoncent l’universalisme comme une imposture. Mais il faut tirer de cette histoire la bonne leçon. À la Chambre, c’est au nom des principes de 1789 que Clemenceau lui répliqua : « Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit. » Ceux qui ont combattu le colonialisme, l’esclavage ou la ségrégation l’ont fait au nom de l’universel, en le retournant contre ceux qui le trahissaient. Toussaint Louverture invoquait les principes de la Révolution contre la France qui les reniait. Martin Luther King dénonçait le « chèque sans provision » remis aux Noirs américains et réclamait que l’Amérique honore sa propre Déclaration d’indépendance. Nelson Mandela, face à ses juges en 1964, se disait prêt à mourir pour « l’idéal d’une société démocratique et libre ». Aimé Césaire, en rompant avec le Parti communiste en 1956, ne congédiait pas l’universel : il réclamait un universel « riche de tout le particulier ». Le remède à l’universalisme trahi n’a jamais été moins d’universalisme.
Défendre ces valeurs « envers et contre tout » ne relève donc pas du slogan. Cela suppose d’abord de les défendre contre son propre camp. On ne peut pas dénoncer les crimes russes en Ukraine et se taire sur ceux d’un allié parce qu’il faut commercer avec lui. On ne peut pas saluer le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre Vladimir Poutine et inventer des immunités pour soustraire à la justice un dirigeant ami. On ne peut pas célébrer la liberté d’expression quand elle blesse l’adversaire et réclamer la censure quand elle nous vise. L’universalisme sélectif est l’arme favorite des ennemis de l’universalisme.
Cela suppose ensuite de le réarmer concrètement. Réarmer l’école, qui reste le seul lieu où l’on apprend qu’on peut être autre chose que ce que ses parents étaient, en formant réellement ses maîtres à enseigner la laïcité et en les protégeant lorsqu’ils le font. Réarmer la diplomatie, en conditionnant enfin les partenariats stratégiques au respect des droits fondamentaux, quitte à perdre des contrats, et en usant sans complexe du régime européen de sanctions contre les violations des droits de l’homme adopté en 2020. Réarmer la justice internationale, que tant de puissances s’emploient à paralyser – jusqu’au sein de l’Union, dont un État membre, la Hongrie, a claqué la porte de la Cour pénale internationale –, en la soutenant y compris quand ses mandats dérangent nos alliés. Réarmer le droit d’asile, qui n’est pas une faveur mais une obligation née des leçons de la Seconde Guerre mondiale, inscrite dans la convention de Genève de 1951 comme dans le préambule de notre Constitution de 1946 : « Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République. » Réarmer enfin la parole publique, en refusant de laisser le mot « universalisme » à ceux qui veulent en faire un instrument d’exclusion.
Les valeurs universelles ne sont inscrites ni dans la nature ni dans l’histoire. Elles survivent seulement quand des hommes et des femmes décident de s’en réclamer, parfois seuls, parfois au prix de leur liberté. Zola l’a fait pour Dreyfus, en publiant « J’accuse… ! » quand la France presque entière le lui reprochait. Samuel Paty l’a fait devant une classe de quatrième. Alexeï Navalny l’a fait en rentrant à Moscou, sachant ce qui l’attendait. Il est mort dans une colonie pénitentiaire de l’Arctique. Les Iraniennes le font au cri de « Femme, Vie, Liberté », et Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023, a écrit depuis la prison d’Evin ce que tant d’Européens n’osent plus dire à voix haute. Les Ukrainiens le font dans les tranchées de Zaporijia et de Kharkiv. Le moins que nous puissions faire, depuis nos démocraties encore libres, est de ne rien « concéder » par lassitude, ou par calcul, sur ce qu’ils défendent au péril de leur vie.
Cela suppose du courage. Car l’universalisme n’est confortable pour personne. Il interdit aux uns de se réfugier dans la nostalgie d’une identité figée, aux autres dans le confort de l’assignation victimaire, aux gouvernants dans le cynisme des chancelleries. Il exige de chacun qu’il accepte d’être jugé selon les mêmes règles que tous. C’est une discipline plus qu’une doctrine, une ascèse plus qu’un héritage.
L’universalisme est un sport de combat.
