Aujourd’hui, je conclus une longue section de ma biographie de mille pages consacrée à Fernando Arrabal. Non pas comme on termine un chapitre, mais comme on traverse un territoire et on en ressort transformé.

Paris, non comme un salut, mais comme une scène où ce qui, en Espagne, était suspicion, est devenu langage.

Louise, Beckett, Ionesco, Warhol, Kundera, Cioran, Duchamp, Breton, Tzara, Picasso, Frida… non comme des influences, mais comme des frontières visibles.

Il n’y a ni désir d’explication ni de monument. La biographie se déploie comme un risque continu : œuvre, vie et méthode s’entremêlent sans hiérarchie.

Le volume se referme comme une première spirale : un fleuve qui ne peut plus refluer.

Avec des dessins et des illustrations nés d’un dialogue direct avec ses poèmes plastiques, non pour les expliquer, mais pour les laisser continuer d’agir.

Je n’écris pas pour demander quoi que ce soit ni pour corriger quoi que ce soit. Simplement pour dire que cette biographie se construit avec soin et précision. Et que nous continuons.

Ce n’est pas une théorie : c’est une pratique.

Pseudo-arrabalesques pour la biographie

« …les doigts délicats du chaos créent-ils les étoiles ? »

« …le scientifique ne cherche pas… il trouve ? »

« …le bon goût mène-t-il à l’impuissance ? »

« …quel degré de résignation, chez l’optimiste ? »

« …des grains de sable, sur les mains qui caressent ? »

« …n’existe-t-il aucune conclusion absolue ? »

« …un système philosophique, une chaîne de coïncidences ? »

« …est-ce solitaire ou solidaire ? Ou solitaire, solidaire ? »

« …l’imagination ne tient-elle compte ni de l’exemple ni du souvenir ? »

« …pour la guerre inévitable, avons-nous trois machines infernales et fondamentales : violence, connaissance et plaisir ? »

Illustration réalisée par José Rivela Rivela avec l’assistance de l’intelligence artificielle, en accompagnement de son texte.
Illustration réalisée par José Rivela Rivela avec l’assistance de l’intelligence artificielle, en accompagnement de son texte.
Illustration réalisée par José Rivela Rivela avec l’assistance de l’intelligence artificielle, en accompagnement de son texte.

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