Je poste peu d’informations dites sérieuses sur le Covid-19 estimant ne pas être en mesure de vérifier si elles sont sérieuses.

Je fais exception avec cette vidéo postée par l’institut du Professeur Didier Raoult le 21 janvier 2020.

Celui qui aurait, seul, raison contre tous, et qui aura, espérons-le, raison du Coronavirus y déclarait : 

«les gens cherchent en Chine de quoi se faire peur». 

Il pensait impossible la propagation du virus y voyant une exagération de la Chine sous pression de l’OMS. Or l’épidémie tuera des centaines de milliers de personnes.

Avec ça, malgré cela, Didier Raoult serait le «père» d’une des pistes de thérapie les plus sérieuses, avec la chloroquine, dont il est le spécialiste incontesté.

Voilà qui donne à réfléchir : le médecin qui va peut être nous sortir de là nous aurait tué s’il avait été ministre de la santé ! 

Personnellement, je me défie en permanence d’être le porteur sain d’informations fausses comme on peut être un porteur asymptomatique du coronavirus et donc de semer la confusion comme on répand le danger sans le vouloir. J’ai de vieux réflexes issus d’un monde qui s’effondre de toute part, la raison, avec la circonstance aggravante d’avoir prêté serment de comprendre plutôt que de juger mes contemporains.

Que l’on nous présente un sauveur, un saint, un infaillible, ou à d’autres égards un monstre, je sais par formation et par éducation que cela n’existe pas hors de nos peurs et de nos fantasmes. Il n’y a ici-bas que des hommes et des femmes faillibles. Le professeur Raoult en est une merveilleuse illustration. 

Saturé d’informations «définitives», venant de personnes voire de personnalités hors de soupçons et qui ont toujours accès à des sources «sûres» d’un ministère ou d’un laboratoire, nous pensons savoir… alors qu’il n’en est rien. D’ordinaire l’apprentissage mène au savoir. La pandémie nous ramène à apprendre à ne pas savoir. À lire plutôt qu’à voir. À écrire plutôt qu’à parler. À écouter plutôt qu’à juger.

Dans le doute, on doit protéger les autres de nos microbes qui peuvent les infecter et par le doute on peut les préserver de nos croyances qui peuvent les égarer. 

J’en vois par dizaines qui réclament des tests et des têtes. Souvent avec d’excellentes raisons. À 7 jours de confinement les potences se dressent par milliers sur les réseaux. Ce n’est pas le moment de juger, mais celui de suspendre notre jugement. Le danger passé, nos deuils pansés, nos malades guéris, du moins ceux qui le seront, le temps des responsabilités viendra. Je ne serai pas le dernier à tout faire pour qu’elles soient examinées sans aucune clémence.

N’étant pas de ceux qui soignent, qui transportent, qui nettoient, qui livrent, qui gardent nos commerces ouverts, mon éthique du confinement me conduit à m’abstenir de sentences bruyantes dont je suis peu économe d’ordinaire, il faut bien le reconnaître.

Cette maladie est ignoble, d’abord parce qu’elle tue. Mais aussi et surtout parce que pour s’en défendre on en revient à faire l’inverse de tout ce que l’homme a appris de la civilisation nonobstant l’époque ou la géographie : s’isoler pour se protéger plutôt que se regrouper. Les personnes infectées ou à risque doivent parfois se couper de leur propres enfants, parents ou conjoints. Jamais nous n’avions vu ni même conçu cela à l’échelle de la planète.

Dans ces circonstances où la nécessité fait la loi, nous devons tenir le confinement et le confinement doit nous tenir. Je m’y tiendrai scrupuleusement.

2 Commentaires

  1. Vous tombez avec une facilité déconcertante dans une certaine généralisation. Votre phrase « nous aurait tué » va dans le sens de tous le commentaires de gens effrayés qui pensent que virus attrapé vaut peine de mort alors que ce virus s’il va vite est peu mortel statistiquement. Il a sans doute été un peu confiant mais l’avenir nous dira si la panique qui s’est emparé du monde ne donnera pas aux morts de cette pandémie le coût économique, social, « sociétal » le plus cher de l’Histoire et les morts indirects liés à l’appauvrissement généralisé aux regains de violence au retour de l’arbitraire etc..; ne seront pas forcément peu nombreux. On a favorisé l’émotion et pris le parti des morts directs (souvent vieux) pour obérer l’avenir. Pouvait-on faire autrement quand la population le réclame aveuglément, je ne sais pas, mais Raoult raisonne en virologue avec des données statistique, pas en instillant la peur.

  2. Vous dénoncez dans cet « article » vos propres turpitudes, usant de poncifs et déclarations martiales.
    Quoi que vous pensiez ou tentiez, sans moyens autre que votre « intuition » de cette pandémie, car s’en est une, si il y a un élément qui donne raison au professeur Raoult, ce sont les chiffres.
    Ce virus, virulent (vous en connaissez des sympas ?) est très loin de la létalité qu’on lui prête. Raoult le démontre chiffres à l’appui et mieux encore, tous les tests massifs effectués sur les populations révèlent que 60% des testés sont porteur du Covid-19.
    Vous ne pouvez exiger qu’un spécialiste tel Raoult fasse autre chose que ce qu’il maîtrise, vous pouvez par contre exiger du personnel politique qu’il fasse de la politique et non pas qu’il s’abrite derrière un paravent d’experts, en quoi du reste ?
    Si nous sommes confinés, c’est justement par déraison, par l’attitude de gens tels que vous, et je reconnais que vous êtes majoritaires, qui n’acceptent pas le réel, et se sont engouffrés dans une psychose qui, dans nos sociétés dominos, aboutie à des décisions pavloviennes.
    Rarement en accord avec BHL, mais ce n’est pas lé débat, j’adhère totalement à son article ici même : https://laregledujeu.org/2020/03/16/35756/lamour-et-la-haine-au-temps-du-coronavirus/

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