À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?
Tous les soirs, toute l’année, toute la vie : la qualité de ma lecture induit la qualité de ma vraie vie : mes rêves.
Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?
Tous les livres changent la vie. Ma très mauvaise mémoire me rappelle Les Découvreurs de Daniel Boorstin pour l’adoration de l’intelligence humaine, Les Carnets de Jules César pour l’altitude, Choses vues de Victor Hugo pour l’humanité, Ubik de Philip K. Dick pour l’absolue modernité, tout Chuck Palahniuk pour la folie de l’intelligence, Une âme prisonnière de Birger Sellin pour la pureté poétique de l’autisme, Le Grand Cahier, La Preuve, Le Troisième Mensonge d’Agota Kristof pour la densité de son ombre, L’Oiseau bariolé de Jerzy Kosinski pour évidemment les mêmes raisons, et Scène de chasse en blanc de Mats Wägeus pour le potentiel d’anodin dans l’inversion des valeurs. Et tant d’autres à qui je dois la vie.
Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?
Sauf exception exceptionnelle, je me tiens pour des raisons personnelles à ne lire que des auteurs vivants. Évidemment j’ai tort.
Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?
Je n’ai déjà pas assez de temps pour trouver et lire les bons, je ne vais pas lire les mauvais. Je n’ai pas d’humour pour la littérature et la musique. Comme dit Houellebecq, on ne peut pas faire de l’humour avec tout. Je choisis.
Comment lisez-vous, Philippe Starck ?
par Philippe Starck
25 août 2026
Le designer et architecte français Philippe Starck répond à notre enquête sur la littérature.
À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?
Tous les soirs, toute l’année, toute la vie : la qualité de ma lecture induit la qualité de ma vraie vie : mes rêves.
Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?
Tous les livres changent la vie. Ma très mauvaise mémoire me rappelle Les Découvreurs de Daniel Boorstin pour l’adoration de l’intelligence humaine, Les Carnets de Jules César pour l’altitude, Choses vues de Victor Hugo pour l’humanité, Ubik de Philip K. Dick pour l’absolue modernité, tout Chuck Palahniuk pour la folie de l’intelligence, Une âme prisonnière de Birger Sellin pour la pureté poétique de l’autisme, Le Grand Cahier, La Preuve, Le Troisième Mensonge d’Agota Kristof pour la densité de son ombre, L’Oiseau bariolé de Jerzy Kosinski pour évidemment les mêmes raisons, et Scène de chasse en blanc de Mats Wägeus pour le potentiel d’anodin dans l’inversion des valeurs. Et tant d’autres à qui je dois la vie.
Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?
Sauf exception exceptionnelle, je me tiens pour des raisons personnelles à ne lire que des auteurs vivants. Évidemment j’ai tort.
Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?
Je n’ai déjà pas assez de temps pour trouver et lire les bons, je ne vais pas lire les mauvais. Je n’ai pas d’humour pour la littérature et la musique. Comme dit Houellebecq, on ne peut pas faire de l’humour avec tout. Je choisis.