À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?

Je lis ce que je dois lire à tout moment et sans cesse. Je lis ce que j’aime quand je fais un livre sérieux ou quand je suis dans la campagne, que je n’ai plus d’horaire ni d’énergie et que je n’ai pas à rendre compte de mes choix, souvent futiles, aux gens sérieux.

Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?

En un sens, tous les livres que je ne comprenais pas à la première lecture et que j’ai dû travailler à fond, m’ont changé. Ainsi Denys et Maxime le Confesseur, Aristote, Kant et Husserl, Homère et Virgile. Mais rien ne m’a frappé autant que les deux Testaments, le seul livre, en un sens.

Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?

Surtout ceux que je ne peux pas lire dans la langue originale, ce qui en fait encore beaucoup. Et puis Gide, Zola et Goethe, qui m’ennuient, et Dostoïevski, qui m’embrouille.

Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?

Les mauvais livres restent indispensables, ne serait-ce que pour apprécier les bons (comme en peinture et en musique). Et bien des mauvais livres supposés s’avèrent excellents, parce qu’ils me prennent. Par exemple la littérature sportive ou, parfois, policière. Et les bandes dessinées classiques.

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