Bien qu’elle ne soit pas issue des filières classiques de formation politique, Fanny Destenay s’est imposée, en quelques années, comme une voix mobilisatrice dans le paysage des essais politiques. Autrice et accompagnatrice d’élus dans l’écriture de leurs ouvrages, elle revendique un parcours fait de détours et d’expériences concrètes : des études en hôtellerie, un engagement comme pompier volontaire, puis une entrée dans le militantisme politique par les réseaux sociaux. Cette trajectoire atypique nourrit son regard aiguisé sur des livres souvent perçus comme réservés à une élite. Cherchant à rendre la politique plus lisible, elle commence à partager des vidéos lors de la campagne présidentielle de 2022. Très vite, son attention se déplace vers les livres politiques, qu’elle lit avec avidité et commente avec franchise. Autour d’elle s’est alors formé une communauté étonnamment diverse, composée aussi bien de journalistes, de responsables politiques que d’étudiants. Mais Fanny Destenay ne s’adresse pas seulement à un cercle d’initiés : elle cherche également à toucher ceux qui n’ouvriront peut-être jamais ces livres, mais désirent en comprendre les idées majeures, par-delà le discours promotionnel.

À la croisée de l’influence et de la critique, elle assume ce rôle ambigu d’« influenceuse » et même de « désinfluenceuse », qu’elle nous explique ici en détail. Car si elle peut donner envie de lire, elle revendique aussi le droit de déconseiller certains livres, au nom de la sincérité et du respect pour son audience. Derrière ses vidéos courtes se dessine une conception profondément engagée de la lecture. Lire est un acte qui demande du temps, de l’attention, qui coûte de l’argent, et qui mérite donc une parole honnête. Cette tension entre accessibilité et rigueur, entre pédagogie et exigence, font la singularité de sa voix dans le paysage des réseaux sociaux qui s’intéresse plus volontiers au roman. La nouvelle « Nouvelle Critique » sera politique, ou ne sera pas ? 

Vous n’êtes ni issue d’un cursus littéraire, ni passée par Sciences Po, pourtant vous vous imposez aujourd’hui comme une voix influente dans le champ des ouvrages politiques. Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?

Aujourd’hui, je suis auteure et j’accompagne des élus dans l’écriture de leurs essais politiques. Si je me suis dirigée vers ce métier, c’est parce que je suis devenue, avec le temps, une spécialiste des essais politiques, après en avoir lu un nombre considérable, de femmes et d’hommes politique de tout bord.

Pourtant, mon parcours n’a rien de classique. À l’origine, j’ai fait des études d’hôtellerie, puis j’ai été pompier volontaire pendant trois ans en parallèle de mon travail. Cette expérience m’a permis de découvrir très concrètement la réalité quotidienne de nombreux Français. C’est à ce moment-là que je me suis tournée vers la politique, d’abord comme militante sur les réseaux sociaux.

Lors de la campagne présidentielle de 2022, je réalisais des vidéos de présentation du programme et du bilan d’Emmanuel Macron. Mon objectif était de démocratiser un peu la politique, de montrer que bien des choses avaient été faites, même si leurs effets étaient parfois longs à se faire sentir.

Une fois la campagne terminée, je me suis retrouvée sans sujet politique immédiat à traiter. J’ai alors commencé, simplement, à parler des livres (de) politiques que je lisais pour mon plaisir. Très vite, j’ai reçu de nombreux messages privés : « Qu’as-tu pensé de ce livre ? Je compte le lire. »

Face à cet afflux de questions, je me suis dit qu’il y avait, sans doute, beaucoup de personnes qui n’osaient pas me contacter directement. J’ai donc choisi de faire des vidéos publiques plutôt que de répondre individuellement.

C’est ainsi que j’ai commencé à parler régulièrement de livres. Petit à petit, une communauté très spécifique s’est constituée autour de moi : journalistes politiques, ministres, députés, militants très engagés, étudiants en Droit et en Sciences politiques[1]. Aujourd’hui, une partie de mon public est particulièrement informé et connaisseur de ces sujets.

Vos vidéos s’adressent-elles uniquement à un public déjà politisé et familier des essais, ou touchez-vous aussi des personnes simplement curieuses, qui ne liront peut-être jamais ces livres mais souhaitent malgré tout en comprendre le contenu ?

Je pense qu’il y a plusieurs types de publics. Il y a de manière évidente des personnes très politisées, qui lisent ou souhaitent lire ces ouvrages. Mais il y a aussi un public plus large, composé de personnes qui ne liront probablement jamais les livres dont je parle.

Ces personnes voient souvent les auteurs invités sur les grandes chaînes de télévision, dans des formats très promotionnels. Elles ont alors envie d’avoir un avis différent, un regard plus sincère et moins formaté. Je pense par exemple au dernier livre de Jordan Bardella, Ce que veulent les Français – qui a fait l’objet d’une promotion médiatique importante. Beaucoup de gens savent pertinemment qu’ils ne passeront pas quatre heures à le lire, mais ils souhaitent malgré tout savoir ce que le livre raconte, par curiosité et par culture générale.

Dans ce sens, mes vidéos s’adressent aussi à des non-lecteurs. Ils ne liront peut-être pas le livre, mais ils veulent comprendre ce qui s’y dit, au-delà de la communication médiatique et de la simple présentation par son propre auteur. Et je crois que c’est aussi une forme légitime de rapport au livre, ce souci de comprendre.

Vous vous définissez comme « influenceuse littéraire », et parfois même comme « désinfluenceuse littéraire ». Que mettez-vous derrière ces termes, souvent controversés ?

Le terme « influenceuse littéraire » me convient, même si le mot influenceur est aujourd’hui très large et parfois décrié. Je pense sincèrement que j’incite des personnes à lire et à acheter les livres dont je parle, et je l’assume.

J’en ai eu des preuves très concrètes. Par exemple, un célèbre auteur français de bandes dessinées de vulgarisation politique m’a expliqué qu’au Salon du livre de Paris, environ un tiers des lecteurs venus à sa rencontre avaient découvert son ouvrage grâce à mes vidéos. Dans ce sens, oui, j’ai une influence.

En revanche, le terme de « désinfluenceuse » est souvent mal compris – même si je m’en revendique également. Mon objectif n’est absolument pas d’empêcher les gens de lire ou même de leur en passer l’envie. Au contraire : je veux qu’ils lisent, qu’ils s’intéressent, qu’ils découvrent des idées. Pour moi, le livre est un moyen de communication extrêmement fort : lire un essai politique, c’est accepter de dialoguer pendant quatre à six heures avec un auteur, avec sa pensée, avec son projet.

Lire, c’est une action engageante. Cela suppose de dépenser de l’argent et surtout du temps.

Contrairement à un podcast ou à une émission de télévision, on ne peut pas lire en faisant autre chose. Cette exigence mérite une grande honnêteté de la part de celui ou celle qui recommande un livre – moi, en l’occurrence.

C’est pourquoi, lorsque je considère qu’un ouvrage est bâclé, malhonnête ou indigne de l’auteur ou de l’éditeur, je le dis. Non par plaisir de critiquer, mais parce que je tiens à préserver un lien de confiance avec ma communauté. C’est pour cela que je n’ai pas hésité à donner mon avis sincère sur le livre de Nathalie Schuck, Le Cardinal, sur Bruno Retailleau[2] – que j’ai trouvé assez léger –, alors même que j’avais adoré son essai Les Naufrageurs ; ou encore sur le livre de Jordan Bardella, Ce que je cherche, qui mentait ouvertement au lecteur sur la façon dont a été faite l’alliance avec Éric Ciotti lors des élections législatives de 2024. J’ai ainsi, sans tergiverser, signifié cela à ma communauté.

Et ce, car si un jour je mentais, si je recommandais un livre uniquement parce que j’aurais été payée – ce qui n’est absolument pas mon cas –, ce lien serait immédiatement rompu. Et sans ce lien de confiance, je n’aurais plus aucune influence.

Je pense aussi aux étudiants, aux personnes en situation de précarité. Dépenser 22 euros et plusieurs heures de lecture pour un livre qui n’en vaut pas la peine peut être une vraie déception. Dans ces cas-là, je préfère prévenir.

Vous recevez régulièrement des livres envoyés par des maisons d’édition. Comment se structurent ces relations ?

La moitié des livres que je présente me sont offerts par des maisons d’édition. Certaines me connaissent bien, suivent mon travail depuis longtemps et savent que je produis un contenu sérieux et qualitatif – qui se veut le plus objectif possible. Il s’agit souvent de maisons avec des tirages d’environ cinq à dix mille exemplaires – pour lesquelles le fait que je parle à une communauté ciblée et engageante, de mille à mille cinq cents personnes, peut avoir un impact réel sur les ventes.

À l’inverse, de grandes maisons comme Fayard ne m’envoient généralement pas leurs livres lorsque ceux-ci sont signés par des figures très médiatisées – Nicolas Sarkozy, Jordan Bardella, Marion Maréchal. Elles savent que ces ouvrages atteindront des chiffres de vente très élevés sans passer par des influenceurs littéraires comme moi. Cela dit, ceci ne m’empêche pas de les acheter par moi-même et d’en donner mon avis sur les réseaux sociaux[3].

Il faut être très clair : lorsque les maisons d’édition envoient des services de presse, leur logique est avant tout marketing. Elles se demandent si la vidéo générera des ventes et si cela compensera le coût du livre et de l’envoi postal. De notre côté, en tant qu’influenceurs littéraires, nous faisons souvent cela par passion, par amour du livre, pas pour des raisons pécuniaires.

Les maisons d’édition vous donnent-elles parfois des consignes sur la manière de présenter les ouvrages en échange des livres envoyés ?

Au contraire, des maisons d’édition ont parfois mal réagi à certaines de mes vidéos critiques. Elles ont même, pour certaines, cessé de m’envoyer des livres après des chroniques jugées peu positives où je recommandais de ne pas lire, ni d’acheter le livre. Cela prouve bien que je ne suis ni payée, ni encadrée, ni instrumentalisée.

Dans ces cas-là, j’ai simplement continué à acheter les livres moi-même, et à en parler lorsque j’en avais envie. Il m’est même arrivé de faire ensuite des vidéos très positives sur des ouvrages publiés par ces mêmes maisons, lorsqu’ils me plaisaient sincèrement. À ce moment-là, elles ont recommencé à m’envoyer des livres.

Je n’ai par ailleurs, jamais reçu la moindre consigne éditoriale. On ne m’a jamais demandé de masquer certains aspects d’un livre, d’en accentuer d’autres, ni de publier sur un réseau plutôt qu’un autre.

Cette relation montre bien que mes avis ne sont ni dictés par la gratitude, ni par une volonté de nuire. Je dis ce que je pense, librement. Dans les colis que je reçois, il n’y a jamais rien d’autre qu’un livre et parfois une petite carte disant simplement « bonne lecture ». Cette liberté est essentielle pour moi.

Vous présentez aussi bien des essais politiques classiques que des bandes dessinées. Les réseaux sociaux contribuent-ils, selon vous, à faire tomber les hiérarchies culturelles entre les formes de littérature ?

Les bandes dessinées que je présente ne sont pas des BD de divertissement au sens classique. Ce sont des bandes dessinées politiques, à vocation pédagogique, qui expliquent le fonctionnement des institutions, le rôle des médias, du Parlement européen, de l’Assemblée nationale ou de l’Élysée.

Il faut d’abord rappeler que la bande dessinée est un continent en soi. Il existe une immense diversité de formats : des BD pour enfants, des BD historiques, pédagogiques, politiques, dystopiques, divertissantes. Faire une hiérarchie globale n’a donc pas beaucoup de sens.

Dans certains cas, la bande dessinée permet même une meilleure compréhension que certains essais politiques remplis de ragots ou de potins. L’image rend parfois des mécanismes complexes beaucoup plus accessibles, notamment lorsqu’il s’agit de la bureaucratie européenne ou du fonctionnement institutionnel.

J’ai par exemple présenté A l’intérieur de Mathieu Sapin sur Beauvau, mais aussi une bande dessinée historique sur Missak Manouchian. Dans ces formats, le dessin ne remplace pas la pensée : il l’accompagne. Il permet de comprendre autrement.

Je ne dirais donc pas que les réseaux sociaux abolissent toute hiérarchie culturelle, mais ils rendent visibles des formes longtemps considérées comme secondaires, alors qu’elles sont parfois d’une grande richesse intellectuelle.

Vous disposez aujourd’hui de plusieurs milliers d’abonnés. Avez-vous une idée précise du public que vous touchez ?

Oui, grâce aux statistiques fournies par Instagram, j’ai une vision assez précise de mon audience.

Elle est relativement homogène et très étendue en termes d’âge :

9 % ont entre 18 et 24 ans,
26 % entre 25 et 34 ans,
25 % entre 35 et 44 ans,
19 % entre 45 et 54 ans,
11 % entre 55 et 64 ans,
et 10 % ont plus de 65 ans.

En revanche, il y a une nette majorité d’hommes : environ 71 %, contre 29 % de femmes. Ce phénomène peut possiblement s’expliquer par le fait que les milieux politiques restent très masculins, que ce soit dans les meetings, les cercles militants ou les lectures d’essais politiques.

Peut-être que les hommes ont, aujourd’hui encore, un attrait plus marqué pour ce type de contenu.

Je n’ai pas d’explication définitive, mais cette disproportion ne me surprend pas totalement.

Vos vidéos reposent sur votre visage et votre voix. Est-ce, selon vous, un symptôme de la disparition du texte au profit de l’image, ou au contraire une nouvelle manière de faire vivre la littérature ?

Je crois surtout que je m’adapte au format des réseaux sociaux. Aujourd’hui, l’univers numérique privilégie la vidéo. Lire un texte suppose déjà un engagement actif, alors qu’une vidéo est reçue de manière beaucoup plus passive. Mon objectif est précisément de transformer cette passivité en désir de lecture.

Je ne cite presque jamais de passages, d’abord pour des raisons de droits d’auteur, mais aussi pour des raisons de format. Mes vidéos durent en moyenne une minute trente. Présenter un livre de trois cents pages dans un laps de temps aussi court est déjà un exercice de synthèse extrême. Si je lisais des citations, je risquerais de perdre l’attention d’une partie du public, et donc de fait, de mon influence.

Je cherche donc plutôt une accroche, une manière d’attraper le spectateur sans lui imposer immédiatement l’idée de lire le livre dans sa totalité. Je n’incite jamais explicitement à l’achat. Je préfère une suggestion implicite, qui laisse chacun libre de décider.

Autrefois, les lecteurs naissaient à (et par) l’École ou l’université. Par votre présence sur les réseaux sociaux, avez-vous le sentiment de toucher des femmes et des hommes qui retrouvent,grâce à vous, un rapport au livre ?

La question est complexe, notamment parce que je travaille essentiellement sur les essais politiques, un genre qui connaît aujourd’hui une véritable explosion de manière générale. Il est difficile de comparer la situation actuelle avec celle d’il y a vingt ou trente ans.

Autrefois, écrire un essai politique supposait trois mandats de députés, deux de sénateurs, dix ans à la tête de plusieurs ministères et trente ans à celle d’une mairie – je grossis le trait, mais l’idée est là : des décennies de vie publique étaient pré-requises. Aujourd’hui, des députés, parfois relativement jeunes, élus depuis moins de cinq années, publient des livres qui rencontrent un large succès. Cela marque un tournant important.

Ce qui est certain, c’est que les essais politiques étaient autrefois réservés à un public très restreint : journalistes, universitaires, étudiants en Sciences politiques très investis, responsables politiques. Aujourd’hui, ils se sont largement démocratisés.

Si de grandes maisons d’édition continuent de publier ces livres avec des tirages importants, c’est bien parce qu’il existe un lectorat réel.

Je ne sais pas si je réconcilie des lecteurs « abandonnés » avec la littérature, mais je pense participer à cette démocratisation en rendant ces ouvrages moins intimidants, en les expliquant, en les décrivant sans jargon.

Vous rendez accessibles des ouvrages parfois complexes. Vous donnez-vous pour mission de jouer un rôle d’intermédiaire entre le monde des experts et celui du grand public ?

Oui. De manière générale, les influenceurs jouent ce rôle d’intermédiaire. D’un côté, il y a des personnes qui ont une vie quotidienne chargée, qui ne sont ni passionnées par la politique, ni familières de son idiome. De l’autre, il y a les experts – journalistes, politologues, constitutionnalistes, responsables politiques – qui produisent des ouvrages parfois très techniques, que je choisis tout de même de présenter.

Les influenceurs littéraires ont un pied dans chacun de ces mondes. Nous parlons un langage accessible, sans verbiage, mais nous sommes capables de comprendre et de traduire des concepts complexes. Mon objectif n’est pas de simplifier à l’extrême ou de prendre les gens pour des idiots, mais de rendre les choses compréhensibles.

Quand on allume la télévision, on entend des termes comme 49.3, PLF, CMP, amendement, loi organique. En dehors des cercles politiques, très peu de personnes savent précisément ce que cela signifie. Moi, j’essaie de rendre ce langage intelligible.

Je veux pouvoir être comprise à la fois par un député, un ministre, un politologue – dont beaucoup me suivent – mais aussi par un boulanger, un étudiant en sciences physiques, un lycéen. C’est cette transversalité qui me semble essentielle, les essais politiques ne doivent pas être réservés à une élite – ça n’est même pas leur but.

Vous influencez la lecture de milliers de personnes. Comment acquière-t-on cette autorité culturelle ?

Je pense que cette autorité vient d’abord de la lecture elle-même. J’ai lu beaucoup d’essais politiques, de toutes sensibilités : de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par le centre[4]. À force, on développe un regard, des attentes, une exigence.

Je sais aujourd’hui ce que j’attends d’un essai politique : la cohérence, l’honnêteté intellectuelle, la profondeur, le sérieux du travail. Et je sais aussi reconnaître quand un livre est malhonnête ou superficiel.

Je ne me considère pas comme une grande critique littéraire. Mais comme en cuisine, à force de pratiquer, on acquiert une forme de compétence. Lire, commenter, comparer des dizaines et des dizaines de livres permet de construire un jugement.

Il y a aussi un point très important : je lis intégralement les livres dont je parle, de la première à la dernière page. Les critiques que je formule reposent toujours sur une lecture complète. On peut ne pas être d’accord avec mon avis, mais on ne peut pas m’accuser de mentir ou de parler sans savoir.

Avec toutes les chroniques que vous avez pu faire, êtes-vous parfois la cible de commentaires hostiles, et si oui, sur quoi portent-ils ?

Je n’ai jamais été critiquée sur le fond de mes analyses. On ne m’a jamais reproché des erreurs factuelles ou des mensonges. Les attaques portent presque exclusivement sur ma personne : on m’accuse d’être payée par le gouvernement, d’agir par idéologie, de détester gratuitement certaines figures politiques. Mais jamais on ne m’a démontré que ce que je disais sur un livre était faux.

Et surtout, les lecteurs qui ont lu les ouvrages que j’ai commentés retrouvent exactement ce que j’avais décrit. C’est ainsi que se construit la confiance.

C’est un mécanisme très simple, presque banal : comme lorsqu’un ami vous recommande un restaurant. Si vous y allez et que vous êtes déçu, vous ne lui ferez plus confiance. Si, au contraire, l’expérience est conforme à la recommandation, le lien se renforce.

C’est ce lien de confiance que je protège avant tout. Il est la condition même de mon influence. Sans lui, mon travail n’aurait plus aucun sens.


[1] Parmi ses abonnés, les journalistes Bruno Jeudy, Sonia Mabrouk ou Guillaume Daret, les actuels ministres de l’Économie et des Affaires étrangères Roland Lescure et Jean-Noël Barrot, le député socialiste Sacha Houlié et bien d’autres.

[2] Son billet sur cet ouvrage est disponible en date du 9 septembre 2025 sur son compte Instagram @fannydestenay.

[3] L’une de ses dernières critiques, parue le 5 février dernier, traite du nouvel ouvrage de Marion Maréchal, Si tu te sens Le Pen, publié aux éditions Fayard.

[4] Fanny Destenay a, entre autres, réalisé des chroniques sur les ouvrages de Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain, Olivier Faure, Marlène Schiappa, Bruno Le Maire, Olivier Véran, Edouard Philippe, Michel Barnier, Aurélien Pradié, Jordan Bardella, Marion Maréchal.


Fanny Destenay (@fannydestenay) sur les réseaux sociaux :

Lien de son compte Instagram.

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