À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?
Je lis la nuit chez moi quand tout est calme. Été, hiver, printemps ou automne. Mais aussi dans les trains. Et dans ma loge entre deux scènes sur les plateaux de cinéma.
Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?
À quatorze ans, Bel-Ami a pu me faire croire que la vie allait être violemment cynique et qu’il faudrait se protéger – mais j’ai décidé de me laisser surprendre quand j’ai croisé Albert Camus.
Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?
J’aurais tant aimé me perdre dans À la recherche du temps perdu. Mais je n’ai pas pu, malgré le génie de Marcel Proust. Croyez-moi, je le regrette – mais je n’ai pas dit mon dernier mot…
Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?
J’ai sûrement aimé des mauvais livres en pensant qu’ils étaient bons.
