À quel moment de la journée, de la semaine, de l’année, de la vie lisez-vous le plus volontiers ?

Nulla dies sine lectura. Car le plus grand ennui c’est d’exister sans lire. Qui écrit lit ; qui enseigne apprend ; qui pense repense. Donc : du matin au soir et jusque tard dans la nuit, mes yeux poursuivent noir sur blanc. (Merci à Pline, Hugo, Mallarmé.)

Y a-t-il des livres dont vous puissiez dire qu’ils ont changé votre vie ? Dans ce cas, pourquoi ?

J’ai voulu devenir romancier quand, à quinze ans, j’ai lu Thérèse Desqueyroux de Mauriac et La Symphonie pastorale de Gide (je les ai lus coup sur coup en deux jours). Mais ce n’est pas parce que je ne lis plus ces deux auteurs, que je ne suis pas devenu romancier. Et ce n’est pas non plus parce que je ne suis pas devenu romancier que je ne lis plus ces deux auteurs.

J’ai voulu devenir philosophe quand, à dix-neuf ans, j’ai lu, émerveillé, les Méditations métaphysiques de Descartes. Depuis, je les relis une fois par an (quelquefois dans la traduction de Michelle Beyssade, qui me plaît beaucoup). Certaines lectures font office de pèlerinage.

Y a-t-il un grand classique – ou plusieurs – dans lequel vous n’avez jamais eu le goût d’entrer ?

Cent Ans de solitude, de García Márquez. Dieu sait pourquoi.

Vous est-il arrivé d’aimer des mauvais livres ? Si oui, pourquoi ?

Qu’est-ce qu’un mauvais livre ? Peut-être suffit-il d’aimer un livre pour le trouver bon. Il m’est arrivé toutefois de ne pas aimer de bons livres.

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