Ce matin, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Bernard-Henri Lévy, directeur de La Règle du Jeu a annoncé que Sakineh Mohammadi Ashtiani n’a finalement pas été exécutée, à l’aube de ce mercredi 3 novembre, comme des informations concordantes le laissaient craindre tous ces derniers jours. Il a attribué ce sursis à la mobilisation internationale qui, face à la menace, a repris de plus belle. Il l’a également attribué à la pression, qui s’est fait de plus en plus forte au fil de la journée de mardi, de la communauté européenne en la personne, notamment, de Madame Catherine Ashton ; du Secrétariat d’Etat américain avec lequel les défenseurs de Sakineh ont été en contact toute la journée d’hier ; et, enfin, du Président Nicolas Sarkozy qui a fait savoir aux autorités iraniennes qu’il faisait, plus que jamais, du cas de Sakineh une « affaire personnelle », un « test » dans le dialogue avec l’Iran, et que, si l’on devait toucher à « un cheveu » de Sakineh, c’est tout le dialogue avec l’Iran qui s’en trouverait mis en cause. Soulagement. Mais le combat continue. Car l’objectif n’est évidemment pas un sursis, mais la grâce pour Sakineh.

Pour signer la pétition pour Sakineh, cliquer ici.

14 Commentaires

  1. Le cas Sakineh prouve bien que des pays comme l’Iran attache de l’importance à la morale sexuelle dans l’idée que la sexualité est faîte, avant tout, pour avoir des enfants.

    C’est un pays en voie de développement et de démocratisation (grâce à des actions symboliques comme le fait BHL avec cette pétition) mais que les petits-touts il faut les nourrir une fois faits (et ça coûte cher à l’Etat qui n’est pas non plus très riche) !

    Alors gare aux erreurs de conduite tout simplement (la pilule en Iran s’appelle Sakineh) !

    Il ne faut pas chercher le diable où il n’est pas : la peine de mort existe aux Etats-Unis, ne l’oublions pas !!!

    C’est une question de vie ou de mort (la morale sexuelle)…

    C’est mon point de vue !

  2. Pour une humanité saine et équilibrée, les femmes doivent enfin avoir une place digne de ce nom, à équité avec les hommes (au niveau décisionnaire) pour que les violences, maltraitances, crimes régressent sur notre planète.
    Nous devons commencer à balayer devant notre porte pour pouvoir d’autant mieux agir dans des pays où les femmes sont traitées comme du bétail. L’exemple ne peut venir que des pays occidentaux afin d’entraîner le reste du monde à plus de démocratie.
    Je suis de tout coeur avec vous Monsieur BHL et avec votre action.

  3. A lire sur le site internet du Monde une interview de Fariba Adelkhah, anthropologue et spécialiste de l’Iran au Centre d’études et de recherches internationales, qui explique que le pouvoir central de Teheran n’est pas responsable de la condamnation à mort par lapidation de Sakineh. Cette condamnation a été prononcée par un tribunal de province et contrevient aux prescriptions du pouvoir central dont la politique est de commuer les lapidations en pendaisons.
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/11/05/sakineh-est-victime-des-conflits-entre-teheran-et-les-provinces-iraniennes_1435658_3218.html

  4. Téhéran dément que l’exécution de Sakineh soit imminente

    Vendredi 5 novembre, 08h29
    Reuters

    *

    Téhéran a démenti jeudi que l’exécution de l’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée à mort pour adultère et complicité d’assassinat de son mari, soit imminente. Lire la suite l’article

    L’IRAN DÉMENT QUE L’EXÉCUTION DE SAKINEH SOIT IMMINENTE

    Selon une organisation allemande de défense des droits de l’homme, Sakineh, dont le sort a provoqué une mobilisation en Occident, devait être pendue mercredi. Dans un premier temps, elle avait été condamnée à la lapidation mais devant l’émoi provoqué, l’exécution avait été modifiée.

    Suivant la loi islamique en vigueur depuis la révolution de 1979, l’adultère est passible de la lapidation tandis que le meurtre est puni par la pendaison.

    Dans un communiqué publié jeudi, l’ambassade d’Iran en Grande-Bretagne a reconnu que des obstacles légaux demeuraient dans le cas d’Ashtiani.

    « L’ambassade de la république islamique d’Iran à Londres annonce que les récentes informations concernant l’exécution imminente de Mme Sakineh Mohammadi Ashtiani sont toutes sans fondement et doivent être fermement rejetées », affirme le texte.

    « La procédure judiciaire dans cette affaire n’est pas encore terminée. Tous les rapports récents sont des affirmations sans fondement et ont pour but d’orchestrer une campagne de propagande et de créer une atmosphère délétère contre la république islamique d’Iran », poursuit le communiqué.

    Mercredi le Quai d’Orsay avait annoncé que le ministre iranien des Affaires étrangères avait fait part à son homologue français que l’éventuelle exécution de Sakineh Mohammadi Ashtiani « ne correspondait pas à la réalité ».

    « Manouchehr Mottaki m’a affirmé que le verdict final dans l’affaire concernant Sakineh Ashtiani n’avait pas été prononcé par la justice iranienne et que les informations concernant son éventuelle exécution ne correspondaient pas à la réalité », écrivait le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, dans un communiqué.

    Adrian Croft; Pierre Sérisier pour le service français

  5. Merci, Monsieur le Président ! Merci, BHL ! Merci à tous ceux qui se battent avec une petite flammèche au coeur et une pointe d’espérance. Le juste convaincu d’être juste l’emportera toujours sur l’abject.

  6. Sakineh va-t-elle enfin être libérée ? Verrons-nous le recul de la barbarie ? Et Sakineh aura-t-elle enfin la joie de retrouver la liberté et de revoir ses enfants ? Tout ce que je lui souhaite c’est qu’elle quitte enfin sa prison et qu’elle puisse enfin goûter au bonheur. Voici tout ce que je lui souhaite. A vous tous mes souhaits de bonheur.

  7. Pourquoi est-elle toujours vivante si elle n’est pas innocente? Pourquoi n’est-elle pas déjà libre si elle n’est pas encore morte?

    • «Si l’on touchait à un cheveu de Sakineh, cela interromprait ipso-facto tous les dialogues aujourd’hui en cours.» Nicolas Sarkozy à Bernard-Henri Lévy. 2 novembre 2010.
      Il s’en faut d’un cheveu que le monde se défasse.

  8. Pourvu que ce soit un sursis qui la sauve définitivement.
    Le président en fait « une affaire personnelle » ? Alors des preuves s’il vous plaît !
    On ne vous lâche pas Sakineh !!!!!!!!