Arielle Dombasle, féministe et très féminine, est née aux États-Unis (dans le Connecticut) de parents français ; elle a reçu sa formation musicale au Mexique, abordant aussi bien la musique classique et lyrique que la pop et le rock. Ses modèles féminins ont été – et restent – Marlene Dietrich, Peggy Lee, Marilyn Monroe, Judy Garland, Joséphine Baker… En tant qu’actrice, elle a collaboré avec de grands réalisateurs, d’Éric Rohmer à John Malkovich, en passant par Michel Houellebecq et Bella Freud.

Son grand-père, l’ambassadeur Maurice Garreau-Dombasle – en poste en Inde dans les années 1920 –, a traduit du bengali Les Amours de Radha et Krishna de Rabindranath Tagore. 

La vie d’Arielle est un rêve. Un rêve devenu réalité. Aux côtés de Bernard-Henri Lévy et, surtout, de son récent livre-mémoires, Mémoires provisoires. Elle a été façonnée par les rencontres de BHL avec Aragon, Delon, Massoud, Mitterrand, Sarkozy, Houellebecq, Netanyahou, Macron, Zelensky…

Je voulais qu’Arielle m’aide à adopter une chatte nouveau-née. Le 26 août 2006, elle est arrivée chez moi avec deux jumelles blanches âgées de quatre mois : je les ai baptisées Amour et Liberté – qui se disent Ai et Zyou en chinois… Ces deux chattes m’ont adopté ; je suis sans défense, heureux.

Cinq arrabalesques de « chattes »

« … les hippopotames des ménageries ne rêvent-ils que de pantoufles ? »
« … l’imprévu pour la chatte est-il lancé par l’archer aveugle “Œil-de-Faucon” ? »
« … le zéro attend-il son moment félin ? »
« … les pavés du rond-point manquent-ils d’idées ? »
« … en dormant, la chatte se souvient-elle du verbe oublier ? »

Cadavre exquis

[Encore… le cadavre exquis « consiste à proposer une image ou un poème sous plusieurs aspects contradictoires et, si possible, déroutants de sa propre personnalité ; sans tenir compte d’aucun discours, principe ou règle quelconque ». Avant ma naissance, c’était un jeu où Prévert, Tanguy ou Duhamel composaient une phrase ou un tableau ou faisaient un dessin sans prévoir se référer aux contributions précédentes. De 1960 à 1970, nous avons exploité ma distinction, Max Ernst, Miró, Man Ray, Tzara, Breton, Wilfred Lang, Robert Desnos…]

L’astronaute Jean-Loup Cherrier a lancé un boomerang qui est revenu à la station spatiale, tout comme les reliques de Toutânkhamon.

Le premier téléphone a été inventé par Antonio Meucci en 1876, et le premier téléphone portable – le Motorola DynaTAC – est apparu cent ans plus tard. 

Les trois singes, Mizaru (見猿), Kikazaru (聞か猿) et Iwazaru (言わ猿), depuis leur création par Hidari Jingorō en 1594, ont rejeté la précision.

Aristote affirme : « La rosée et la gelée blanche se forment par temps clair et sans vent : l’humidité ne s’élèvera pas si le temps n’est pas clair, et elle ne pourra pas se condenser si le vent souffle. » Amen.

La flûte de Pan est l’un des plus anciens instruments à vent de l’humanité. Au Paléolithique, elle était fabriquée à partir d’os évidés.

Sonnet

Ô chatte couleur de soie au chemin de silence
Ô chatte douceur de nuit aux yeux couleur d’absence
Je te perds dans le soir en baissant les paupières
Tel un rideau de soie sur tes prunelles fières

Vive, sauvage, maligne, tapie dans les ornières
Tu guettes ardemment l’ivresse de l’oiseau
Tandis que sur la branche il chante son rondeau
Tu songes et souris à ses heures dernières

Puis lasse d’attendre en vain comme une ombre des ombres
Tu t’en vas de ton pas chaloupé et dansant
Vers d’autres jeux plus purs, moins carnassiers et sombres

Blottie frileusement près du feu caressant
Dans l’âtre de ta queue que tu parafes et signes
Chef-d’œuvre du sommeil tu rêves d’un blanc cygne.

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