L’Iran est entré dans ma famille proche en 1971, c’était avant le basculement de ce vieux pays si cultivé dans la noirceur des fils de Dieu. Neuf ans plus tard, dans ma famille iranienne, il y eut un homme en prison, pour quatorze ans, avec tortures, avec simulacre d’exécution par balles, le genre d’accidents de la vie qui, à moi, me rappellent la Shoah où périrent mes grands-parents maternels. Je ne suis pas du tout une spécialiste de l’Iran, mais ce peuple a besoin d’une libération immédiate, cela, je le sais familialement.

Ces religieux islamistes ont d’abord commis un gigantesque détournement de richesses, et ce n’est pas un détail. Ils ont tout volé ! Même les générations suivantes, leurs enfants, le savent, quand elles ne sont pas en Floride ou en Californie à claquer le fric des mollahs, leurs parents.

Que ce régime soit policier, et maintenant criminel, nous l’avons vu sur le peu d’images arrivées sur nos télévisions, avec motos noires, flics en armures et tirs nourris de mitraillette – non pas sur un ennemi, mais sur tout ce qui bouge dans les rues des villes : jeunes, femmes, hommes, coupables d’être dehors en défilé, désarmés, criant leur colère avant d’être abattus.

Abattus au nom de Dieu ? Évidemment non. Pour protéger leurs fortunes, oui ! Alors, s’il reste là-bas quelqu’un, quelqu’une pour assumer et relever un pouvoir dévoyé, peu importe qu’il ou elle soit fils de Chah émigré, fille de marchand au Bazar, docteur en médecine ou paysanne, c’est bien, cela suffit, tout plutôt qu’un massacre au nom d’un Dieu terrible entouré de ses anges terrifiants.

Qui n’a pas été accueilli de nuit dans la détresse par la famille d’un chauffeur routier inconnu près de Mashad ne peut imaginer la fraternité, la gentillesse de ce peuple d’Iran. J’en garde encore le goût de la soupe à la grenade et, au-dessus de tout, la tranquillité des sourires.

Qui n’a pas échangé avec des intellectuels iraniens ne peut se représenter la profondeur de pensée de l’Iran.

Pour que l’Iran que j’aime redevienne accueillant, généreux, loin de ses passions tristes de Grands et Petits Satans, loin de la haine instillée au biberon par des mollahs arriérés et pillards, vive l’Iran libre !

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