﻿{"id":9116,"date":"2018-05-23T07:07:55","date_gmt":"2018-05-23T05:07:55","guid":{"rendered":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/?p=9116"},"modified":"2018-05-23T08:14:37","modified_gmt":"2018-05-23T06:14:37","slug":"manana-24-de-mayo-conferencia-de-fernando-arrabal-el-tac-de-valladolid-espagne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2018\/05\/23\/9116\/manana-24-de-mayo-conferencia-de-fernando-arrabal-el-tac-de-valladolid-espagne\/","title":{"rendered":"Ma\u00f1ana:   24 de mayo:  conferencia  de Fernando Arrabal en el TAC de Valladolid (Espagne)."},"content":{"rendered":"<p>Philip Milton Roth \u200b (19-III-1933 Nerwark) ocultado en Nueva York el 5-m-145 de la E. &lsquo;P. (22-V-2018) : Goodbye, Columbus(1959), Portnoy&rsquo;s Complaint (1969), Pastoral americana (1997), Me cas\u00e9 con un comunista (1998), La mancha humana (2000)&#8230;<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2018\/05\/23\/9116\/manana-24-de-mayo-conferencia-de-fernando-arrabal-el-tac-de-valladolid-espagne\/vallad\/\" rel=\"attachment wp-att-9118\">Serie de CONFERENCIAS DE ARRABAL en Espa\u00f1a : Ma\u00f1ana\u00a0 \u00a0(24 de mayo\u00a0 a las 11h 30&prime;)\u00a0 \u00a0 \u00a0Casa Revilla de Valladolid<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-9118\" src=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2018\/05\/Vallad-300x166.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"166\" srcset=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2018\/05\/Vallad-300x166.jpg 300w, https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2018\/05\/Vallad-620x343.jpg 620w, https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2018\/05\/Vallad-420x232.jpg 420w, https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2018\/05\/Vallad.jpg 729w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Voici la photo de mai 68 -rien de moins- avec nous tous. Topor derri\u00e8re Antonio Saura ; ce dernier, sans cheveux, pr\u00e8s de Lis; J\u00e9r\u00f4me Savary couch\u00e9 \u00a0\u00e0 gauche, avec Hilcia d\u2019Aubeterre pench\u00e9e et accoud\u00e9e sur lui devant l\u2019actrice Maude Vald\u00e8ne; derri\u00e8re moi Lise Granvel avec deux acteurs fumant (Renaud Gouyon et Jacques Coutureau); et finalement Copi allong\u00e9\u00a0\u2026sous le Radeau de la M\u00e9duse\u00a0\u00bb, huile d\u2019 Olivier O. Olivier. [\u00a0He aqu\u00ed la foto, nada menos que de mayo de 68, con todos nosotros:\u00a0\u00a0Topor detr\u00e1s de Antonio Saura, \u00e9ste, sin pelo, junto a Lis; J\u00e9r\u00f4me Savary tumbado a la izquierda con Hilcia d\u2019Aubeterre reclinada delante de la actriz Maud Valdene; detr\u00e1s de m\u00ed Lis Grandvel con dos actores fumando (Renaud Gouyon y Jacques Coutureau) y finalmente Copi recostado delante\u2026 bajo el \u201cRadeau de la Meduse\u201d, \u00f3leo de Olivier O.Olivier.] \u00a0 \u00a0:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>_________________________________________________________________________________________________________________________________<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(En franc\u00e9s y en espa\u00f1ol)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Occupations \u00a0en mai 68\u00a0\u00bb par Fernando Arrabal<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pendant cet inoubliable mois ce qui s\u2019est r\u00e9ellement pass\u00e9 en mai 68 est entr\u00e9 dans la cat\u00e9gorie de l\u00e9gende ou de \u00ab\u00a0geste\u00a0\u00bb. Et comme si cela ne suffisait pas, sans frais. Nous voulions tant r\u00eaver qu\u2019apr\u00e8s, c\u2019\u00e9tait le r\u00e9veil.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mais toute passion ne suppose-t-elle pas un jeu avec la mort? Voil\u00e0 pourquoi \u00e0 Moscou, ils ont r\u00e9p\u00e9t\u00e9 (en vrais sp\u00e9cialistes qu\u2019ils \u00e9taient, \u00e0 la hussarde!):\u00a0\u00ab\u00a0\u00a0mai 68 n&rsquo;est pas r\u00e9volutionnaire parce qu\u2019il n\u2019 y \u00a0a pas eu de morts\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C\u2019est chose presque incroyable\u00a0: \u00ab\u00a0Mai 68\u00a0\u00bb a commenc\u00e9 le 22 mars. Voil\u00e0 pourquoi leurs leaders se sont soulev\u00e9s en tant que \u00ab\u00a0Mouvement du<\/p>\n<p>22 mars\u00a0\u00bb. Mais plus subtilement ils se sont appel\u00e9s les \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb, terme qui a suscit\u00e9 de nombreux probl\u00e8mes pour trouver sa traduction hispanique<\/p>\n<p>et m\u00eame panique. \u00c0 vrai dire l\u2019origine des \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 le souvenir du pionnier \u00ab\u00a0choeur des enrag\u00e9s\u00a0\u00bb (qui a supplant\u00e9 le titre original de \u00ab\u00a0choeur de docteurs\u00a0\u00bb) de la \u2018zarzuela\u2019 \u00ab\u00a0Le roi qui devint enrag\u00e9\u00a0\u00bb. Assur\u00e9ment, chef-d\u2019oeuvre inconnu en France. Tout comme son\u00a0divertissant auteur. Qui ne voulut pas se nommer, comme tout le monde, Roberto. Ni \u00eatre m\u00e9trosexuel. Vu qu\u2019il s\u2019est occult\u00e9 une dizaine d\u2019ann\u00e9es avant l\u2019inauguration, le 17 octobre 1919, par Alphonse XIII, de la premi\u00e8re ligne du m\u00e9tro entre\u00a0la Puerta del Sol et Cuatro Caminos. Et la\u00a0troisi\u00e8me d\u2019Europe.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait une \u00e9poque, au temps d\u2019Edith Piaf, o\u00f9 l\u2019automne tombait au printemps. N\u2019importe qui pouvait dire qu\u2019il \u00e9tait majoritaire avec les abstentionnistes. Entre autres cr\u00e2nes prouesses, avec un ou deux amis (nous n\u2019avons jamais \u00e9t\u00e9 plus de trois), nous conduisant \u00e0 la perfection puisqu\u2019en toute libert\u00e9, nous avons occup\u00e9, par exemple, all\u00e8grement, le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne de la Cit\u00e9 Universitaire de Paris. Qui est rest\u00e9 occup\u00e9 sans que nous, les occupants, ne nous rendions compte de rien, pendant un quart de si\u00e8cle. Mais qui, parall\u00e8lement, est demeur\u00e9 aussi tristement inoccup\u00e9 \u00e0 la grande fureur des universitaires qui d\u00e9ambulaient dans la Cit\u00e9 sans chambre o\u00f9 dormir (\u2018devant un coll\u00e8ge plein mais vide&rsquo;).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Avec l\u2019aide du dessinateur et dramaturge Copi (exsangue comme presque toujours, mais exact) nous avons aussi occup\u00e9, par exemple, le Th\u00e9\u00e2tre de la Cit\u00e9 Universitaire. T\u00e9m\u00e9rairement, sans nous laisser impressionner par les pots de fleurs qui se dressaient, mena\u00e7ants, \u00e0 notre passage, qui aurait d\u00fb \u00eatre martial.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Comme nous occupions le th\u00e9\u00e2tre sans aucune opposition nous nous sommes regard\u00e9s, Copi et moi, tout surpris. C\u2019\u00e9tait si facile de jouer un r\u00f4le dans l\u2019Histoire. Ce n\u2019est pas pour rien que Copi \u00e9tait connu comme humoriste plus que comme dramaturge. Sans nous l\u2019\u00eatre propos\u00e9, par raccroc, par pure co\u00efncidence, nous avons occup\u00e9 le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne ou celui d\u2019Argentine ou l\u2019Od\u00e9on ou la \u00ab\u00a0Maison du Br\u00e9sil\u00a0\u00bb et tutti quanti. C\u2019\u00e9tait facile : tout le monde \u00e9tait d\u2019accord ou, plut\u00f4t, personne n\u2019osait ne pas \u00eatre d\u2019accord.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les plus cons\u00e9quents furent les universitaires de\u00a0la \u00ab\u00a0Maison du Br\u00e9sil\u00a0\u00bb. \u00a0Ils nous ont accueillis r\u00e9volutionnairement et merveilleusement, \u00e0 la L\u00e9nine! Ils ont proclam\u00e9 que \u00ab\u00a0depuis toujours\u00a0\u00bb ils avaient souhait\u00e9 l\u2019occupation de leur maison. Et l\u2019un d\u2019eux a ajout\u00e9 \u00ab\u00a0et que nos crocodiles soient rouges\u00a0\u00bb. Ils ont install\u00e9 toutes sortes de placards, de faux, de drapeaux et de marteaux. Aussit\u00f4t apr\u00e8s notre d\u00e9part, ils les ont d\u00e9croch\u00e9s et ont continu\u00e9 \u00e0 vaquer \u00e0 leurs occupations universitaires, ravis et d\u00e9barrass\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Au Coll\u00e8ge d\u2019Espagne, apr\u00e8s de fort g\u00e9n\u00e9reuses et altruistes promesses, les coll\u00e9giens, changeant d\u2019avis, voulaient, rien de moins, voter sur-le-champ en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Dans la Salle des C\u00e9r\u00e9monies Officielles elle-m\u00eame. Le \u00ab\u00a0Mouvement\u00a0\u00bb (les \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb) nous ont exig\u00e9 par t\u00e9l\u00e9phone, sans d\u00e9lai, de remettre \u00e0 plus tard ce microscopique pr\u00e9ambule et pl\u00e9biscite jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des masses laborieuses hispaniques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En effet, le lendemain matin, une foule d\u2019ouvriers des usines d\u2019automobiles est arriv\u00e9e avec famille et enfants. Les plus r\u00e9solus sont venus avec une cuvette pleine d\u2019acide sulfurique qu\u2019ils ont install\u00e9e dans une mansarde pour accueillir \u00ab\u00a0l\u2019ennemi\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211; \u00a0Qui, \u00e9videmment, allait nous attaquer. Mais de l\u00e0-haut, bien arm\u00e9s, nous les tiendrions \u00e0 distance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le lendemain matin j\u2019\u00e9tais invit\u00e9 par l\u2019Universit\u00e9 de Vienne. A mon arriv\u00e9e j\u2019ai eu la surprise d\u2019\u00eatre accueilli (moi qui, comme Topor, n\u2019ai m\u00eame pas fait le service militaire), comme \u00ab\u00a0un grand r\u00e9volutionnaire panique\u00a0\u00bb. Et pr\u00e9cis\u00e9ment, lorsque je suis entr\u00e9 dans l\u2019un des plus beaux amphith\u00e9\u00e2tres de l\u2019universit\u00e9,\u00a0a retenti un hymne pour moi inconnu mais tr\u00e8s vibrant. On m\u2019a expliqu\u00e9 que c\u2019\u00e9tait l\u2019hymne national autrichien. Aussit\u00f4t l\u2019un de mes amphitryons s\u2019est install\u00e9 au pupitre. Il a baiss\u00e9 son pantalon, et avec une stup\u00e9fiante pr\u00e9cision, s\u2019est mis \u00e0 d\u00e9f\u00e9quer comme en accord avec l\u2019hymne. Une fois la musique et l\u2019action achev\u00e9es, le public a applaudi \u00e0 tout rompre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Quand tout le monde est sorti mon amphitryon et moi sommes rest\u00e9s seuls dans l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre. Avec une admirable dext\u00e9rit\u00e9 (et un sac en plastique) il a retir\u00e9 le produit de son acte et enfin, \u00e0 quatre pattes, il a frott\u00e9 le sol jusqu\u2019\u00e0 faire dispara\u00eetre la tache.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une courte semaine \u00e0 Vienne je suis revenu \u00e0 Paris. Et \u00e0 ma grande surprise au Coll\u00e8ge il il n\u2019y avait nulle trace de cuvette,\u00a0d\u2019acide sulfurique, de masse laborieuse, ou d\u2019occupant. Le Coll\u00e8ge \u00e9tait ferm\u00e9 et entour\u00e9 d\u2019une palissade.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c0 ma plus grande surprise encore, un quart de si\u00e8cle plus tard \u00a0apr\u00e8s cette infortun\u00e9e occupation manqu\u00e9e, j\u2019ai re\u00e7u (exceptionnellement) un appel de l\u2019Ambassade d\u2019Espagne \u00e0 Paris. Une employ\u00e9e m\u2019a demand\u00e9, au nom de Monsieur l\u2019Ambassadeur, si j\u2019allais de nouveau occuper le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>-Mais comment, il n\u2019est pas ouvert?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A l\u2019aube du XXI\u00e8me si\u00e8cle gr\u00e2ce \u00e0 mon autorisation (aussi peu n\u00e9cessaire qu\u2019acadabrabrantesque) il a pu \u00eatre r\u00e9ouvert avec tous les honneurs et tout l&rsquo;Etat Major.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Quel dommage que Copi (Ra\u00f9l Damonte Taborda) se soit occult\u00e9 \u00e0 la fin de 1987! Je le regrette toujours. Qu\u2019aurait-il pens\u00e9 ce dramaturge si discret (surtout lors de ses derni\u00e8res hospitalisations) de la toute nouvelle question pos\u00e9e sur &lsquo;les r\u00e9seaux sociaux&rsquo; :\u00a0\u00ab \u00a0Copi: quand mourir du sida peut-elle \u00eatre ta grande oeuvre d\u2019art\u00a0\u00bb?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Copi ne figure dans aucune des dithyrambiques apologies des anciens combattants de mai 68. Il ne l\u2019aurait pas m\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>en espa\u00f1ol<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u201cOcupaciones parisienses en mayo del 68\u201d<\/p>\n<p>por Fernando Arrabal<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Durante aquel inolvidable mes lo que realmente pas\u00f3 en mayo del 68 ha entrado en la categor\u00eda de leyenda o de \u201cgesta\u201d. Y por si fuera poco, sin gastos.\u00a0 Quer\u00edamos so\u00f1ar tanto que nos despert\u00e1bamos despu\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pero toda pasi\u00f3n \u00bfno supone un juego con la muerte? Por lo que en Mosc\u00fa repitieron (como aut\u00e9nticos<\/p>\n<p>especialistas; \u00a1a lo bestia!) \u201cmayo del 68 no es revolucionario: porque no hubo muertos\u201d.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Casi increiblemente \u201cMayo \u00a0del 68\u201d comenz\u00f3 el 22 de Marzo de 1968. Por eso sus mandos se alzaron como el \u201cMouvement du 22 mars\u201d.\u00a0 Pero m\u00e1s finamente tambi\u00e9n se llamaron los \u201cenrag\u00e9s\u201d, palabra que acarre\u00f3 muchos problemas para encontrar su traducci\u00f3n hisp\u00e1nica e incluso p\u00e1nica. En realidad el origen de \u2018les enrag\u00e9s\u2019 fue el recuerdo del pionero \u201cCoro de rabiosos\u201d (que suplant\u00f3 el t\u00edtulo original de \u2018coro de doctores\u2019) de la zarzuela \u201cEl rey que rabi\u00f3\u201d. Por cierto obra maestra desconocida en Francia. Como su jocoso autor. Que no quiso llamarse, como todo el mundo, Roberto. Ni ser metrosexual. Puesto que se ocult\u00f3 una decena de a\u00f1os antes de la inauguraci\u00f3n el 17 de octubre de 1919, por Alfonso XIII, de la primera l\u00ednea del metro entre la Puerta del Sol y Cuatro Caminos.\u00a0 Y la tercera de Europa.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Era una \u00e9poca en tiempos de Celia G\u00e1mez donde el oto\u00f1o ca\u00eda en primavera. Cualquiera pod\u00eda decir que era mayoritario con los abstencionistas.\u00a0\u00a0 Entre otras guapezas y haza\u00f1as un par de amigos (nunca fuimos m\u00e1s de tres), actuando pluscuamperfectamente por libres, ocupamos, por ejemplo, alegremente, el Colegio de Espa\u00f1a de la Ciudad Universitaria de Par\u00eds. Que permaneci\u00f3 ocupado sin que los ocupantes nos enterar\u00e1mos durante un cuarto de siglo. Pero que paralelamente tambi\u00e9n permaneci\u00f3 tristemente desocupado para inquina de los universitarios que deambulaban por la Cit\u00e9 sin cuarto donde dormir (ante un colegio lleno, pero vac\u00edo).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Con ayuda del dibujante y dramaturgo Copi (exang\u00fce como casi siempre pero exacto) ocupamos tambi\u00e9n, por ejemplo, el Teatro de la Cit\u00e9 Universitaire. Temerariamente, sin dejarnos asustar por los tiestos que se alzaron amenazantes a nuestro paso, que hubiera debido ser marcial.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Al ocupar el teatro sin oposici\u00f3n ninguna nos miramos sorprendidos Copi y yo. Era tan f\u00e1cil jugar un papel en la Historia. No en balde a Copi se le conoc\u00eda por humorista m\u00e1s que como dramaturgo. Sin propon\u00e9rnoslo, de chiripa, por pura coincidencia ocupamos el Colegio de Espa\u00f1a o el de Argentina o el Ode\u00f3n o la \u201cMaison \u00a0du Br\u00e9sil\u201d y tutti quanti. Era f\u00e1cil: todos estaban de acuerdo o, mejor dicho, nadie se atrev\u00eda a no estar de acuerdo.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Los m\u00e1s consecuentes fueron los universitarios de la suntuosa \u201cMaison du Br\u00e9sil\u201d. Nos acogieron revolucionaria y maravillosamente \u00a1a lo Lenin! Proclamaron que \u201cdesde siempre\u201d hab\u00edan deseado que su mansi\u00f3n fuera ocupada. Y uno a\u00f1adi\u00f3 \u201cy que nuestros cocodrilos sean rojos\u201d. Colocaron toda clase de pasquines, hoces, banderas.\u00a0 y martillos. Inmediatamente, al irnos, los descolgaron y continuaron sus quehaceres universitarios felices y desocupados.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En el Colegio de Espa\u00f1a, tras muy generosas y altruistas promesas, los colegiales, cambiando de parecer quer\u00edan, nada menos, acto seguido, votar en asamblea general. En el mism\u00edsimo Sal\u00f3n de Actos del colegio. El \u201cMouvement\u201d (\u201cles enrag\u00e9s\u201d) nos exigi\u00f3 por tel\u00e9fono que, sin demora, se pospusiera dicho microsc\u00f3pico pre\u00e1mbulo y plebiscito hasta que llegaran las masas laboriosas hisp\u00e1nicas.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En efecto a la ma\u00f1ana siguiente lleg\u00f3 una multitud de obreros de las f\u00e1bricas de coches con familias y ni\u00f1os. Los m\u00e1s decididos vinieron con una jofaina llena de \u00e1cido sulf\u00farico que instalaron en una buhardilla para acoger al \u201cenemigo\u201d.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>-Que obviamente iba a atacarnos. Pero desde all\u00ed arriba, bien armados, lo mantendremos a raya.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A la ma\u00f1ana siguiente estaba invitado por la Universidad de Viena. Al llegar me encontr\u00e9 con la sopresa de que se me acog\u00eda, (a m\u00ed que, como Topor, ni hice el servicio militar) como a un \u201cgran revolucionario p\u00e1nico\u201d. Y precisamente cuando entr\u00e9 en uno de los m\u00e1s hermosos anfiteatros de la universidad, son\u00f3 un himno para m\u00ed desconocido pero precioso. Se me explic\u00f3 que era el himno nacional austr\u00edaco. \u00a0Inmediatamente uno de mis anfitriones se subi\u00f3 al pupitre. Se baj\u00f3 los pantalones. Y con una precisi\u00f3n pasmosa se puso a defecar como ayudado, en sinton\u00eda, por el himno.\u00a0 Terminadas la m\u00fasica y la acci\u00f3n el p\u00fablico aplaudi\u00f3 a rabiar.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cuando todo el mundo sali\u00f3 quedamos solos en el anfiteatro mi anfitri\u00f3n y yo.\u00a0 Con dexteridad admirable (y una bolsa de pl\u00e1stico) retir\u00f3 el producto de su acci\u00f3n y, por fin, a gatas, frot\u00f3 el suelo hasta que\u00a0\u00a0 desapareci\u00f3 la mancha.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Tras una semanita en Viena volv\u00ed a Par\u00eds. Y a mi gran sorpresa no quedaba en el Colegio ninguna jofaina, ning\u00fan \u00e1cido sulf\u00farico, ni ninguna masa laboriosa, ni nung\u00fan ocupante. El Colegio estaba cerrado y cercado por una valla.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Para mayor sorpresa un cuarto de siglo despu\u00e9s de esta desgraciada y frustrada ocupaci\u00f3n recib\u00ed (excepcionalmente) una llamada de la Embajada de Espa\u00f1a en Par\u00eds. Una empleada me pregunt\u00f3, en nombre del Se\u00f1or Embajador, si de nuevo iba a ocupar el Colegio de Espa\u00f1a.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Pero c\u00f3mo \u00bfsigue cerrado?<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En los albores del siglo XXI gracias a mi autorizaci\u00f3n (tan innecesaria como abracadabrante) pudo ser reabierto con todos los honores y la plana mayor.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00a1Qu\u00e9 pena que Copi (Ra\u00fal Damonte Taborda) se ocultara a finales del 1987! Le echo de menos siempre \u00bfQu\u00e9 hubiera pensado este dramaturgo tan discreto (sobre todo en sus \u00faltimos hospitales) del nov\u00edsimo anuncio en las \u201credes sociales\u201d: \u201cCopi: cuando morir de sida puede ser tu gran obra de arte\u201d?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En ninguna de las ditir\u00e1mbicas apolog\u00edas\u00a0 de los excombatientes de mayo 68 figura Copi. No se lo hubiera merecido.<\/p>\n<p>***<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Philip Milton Roth \u200b (19-III-1933 Nerwark) ocultado en Nueva York el 5-m-145 de la E. &lsquo;P. (22-V-2018) : Goodbye, Columbus(1959), Portnoy&rsquo;s Complaint (1969), Pastoral americana (1997), Me cas\u00e9 con un comunista (1998), La mancha humana (2000)&#8230; *** Serie de CONFERENCIAS DE ARRABAL en Espa\u00f1a : Ma\u00f1ana\u00a0 \u00a0(24 de mayo\u00a0 a las 11h 30&prime;)\u00a0 \u00a0 \u00a0Casa Revilla de Valladolid Voici la photo de mai 68 -rien de moins- avec nous tous. Topor derri\u00e8re Antonio Saura ; ce dernier, sans cheveux, pr\u00e8s de Lis; J\u00e9r\u00f4me Savary couch\u00e9 \u00a0\u00e0 gauche, avec Hilcia d\u2019Aubeterre pench\u00e9e et accoud\u00e9e sur lui devant l\u2019actrice Maude Vald\u00e8ne; derri\u00e8re moi Lise Granvel avec deux acteurs fumant (Renaud Gouyon et Jacques Coutureau); et finalement Copi allong\u00e9\u00a0\u2026sous le Radeau de la M\u00e9duse\u00a0\u00bb, huile d\u2019 Olivier O. Olivier. [\u00a0He aqu\u00ed la foto, nada menos que de mayo de 68, con todos nosotros:\u00a0\u00a0Topor detr\u00e1s de Antonio Saura, \u00e9ste, sin pelo, junto a Lis; J\u00e9r\u00f4me Savary tumbado a la izquierda con Hilcia d\u2019Aubeterre reclinada delante de la actriz Maud Valdene; detr\u00e1s de m\u00ed Lis Grandvel con dos actores fumando (Renaud Gouyon y Jacques Coutureau) y finalmente Copi recostado delante\u2026 bajo el \u201cRadeau de la Meduse\u201d, \u00f3leo de Olivier O.Olivier.] \u00a0 \u00a0: &nbsp; _________________________________________________________________________________________________________________________________ &nbsp; (En franc\u00e9s y en espa\u00f1ol) &nbsp; \u00ab\u00a0Occupations \u00a0en mai 68\u00a0\u00bb par Fernando Arrabal &nbsp; Pendant cet inoubliable mois ce qui s\u2019est r\u00e9ellement pass\u00e9 en mai 68 est entr\u00e9 dans la cat\u00e9gorie de l\u00e9gende ou de \u00ab\u00a0geste\u00a0\u00bb. Et comme si cela ne suffisait pas, sans frais. Nous voulions tant r\u00eaver qu\u2019apr\u00e8s, c\u2019\u00e9tait le r\u00e9veil. &nbsp; Mais toute passion ne suppose-t-elle pas un jeu avec la mort? Voil\u00e0 pourquoi \u00e0 Moscou, ils ont r\u00e9p\u00e9t\u00e9 (en vrais sp\u00e9cialistes qu\u2019ils \u00e9taient, \u00e0 la hussarde!):\u00a0\u00ab\u00a0\u00a0mai 68 n&rsquo;est pas r\u00e9volutionnaire parce qu\u2019il n\u2019 y \u00a0a pas eu de morts\u00a0\u00bb. &nbsp; C\u2019est chose presque incroyable\u00a0: \u00ab\u00a0Mai 68\u00a0\u00bb a commenc\u00e9 le 22 mars. Voil\u00e0 pourquoi leurs leaders se sont soulev\u00e9s en tant que \u00ab\u00a0Mouvement du 22 mars\u00a0\u00bb. Mais plus subtilement ils se sont appel\u00e9s les \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb, terme qui a suscit\u00e9 de nombreux probl\u00e8mes pour trouver sa traduction hispanique et m\u00eame panique. \u00c0 vrai dire l\u2019origine des \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 le souvenir du pionnier \u00ab\u00a0choeur des enrag\u00e9s\u00a0\u00bb (qui a supplant\u00e9 le titre original de \u00ab\u00a0choeur de docteurs\u00a0\u00bb) de la \u2018zarzuela\u2019 \u00ab\u00a0Le roi qui devint enrag\u00e9\u00a0\u00bb. Assur\u00e9ment, chef-d\u2019oeuvre inconnu en France. Tout comme son\u00a0divertissant auteur. Qui ne voulut pas se nommer, comme tout le monde, Roberto. Ni \u00eatre m\u00e9trosexuel. Vu qu\u2019il s\u2019est occult\u00e9 une dizaine d\u2019ann\u00e9es avant l\u2019inauguration, le 17 octobre 1919, par Alphonse XIII, de la premi\u00e8re ligne du m\u00e9tro entre\u00a0la Puerta del Sol et Cuatro Caminos. Et la\u00a0troisi\u00e8me d\u2019Europe. &nbsp; C\u2019\u00e9tait une \u00e9poque, au temps d\u2019Edith Piaf, o\u00f9 l\u2019automne tombait au printemps. N\u2019importe qui pouvait dire qu\u2019il \u00e9tait majoritaire avec les abstentionnistes. Entre autres cr\u00e2nes prouesses, avec un ou deux amis (nous n\u2019avons jamais \u00e9t\u00e9 plus de trois), nous conduisant \u00e0 la perfection puisqu\u2019en toute libert\u00e9, nous avons occup\u00e9, par exemple, all\u00e8grement, le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne de la Cit\u00e9 Universitaire de Paris. Qui est rest\u00e9 occup\u00e9 sans que nous, les occupants, ne nous rendions compte de rien, pendant un quart de si\u00e8cle. Mais qui, parall\u00e8lement, est demeur\u00e9 aussi tristement inoccup\u00e9 \u00e0 la grande fureur des universitaires qui d\u00e9ambulaient dans la Cit\u00e9 sans chambre o\u00f9 dormir (\u2018devant un coll\u00e8ge plein mais vide&rsquo;). &nbsp; Avec l\u2019aide du dessinateur et dramaturge Copi (exsangue comme presque toujours, mais exact) nous avons aussi occup\u00e9, par exemple, le Th\u00e9\u00e2tre de la Cit\u00e9 Universitaire. T\u00e9m\u00e9rairement, sans nous laisser impressionner par les pots de fleurs qui se dressaient, mena\u00e7ants, \u00e0 notre passage, qui aurait d\u00fb \u00eatre martial. &nbsp; Comme nous occupions le th\u00e9\u00e2tre sans aucune opposition nous nous sommes regard\u00e9s, Copi et moi, tout surpris. C\u2019\u00e9tait si facile de jouer un r\u00f4le dans l\u2019Histoire. Ce n\u2019est pas pour rien que Copi \u00e9tait connu comme humoriste plus que comme dramaturge. Sans nous l\u2019\u00eatre propos\u00e9, par raccroc, par pure co\u00efncidence, nous avons occup\u00e9 le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne ou celui d\u2019Argentine ou l\u2019Od\u00e9on ou la \u00ab\u00a0Maison du Br\u00e9sil\u00a0\u00bb et tutti quanti. C\u2019\u00e9tait facile : tout le monde \u00e9tait d\u2019accord ou, plut\u00f4t, personne n\u2019osait ne pas \u00eatre d\u2019accord. &nbsp; &nbsp; Les plus cons\u00e9quents furent les universitaires de\u00a0la \u00ab\u00a0Maison du Br\u00e9sil\u00a0\u00bb. \u00a0Ils nous ont accueillis r\u00e9volutionnairement et merveilleusement, \u00e0 la L\u00e9nine! Ils ont proclam\u00e9 que \u00ab\u00a0depuis toujours\u00a0\u00bb ils avaient souhait\u00e9 l\u2019occupation de leur maison. Et l\u2019un d\u2019eux a ajout\u00e9 \u00ab\u00a0et que nos crocodiles soient rouges\u00a0\u00bb. Ils ont install\u00e9 toutes sortes de placards, de faux, de drapeaux et de marteaux. Aussit\u00f4t apr\u00e8s notre d\u00e9part, ils les ont d\u00e9croch\u00e9s et ont continu\u00e9 \u00e0 vaquer \u00e0 leurs occupations universitaires, ravis et d\u00e9barrass\u00e9s. &nbsp; Au Coll\u00e8ge d\u2019Espagne, apr\u00e8s de fort g\u00e9n\u00e9reuses et altruistes promesses, les coll\u00e9giens, changeant d\u2019avis, voulaient, rien de moins, voter sur-le-champ en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Dans la Salle des C\u00e9r\u00e9monies Officielles elle-m\u00eame. Le \u00ab\u00a0Mouvement\u00a0\u00bb (les \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb) nous ont exig\u00e9 par t\u00e9l\u00e9phone, sans d\u00e9lai, de remettre \u00e0 plus tard ce microscopique pr\u00e9ambule et pl\u00e9biscite jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des masses laborieuses hispaniques. &nbsp; En effet, le lendemain matin, une foule d\u2019ouvriers des usines d\u2019automobiles est arriv\u00e9e avec famille et enfants. Les plus r\u00e9solus sont venus avec une cuvette pleine d\u2019acide sulfurique qu\u2019ils ont install\u00e9e dans une mansarde pour accueillir \u00ab\u00a0l\u2019ennemi\u00a0\u00bb. &nbsp; &#8211; \u00a0Qui, \u00e9videmment, allait nous attaquer. Mais de l\u00e0-haut, bien arm\u00e9s, nous les tiendrions \u00e0 distance. &nbsp; Le lendemain matin j\u2019\u00e9tais invit\u00e9 par l\u2019Universit\u00e9 de Vienne. A mon arriv\u00e9e j\u2019ai eu la surprise d\u2019\u00eatre accueilli (moi qui, comme Topor, n\u2019ai m\u00eame pas fait le service militaire), comme \u00ab\u00a0un grand r\u00e9volutionnaire panique\u00a0\u00bb. Et pr\u00e9cis\u00e9ment, lorsque je suis entr\u00e9 dans l\u2019un des plus beaux amphith\u00e9\u00e2tres de l\u2019universit\u00e9,\u00a0a retenti un hymne pour moi inconnu mais tr\u00e8s vibrant. On m\u2019a expliqu\u00e9 que c\u2019\u00e9tait l\u2019hymne national autrichien. Aussit\u00f4t l\u2019un de mes amphitryons s\u2019est install\u00e9 au pupitre. Il a baiss\u00e9 son pantalon, et avec une stup\u00e9fiante pr\u00e9cision, s\u2019est mis \u00e0 d\u00e9f\u00e9quer comme en accord avec l\u2019hymne. Une fois la musique et l\u2019action achev\u00e9es, le public a applaudi \u00e0 tout rompre. &nbsp; Quand tout le monde est sorti mon amphitryon et moi sommes rest\u00e9s seuls dans l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre. Avec une admirable dext\u00e9rit\u00e9 (et un sac en plastique) il a retir\u00e9 le produit de son acte et enfin, \u00e0 quatre pattes, il a frott\u00e9 le sol jusqu\u2019\u00e0 faire dispara\u00eetre la tache. &nbsp; Apr\u00e8s une courte semaine \u00e0 Vienne je suis revenu \u00e0 Paris. Et \u00e0 ma grande surprise au Coll\u00e8ge il il n\u2019y avait nulle trace de cuvette,\u00a0d\u2019acide sulfurique, de masse laborieuse, ou d\u2019occupant. Le Coll\u00e8ge \u00e9tait ferm\u00e9 et entour\u00e9 d\u2019une palissade. &nbsp; \u00c0 ma plus grande surprise encore, un quart de si\u00e8cle plus tard \u00a0apr\u00e8s cette infortun\u00e9e occupation manqu\u00e9e, j\u2019ai re\u00e7u (exceptionnellement) un appel de l\u2019Ambassade d\u2019Espagne \u00e0 Paris. Une employ\u00e9e m\u2019a demand\u00e9, au nom de Monsieur l\u2019Ambassadeur, si j\u2019allais de nouveau occuper le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne. &nbsp; -Mais comment, il n\u2019est pas ouvert? &nbsp; A l\u2019aube du XXI\u00e8me si\u00e8cle gr\u00e2ce \u00e0 mon autorisation (aussi peu n\u00e9cessaire qu\u2019acadabrabrantesque) il a pu \u00eatre r\u00e9ouvert avec tous les honneurs et tout l&rsquo;Etat Major. &nbsp; Quel dommage que Copi (Ra\u00f9l Damonte Taborda) se soit occult\u00e9 \u00e0 la fin de 1987! Je le regrette toujours. Qu\u2019aurait-il pens\u00e9 ce dramaturge si discret (surtout lors de ses derni\u00e8res hospitalisations) de la toute nouvelle question pos\u00e9e sur &lsquo;les r\u00e9seaux sociaux&rsquo; :\u00a0\u00ab \u00a0Copi: quand mourir du sida peut-elle \u00eatre ta grande oeuvre d\u2019art\u00a0\u00bb? &nbsp; Copi ne figure dans aucune des dithyrambiques apologies des anciens combattants de mai 68. Il ne l\u2019aurait pas m\u00e9rit\u00e9. *** &nbsp; &nbsp; en espa\u00f1ol &nbsp; \u201cOcupaciones parisienses en mayo del 68\u201d por Fernando Arrabal &nbsp; Durante aquel inolvidable mes lo que realmente pas\u00f3 en mayo del 68 ha entrado en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":9118,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-9116","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-miscellannees"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v24.5 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Ma\u00f1ana:  24 de mayo: conferencia de Fernando Arrabal en el TAC de Valladolid (Espagne). - Ceci n\u2019est pas un blog<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2018\/05\/23\/9116\/manana-24-de-mayo-conferencia-de-fernando-arrabal-el-tac-de-valladolid-espagne\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Ma\u00f1ana:  24 de mayo: conferencia de Fernando Arrabal en el TAC de Valladolid (Espagne). - Ceci n\u2019est pas un blog\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Philip Milton Roth \u200b (19-III-1933 Nerwark) ocultado en Nueva York el 5-m-145 de la E. &lsquo;P. 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Et la\u00a0troisi\u00e8me d\u2019Europe. &nbsp; C\u2019\u00e9tait une \u00e9poque, au temps d\u2019Edith Piaf, o\u00f9 l\u2019automne tombait au printemps. N\u2019importe qui pouvait dire qu\u2019il \u00e9tait majoritaire avec les abstentionnistes. Entre autres cr\u00e2nes prouesses, avec un ou deux amis (nous n\u2019avons jamais \u00e9t\u00e9 plus de trois), nous conduisant \u00e0 la perfection puisqu\u2019en toute libert\u00e9, nous avons occup\u00e9, par exemple, all\u00e8grement, le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne de la Cit\u00e9 Universitaire de Paris. Qui est rest\u00e9 occup\u00e9 sans que nous, les occupants, ne nous rendions compte de rien, pendant un quart de si\u00e8cle. Mais qui, parall\u00e8lement, est demeur\u00e9 aussi tristement inoccup\u00e9 \u00e0 la grande fureur des universitaires qui d\u00e9ambulaient dans la Cit\u00e9 sans chambre o\u00f9 dormir (\u2018devant un coll\u00e8ge plein mais vide&rsquo;). &nbsp; Avec l\u2019aide du dessinateur et dramaturge Copi (exsangue comme presque toujours, mais exact) nous avons aussi occup\u00e9, par exemple, le Th\u00e9\u00e2tre de la Cit\u00e9 Universitaire. T\u00e9m\u00e9rairement, sans nous laisser impressionner par les pots de fleurs qui se dressaient, mena\u00e7ants, \u00e0 notre passage, qui aurait d\u00fb \u00eatre martial. &nbsp; Comme nous occupions le th\u00e9\u00e2tre sans aucune opposition nous nous sommes regard\u00e9s, Copi et moi, tout surpris. C\u2019\u00e9tait si facile de jouer un r\u00f4le dans l\u2019Histoire. Ce n\u2019est pas pour rien que Copi \u00e9tait connu comme humoriste plus que comme dramaturge. Sans nous l\u2019\u00eatre propos\u00e9, par raccroc, par pure co\u00efncidence, nous avons occup\u00e9 le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne ou celui d\u2019Argentine ou l\u2019Od\u00e9on ou la \u00ab\u00a0Maison du Br\u00e9sil\u00a0\u00bb et tutti quanti. C\u2019\u00e9tait facile : tout le monde \u00e9tait d\u2019accord ou, plut\u00f4t, personne n\u2019osait ne pas \u00eatre d\u2019accord. &nbsp; &nbsp; Les plus cons\u00e9quents furent les universitaires de\u00a0la \u00ab\u00a0Maison du Br\u00e9sil\u00a0\u00bb. \u00a0Ils nous ont accueillis r\u00e9volutionnairement et merveilleusement, \u00e0 la L\u00e9nine! Ils ont proclam\u00e9 que \u00ab\u00a0depuis toujours\u00a0\u00bb ils avaient souhait\u00e9 l\u2019occupation de leur maison. Et l\u2019un d\u2019eux a ajout\u00e9 \u00ab\u00a0et que nos crocodiles soient rouges\u00a0\u00bb. Ils ont install\u00e9 toutes sortes de placards, de faux, de drapeaux et de marteaux. Aussit\u00f4t apr\u00e8s notre d\u00e9part, ils les ont d\u00e9croch\u00e9s et ont continu\u00e9 \u00e0 vaquer \u00e0 leurs occupations universitaires, ravis et d\u00e9barrass\u00e9s. &nbsp; Au Coll\u00e8ge d\u2019Espagne, apr\u00e8s de fort g\u00e9n\u00e9reuses et altruistes promesses, les coll\u00e9giens, changeant d\u2019avis, voulaient, rien de moins, voter sur-le-champ en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Dans la Salle des C\u00e9r\u00e9monies Officielles elle-m\u00eame. Le \u00ab\u00a0Mouvement\u00a0\u00bb (les \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb) nous ont exig\u00e9 par t\u00e9l\u00e9phone, sans d\u00e9lai, de remettre \u00e0 plus tard ce microscopique pr\u00e9ambule et pl\u00e9biscite jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des masses laborieuses hispaniques. &nbsp; En effet, le lendemain matin, une foule d\u2019ouvriers des usines d\u2019automobiles est arriv\u00e9e avec famille et enfants. Les plus r\u00e9solus sont venus avec une cuvette pleine d\u2019acide sulfurique qu\u2019ils ont install\u00e9e dans une mansarde pour accueillir \u00ab\u00a0l\u2019ennemi\u00a0\u00bb. &nbsp; &#8211; \u00a0Qui, \u00e9videmment, allait nous attaquer. Mais de l\u00e0-haut, bien arm\u00e9s, nous les tiendrions \u00e0 distance. &nbsp; Le lendemain matin j\u2019\u00e9tais invit\u00e9 par l\u2019Universit\u00e9 de Vienne. A mon arriv\u00e9e j\u2019ai eu la surprise d\u2019\u00eatre accueilli (moi qui, comme Topor, n\u2019ai m\u00eame pas fait le service militaire), comme \u00ab\u00a0un grand r\u00e9volutionnaire panique\u00a0\u00bb. Et pr\u00e9cis\u00e9ment, lorsque je suis entr\u00e9 dans l\u2019un des plus beaux amphith\u00e9\u00e2tres de l\u2019universit\u00e9,\u00a0a retenti un hymne pour moi inconnu mais tr\u00e8s vibrant. On m\u2019a expliqu\u00e9 que c\u2019\u00e9tait l\u2019hymne national autrichien. Aussit\u00f4t l\u2019un de mes amphitryons s\u2019est install\u00e9 au pupitre. Il a baiss\u00e9 son pantalon, et avec une stup\u00e9fiante pr\u00e9cision, s\u2019est mis \u00e0 d\u00e9f\u00e9quer comme en accord avec l\u2019hymne. Une fois la musique et l\u2019action achev\u00e9es, le public a applaudi \u00e0 tout rompre. &nbsp; Quand tout le monde est sorti mon amphitryon et moi sommes rest\u00e9s seuls dans l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre. Avec une admirable dext\u00e9rit\u00e9 (et un sac en plastique) il a retir\u00e9 le produit de son acte et enfin, \u00e0 quatre pattes, il a frott\u00e9 le sol jusqu\u2019\u00e0 faire dispara\u00eetre la tache. &nbsp; Apr\u00e8s une courte semaine \u00e0 Vienne je suis revenu \u00e0 Paris. Et \u00e0 ma grande surprise au Coll\u00e8ge il il n\u2019y avait nulle trace de cuvette,\u00a0d\u2019acide sulfurique, de masse laborieuse, ou d\u2019occupant. Le Coll\u00e8ge \u00e9tait ferm\u00e9 et entour\u00e9 d\u2019une palissade. &nbsp; \u00c0 ma plus grande surprise encore, un quart de si\u00e8cle plus tard \u00a0apr\u00e8s cette infortun\u00e9e occupation manqu\u00e9e, j\u2019ai re\u00e7u (exceptionnellement) un appel de l\u2019Ambassade d\u2019Espagne \u00e0 Paris. Une employ\u00e9e m\u2019a demand\u00e9, au nom de Monsieur l\u2019Ambassadeur, si j\u2019allais de nouveau occuper le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne. &nbsp; -Mais comment, il n\u2019est pas ouvert? &nbsp; A l\u2019aube du XXI\u00e8me si\u00e8cle gr\u00e2ce \u00e0 mon autorisation (aussi peu n\u00e9cessaire qu\u2019acadabrabrantesque) il a pu \u00eatre r\u00e9ouvert avec tous les honneurs et tout l&rsquo;Etat Major. &nbsp; Quel dommage que Copi (Ra\u00f9l Damonte Taborda) se soit occult\u00e9 \u00e0 la fin de 1987! Je le regrette toujours. Qu\u2019aurait-il pens\u00e9 ce dramaturge si discret (surtout lors de ses derni\u00e8res hospitalisations) de la toute nouvelle question pos\u00e9e sur &lsquo;les r\u00e9seaux sociaux&rsquo; :\u00a0\u00ab \u00a0Copi: quand mourir du sida peut-elle \u00eatre ta grande oeuvre d\u2019art\u00a0\u00bb? &nbsp; Copi ne figure dans aucune des dithyrambiques apologies des anciens combattants de mai 68. Il ne l\u2019aurait pas m\u00e9rit\u00e9. *** &nbsp; &nbsp; en espa\u00f1ol &nbsp; \u201cOcupaciones parisienses en mayo del 68\u201d por Fernando Arrabal &nbsp; Durante aquel inolvidable mes lo que realmente pas\u00f3 en mayo del 68 ha entrado en [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2018\/05\/23\/9116\/manana-24-de-mayo-conferencia-de-fernando-arrabal-el-tac-de-valladolid-espagne\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ceci n\u2019est pas un blog\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2018-05-23T05:07:55+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2018-05-23T06:14:37+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2018\/05\/Vallad.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"729\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"403\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"fernandoarrabal\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"fernandoarrabal\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture est.\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"12 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2018\/05\/23\/9116\/manana-24-de-mayo-conferencia-de-fernando-arrabal-el-tac-de-valladolid-espagne\/\",\"url\":\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2018\/05\/23\/9116\/manana-24-de-mayo-conferencia-de-fernando-arrabal-el-tac-de-valladolid-espagne\/\",\"name\":\"Ma\u00f1ana: 24 de mayo: conferencia de Fernando Arrabal en el TAC de Valladolid (Espagne). - 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(22-V-2018) : Goodbye, Columbus(1959), Portnoy&rsquo;s Complaint (1969), Pastoral americana (1997), Me cas\u00e9 con un comunista (1998), La mancha humana (2000)&#8230; *** Serie de CONFERENCIAS DE ARRABAL en Espa\u00f1a : Ma\u00f1ana\u00a0 \u00a0(24 de mayo\u00a0 a las 11h 30&prime;)\u00a0 \u00a0 \u00a0Casa Revilla de Valladolid Voici la photo de mai 68 -rien de moins- avec nous tous. Topor derri\u00e8re Antonio Saura ; ce dernier, sans cheveux, pr\u00e8s de Lis; J\u00e9r\u00f4me Savary couch\u00e9 \u00a0\u00e0 gauche, avec Hilcia d\u2019Aubeterre pench\u00e9e et accoud\u00e9e sur lui devant l\u2019actrice Maude Vald\u00e8ne; derri\u00e8re moi Lise Granvel avec deux acteurs fumant (Renaud Gouyon et Jacques Coutureau); et finalement Copi allong\u00e9\u00a0\u2026sous le Radeau de la M\u00e9duse\u00a0\u00bb, huile d\u2019 Olivier O. Olivier. 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Nous voulions tant r\u00eaver qu\u2019apr\u00e8s, c\u2019\u00e9tait le r\u00e9veil. &nbsp; Mais toute passion ne suppose-t-elle pas un jeu avec la mort? Voil\u00e0 pourquoi \u00e0 Moscou, ils ont r\u00e9p\u00e9t\u00e9 (en vrais sp\u00e9cialistes qu\u2019ils \u00e9taient, \u00e0 la hussarde!):\u00a0\u00ab\u00a0\u00a0mai 68 n&rsquo;est pas r\u00e9volutionnaire parce qu\u2019il n\u2019 y \u00a0a pas eu de morts\u00a0\u00bb. &nbsp; C\u2019est chose presque incroyable\u00a0: \u00ab\u00a0Mai 68\u00a0\u00bb a commenc\u00e9 le 22 mars. Voil\u00e0 pourquoi leurs leaders se sont soulev\u00e9s en tant que \u00ab\u00a0Mouvement du 22 mars\u00a0\u00bb. Mais plus subtilement ils se sont appel\u00e9s les \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb, terme qui a suscit\u00e9 de nombreux probl\u00e8mes pour trouver sa traduction hispanique et m\u00eame panique. \u00c0 vrai dire l\u2019origine des \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 le souvenir du pionnier \u00ab\u00a0choeur des enrag\u00e9s\u00a0\u00bb (qui a supplant\u00e9 le titre original de \u00ab\u00a0choeur de docteurs\u00a0\u00bb) de la \u2018zarzuela\u2019 \u00ab\u00a0Le roi qui devint enrag\u00e9\u00a0\u00bb. Assur\u00e9ment, chef-d\u2019oeuvre inconnu en France. Tout comme son\u00a0divertissant auteur. Qui ne voulut pas se nommer, comme tout le monde, Roberto. Ni \u00eatre m\u00e9trosexuel. Vu qu\u2019il s\u2019est occult\u00e9 une dizaine d\u2019ann\u00e9es avant l\u2019inauguration, le 17 octobre 1919, par Alphonse XIII, de la premi\u00e8re ligne du m\u00e9tro entre\u00a0la Puerta del Sol et Cuatro Caminos. Et la\u00a0troisi\u00e8me d\u2019Europe. &nbsp; C\u2019\u00e9tait une \u00e9poque, au temps d\u2019Edith Piaf, o\u00f9 l\u2019automne tombait au printemps. N\u2019importe qui pouvait dire qu\u2019il \u00e9tait majoritaire avec les abstentionnistes. Entre autres cr\u00e2nes prouesses, avec un ou deux amis (nous n\u2019avons jamais \u00e9t\u00e9 plus de trois), nous conduisant \u00e0 la perfection puisqu\u2019en toute libert\u00e9, nous avons occup\u00e9, par exemple, all\u00e8grement, le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne de la Cit\u00e9 Universitaire de Paris. Qui est rest\u00e9 occup\u00e9 sans que nous, les occupants, ne nous rendions compte de rien, pendant un quart de si\u00e8cle. Mais qui, parall\u00e8lement, est demeur\u00e9 aussi tristement inoccup\u00e9 \u00e0 la grande fureur des universitaires qui d\u00e9ambulaient dans la Cit\u00e9 sans chambre o\u00f9 dormir (\u2018devant un coll\u00e8ge plein mais vide&rsquo;). &nbsp; Avec l\u2019aide du dessinateur et dramaturge Copi (exsangue comme presque toujours, mais exact) nous avons aussi occup\u00e9, par exemple, le Th\u00e9\u00e2tre de la Cit\u00e9 Universitaire. T\u00e9m\u00e9rairement, sans nous laisser impressionner par les pots de fleurs qui se dressaient, mena\u00e7ants, \u00e0 notre passage, qui aurait d\u00fb \u00eatre martial. &nbsp; Comme nous occupions le th\u00e9\u00e2tre sans aucune opposition nous nous sommes regard\u00e9s, Copi et moi, tout surpris. C\u2019\u00e9tait si facile de jouer un r\u00f4le dans l\u2019Histoire. Ce n\u2019est pas pour rien que Copi \u00e9tait connu comme humoriste plus que comme dramaturge. Sans nous l\u2019\u00eatre propos\u00e9, par raccroc, par pure co\u00efncidence, nous avons occup\u00e9 le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne ou celui d\u2019Argentine ou l\u2019Od\u00e9on ou la \u00ab\u00a0Maison du Br\u00e9sil\u00a0\u00bb et tutti quanti. C\u2019\u00e9tait facile : tout le monde \u00e9tait d\u2019accord ou, plut\u00f4t, personne n\u2019osait ne pas \u00eatre d\u2019accord. &nbsp; &nbsp; Les plus cons\u00e9quents furent les universitaires de\u00a0la \u00ab\u00a0Maison du Br\u00e9sil\u00a0\u00bb. \u00a0Ils nous ont accueillis r\u00e9volutionnairement et merveilleusement, \u00e0 la L\u00e9nine! Ils ont proclam\u00e9 que \u00ab\u00a0depuis toujours\u00a0\u00bb ils avaient souhait\u00e9 l\u2019occupation de leur maison. Et l\u2019un d\u2019eux a ajout\u00e9 \u00ab\u00a0et que nos crocodiles soient rouges\u00a0\u00bb. Ils ont install\u00e9 toutes sortes de placards, de faux, de drapeaux et de marteaux. Aussit\u00f4t apr\u00e8s notre d\u00e9part, ils les ont d\u00e9croch\u00e9s et ont continu\u00e9 \u00e0 vaquer \u00e0 leurs occupations universitaires, ravis et d\u00e9barrass\u00e9s. &nbsp; Au Coll\u00e8ge d\u2019Espagne, apr\u00e8s de fort g\u00e9n\u00e9reuses et altruistes promesses, les coll\u00e9giens, changeant d\u2019avis, voulaient, rien de moins, voter sur-le-champ en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Dans la Salle des C\u00e9r\u00e9monies Officielles elle-m\u00eame. Le \u00ab\u00a0Mouvement\u00a0\u00bb (les \u00ab\u00a0enrag\u00e9s\u00a0\u00bb) nous ont exig\u00e9 par t\u00e9l\u00e9phone, sans d\u00e9lai, de remettre \u00e0 plus tard ce microscopique pr\u00e9ambule et pl\u00e9biscite jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des masses laborieuses hispaniques. &nbsp; En effet, le lendemain matin, une foule d\u2019ouvriers des usines d\u2019automobiles est arriv\u00e9e avec famille et enfants. Les plus r\u00e9solus sont venus avec une cuvette pleine d\u2019acide sulfurique qu\u2019ils ont install\u00e9e dans une mansarde pour accueillir \u00ab\u00a0l\u2019ennemi\u00a0\u00bb. &nbsp; &#8211; \u00a0Qui, \u00e9videmment, allait nous attaquer. Mais de l\u00e0-haut, bien arm\u00e9s, nous les tiendrions \u00e0 distance. &nbsp; Le lendemain matin j\u2019\u00e9tais invit\u00e9 par l\u2019Universit\u00e9 de Vienne. A mon arriv\u00e9e j\u2019ai eu la surprise d\u2019\u00eatre accueilli (moi qui, comme Topor, n\u2019ai m\u00eame pas fait le service militaire), comme \u00ab\u00a0un grand r\u00e9volutionnaire panique\u00a0\u00bb. Et pr\u00e9cis\u00e9ment, lorsque je suis entr\u00e9 dans l\u2019un des plus beaux amphith\u00e9\u00e2tres de l\u2019universit\u00e9,\u00a0a retenti un hymne pour moi inconnu mais tr\u00e8s vibrant. On m\u2019a expliqu\u00e9 que c\u2019\u00e9tait l\u2019hymne national autrichien. Aussit\u00f4t l\u2019un de mes amphitryons s\u2019est install\u00e9 au pupitre. Il a baiss\u00e9 son pantalon, et avec une stup\u00e9fiante pr\u00e9cision, s\u2019est mis \u00e0 d\u00e9f\u00e9quer comme en accord avec l\u2019hymne. Une fois la musique et l\u2019action achev\u00e9es, le public a applaudi \u00e0 tout rompre. &nbsp; Quand tout le monde est sorti mon amphitryon et moi sommes rest\u00e9s seuls dans l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre. Avec une admirable dext\u00e9rit\u00e9 (et un sac en plastique) il a retir\u00e9 le produit de son acte et enfin, \u00e0 quatre pattes, il a frott\u00e9 le sol jusqu\u2019\u00e0 faire dispara\u00eetre la tache. &nbsp; Apr\u00e8s une courte semaine \u00e0 Vienne je suis revenu \u00e0 Paris. Et \u00e0 ma grande surprise au Coll\u00e8ge il il n\u2019y avait nulle trace de cuvette,\u00a0d\u2019acide sulfurique, de masse laborieuse, ou d\u2019occupant. Le Coll\u00e8ge \u00e9tait ferm\u00e9 et entour\u00e9 d\u2019une palissade. &nbsp; \u00c0 ma plus grande surprise encore, un quart de si\u00e8cle plus tard \u00a0apr\u00e8s cette infortun\u00e9e occupation manqu\u00e9e, j\u2019ai re\u00e7u (exceptionnellement) un appel de l\u2019Ambassade d\u2019Espagne \u00e0 Paris. Une employ\u00e9e m\u2019a demand\u00e9, au nom de Monsieur l\u2019Ambassadeur, si j\u2019allais de nouveau occuper le Coll\u00e8ge d\u2019Espagne. &nbsp; -Mais comment, il n\u2019est pas ouvert? &nbsp; A l\u2019aube du XXI\u00e8me si\u00e8cle gr\u00e2ce \u00e0 mon autorisation (aussi peu n\u00e9cessaire qu\u2019acadabrabrantesque) il a pu \u00eatre r\u00e9ouvert avec tous les honneurs et tout l&rsquo;Etat Major. &nbsp; Quel dommage que Copi (Ra\u00f9l Damonte Taborda) se soit occult\u00e9 \u00e0 la fin de 1987! Je le regrette toujours. Qu\u2019aurait-il pens\u00e9 ce dramaturge si discret (surtout lors de ses derni\u00e8res hospitalisations) de la toute nouvelle question pos\u00e9e sur &lsquo;les r\u00e9seaux sociaux&rsquo; :\u00a0\u00ab \u00a0Copi: quand mourir du sida peut-elle \u00eatre ta grande oeuvre d\u2019art\u00a0\u00bb? &nbsp; Copi ne figure dans aucune des dithyrambiques apologies des anciens combattants de mai 68. Il ne l\u2019aurait pas m\u00e9rit\u00e9. *** &nbsp; &nbsp; en espa\u00f1ol &nbsp; \u201cOcupaciones parisienses en mayo del 68\u201d por Fernando Arrabal &nbsp; Durante aquel inolvidable mes lo que realmente pas\u00f3 en mayo del 68 ha entrado en [&hellip;]","og_url":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2018\/05\/23\/9116\/manana-24-de-mayo-conferencia-de-fernando-arrabal-el-tac-de-valladolid-espagne\/","og_site_name":"Ceci n\u2019est pas un blog","article_published_time":"2018-05-23T05:07:55+00:00","article_modified_time":"2018-05-23T06:14:37+00:00","og_image":[{"width":729,"height":403,"url":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2018\/05\/Vallad.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"fernandoarrabal","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"fernandoarrabal","Dur\u00e9e de lecture est.":"12 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2018\/05\/23\/9116\/manana-24-de-mayo-conferencia-de-fernando-arrabal-el-tac-de-valladolid-espagne\/","url":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2018\/05\/23\/9116\/manana-24-de-mayo-conferencia-de-fernando-arrabal-el-tac-de-valladolid-espagne\/","name":"Ma\u00f1ana: 24 de mayo: conferencia de Fernando Arrabal en el TAC de Valladolid (Espagne). - 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