﻿{"id":7768,"date":"2017-03-07T13:50:13","date_gmt":"2017-03-07T11:50:13","guid":{"rendered":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/?p=7768"},"modified":"2017-03-08T11:49:48","modified_gmt":"2017-03-08T09:49:48","slug":"y-a-70-ans-mari-de-diego-de-rivera-andre-breton-leon-trotski-a-coyoacan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2017\/03\/07\/7768\/y-a-70-ans-mari-de-diego-de-rivera-andre-breton-leon-trotski-a-coyoacan\/","title":{"rendered":"Il y a 70 ans&nbsp;: le MARI de Diego de Rivera, Andr\u00e9 Breton et L\u00e9on Trotski \u00e0 Coyoac\u00e1n"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Gallinac\u00e9es \u00a0trotskistes <\/strong><\/p>\n<p>\u201cLes peintres sont une race \u00e0 part de multimillionnaires\u00a0\u00bb a dit Antonin Artaud, les yeux clos pour mieux voir. \u00c0 vrai dire je n&rsquo;ai pas fr\u00e9quent\u00e9 beaucoup de peintres. Seuls deux ou trois d&rsquo;entre eux m&rsquo;ont paru multimillionnaires. Et par hasard ! La plupart de ceux que la vie m&rsquo;a fait rencontrer se sont occult\u00e9s sans pouvoir imaginer qu&rsquo;ils allaient (post-mortem) atteindre cette marche\u00a0: Man Ray, Marcel Duchamp, Andy Warhol, Keith Haring\u2026<\/p>\n<p>Au caf\u00e9 surr\u00e9aliste personne, jamais, n&rsquo;aurait pu parvenir \u00e0 un tel sommet. Pas m\u00eame \u00ab\u00a0un quart d&rsquo;heure\u00a0\u00bb. Magritte assistait tr\u00e8s rarement aux r\u00e9unions quotidiennes. Il est vrai qu&rsquo;il ne pouvait se payer le voyage Bruxelles-Paris \u00e0 tout bout de champ. Quand il nous faisait l&rsquo;honneur de venir au caf\u00e9 en se payant rien de moins que le voyage en train, pour compenser, \u00e0 nous tous, nous lui offrions sa bi\u00e8re. Autant de la Belle Otero l&rsquo;automne tombait au printemps.<\/p>\n<p>Au fait, avant de s&rsquo;occulter Magritte est-il devenu multimillionnaire ? Un galeriste se surprit \u00e0 parier sur \u00ab\u00a0l&rsquo;extravagant Belge qui ne savait m\u00eame pas peindre une main\u00a0\u00bb. Soudain, du jour au lendemain, Magritte est devenu un peintre \u00ab\u00a0parmi les plus chers de son vivant\u00a0\u00bb. Comme s&rsquo;il avait perdu par imprudence sa dent\u2026 de sagesse.<\/p>\n<p>Aussit\u00f4t, comme reflux de son extravagante r\u00e9ussite, le journal \u00ab\u00a0France Observateur\u00a0\u00bb publia une lettre envoy\u00e9e de Bruxelles par Magritte lui-m\u00eame. Interdite pour albinos.<\/p>\n<p>Il affirmait : \u00ab\u2026\u00a0pour que tout le monde profite de ma soudaine c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 je mets en vente de nouveaux tableaux. Si vous voulez le portrait de votre maman avec une pomme sur la t\u00eate je vous le peindrai pour 123 millions de francs. Mais si vous pr\u00e9f\u00e9rez que la lampe de votre chambre \u00e9mette de l&rsquo;ombre au lieu de lumi\u00e8re le tableau vous co\u00fbtera 125 millions, etc.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Au groupe surr\u00e9aliste nous avons lu la lettre avec enthousiasme. Malgr\u00e9 sa toute nouvelle gloire Ren\u00e9 (Re-n\u00e9 \u00e0 la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9) avait fichtrement tourn\u00e9 en d\u00e9rision la sp\u00e9culation des \u0153uvres picturales. Aussit\u00f4t Breton \u00e9crivit une lettre dithyrambique au peintre belge. Nous l&rsquo;avons tous sign\u00e9e, satisfaits et solidaires. Le mulet parmi les \u00e2nes confirme la r\u00e8gle.<\/p>\n<p>Quatre jours plus tard (le courrier alors marchait \u00e0 merveille) nous avons re\u00e7u la r\u00e9ponse de Magritte tel un Nobel du tweet. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai un tel respect pour les rapports que j&rsquo;entretiens avec l\u2019art et l&rsquo;argent que je ne me serais jamais autoris\u00e9 le stupide canular de potache de votre manifeste.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>D&rsquo;ailleurs, il semble qu&rsquo;il n&rsquo;y ait eu qu&rsquo;un seul v\u00e9ritable manifeste artistique. Le MARI. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment le \u00ab\u00a0Manifeste pour un art r\u00e9volutionnaire ind\u00e9pendant\u00a0\u00bb. Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par Andr\u00e9 Breton et L\u00e9on Trotski, main dans la main. Il y a presque 70 ans, \u00e0 Coyoac\u00e1n. On peut r\u00e9sumer une si longue proclamation par sa conclusion\u00a0; \u00ab\u00a0Voici ce que nous voulons\u00a0: l&rsquo;ind\u00e9pendance de l\u2019art par la r\u00e9volution. Et la R\u00e9volution par la Lib\u00e9ration d\u00e9finitive de l\u2019art.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En ce temps-l\u00e0 (la gr\u00e2ce a la rapidit\u00e9 de la beaut\u00e9) les tableaux de Diego de Rivera (le pa\u00efen propri\u00e9taire du nid mexicain du dissident L\u00e9on et\u2026de Breton d\u00e9\u00e7u par son voyage \u00e0 Mexico) valaient infiniment plus que ceux de Frida Kahlo\u00a0; \u00ab\u00a0son amour toxique\u00a0\u00bb. (Je suis s\u00e9duit par la pr\u00e9cision). De nos jours les rites du souk se retrouvent presque cul-par-dessus-t\u00eate. Et m\u00eame, pour plus d&rsquo;\u00e9motions, Diego Mar\u00eda de la Concepci\u00f3n Juan Nepomuceno Estanislao de Rivera y Barrientos a travers\u00e9 le rideau de fer. \u00c0 cette \u00e9poque lointaine les crocodiles daltoniens \u00e9taient rouges. Diego, d\u00e9concert\u00e9, a pass\u00e9 les 20 derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie comme un vulgaire (pour le moins) \u00ab\u00a0H\u00e9ros de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique\u00a0\u00bb, dans la ville de Mexico. Et s&rsquo;il n&rsquo;a pas attent\u00e9 aux jours de Trotski, ce fut parce que Pablo Neruda et David Alfaro Siqueiros l&rsquo;avaient devanc\u00e9. S\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 des instruments \u00e0 vent leurs commissaires les auraient respect\u00e9s comme des instruments \u00e0 cordes.<\/p>\n<p>En ce temps-l\u00e0 \u00ab\u00a0le vieux\u00a0\u00bb (c&rsquo;est-\u00e0-dire Trotski) en pin\u00e7ait pour les poules au regard Parabellum de sa r\u00e9cente demeure \u00e0 Coyoac\u00e1n. Et il semble qu&rsquo;elles l\u2019aient tellement enthousiasm\u00e9 qu&rsquo;il a voulu \u00e0 toute fin fourrer des \u00abenlumineurs\u00a0\u00bb de poulets dans la proclamation. Malgr\u00e9 la profonde admiration de Breton pour Trotski il ne pouvait envisager de rentrer \u00e0 Paris et d&rsquo;affronter Dali ou Eluard avec un manifeste \u00e0 la gloire d\u2019 \u00ab\u00a0animaliers\u00a0 de poulets\u00a0\u00bb. Seule la fianc\u00e9e b\u00e8gue de Nabuchodonosor a os\u00e9 l\u2019appeler Nabucco.<\/p>\n<p>La r\u00e9volution d\u00e9finitive de l&rsquo;art est la lilliputienne et atemporelle aspiration du peintre. Presque toujours nous tous, sourire aux l\u00e8vres, nous moquons de cette extravagante illusion. Ou nous nous obstinons \u00e0 ne rien savoir. Comme dans le cas du congr\u00e8s de tout premier plan organis\u00e9 et pay\u00e9 de ses deniers par Dali, en 1985. Le plus important du si\u00e8cle par le nombre et la qualit\u00e9 des scientifiques participants.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9 pour une \u0153uvre plastique (qui, dans mon cas, est la partie la plus importante de mon \u0153uvre) en g\u00e9n\u00e9ral seuls sont n\u00e9cessaires une brosse en soie de porc, des pinceaux, de la glu et des outils. Les artistes sont bien \u00e9loign\u00e9s de se soucier de ceux qui maquignonnent autour d&rsquo;eux. Ces aventuriers, MARI les d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0des vandales usant de moyens barbares\u00a0\u00bb. Dans mon cas, comme je n&rsquo;ai pas pu particip\u00e9 \u00e0 la geste de mon p\u00e8re et que, par hasard, j&rsquo;ai surv\u00e9cu aux quatre avatars de la modernit\u00e9, je ne sp\u00e9cule pas avec mes po\u00e8mes plastiques. Et moins encore avec les \u0153uvres que les ma\u00eetres m\u2019ont offertes.<\/p>\n<p>Et, cependant, les cr\u00e9ateurs ne cessent de concevoir le projet \u00ab\u00a0de d\u00e9couvrir le terroir natal de l&rsquo;inspiration\u00a0\u00bb. C&rsquo;est pourquoi ils tentent obstin\u00e9ment de \u00ab\u00a0faire quelque chose de mieux\u00a0\u00bb. C&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;\u00eatre d&rsquo;authentiques \u2018hacedores\u2019, (po\u00e8tes). Ceux \u00ab\u00a0qui font\u00a0\u00bb, m\u00eame en ne peignant qu&rsquo;une ligne. Ou, par exemple, ceux qui cherchent \u00e0 s&rsquo;\u00e9manciper de la continuit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre, comme Marcel Duchamp . Magritte a expos\u00e9 le sens de la sienne par une revue confidentielle de 4 pages \u00ab\u00a0Rh\u00e9torique\u00a0\u00bb. Par atavisme je me d\u00e9saccoutume de demeurer dans l\u2019essentiel.<\/p>\n<p>G\u00e9n\u00e9reusement, et sans m\u00e9rite de ma part, j\u2019ai \u00e9t\u00e9\u00a0\u00a0 accueilli \u00e0 la FIAC espagnole (ARCO de Madrid). Avec mon \u00eatre et mon non \u00eatre. Par amour de l&rsquo;art. \u00c0 vrai dire, j&rsquo;en suis ravi. Arrabala\u00efquement<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>\u00a1Pintapollos troskistas! <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Fernando Arrabal <\/strong><\/p>\n<p>\u201cLos pintores son una raza aparte de multimillonarios\u201d dijo Antonin Artaud, clausurando sus ojos para ver. La verdad es que no he frecuentado muchos pintores. Solo dos o tres de ellos me parecieron \u201cmultimillonarios\u201d. \u00a1Y por chiripa! La mayor\u00eda con los que coincid\u00ed se ocultaron sin poder imaginar que iban a empinarse (post-morten) hasta ese pelda\u00f1o: Man Ray, Marcel Duchamp, Andy Warhol o Keith Haring\u2026<\/p>\n<p>En el caf\u00e9 surrealista nadie, nunca, pens\u00f3 alcanzar semejante cima. Ni siquiera \u201cquince minutos\u201d. Magritte asist\u00eda a las reuniones cotidianas muy raramente. Es cierto que no pod\u00eda pagarse el viaje Bruselas-Par\u00eds a cada trique. Cuando nos hac\u00eda el honor de venir al caf\u00e9, pag\u00e1ndose nada menos que el viaje en tren, entre todos, para compensar, le ofrec\u00edamos la cerveza. En tiempos de la Chelito el oto\u00f1o era en primavera.<\/p>\n<p>Por cierto poco antes de ocultarse Magritte se convirti\u00f3 en \u00bfmultimillonario? Un galerista se gast\u00f3 la sorpresa de apostar por el \u201cextravagante belga que no sab\u00eda ni pintar una mano\u201d. S\u00fabitamente, de la noche a la ma\u00f1ana, Magritte se convirti\u00f3 en un pintor de \u201clos m\u00e1s caros en vida\u201d. Como si hubiera perdido la muela del juicio\u2026 \u00bffinal?<\/p>\n<p>Inmediatamente, como resaca de su extravagante triunfo, el peri\u00f3dico \u201cFrance Observateur\u201d public\u00f3 una carta enviada por el mismo Magritte desde Bruselas. Prohibida para albinos:<\/p>\n<p>\u201cPara que todo el mundo -afirmaba- se aproveche de mi s\u00fabita fama pongo en venta nuevos cuadros. Si quiere usted el retrato de su mam\u00e1 con una manzana en la cabeza se lo pintar\u00e9 por 123 millones de francos. Pero si prefiere que la l\u00e1mpara de su dormitorio en vez de luz emita sombra el cuadro le costar\u00e1 225 millones. Etc\u201d.<\/p>\n<p>En el grupo surrealista le\u00edmos la carta entusiasmados. Conservando el mestizaje gracias a la fruici\u00f3n de removerse. A pesar de su nov\u00edsima gloria \u201cRen\u00e9\u201d (renacido a la fama) se hab\u00eda cachondeado requeteagusto de la especulaci\u00f3n pict\u00f3rica. Breton, inmediatamente, redact\u00f3 una carta al pintor belga colmada de ditirambos. Todos nosotros la firmamos contentos y solidarios. El mulo entre asnos confirma la regla.<\/p>\n<p>Cuatro d\u00edas despu\u00e9s (entonces el correo funcionaba divinamente) recibimos la respuesta de Magritte tal un Nobel del tweet: \u201cQueridos amigos es tanto el respeto que tengo por mis relaciones del arte con el dinero que nunca me hubiera permitido la boba broma de colegial de vuestro manifiesto\u201d.<\/p>\n<p>Por cierto, al parecer, solo hubo un \u201cverdadero manifiesto art\u00edstico\u201d. El MARI. \u00a1S\u00ed\u00ed\u00ed! Exactamente: el \u201cManifiesto por un arte revolucionario independiente\u201d. Lo redactaron Andr\u00e9 Breton y Le\u00f3n Trotsky, mano a mano, hace casi 70 a\u00f1os,\u00a0\u00a0 en Coyoac\u00e1n. Se puede resumir tan largu\u00edsimo preg\u00f3n con su desenlace: \u00ab\u00a0He aqu\u00ed lo que queremos: la independencia del arte &#8211; por la revoluci\u00f3n. La revoluci\u00f3n &#8211; por la liberaci\u00f3n definitiva del arte\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Con la celeridad de la hermosura en aquellos tiempos los cuadros de Diego de Rivera [el pagano del nido mejicano del disidente Le\u00f3n y del viaje frustrado de Breton a M\u00e9jico] val\u00edan infinitamente m\u00e1s que los de Frida Kahlo: \u201csu amor t\u00f3xico\u201d. Me seduce ser preciso. Hoy las rifas del zoco han dado casi la vuelta a la tortilla. E incluso para mayor emoci\u00f3n Diego Mar\u00eda de la Concepci\u00f3n Juan Nepomuceno Estanislao de Rivera y Barrientos atraves\u00f3 el tel\u00f3n de acero. En aquella \u00e9poca los cocodrilos dalt\u00f3nicos eran rojos. Desorientado pas\u00f3 los \u00faltimos veinte a\u00f1os de su vida como un vulgar (\u00a1por lo menos!) \u201ch\u00e9roe de la Uni\u00f3n Sovi\u00e9tica\u201d, en la ciudad de M\u00e9xico. Y si no atent\u00f3 contra Trotsky fue porque Pablo Neruda y don David Alfaro Siqueiros se le adelantaron. Si hubieran sido instrumentos de viento sus comisarios les hubieran respetado como instrumentos de cuerda.<\/p>\n<p>Por entonces, al \u201cviejo\u201d, es decir a Trotsky, le molaban las gallinas (con sus miradas \u00a1\u00a1\u201cparabellum\u201d!!) de su reciente casa coyoacanense. Y al parecer tanto le encandilaron que quiso a toda costa introducir pintapollos en la proclama. A pesar de la profunda admiraci\u00f3n que sent\u00eda Breton por Trotsky no conceb\u00eda volver a Par\u00eds y encarase con Dal\u00ed o Eluard con un manifiesto a la gloria del pintapollos. Solo la novia tartamuda de Nabucodonosor se atrevi\u00f3 a llamarle \u201cNabuco\u201d.<\/p>\n<p>Por cierto un gran poeta espa\u00f1ol y desconocido (\u00a1qu\u00e9 raro!) Eduardo Chicharro (Madrid 1905-1964 e hijo de un aut\u00e9ntico pintor de c\u00e1mara real)\u00a0\u00a0 escribi\u00f3 (\u00bfpor casualidad?) en la misma \u00e9poca un poema (\u00bftrotskista?) titulado \u201cClaudio Coello pinta un pollo\u201d. Y si mal no recuerdo dec\u00eda, m\u00e1s o menos, como el gran Le\u00f3n: \u201cYa est\u00e1 el pollo, lo remira \/ el artista en un espejo, \/ con su nombre va y lo firma \/ y una postrer pincelada \/ pone en su obra magistral. \/ Tan pronto como concluye \/ llama al rey para que arguya. \/ El monarca que es de suyo\/ espont\u00e1neo, al ver la tabla, \/ \u201c\u00a1Jolines!, dice perplejo \/ contemplando obra tan varia, \/\u00a0\u00a0 (&#8230;).\u201d<\/p>\n<p>\u201cLa revoluci\u00f3n definitiva del arte\u201d, suele ser el liliputiense y extempor\u00e1neo anhelo del pintor. Casi siempre, todos nosotros, divertidos por semejante empe\u00f1o, nos mofamos de esta estramb\u00f3tica ilusi\u00f3n. O nos empe\u00f1amos en no enterarnos. Como en el caso del congreso clave que promovi\u00f3 y pag\u00f3 Dal\u00ed en 1985 \u00bfEl m\u00e1s culminante del siglo por el n\u00famero y la calidad de los cient\u00edficos?<\/p>\n<p>En realidad para una obra pl\u00e1stica [que en mi caso es la parte m\u00e1s importante de mi obra en general] solo se requieren brocha, escobilla, cerdamen, pinceles, engrudo, chirimbolos y herramientas. Ni remotamente los artistas hacen caso a los que chalanean en torno suyo. \u201cMARI\u201d a estos buscones los define como \u201cv\u00e1ndalos usando de medios b\u00e1rbaros\u201d. En mi caso como no pude colaborar a la gesta de mi padre y por casualidad sobreviv\u00ed a los cuatro avatares de la modernidad, no especulo con mis poemas pl\u00e1sticos. Y a\u00fan menos con las obras que me regalaron los maestros.<\/p>\n<p>Y, sin embargo, los creadores no cesan de concebir el proyecto de \u201cdescubrir su terru\u00f1o natal del alma\u201d. Por ello porfiadamente\u00a0\u00a0 intentan hacer \u201calgo\u201d \u201cmejor\u201d. Es decir ser aut\u00e9nticos \u201chacedores\u201d. \u00a0Aunque solo sea pintando una l\u00ednea. O tan solo enmendando una teor\u00eda. Por ejemplo Duchamp trat\u00f3 de emanciparse de la continuidad de la obra. Magritte expres\u00f3 la entidad de la suya por una revista confidencial y de cuatro p\u00e1ginas: \u201cRethorica\u201d. En mi modesto caso por atavismo me desacostumbro a permanecer en lo esencial.<\/p>\n<p>Generosa e inmerecidamente me acogi\u00f3 la Feria Internacional del Arte Contempor\u00e1neo, ARCO. Con mi ser y con mi no ser. \u00a1Por amor al arte! La verdad, me encanta\u2026 arrabalaicamente.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00ab\u00a0Gallinac\u00e9es  trotskistes\u00a0\u00bb de Fernando Arrabal.<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":7769,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[35811,428],"class_list":["post-7768","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-miscellannees","tag-arrabalesque","tag-dramaturge"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v24.5 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Il y a 70 ans : le MARI de Diego de Rivera, Andr\u00e9 Breton et L\u00e9on Trotski \u00e0 Coyoac\u00e1n - Ceci n\u2019est pas un blog<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2017\/03\/07\/7768\/y-a-70-ans-mari-de-diego-de-rivera-andre-breton-leon-trotski-a-coyoacan\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Il y a 70 ans : le MARI de Diego de Rivera, Andr\u00e9 Breton et L\u00e9on Trotski \u00e0 Coyoac\u00e1n - 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