﻿{"id":7493,"date":"2016-12-07T10:14:41","date_gmt":"2016-12-07T08:14:41","guid":{"rendered":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/?p=7493"},"modified":"2016-12-07T11:30:22","modified_gmt":"2016-12-07T09:30:22","slug":"conte-de-fees-de-simone-de-beauvoir-jean-paul-sartre-fernando-arrabal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2016\/12\/07\/7493\/conte-de-fees-de-simone-de-beauvoir-jean-paul-sartre-fernando-arrabal\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le conte de f\u00e9es de Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre\u201d&nbsp;: Fernando Arrabal"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-7495\" src=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2016\/12\/images-1.jpg\" alt=\"images-1\" width=\"246\" height=\"205\" \/><\/a><\/p>\n<p>Lors du premier d\u00e9fil\u00e9 du carnaval \u00abcastriste\u00bb de La Habana [1960], pendant deux heures, j\u2019ai vu r\u00e9uni l\u2019irrempla\u00e7able duo pour ma premi\u00e8re et unique fois. Ils \u00e9taient assis sur une marche\/gradin du trottoir d\u2019en face, \u00e9loign\u00e9s de moi d\u2019environ 15\u00a0 m\u00e8tres. Ils mangeaient des \u00ab palomitas \u00bb\u00a0 (corn-flakes), presque sans bouger. Parmi l\u2019effervescence et les d\u00e9hanchements (\u00ab el meneo\u00bb) de tous ceux qui nous entouraient.<\/p>\n<p>\u00bfSimone de Beauvoir?: \u00a1Castor! Non \u00e0 cause du rongeur semi-aquatique, mais de son patronyme : \u201cbeaver\u201d.<\/p>\n<p>En 1929 Castor avait 21 ans et Sartre 23. Tous les deux,\u00a0 jusqu\u2019\u00e0 leur occultation, se sont vouvoy\u00e9s. Pour certains ce furent les Rom\u00e9o et Juliette de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s. Et, pour les plus enthousiastes, le couple le plus anticonformiste du 20\u00e8 si\u00e8cle? Pour elle, lui \u00e9tait \u00ab le plus laid, le plus terrible\u00bb. Et, pour lui, elle \u00ab se coiffait tr\u00e8s mal, d\u2019un horrible turban\u00bb. Chapeau !<\/p>\n<p>Tous les deux se pr\u00e9sent\u00e8rent au concours, le plus difficile et le plus prestigieux ? : \u00ab l\u2019agr\u00e9gation de philosophie \u00bb. Castor d\u00e9crocha\u00a0 la deuxi\u00e8me place. Sartre la premi\u00e8re. Leurs choix ne furent jamais \u00ab d\u00e9terministes \u00bb mais \u00ab probabilistes \u00bb.<\/p>\n<p>\u00abIls ne pouvaient se passer l\u2019un de l\u2019autre, ils ne pouvaient se quitter. C\u2019\u00e9tait une relation sentimentale, sexuelle, intellectuelle \u00bb. Comme dans les films muets, ils ne portaient que du noir-et-blanc. Ils allaient devenir\u00a0 le prototype et l\u2019exemple de la relation \u00ab moderne \u00bb. \u00c9videmment\u00a0 Castor et Sartre connaissaient le personnage du \u00ab donjuan\u00bb, mais ignoraient-ils le mythe\u00a0 de Tirso de Molina\/Claramonte ? Et, cependant, ils allaient transformer leur relation en l\u2019illustration la plus \u00e9clairante du \u00abpremier\u00bb mythe (pour Ortega y Gasset), ou, pour le moins, du\u00a0 \u00absecond\u00bb de notre civilisation.<\/p>\n<p>Le mod\u00e8le de ces nouveaux rapports fut \u00e9tabli sur un banc des Tuileries quand Sartre proposa \u00e0 Castor un pacte de deux ans. Un accord renouvelable. Pour sceller leur amour \u2018n\u00e9cessaire\u2019. Il est des \u00e9poques o\u00f9 la ma\u00eetresse semble une esp\u00e8ce en voie de disparition, comme la \u2018fid\u00e8le \u00e9pouse\u2019.<\/p>\n<p>Oui. Castor a reconnu que Sartre \u00e9tait le premier homme de sa vie, que son intelligence la fascinait, que sa logique \u00e9tait implacable, que son amour pour lui \u00e9tait pour le moins, \u2018n\u00e9cessaire\u2019. Sartre lui pr\u00e9cisa la bizarrerie du projet :<br \/>\n\u00abIl nous faut vivre un amour \u2018n\u00e9cessaire\u2019 et\u00a0 jouir, en m\u00eame temps, d\u2019amours \u2018contingentes\u2019. Les amours \u2018contingentes\u2019 sont une fa\u00e7on de conna\u00eetre le monde. Quand on est un homme, avec les femmes. Et quand on est une femme, avec les hommes. Sans enfreindre la clause essentielle: ne jamais nous mentir. Nous allons r\u00e9inventer le couple. Car tous les deux nous ressentons une tendresse et une confiance r\u00e9ciproques. Nous proc\u00e9derons selon la strat\u00e9gie de la v\u00e9rit\u00e9. Sans adopter celle des bourgeois. Celle des salauds ! \u00bb<\/p>\n<p>Castor pensait que la jalousie \u00e9tait \u00e0 la raison ce que la tuberculose est aux poumons. Elle \u00e9tait persuad\u00e9e qu\u2019il ne lui dissimulerait jamais rien. C\u2019est pourquoi elle dira, quelques ann\u00e9es plus tard, qu\u2019elle le croyait gros, mais, que, le regardant de loin, elle comprend qu\u2019il est ob\u00e8se. En l\u2019attendant dans une gare parisienne, elle continue \u00e0 l\u2019observer \u00e0 distance, presque surprise : elle le croyait petit, mais non, c\u2019est un nain.\u00a0\u00a0 Plus scrutatrice,\u00a0 elle aper\u00e7oit\u00a0 de la bave aux commissures de ses l\u00e8vres; elle pense que\u00a0\u00a0 ses sphincters n\u2019ont pas support\u00e9 un si long voyage: il a d\u00fb \u00aburiner et d\u00e9f\u00e9quer sur lui \u00bb.\u00a0 Et elle\u00a0 finit par conclure : \u00ab je ne l\u2019ai jamais tant aim\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Vers la fin de sa vie Sartre, sans la moindre g\u00eane, r\u00e9pond \u00e0 l\u2019\u00e9nigme que lui pose un intime.\u00a0 Acceptant que le c\u0153ur de l\u2019hy\u00e8ne r\u00e9side dans ses crocs. \u00ab Comment faites-vous pour naviguer\u00a0 avec autant de bonheur\u00a0 que d\u2019adresse sur les eaux de la polygamie ? \u00bb Il avoue : \u00ab je leur mens ; c\u2019est plus simple, plus honn\u00eate \u00bb. Incr\u00e9dule, son ami insiste: \u00abVous leur mentez \u00e0 toutes ? \u00bb\u00a0 Sartre sourit: \u00ab \u00c0 toutes \u00bb \u00ab M\u00eame au Castor ? \u00bb \u00ab Surtout au Castor \u00bb.<\/p>\n<p>Sans oser lui faire le moindre reproche son ami admet : \u00ab Vous \u00eates le philosophe de la transparence \u00bb. Sartre se d\u00e9fend : \u00ab Il y a des situations o\u00f9 l\u2019on se voit oblig\u00e9 d\u2019inventer une morale provisoire \u00bb. Renon\u00e7ant \u00e0 l\u2019\u00e9thique pour la d\u00e9sinvolture.<\/p>\n<p>Quand le Castor apprend l\u2019existence d\u2019un amour \u2018contingent\u2019 de Sartre, elle demande \u00e0 ce dernier : \u00ab que faites-vous dans un lit avec votre ma\u00eetresse ? \u00bb Imperturbable, il r\u00e9pond :\u00a0 \u00abVous savez que m\u00eame nos rapports physiques ont cess\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es trente. Rien ne doit me troubler \u00bb. Castor rassemble ses souvenirs b\u00e9gayants : \u00ab Il est vrai que vous vous \u00eates toujours retenu. Vous n\u2019avez jamais voulu perdre conscience \u00bb.\u00a0 Sartre pr\u00e9cise : \u00ab Moi, je ne suis qu\u2019un masturbateur de clitoris \u00bb.<\/p>\n<p>Les amours \u2018contingentes\u2019 de Simone sont aujourd\u2019hui connues sans buzz ni raz-de-mar\u00e9e : celles, \u00ab profondes \u00bb, de Castor avec ses \u00e9l\u00e8ves\u2026 ses visites au Chicago de Nelson Algren. Elle vivra avec l\u2019Am\u00e9ricain\u00a0 -very bad trip- une lune de miel mexico-guat\u00e9malt\u00e8que; mais elle finira en emportant dans sa tombe l\u2019alliance de son pseudo-mariage avec le grand romancier. Il n\u2019y a eu de souffleurs qu\u2019au temps des \u2018dramatistes\u2019.<\/p>\n<p>Les amour \u2018contingentes\u2019 de Sartre sont \u00e0 pr\u00e9sent tout aussi publiques : sa passion pour Lena Zonina, agent sovi\u00e9tique (?) ; ses sentiments pour la po\u00e9tesse Dolores Vanetti avec qu\u2019il a cru vivre en vacances ; ceux pour Bianca (cousine de Georges P\u00e9rec) qui\u00a0 prirent fin d\u2019une mani\u00e8re naus\u00e9abonde ; ceux enfin pour l\u2019incontr\u00f4lable et capricieuse Olga pour laquelle le tr\u00e8s jeune Sartre \u00ab squelettique et repouss\u00e9 \u00bb fut sur le point de mourir d\u2019amour.<\/p>\n<p>Les deux existentialistes ont-ils \u00e9t\u00e9 la r\u00e9incarnation de Don Juan sans se souvenir de \u00ab L\u2019abuseur de S\u00e9ville \u00bb de Tirso? Capables, dans leurs diff\u00e9rentes facettes, de tenter de s\u00e9duire tous et chacun des aspirants(tes). Quatre, dans le cas de \u00ab L\u2019abuseur \u00bb, le \u2018s\u00e9ducteur\u2019 se faisant m\u00eame passer, dans l\u2019obscurit\u00e9, pour le fianc\u00e9 de l\u2019une d\u2019elles.<\/p>\n<p>Castor, qui ne connut pas davantage les aventures des h\u00e9ro\u00efnes des romans de\u00a0 chevalerie, \u00e0 la mort de Sartre tenta de donner vie \u00e0 sa propre chim\u00e8re : \u00ab j\u2019ai voulu m\u2019\u00e9tendre pr\u00e8s de lui sous le drap \u00bb\u00a0 (\u2018Gare \u00e0 la gangr\u00e8ne !\u2019)<\/p>\n<p>Et Castor de conclure : \u00ab Il y a une question qu\u2019en v\u00e9rit\u00e9 je ne me suis pas pos\u00e9e: le lecteur se la posera peut-\u00eatre \u00bb. Mais les f\u00e9es ne lisent plus de contes de f\u00e9es, pas m\u00eame sur tablette.<br \/>\nFernando Arrabal<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>\u00ab\u00a0El cuento de hadas de Simone de Beauvoir y Jean-Paul Sartre.\u201d<\/strong><\/p>\n<p><strong>Fernando Arrabal<\/strong><\/p>\n<p>Durante el primer carnaval \u201ccastrista\u201d de La Habana [1960], vi reunidos al irremplazable d\u00fao por mi primera y \u00fanica vez. Estuvieron sentados en una grada\/escal\u00f3n de la acera de enfrente separados de m\u00ed por unos quince metros. Com\u00edan \u201cpalomitas\u201d (<em>corn-flakes<\/em>) casi inm\u00f3viles. Frente al bullicio y \u201cmen\u00e9o\u201d de los que nos rodeaban.<\/p>\n<p>\u00bfSimone de Beauvoir? : \u00a1Castor! No a causa del roedor semiacu\u00e1tico sino de su apellido \u201cBeaver\u201d.<\/p>\n<p>En 1929 Castor ten\u00eda 21 a\u00f1os y Sartre ten\u00eda 23. Ambos, por cierto, se trataron siempre de usted. Para algunos fueron los Romeo y Julieta del Saint-Germain de Par\u00eds. Y para los m\u00e1s entusiastas \u00bfla pareja m\u00e1s anticonformista del siglo XX? Para ella, \u00e9l era \u201cel m\u00e1s feo, el m\u00e1s horroroso\u201d. Y, para \u00e9l, ella vest\u00eda \u201cpesimamente mal, con su chichonera\u201d. \u00a1Chapeau!<\/p>\n<p>Los dos se presentaron al examen m\u00e1s enrevesado y largo de la Sorbona: \u201cl\u2019agr\u00e9gation de philosophie\u201d. Castor consigui\u00f3 el segundo puesto. Y Sartre el primero. Sus opciones nunca fueron \u201cdeterministas\u201d sino \u201cprobabilistas\u201d.<\/p>\n<p>\u201cNo pod\u00eda vivir uno sin el otro. No se pod\u00edan separar. Era una relaci\u00f3n sentimental, sexual, intelectual\u201d. Como en las pel\u00edculas mudas solo vest\u00edan de negro y blanco. Iban a ser el prototipo y el ejemplo de la relaci\u00f3n \u201cmoderna\u201d. Obviamente Castor y Sartre nada sab\u00edan del genio de Tirso de Molina\/Claramonte. Ni del prodigioso mito de don Juan. Y, sin embargo, iban a convertir su relaci\u00f3n en la ilustraci\u00f3n m\u00e1s significativa del primer mito (o por lo menos el segundo) de nuestra civilizaci\u00f3n.<\/p>\n<p>El concepto de aquella \u201cnueva relaci\u00f3n\u201d se decidi\u00f3 en un banco del jard\u00edn de las Tuller\u00edas cuando Sartre le propuso a Castor un pacto de dos a\u00f1os. Un convenio renovable. Para sellar el \u201camor necesario\u201d. Hay \u00e9pocas en las que la amante parece una especie en v\u00edas de desaparici\u00f3n como la \u201cfiel esposa\u201d.<\/p>\n<p>S\u00ed. Castor reconoci\u00f3 que Sartre era el primer hombre de su vida, que su inteligencia le fascinaba, que su l\u00f3gica era implacable, que su amor por \u00e9l era, por lo menos, \u201cnecesario\u201d. Sartre le detall\u00f3 la rareza del proyecto :<\/p>\n<p>&#8211; Conviene que vivamos un amor \u201cnecesario\u201d y que gocemos, al mismo tiempo, con amores \u201ccontingentes\u201d. Los amores contingentes son una manera de conocer el mundo cuando se es un hombre, con las mujeres. Y cuando se es una mujer, con los hombres. Sin trasgredir la condici\u00f3n esencial: no mentirnos nunca. Vamos a reinventar la pareja. Porque los dos sentimos una ternura y una confianza rec\u00edprocas. Procederemos con la estrategia de la verdad . Sin adoptar la de los burgueses. La de \u00a1los cerdos!<\/p>\n<p>Castor pensaba que celos y razonamiento eran como tuberculosis y pulmones. Estaba convencida de que nunca le disimular\u00eda nada. Por ello escribir\u00eda unos a\u00f1os despu\u00e9s: \u201cSiempre supe que estaba gordo. Pero ahora que le veo de tan lejos me doy cuenta: no est\u00e1 gordo; es obeso\u201d. Prosigui\u00f3 observ\u00e1ndole de lejos, mientras le esperaba en una estaci\u00f3n de tren parisiense, casi sorprendida: \u201cAhora me percato que Sartre no es bajo; es un enano\u201d. Y a\u00fan m\u00e1s escudri\u00f1adora: \u201cDe pronto noto que tiene un poco de saliva en la comisura de sus labios. Babea. Con semejante viaje en ferrocarril se habr\u00e1 cansado. Seguro que no habr\u00e1 podido retener a sus esf\u00ednteres. Se habr\u00e1 orinado y defecado encima\u201d. Pero finaliza su comentario con esta declaraci\u00f3n: \u201cNunca le am\u00e9 tanto\u201d.<\/p>\n<p>Sin reparo alguno Sartre, al final de su vida, responde al enigma que le plantea un \u00edntimo, aceptando que el coraz\u00f3n de la hiena reside en sus colmillos: \u201c\u00bfc\u00f3mo hace usted para navegar con tanta felicidad y destreza sobre las aguas pol\u00edgamas?\u201d con esta confesi\u00f3n: \u201cles miento; es m\u00e1s simple y m\u00e1s honesto\u201d. Incr\u00e9dulo, su amigo le insta: \u201cUsted \u00bfles miente a todas?\u201d. Sartre sonr\u00ede: \u201ca todas\u201d. \u201c\u00bfIncluso a Castor?\u201d. \u201cSobre todo a Castor\u201d.<\/p>\n<p>Sin atreverse a hacerle reproche alguno su amigo admite: \u201cUsted es el fil\u00f3sofo de la transparencia\u201d. Sartre se defiende: \u201cHay situaciones donde uno se ve precisado a inventar una moral provisional.\u00a0\u00bb. Ocultando la \u00e9tica se identifica con la bonanza.<\/p>\n<p>Cuando Castor conoce, excepcionalmente, un amor \u00ab\u00a0contingente\u00bb de Sartre, le pregunta a \u00e9ste: \u201c\u00bfqu\u00e9 hace con su amante en la cama?\u201d. Inmutable \u00e9l responde: \u201cYa sabe que incluso nuestras relaciones \u2018f\u00edsicas\u2019\u00a0cesaron al final de los a\u00f1os 30. Nada debe obscurecerme\u201d. Castor se \u00a0rememora, con recuerdos tartamudos: \u201cEs verdad que Usted se retuvo siempre. \u00bfNo quiso nunca perder su conciencia?\u201d. Sartre precisa: \u201cYo solo soy un masturbador de cl\u00edtoris\u201d [o : m. de cl.].<\/p>\n<p>Las \u201ccontingencias\u201d de ella hoy ya son conocidas sin buzz ni maremotos:\u00a0\u00a0 los amores \u201cprofundos\u201d de Castor con sus alumnas; su romance con el joven Claude Lanzmann; sus visitas al Chicago de Nelson Algren; Castor vivir\u00e1 con el americano -\u00bfvery bad trip?- una luna de miel m\u00e9jico-guatemalteca; pero terminar\u00e1 con el anillo de su falso matrimonio con el gran novelista en su tumba. Solo hubo apuntadores en tiempos de comedi\u00f3grafos.<\/p>\n<p>Las \u201ccontigencias\u201d de \u00e9l tambi\u00e9n ya son p\u00fablicas: desde la apasionada con Lena Zonina \u00bfagente sovi\u00e9tica?, o con la poetisa Dolor\u00e8s Vanetti con la que crey\u00f3 vivir de vacaciones, o con Bianca (prima de Georges P\u00e9rec) con la que desat\u00f3 un pasaje nauseabundo; o con la incontrolable y caprichosa Olga, por la que Sartre, \u201cesquel\u00e9tico y rechazado\u201d, estuvo a punto de morir de amor.<\/p>\n<p>Los dos existencialistas fueron \u00bfla reencarnaci\u00f3n del Don Juan sin haber le\u00eddo \u201cEl burlador de Sevilla\u201d? Capaces, en sus diversas facetas, de intentar seducir a todos y cada uno de los aspirantes. Cuatro, en el caso de Tirso, incluso haci\u00e9ndose pasar el \u201cseductor\u201d, en la obscuridad, por uno de los prometidos.<\/p>\n<p>Castor, quien tampoco conoci\u00f3 las aventuras de las hero\u00ednas de los libros de caballer\u00eda, al morir Sartre, intent\u00f3 cumplir su propia quimera: \u201cQuise tumbarme cerca de \u00e9l bajo la s\u00e1bana\u2026\u201d ( \u201ccuidado \u2026\u00a1la gangrena!\u201d, me gritan).<\/p>\n<p>Y Castor concluye: \u201cHay preguntas que en verdad nunca me hice: mi lector se las har\u00e1 quiz\u00e1s\u201d. Mientras que las hadas ya no leen cuentos de hadas, ni en tableta.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fernando Arrabal \u00e9crit les \u00ab\u00a0amours contingentes\u00a0\u00bb du couple de philosophes.<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":7494,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[35811,1394,428,654],"class_list":["post-7493","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-miscellannees","tag-arrabalesque","tag-beauvoir","tag-dramaturge","tag-sartre"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v24.5 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>&quot;Le conte de f\u00e9es de Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre\u201d : Fernando Arrabal - Ceci n\u2019est pas un blog<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2016\/12\/07\/7493\/conte-de-fees-de-simone-de-beauvoir-jean-paul-sartre-fernando-arrabal\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"&quot;Le conte de f\u00e9es de Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre\u201d : Fernando Arrabal - 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