﻿{"id":6827,"date":"2016-03-30T18:35:35","date_gmt":"2016-03-30T16:35:35","guid":{"rendered":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/?p=6827"},"modified":"2016-05-11T09:05:52","modified_gmt":"2016-05-11T07:05:52","slug":"poemes-plastiques-de-fernando-arrabal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2016\/03\/30\/6827\/poemes-plastiques-de-fernando-arrabal\/","title":{"rendered":"Les \u00ab\u00a0Po\u00e8mes plastiques\u00a0\u00bb de Fernando Arrabal"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00abPo\u00e8mes plastiques\u00bb\u00a0de Fernando Arrabal <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>***<\/strong><\/p>\n<p><em><strong>\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>Le caract\u00e8re hors-norme de l\u2019art de Fernando Arrabal.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>L\u00e9onore Chastagner <\/strong><\/em><em>(commissaire de l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Fernando Arrabal au Mus\u00e9e Montparnasse\u00a0\u00bb)<\/em><\/p>\n<p><em><strong>\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Chaque texto que vous recevez de Fernando Arrabal est un po\u00e8me.\u00a0La scansion des espaces, la multiplication des \u00abiiii\u00bb, des \u00ab???\u00bb, le\u00a0rendez-vous \u00e0 \u00ab15h33\u00bb et pas une minute de plus, tout cela ravit,\u00a0r\u00e9jouit. Et si un jour vous tombez sur sa messagerie, c\u2019est un r\u00e9gal\u00a0:\u00a0apr\u00e8s un silence, sa voix r\u00e9sonne pour entamer une comptine. Tout\u00a0ce qu\u2019il touche, il lui donne de la gr\u00e2ce. Il r\u00e9pand sa po\u00e9sie par bribes\u00a0l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on n\u2019est pas pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 en trouver, et si dans votre courrier\u00a0vous tombez sur une lettre de lui, ce sera la plus belle de toutes, des\u00a0timbres chamarr\u00e9s sur la moiti\u00e9 de l\u2019enveloppe, des autocollants\u00a0de dinosaures un peu partout, une \u00e9criture fine comme un dessin.<\/p>\n<p>La journ\u00e9e commence bien.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e9ger, joli, mais surtout c\u2019est libre. La libert\u00e9 c\u2019est ce pour quoi\u00a0Fernando Arrabal cr\u00e9e. En 1955, il quitte l\u2019Espagne opprim\u00e9e par le\u00a0r\u00e9gime franquiste qui lui a enlev\u00e9 son p\u00e8re et il arrive \u00e0 Paris. Lettres\u00a0(<em>Lettre au g\u00e9n\u00e9ral Franco<\/em>, 1972 ; <em>Lettre \u00e0 Fidel Castro<\/em>, 1983 ; <em>Lettre\u00a0\u00e0 Staline<\/em>, 2004), pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre (<em>L\u2019Architecte et l\u2019Empereur\u00a0d\u2019Assyrie<\/em>, 1966), films (<em>Viva la muerte<\/em>, 1971) s\u2019attaquent \u00e0 l\u2019oppression, au totalitarisme, \u00e0 la toute puissance.<\/p>\n<p>C\u2019est un artiste absolu et il semble ne pas y avoir de fronti\u00e8re entre\u00a0sa vie et sa cr\u00e9ation. Les deux sont indissociables, compl\u00e9mentaires, s\u2019envahissent et s\u2019absorbent, si bien que chaque interview\u00a0ressemble \u00e0 un po\u00e8me, chaque intervention pourrait \u00eatre une\u00a0sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre. Cette confusion g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e se joue des carcans\u00a0et des d\u00e9finitions : il est \u00e9crivain mais il dessine, il est cin\u00e9aste mais\u00a0r\u00e9alise des sculptures, il est po\u00e8te mais peut \u00eatre la muse de ses\u00a0amis artistes, tout est absurde mais tout fait sens.<\/p>\n<p>Nous pr\u00e9sentons une cr\u00e9ation nouvelle, parall\u00e8le \u00e0 son travail d\u2019auteur : un ensemble de tableaux et de sculptures qu\u2019il appelle des\u00a0po\u00e8mes plastiques.<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>Avec lui, l\u2019art ne se borne pas au cadre du tableau ou au socle de\u00a0la statue, l\u2019\u0153uvre est totale, permanente, pas un interstice qui y \u00a0\u00e9chappe. M\u00eame l\u2019appartement est une \u0153uvre, presque une \u00abinstallation\u00bb. Les po\u00e8mes plastiques y sont expos\u00e9s au milieu d\u2019une\u00a0multitude d\u2019objets en tous genres. A m\u00eame le sol, ou superpos\u00e9s\u00a0au-dessus d\u2019une armoire, partout o\u00f9 il y a de la place, des tableaux\u00a0s\u2019empilent les uns au-dessus des autres. \u00abEt l\u00e0, qu\u2019est-ce que\u00a0c\u2019est ?\u00bb \u00abIci ce sont des dessins que m\u2019a faits Mir\u00f3, l\u00e0-haut il y a des\u00a0Botero, vous voulez voir ?\u00bb. \u00a0Mais je n\u2019ai pas le temps de voir, car il\u00a0faudrait prendre un escabeau et descendre un \u00e0 un les dessins, encadr\u00e9s et sous-verre, donc lourds et fragiles \u2013 ce serait toute une\u00a0op\u00e9ration et vous n\u2019osez pas perturber cette organisation, instinctive et intime, probablement \u00e9tablie de longue date.<\/p>\n<p>Une chaise de torture en bois massif se trouve dans le salon, avec\u00a0des menottes qui entravent les poignets d\u2019un condamn\u00e9 imaginaire, un carcan qui bloque son cr\u00e2ne et une roue qui enfonce une\u00a0pointe en m\u00e9tal dans sa nuque, jusqu\u2019\u00e0 la rompre.<\/p>\n<p>Pourtant, l\u2019appartement est rassurant, bienveillant, g\u00e9n\u00e9reux. Fernando Arrabal le fait rayonner en racontant l\u2019histoire de chaque objet \u2013 car chaque objet a son histoire, et la visite de l\u2019appartement\u00a0condense le r\u00e9cit de ses amiti\u00e9s, des \u0153uvres qu\u2019il aime et des artistes qu\u2019il admire.<\/p>\n<p>Rauschenberg disait \u00abJe veux \u00a0explorer le trou entre l\u2019art et la\u00a0vie\u00bb. Et justement, tous les d\u00e9tails de sa vie s\u2019entrem\u00ealent \u00e0 l\u2019art et semblent construire un personnage : le personnage Arrabal,\u00a0avec son accent espagnol et ses lunettes empil\u00e9es les unes sur les\u00a0autres, avec l\u2019appartement invraisemblable et le \u00abvin d\u2019Arrabal\u00bb\u00a0qu\u2019il vous sert en ap\u00e9ritif. Mais attention, ce n\u2019est pas un acteur,\u00a0il ne se donne pas en repr\u00e9sentation, ne joue pas de r\u00f4le. Rien de\u00a0tout cela n\u2019est une mise en sc\u00e8ne. C\u2019est m\u00eame l\u2019inverse, Fernando\u00a0Arrabal r\u00e9ussit \u00e0 \u00eatre lui-m\u00eame malgr\u00e9 l\u2019effarement g\u00e9n\u00e9ral. Sans\u00a0dominer, sans \u00e9craser, son ailleurs triomphe.<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>Il vous montre une premi\u00e8re peinture, mais tout de suite il pr\u00e9cise\u00a0\u00able sous-titre, c\u2019est frustration\u00bb. Le ton est donn\u00e9\u00a0: Arrabal est un\u00a0peintre frustr\u00e9, en tout cas, c\u2019est le mythe \u00e9labor\u00e9 par ses soins et\u00a0que l\u2019on retrouve au d\u00e9tour de toutes les biographies\u00a0: chez les Arrabal, la peinture est une histoire de famille, le fr\u00e8re, Julio, peint \u00e0\u00a0merveille, le p\u00e8re aussi, et le grand-p\u00e8re. Aussi \u00e9tait-il naturel que\u00a0le jeune Fernando apprenne l\u2019art de la peinture \u00e0 quatre ans, au coll\u00e8ge des s\u0153urs Teresianas (Ciudad Rodrigo), et que sa famille fonde\u00a0de grands espoirs sur sa future carri\u00e8re. Mais il se trouve moins\u00a0dou\u00e9 que les autres, et progressivement se d\u00e9tourne de la peinture \u2212\u00a0de toute fa\u00e7on il d\u00e9couvre le th\u00e9\u00e2tre quand il a dix ans et y plonge,\u00a0sans h\u00e9sitation.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e des po\u00e8mes plastiques lui vient il y a seulement deux ou trois\u00a0ans, comme un moyen d\u2019\u00eatre enfin l\u2019artiste qu\u2019on attendait de lui. Il\u00a0est po\u00e8te et ces \u0153uvres sont le prolongement de sa pens\u00e9e po\u00e9tique, mu\u00e9e sous une forme tangible. Pour ses sculptures, il choisit\u00a0soigneusement les \u00e9l\u00e9ments qui lui seront n\u00e9cessaires\u00a0: quelques\u00a0\u0153ufs en bois peint et la maquette du Titanic, voil\u00e0 pour lui les ingr\u00e9dients d\u2019un hommage \u00e0 Mandelbrot. Ses techniques d\u2019assemblage\u00a0rappellent celles des dada\u00efstes et le talent qu\u2019ils avaient pour faire\u00a0\u00e9merger d\u2019objets disparates un sens sibyllin. Dans le regard du visiteur, il guette la r\u00e9action.<\/p>\n<p>Pour les tableaux aussi, ce sont des rapprochements libres qui\u00a0guident sa main. A partir de la copie d\u2019une \u0153uvre qu\u2019il admire, il arrabalise\u00a0: il bricole, colle des autocollants et des figurines, ponctue la\u00a0toile de courtes phrases. Les chefs-d\u2019\u0153uvre qu\u2019il reprend viennent\u00a0d\u2019\u00e9poques et de lieux h\u00e9t\u00e9roclites, presque dissonants, on y trouve\u00a0des toiles flamandes du XVI\u00e8me et du XVII\u00e8me, d\u2019autres impressionnistes, cubistes, surr\u00e9alistes. La calligraphie fine et pench\u00e9e\u00a0dont Arrabal les recouvre est comme un ruban qui les relie tous \u2212\u00a0au-del\u00e0 de leurs diff\u00e9rences, le regard qu\u2019il porte sur eux les rassemble. Il n\u2019aime pas parler de lui mais il aime parler des autres, et\u00a0c\u2019est en retra\u00e7ant les histoires des autres, en dessinant sur les tableaux des autres que se d\u00e9tache sa parole.<\/p>\n<p>Les po\u00e8mes plastiques sont autant d\u2019hommages aux chefs d\u2019\u0153uvre de l\u2019histoire de l\u2019art (Brueghel, Hopper, Picasso), \u00e0 ses amis\u00a0(Dal\u00ec, Ionesco), \u00e0 ses passions (les \u00e9checs, les math\u00e9matiques) et\u00a0il aborde les th\u00e8mes qui l\u2019obs\u00e8dent depuis toujours \u2013 la mort, la\u00a0sexualit\u00e9, la religion. Ces chefs-d\u2019\u0153uvre de toujours et ces th\u00e8mes\u00a0universels, il les accueille dans son monde et les traduit dans le\u00a0langage farfelu et po\u00e9tique qui est le sien. En filigrane, il nous livre\u00a0sa vision du travail d\u2019artiste, ce travail qui se fait \u00abdans les catacombes\u00bb et pour lequel son respect est absolu.<\/p>\n<p>Donc, quand il vous montre une premi\u00e8re peinture, ce n\u2019est pas\u00a0avec le s\u00e9rieux d\u2019un peintre, c\u2019est avec le sourire du farceur. Arrabal\u00a0est un \u00abhomme qui joue\u00bb dit Milan Kundera, avec l\u2019art, la vie, lui-m\u00eame, tout est un jeu. Il vous regarde dans les yeux avec un sourire\u00a0en coin et vous dit\u00a0: \u00abJe suis tr\u00e8s s\u00e9rieux\u00bb.<\/p>\n<p><strong> Une s\u00e9rie d\u2019oeuvres nomm\u00e9e \u00abPo\u00e8mes plastiques\u00bb\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e des po\u00e8mes plastiques lui vient il y a seulement deux ou trois ans mais est en fait la r\u00e9alisation d\u2019une envie ancienne. Fernando Arrabal est po\u00e8te et ces oeuvres sont le prolongement de sa pens\u00e9e po\u00e9tique, mu\u00e9e sous une forme tangible.<\/p>\n<p>Sculptures et tableaux in\u00e9dits sont construits par assemblage : sur la copie d\u2019une toile c\u00e9l\u00e8bre, Arrabal colle autocollants et figurines, ou bien, sur un m\u00eame socle, il r\u00e9unit des objets trouv\u00e9s au hasard de ses p\u00e9r\u00e9grinations \u2013 fer \u00e0 repasser en m\u00e9tal rouill\u00e9, phallus en bois, ombrelle. Ses techniques d\u2019assemblage rappellent celles des dada\u00efstes et le talent qu\u2019ils avaient pour faire \u00e9merger d\u2019objets disparates un sens sibyllin.\u00a0Par des titres et des phrases arrabalesques, il transforme ces constructions pr\u00e9caires en v\u00e9ritables po\u00e8mes.<\/p>\n<p>Des oeuvres nouvelles qui abordent ce qui l\u2019obs\u00e8de depuis toujours \u2013 la mort, la sexualit\u00e9, la religion \u2013 en m\u00eame temps qu\u2019elles rendent hommage aux chefs-d\u2019oeuvre de l\u2019histoire de l\u2019art (Brueghel, Hopper, Picasso), \u00e0 ses amis (Dal\u00ec, Ionesco), \u00e0 ses passions (les \u00e9checs, les math\u00e9matiques).<\/p>\n<p><em><strong>L\u00e9onore Chastagner <\/strong><\/em>(est la fille de la romanci\u00e8re Christine Angot)<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>M\u00eame s\u2019il d\u00e9fie Franco et Castro, Arrabal n\u2019est pas contestataire, un pr\u00eacheur militant ; c\u2019est un homme qui joue ; l\u2019art tel qu\u2019il le con\u00e7oit est un jeu, et le monde devient un jeu d\u00e8s qu\u2019il le touche. <\/em>\u00bb <strong>Milan Kundera.<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Les mots d\u2019Arrabal nous donnent des images, ses images nous donnent des objets. Gr\u00e2ce \u00e0 sa baguette magique, l\u2019art nous sourit autrement.<\/em>\u00bb <strong>Jean Digne<\/strong>, directeur du mus\u00e9e du Montparnasse.<\/p>\n<p>_______________________________<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;inauguration ont assist\u00e9: Yann Moix, Christine Angot, Bernard Henri L\u00e9vy, Alejandro Jodorowsky, Thieri Foulc, Dominique Noguez, Jean Cortot,\u00a0 l&rsquo; Ambassadeur d&rsquo;Espagne, Carlos Bastarreche Sag\u00fces, le directeur de l&rsquo;Instituto Cervantes de Par\u00eds, Juan Manuel Bonet, et plusieurs centaines du monde de la culture fran\u00e7aise avec la ministre de la Culture du moment: Aur\u00e9lie Filippetti.<\/p>\n<p>_____________________________<\/p>\n<h2>\u00ab\u00a0Po\u00e8mes plastiques\u00a0\u00bb de Fernando Arrabal (Mus\u00e9e de Montparnasse) dans la presse internationale:<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Une r\u00e9ussite majeure\u00a0\u00bb. The China Times<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour Arrabal il est essentiel de se souvenir pour aller au bout de ses r\u00eaves\u00a0\u00bb.\u00a0 Wall Street Journal<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ces po\u00e8mes plastiques captivent et envo\u00fbtent\u00a0\u00bb. La Repubblica (Italie)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avec son talent de po\u00e8te qui sait jongler avec les images\u00a0\u00bb. Le Figaroscope<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une belle d\u00e9couverte\u00a0\u00bb. Le Soir (Belgique)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Attention, \u00ables mains en l\u2019air\u00bb cette exposition\u00a0 fouette l\u2019esprit\u00a0\u00bb. Telegraaf<a href=\"http:\/\/www.diariosmundo.com\/peru.htm\"><br \/>\n<\/a><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Cin\u00e9aste, plasticien, pataphysicien, Arrabal est universel\u00a0\u00bb. Politika (Belgrade)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les cr\u00e9ations diverses et vari\u00e9es d&rsquo;Arrabal m\u2019accompagnent depuis \u00abViva la Muerte\u00bb\u00a0\u00bb. La Presse (Qu\u00e9bec)<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>_______________________________________________<\/p>\n<h2>Catacombes<\/h2>\n<p>\u00ab Je vais m\u2019exposer, dans tous les sens du mot. S\u2019il y a un spectateur, s\u2019il y a quelqu\u2019un qui veut aller voir ces tableaux, il ira voir des \u00abfrustrations\u00bb. C\u2019est tr\u00e8s simple, tous les po\u00e8mes plastiques que je fais, toutes ces frustrations, on peut les expliquer. Il n\u2019y a rien de magique, ni de po\u00e9tique dans le sens qui leur est donn\u00e9, que leur donnent certains grands connaisseurs. La po\u00e9sie pour moi veut dire \u00abfaire\u00bb, c\u2019est un terrible mot qui ne peut \u00eatre traduit en fran\u00e7ais. Po\u00e8te veut dire \u00abfaiseur\u00bb, celui qui fait.<\/p>\n<p>Les cr\u00e9ateurs sont dans les catacombes. Lorsqu\u2019on se prend la liste des personnes les plus influentes d\u2019un journal comme le <em>Times<\/em> \u2013 d\u2019abord rendons hommage, parce qu\u2019il\u00a0dit le mot \u00abinfluent\u00bb, qui ne veut rien dire, c\u2019est un mot <em>panique<\/em> \u2013 dans ces listes-l\u00e0, combien de po\u00e8tes? Z\u00e9ro. Combien de dramaturges? Combien de philosophes? Z\u00e9ro. Combien de romanciers? Z\u00e9ro. C\u2019est normal, parce que nous sommes dans les catacombes, et c\u2019est une bonne chose.<\/p>\n<p>C\u2019est que les fractales ont chang\u00e9 la g\u00e9opolitique du monde : ce n\u2019est pas parce que personne ne lit le manifeste panique, que le panique n\u2019est pas en train de changer le monde. Ce n\u2019est pas parce que personne n\u2019avait lu les manifestes dada, que dada n\u2019a pas chang\u00e9 le monde.<\/p>\n<p>Et c\u2019\u00e9tait des changement minuscules, extraordinairement minuscules, petits, on n\u2019a pas besoin de plus. Quelle merveille! Lorsqu\u2019on voit la liste, il n\u2019y a pas un seul po\u00e8te, merveilleux! Applaudissons des quatre mains! \u00bb<\/p>\n<h2><strong>Le pr\u00e9puce<\/strong><\/h2>\n<figure id=\"attachment_6831\" aria-describedby=\"caption-attachment-6831\" style=\"width: 269px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-6831\" src=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2016\/03\/prepuce-620x930.jpg\" alt=\"Fernando Arrabal, Pr\u00e9puce. Photo : Yann Revol\" width=\"269\" height=\"404\" srcset=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2016\/03\/prepuce-620x930.jpg 620w, https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2016\/03\/prepuce-620x930-200x300.jpg 200w\" sizes=\"(max-width: 269px) 100vw, 269px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-6831\" class=\"wp-caption-text\">Fernando Arrabal, Pr\u00e9puce. Photo : Yann Revol<\/figcaption><\/figure>\n<p>\u00ab\u00a0Ce pr\u00e9puce, c\u2019est un double pr\u00e9puce : c\u2019est un r\u00eave. Lorsque je suis arriv\u00e9 au sanatorium \u00e0 Paris, j\u2019ai fait ce pr\u00e9puce, et j\u2019ai mis des titres dans un petit truc de rien du tout, par la suite j\u2019ai trouv\u00e9 un reliquaire, vous voyez un petit reliquaire. Puis j\u2019ai trouv\u00e9 le tableau, le cadre, et le cadre est un miroir. Alors le pr\u00e9puce se regarde lui-m\u00eame. Ce que je voulais dire, c\u2019est que le pr\u00e9puce se trouve derri\u00e8re le miroir : c\u2019est comme le passeport vers ce que j\u2019appelle le \u00abDestierro\u00bb.\u00bb<\/p>\n<h2><strong>Destierrolandia<\/strong><\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019autre jour, au restaurant avec Kundera, je lui dis : \u00abComprends bien, tu n\u2019es pas\u00a0pragois, tu n\u2019es pas tch\u00e8que. Tu n\u2019es pas fran\u00e7ais.\u00bb Je ne suis ni marocain, ni espagnol, ni fran\u00e7ais : nous sommes d\u2019un pays tr\u00e8s sp\u00e9cial, ce pays s\u2019appelle Diestierrolandia. Il n\u2019y a pas de traduction. Ce n\u2019est pas l\u2019\u00e9migrant, le desterrado. Mais lui a tr\u00e8s bien compris, parce qu\u2019il a traduit mes po\u00e8mes \u2013 lorsqu\u2019il a traduit mes po\u00e8mes, il a dit quelque chose de lumineux, parce qu\u2019il illustre la citation du desterrado. Il me dit : \u00abAvec ma machine \u00e0 \u00e9crire, c\u2019est la premi\u00e8re fois depuis longtemps que j\u2019\u00e9cris en tch\u00e8que, et dans ma machine, je ne trouve pas ma saloperie d\u2019accent\u00bb, \u00abma saloperie d\u2019accent\u00bb, c\u2019\u00e9tait formidable ! C\u2019\u00e9tait une preuve d\u2019amour aussi, il traitait la langue avec amour. \u00bb<\/p>\n<h2><strong>Les quichottes<\/strong><\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Nous ne sommes pas venus dans ce monde pour \u00eatre\u00a0plus riches, ou pour \u00eatre plus c\u00e9l\u00e8bres, nous sommes venus dans ce monde pour \u00eatre des po\u00e8tes, pour \u00eatre des quichottes. Et en faire autant que l\u2019on peut, et c\u2019est notre mission.<\/p>\n<p>Nous sommes dans les catacombes, et je suis s\u00fbr que si quelqu\u2019un \u00e9coute ce que je dis, ne comprenne rien\u2026 Mais il faut dire que moi non plus, je ne comprends pas.\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">***<\/p>\n<p><strong>Une s\u00e9rie d\u2019oeuvres nomm\u00e9e \u00abPo\u00e8mes plastiques\u00bb\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e des po\u00e8mes plastiques lui vient il y a seulement deux ou trois ans mais est en fait la r\u00e9alisation d\u2019une envie ancienne. Fernando Arrabal est po\u00e8te et ces oeuvres sont le prolongement de sa pens\u00e9e po\u00e9tique, mu\u00e9e sous une forme tangible.<\/p>\n<p>Sculptures et tableaux in\u00e9dits sont construits par assemblage : sur la copie d\u2019une toile c\u00e9l\u00e8bre, Arrabal colle autocollants et figurines, ou bien, sur un m\u00eame socle, il r\u00e9unit des objets trouv\u00e9s au hasard de ses p\u00e9r\u00e9grinations \u2013 fer \u00e0 repasser en m\u00e9tal rouill\u00e9, phallus en bois, ombrelle. Ses techniques d\u2019assemblage rappellent celles des dada\u00efstes et le talent qu\u2019ils avaient pour faire \u00e9merger d\u2019objets disparates un sens sibyllin.\u00a0Par des titres et des phrases arrabalesques, il transforme ces constructions pr\u00e9caires en v\u00e9ritables po\u00e8mes.<\/p>\n<p>Des oeuvres nouvelles qui abordent ce qui l\u2019obs\u00e8de depuis toujours \u2013 la mort, la sexualit\u00e9, la religion \u2013 en m\u00eame temps qu\u2019elles rendent hommage aux chefs-d\u2019oeuvre de l\u2019histoire de l\u2019art (Brueghel, Hopper, Picasso), \u00e0 ses amis (Dal\u00ec, Ionesco), \u00e0 ses passions (les \u00e9checs, les math\u00e9matiques).<\/p>\n<p>Pour plus d\u2019informations sur l\u2019exposition, cliquez <a href=\"https:\/\/laregledujeu.org\/2013\/09\/06\/14003\/fernando-arrabal-presente-ses-poemes-plastiques\/\">ici<\/a>.<\/p>\n<header class=\"post-info\"><\/header>\n<figure class=\"featured-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"img-responsive wp-post-image aligncenter\" src=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/wp-content\/blogs.dir\/10\/files\/2013\/10\/poemas-plasticos.png\" alt=\"poemas plasticos\" width=\"537\" height=\"468\" \/><\/figure>\n<p><strong class=\"alignleft size-full wp-image-14018\">Un film o\u00f9 Fernando Arrabal d\u00e9voile les coulisses de la conception de ses Po\u00e8mes plastiques :<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/laregledujeu.org\/2013\/09\/06\/14003\/fernando-arrabal-presente-ses-poemes-plastiques\/\">Fernando Arrabal pr\u00e9sente ses Po\u00e8mes plastiques<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A propos des sculptures et tableaux de Fernando Arrabal.<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":6828,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-6827","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-miscellannees"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v24.5 - 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