﻿{"id":5347,"date":"2015-04-23T14:32:13","date_gmt":"2015-04-23T12:32:13","guid":{"rendered":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/?p=5347"},"modified":"2015-08-18T16:26:08","modified_gmt":"2015-08-18T14:26:08","slug":"fernando-arrabal-le-23-davril-mort-de-cervantes-le-plus-grand-theatre-de-madrid","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2015\/04\/23\/5347\/fernando-arrabal-le-23-davril-mort-de-cervantes-le-plus-grand-theatre-de-madrid\/","title":{"rendered":"Fernando Arrabal le 23 avril (mort de Cervant\u00e8s): le plus grand th\u00e9\u00e2tre de Madrid"},"content":{"rendered":"<aside class=\"figp-meta\"><\/aside>\n<aside class=\"figp-meta\"><\/aside>\n<aside class=\"figp-meta\">Par JACQUES PESSIS (Le Figaro)<br \/>\nLe 23\/04\/2015<\/aside>\n<p class=\"figp-art__chapo\" style=\"text-align: justify;\"><strong>PORTRAIT<\/strong> &#8211; Il a connu Andr\u00e9 Breton, Ionesco, Dali et Picasso. A\u00a0\u00e9crit\u00a0quatorze romans, une centaine de pi\u00e8ces, huit cents livres de\u00a0po\u00e9sie et sept longs-m\u00e9trages. Et son nom va \u00eatre donn\u00e9, aujourd&rsquo;hui,\u00a0au plus grand th\u00e9\u00e2tre de Madrid.<\/p>\n<div class=\"figp-art__body figp-art__body--size-0\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00abJe vous attends chez moi \u00e0 14\u00a0h\u00a016. Nous aurons jusqu&rsquo;\u00e0 15\u00a0h\u00a057\u00bb.<\/strong> Quand il vous fixe rendez-vous, <strong>Fernando Arrabal<\/strong> affiche la pr\u00e9cision du passionn\u00e9 d&rsquo;\u00e9checs qu&rsquo;il demeure plus que jamais. Son sens de l&rsquo;exactitude est flagrant lorsqu&rsquo;on d\u00e9couvre, devant la porte de son appartement parisien, une table d\u00e9bordant de r\u00e9veils en parfait \u00e9tat de marche. Ils sonnent \u00e0 des heures diff\u00e9rentes, au d\u00e9sespoir des voisins, mais pour le bonheur d&rsquo;un ma\u00eetre des lieux qui n&rsquo;h\u00e9site jamais \u00e0 remettre les pendules \u00e0 l&rsquo;heure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l&rsquo;inverse de ce qu&rsquo;assure sa l\u00e9gende, il n&rsquo;est pas un provocateur, et n&rsquo;a jamais diffam\u00e9 qui que ce soit. Il doit cette r\u00e9putation \u00e0 une s\u00e9quence de t\u00e9l\u00e9vision tourn\u00e9e en 1989 en Espagne. On lui en parle encore dans la rue et elle demeure aujourd&rsquo;hui, assure-t-il, aussi regard\u00e9e sur YouTube qu&rsquo;une d\u00e9claration de Lady Gaga. Ce soir-l\u00e0, il faisait tr\u00e8s chaud sur le plateau et, en attendant son tour, il a aval\u00e9 d&rsquo;un trait ce qu&rsquo;il croyait \u00eatre de l&rsquo;eau. Il s&rsquo;agissait, en fait, d&rsquo;une esp\u00e8ce d&rsquo;anisette dont l&rsquo;effet a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diat. Au lieu de r\u00e9pondre aux questions de l&rsquo;animateur, il s&rsquo;est lanc\u00e9 dans un d\u00e9lire verbal, avant de tomber de son fauteuil et d&rsquo;aller embrasser les autres participants.<\/p>\n<figure class=\"figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-left\" style=\"text-align: justify;\">\n<blockquote>\n<p class=\"figp-media__citation\">Il appartient toujours au Coll\u00e8ge de pataphysique, cette soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans les \u00ab\u2009recherches savantes et inutiles\u2009\u00bb. Il en est l&rsquo;un des \u00ab\u2009satrapes\u2009\u00bb, ce qui lui convient parfaitement, puisque ceux qui poss\u00e8dent ce titre ne sont soumis \u00e0 aucune obligation<\/p>\n<footer class=\"figp-media__signature\"><\/footer>\n<\/blockquote>\n<\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa r\u00e9putation d&rsquo;auteur dramatique n&rsquo;en a pas souffert pour autant. Quatorze romans, une centaine de pi\u00e8ces, huit cents livres de po\u00e9sie, et sept\u00a0longs-m\u00e9trages lui ont valu de multiples r\u00e9compenses parmi lesquelles un grand prix de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, et, le 9 f\u00e9vrier dernier, la m\u00e9daille d&rsquo;or de la SACD. \u00c0 ces troph\u00e9es va s&rsquo;ajouter la cons\u00e9cration de sa terre natale. Son nom va ainsi \u00eatre donn\u00e9, aujourd&rsquo;hui, au plus grand th\u00e9\u00e2tre de Madrid. La c\u00e9r\u00e9monie officielle \u00e0 laquelle assistera le roi Felipe VI, sera suivie de la cr\u00e9ation de sa nouvelle pi\u00e8ce, <i>Ping\u00fcinas,<\/i> qu&rsquo;il pr\u00e9sente comme un hommage \u00e0 Cervant\u00e8s. Don Quichotte et Rossinante, son cheval, seront \u00e9voqu\u00e9s \u00e0 travers des com\u00e9diennes qui traverseront la sc\u00e8ne \u00e0 moto, plein gaz au rythme de<a href=\"http:\/\/tvmag.lefigaro.fr\/le-scan-tele\/etranger\/2014\/10\/14\/28007-20141014ARTFIG00306--the-voice-pharrel-williams-a-deja-signe-pour-etre-coach-dans-la-saison-8.php\" target=\"\"> <i>Happy<\/i>, le tube cr\u00e9\u00e9 par Pharrell Williams<\/a> .<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce spectacle qui fera du bruit, dans tous les sens du terme, sera ensuite donn\u00e9 dans d&rsquo;autres pays, o\u00f9 l&rsquo;auteur a l&rsquo;habitude de se rendre. Au Japon ou en Serbie, il a ainsi assist\u00e9 \u00e0 des adaptations dont il n&rsquo;a pas compris le moindre mot. Il r\u00e9pond \u00e9galement pr\u00e9sent \u00e0 des projections exceptionnelles de<strong> <i>Viva la muerte<\/i>,<\/strong> qu&rsquo;il a r\u00e9alis\u00e9 en 1971. \u00c0 sa grande surprise, les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations le consid\u00e8rent comme <strong>un film culte<\/strong>. Le plus souvent possible, il profite de son s\u00e9jour pour donner des conf\u00e9rences sur d&rsquo;innombrables sujets. Il est intarissable sur des auteurs donc il conna\u00eet les grands et petits secrets. L&rsquo;origine de la fortune de Voltaire est l&rsquo;un de ses th\u00e8mes favoris. Il rappelle aussi ses amis disparus, \u00e0 commencer par Andr\u00e9 Breton. Il a \u00e9t\u00e9, pendant trois ans, l&rsquo;un des membres les plus actifs de son groupe surr\u00e9aliste. Il \u00e9voque avec \u00e9motion Salvador Dali et Pablo Picasso, avec qui il n&rsquo;avait pas que l&rsquo;accent en commun. Il ajoute se sentir bien seul depuis le d\u00e9part de confr\u00e8res dont il se sentait intellectuellement si proche, comme Beckett, Adamov et surtout Ionesco, membre, comme lui, du Coll\u00e8ge de pataphysique. Il appartient toujours \u00e0 cette soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans les \u00abrecherches savantes et inutiles\u00bb. Il en est l&rsquo;un des \u00absatrapes\u00bb, ce qui lui convient parfaitement, puisque ceux qui poss\u00e8dent ce titre ne sont soumis \u00e0 aucune obligation. Il intervient seulement lorsque le comit\u00e9 d\u00e9cide, en interne, de remettre les prix de l&rsquo;ordre de la Grande Gidouille.<\/p>\n<figure class=\"figp-media figp-media--type-xrg figp-media--align-right\" style=\"text-align: justify;\">\n<blockquote>\n<p class=\"figp-media__citation\">Deux fois par mois, il re\u00e7oit des amis venus d&rsquo;univers tr\u00e8s diff\u00e9rents, \u00e0 commencer par Michel Houellebecq, \u00e0 qui il a consacr\u00e9 un ouvrage<\/p>\n<footer class=\"figp-media__signature\"><\/footer>\n<\/blockquote>\n<\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nom est un hommage \u00e0 Alfred Jarry, qui a ainsi baptis\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/theatre\/2013\/02\/18\/03003-20130218ARTFIG00340-uburoi-potache-a-souhait.php\" target=\"\">le ventre du p\u00e8re Ubu<\/a>. Il ne manque pas non plus de rappeler le bon temps de la cr\u00e9ation du mouvement Panique, <a href=\"http:\/\/recherche.lefigaro.fr\/recherche\/access\/lefigaro_print-afficher.php?archive=BszTm8dCk78Jk8uwiNq9T8CoS9GECSHiOvumxMVRKNSKYJsAu4XB004CtRjOugFZj%2FKUkpu1PpKZy6BaSOXVcw%3D%3D\" target=\"\">en particulier avec Topor<\/a>. Le dessinateur l&rsquo;a repr\u00e9sent\u00e9 dans une toile qui figure au milieu de souvenirs, dont l&rsquo;insolite tranche avec l&rsquo;architecture haussmannienne d&rsquo;un appartement parisien o\u00f9 il vit discr\u00e8tement depuis plusieurs d\u00e9cennies. Arriv\u00e9 dans la capitale voici soixante ans, il a alors d\u00e9cid\u00e9 qu&rsquo;il ne s&rsquo;installerait jamais en Espagne et a tenu parole. Sur les murs, on d\u00e9couvre, entre autres, quelques-uns de ses tableaux et collages. Sur l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, il a repr\u00e9sent\u00e9 Kafka, Beckett, Kundera et Staline, qui, \u00e0 ses yeux, est \u00e0 la fois un monstre et un g\u00e9nie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est dans ce d\u00e9cor que, deux fois par mois, il re\u00e7oit des amis venus d&rsquo;univers tr\u00e8s diff\u00e9rents, \u00e0 commencer par Michel Houellebecq, \u00e0 qui il a consacr\u00e9 un ouvrage. Les conversations, o\u00f9 se m\u00ealent la philosophie et les math\u00e9matiques, sont entrecoup\u00e9es de plaisirs plus terrestres. Arrabal s&rsquo;accorde d\u00e9sormais son vin quotidien, qu&rsquo;il choisit exclusivement parmi des grands crus class\u00e9s. Il contribue \u00e0 une sant\u00e9 qui demeure excellente.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 82 ans, ce jeune homme au visage \u00e9ternellement poupin termine une pi\u00e8ce o\u00f9, \u00e0 travers une rencontre entre Cervant\u00e8s et Shakespeare, il va d\u00e9montrer l&rsquo;existence de Dieu. Ils sont morts le m\u00eame jour, le 23\u00a0avril 1616, soit 399 ans, jour pour jour, avant l&rsquo;inauguration officielle, \u00e0 Madrid, de la \u00abSalle Arrabal\u00bb. Un hasard qu&rsquo;il veut mettre sur le compte de son destin.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par JACQUES PESSIS (Le Figaro) Le 23\/04\/2015 PORTRAIT &#8211; Il a connu Andr\u00e9 Breton, Ionesco, Dali et Picasso. A\u00a0\u00e9crit\u00a0quatorze romans, une centaine de pi\u00e8ces, huit cents livres de\u00a0po\u00e9sie et sept longs-m\u00e9trages. Et son nom va \u00eatre donn\u00e9, aujourd&rsquo;hui,\u00a0au plus grand th\u00e9\u00e2tre de Madrid. \u00abJe vous attends chez moi \u00e0 14\u00a0h\u00a016. Nous aurons jusqu&rsquo;\u00e0 15\u00a0h\u00a057\u00bb. Quand il vous fixe rendez-vous, Fernando Arrabal affiche la pr\u00e9cision du passionn\u00e9 d&rsquo;\u00e9checs qu&rsquo;il demeure plus que jamais. 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Il s&rsquo;agissait, en fait, d&rsquo;une esp\u00e8ce d&rsquo;anisette dont l&rsquo;effet a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diat. Au lieu de r\u00e9pondre aux questions de l&rsquo;animateur, il s&rsquo;est lanc\u00e9 dans un d\u00e9lire verbal, avant de tomber de son fauteuil et d&rsquo;aller embrasser les autres participants. Il appartient toujours au Coll\u00e8ge de pataphysique, cette soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans les \u00ab\u2009recherches savantes et inutiles\u2009\u00bb. Il en est l&rsquo;un des \u00ab\u2009satrapes\u2009\u00bb, ce qui lui convient parfaitement, puisque ceux qui poss\u00e8dent ce titre ne sont soumis \u00e0 aucune obligation Sa r\u00e9putation d&rsquo;auteur dramatique n&rsquo;en a pas souffert pour autant. Quatorze romans, une centaine de pi\u00e8ces, huit cents livres de po\u00e9sie, et sept\u00a0longs-m\u00e9trages lui ont valu de multiples r\u00e9compenses parmi lesquelles un grand prix de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, et, le 9 f\u00e9vrier dernier, la m\u00e9daille d&rsquo;or de la SACD. \u00c0 ces troph\u00e9es va s&rsquo;ajouter la cons\u00e9cration de sa terre natale. Son nom va ainsi \u00eatre donn\u00e9, aujourd&rsquo;hui, au plus grand th\u00e9\u00e2tre de Madrid. La c\u00e9r\u00e9monie officielle \u00e0 laquelle assistera le roi Felipe VI, sera suivie de la cr\u00e9ation de sa nouvelle pi\u00e8ce, Ping\u00fcinas, qu&rsquo;il pr\u00e9sente comme un hommage \u00e0 Cervant\u00e8s. Don Quichotte et Rossinante, son cheval, seront \u00e9voqu\u00e9s \u00e0 travers des com\u00e9diennes qui traverseront la sc\u00e8ne \u00e0 moto, plein gaz au rythme de Happy, le tube cr\u00e9\u00e9 par Pharrell Williams . 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Il a \u00e9t\u00e9, pendant trois ans, l&rsquo;un des membres les plus actifs de son groupe surr\u00e9aliste. Il \u00e9voque avec \u00e9motion Salvador Dali et Pablo Picasso, avec qui il n&rsquo;avait pas que l&rsquo;accent en commun. Il ajoute se sentir bien seul depuis le d\u00e9part de confr\u00e8res dont il se sentait intellectuellement si proche, comme Beckett, Adamov et surtout Ionesco, membre, comme lui, du Coll\u00e8ge de pataphysique. Il appartient toujours \u00e0 cette soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans les \u00abrecherches savantes et inutiles\u00bb. Il en est l&rsquo;un des \u00absatrapes\u00bb, ce qui lui convient parfaitement, puisque ceux qui poss\u00e8dent ce titre ne sont soumis \u00e0 aucune obligation. Il intervient seulement lorsque le comit\u00e9 d\u00e9cide, en interne, de remettre les prix de l&rsquo;ordre de la Grande Gidouille. Deux fois par mois, il re\u00e7oit des amis venus d&rsquo;univers tr\u00e8s diff\u00e9rents, \u00e0 commencer par Michel Houellebecq, \u00e0 qui il a consacr\u00e9 un ouvrage Le nom est un hommage \u00e0 Alfred Jarry, qui a ainsi baptis\u00e9 le ventre du p\u00e8re Ubu. Il ne manque pas non plus de rappeler le bon temps de la cr\u00e9ation du mouvement Panique, en particulier avec Topor. Le dessinateur l&rsquo;a repr\u00e9sent\u00e9 dans une toile qui figure au milieu de souvenirs, dont l&rsquo;insolite tranche avec l&rsquo;architecture haussmannienne d&rsquo;un appartement parisien o\u00f9 il vit discr\u00e8tement depuis plusieurs d\u00e9cennies. Arriv\u00e9 dans la capitale voici soixante ans, il a alors d\u00e9cid\u00e9 qu&rsquo;il ne s&rsquo;installerait jamais en Espagne et a tenu parole. Sur les murs, on d\u00e9couvre, entre autres, quelques-uns de ses tableaux et collages. Sur l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, il a repr\u00e9sent\u00e9 Kafka, Beckett, Kundera et Staline, qui, \u00e0 ses yeux, est \u00e0 la fois un monstre et un g\u00e9nie. C&rsquo;est dans ce d\u00e9cor que, deux fois par mois, il re\u00e7oit des amis venus d&rsquo;univers tr\u00e8s diff\u00e9rents, \u00e0 commencer par Michel Houellebecq, \u00e0 qui il a consacr\u00e9 un ouvrage. Les conversations, o\u00f9 se m\u00ealent la philosophie et les math\u00e9matiques, sont entrecoup\u00e9es de plaisirs plus terrestres. Arrabal s&rsquo;accorde d\u00e9sormais son vin quotidien, qu&rsquo;il choisit exclusivement parmi des grands crus class\u00e9s. Il contribue \u00e0 une sant\u00e9 qui demeure excellente. \u00c0 82 ans, ce jeune homme au visage \u00e9ternellement poupin termine une pi\u00e8ce o\u00f9, \u00e0 travers une rencontre entre Cervant\u00e8s et Shakespeare, il va d\u00e9montrer l&rsquo;existence de Dieu. Ils sont morts le m\u00eame jour, le 23\u00a0avril 1616, soit 399 ans, jour pour jour, avant l&rsquo;inauguration officielle, \u00e0 Madrid, de la \u00abSalle Arrabal\u00bb. 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Ils sonnent \u00e0 des heures diff\u00e9rentes, au d\u00e9sespoir des voisins, mais pour le bonheur d&rsquo;un ma\u00eetre des lieux qui n&rsquo;h\u00e9site jamais \u00e0 remettre les pendules \u00e0 l&rsquo;heure. \u00c0 l&rsquo;inverse de ce qu&rsquo;assure sa l\u00e9gende, il n&rsquo;est pas un provocateur, et n&rsquo;a jamais diffam\u00e9 qui que ce soit. Il doit cette r\u00e9putation \u00e0 une s\u00e9quence de t\u00e9l\u00e9vision tourn\u00e9e en 1989 en Espagne. On lui en parle encore dans la rue et elle demeure aujourd&rsquo;hui, assure-t-il, aussi regard\u00e9e sur YouTube qu&rsquo;une d\u00e9claration de Lady Gaga. Ce soir-l\u00e0, il faisait tr\u00e8s chaud sur le plateau et, en attendant son tour, il a aval\u00e9 d&rsquo;un trait ce qu&rsquo;il croyait \u00eatre de l&rsquo;eau. Il s&rsquo;agissait, en fait, d&rsquo;une esp\u00e8ce d&rsquo;anisette dont l&rsquo;effet a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diat. 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A\u00a0\u00e9crit\u00a0quatorze romans, une centaine de pi\u00e8ces, huit cents livres de\u00a0po\u00e9sie et sept longs-m\u00e9trages. Et son nom va \u00eatre donn\u00e9, aujourd&rsquo;hui,\u00a0au plus grand th\u00e9\u00e2tre de Madrid. \u00abJe vous attends chez moi \u00e0 14\u00a0h\u00a016. Nous aurons jusqu&rsquo;\u00e0 15\u00a0h\u00a057\u00bb. Quand il vous fixe rendez-vous, Fernando Arrabal affiche la pr\u00e9cision du passionn\u00e9 d&rsquo;\u00e9checs qu&rsquo;il demeure plus que jamais. Son sens de l&rsquo;exactitude est flagrant lorsqu&rsquo;on d\u00e9couvre, devant la porte de son appartement parisien, une table d\u00e9bordant de r\u00e9veils en parfait \u00e9tat de marche. 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Il a \u00e9t\u00e9, pendant trois ans, l&rsquo;un des membres les plus actifs de son groupe surr\u00e9aliste. Il \u00e9voque avec \u00e9motion Salvador Dali et Pablo Picasso, avec qui il n&rsquo;avait pas que l&rsquo;accent en commun. Il ajoute se sentir bien seul depuis le d\u00e9part de confr\u00e8res dont il se sentait intellectuellement si proche, comme Beckett, Adamov et surtout Ionesco, membre, comme lui, du Coll\u00e8ge de pataphysique. Il appartient toujours \u00e0 cette soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans les \u00abrecherches savantes et inutiles\u00bb. Il en est l&rsquo;un des \u00absatrapes\u00bb, ce qui lui convient parfaitement, puisque ceux qui poss\u00e8dent ce titre ne sont soumis \u00e0 aucune obligation. Il intervient seulement lorsque le comit\u00e9 d\u00e9cide, en interne, de remettre les prix de l&rsquo;ordre de la Grande Gidouille. Deux fois par mois, il re\u00e7oit des amis venus d&rsquo;univers tr\u00e8s diff\u00e9rents, \u00e0 commencer par Michel Houellebecq, \u00e0 qui il a consacr\u00e9 un ouvrage Le nom est un hommage \u00e0 Alfred Jarry, qui a ainsi baptis\u00e9 le ventre du p\u00e8re Ubu. Il ne manque pas non plus de rappeler le bon temps de la cr\u00e9ation du mouvement Panique, en particulier avec Topor. Le dessinateur l&rsquo;a repr\u00e9sent\u00e9 dans une toile qui figure au milieu de souvenirs, dont l&rsquo;insolite tranche avec l&rsquo;architecture haussmannienne d&rsquo;un appartement parisien o\u00f9 il vit discr\u00e8tement depuis plusieurs d\u00e9cennies. Arriv\u00e9 dans la capitale voici soixante ans, il a alors d\u00e9cid\u00e9 qu&rsquo;il ne s&rsquo;installerait jamais en Espagne et a tenu parole. Sur les murs, on d\u00e9couvre, entre autres, quelques-uns de ses tableaux et collages. 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