﻿{"id":3687,"date":"2013-02-08T16:00:42","date_gmt":"2013-02-08T14:00:42","guid":{"rendered":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/?p=3687"},"modified":"2015-08-19T14:37:09","modified_gmt":"2015-08-19T12:37:09","slug":"dialogue-fracassante-entre-dali-et-picasso-jubilatoire-un-festival-dont-on-sort-enchante-ou-plutot-arrabalise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2013\/02\/08\/3687\/dialogue-fracassante-entre-dali-et-picasso-jubilatoire-un-festival-dont-on-sort-enchante-ou-plutot-arrabalise\/","title":{"rendered":"Dialogue fracassant entre Dali et Picasso &#8230;. jubilatoire&#8230; un festival dont on sort enchant\u00e9&#8230; ou plut\u00f4t \u00ab\u00a0arrabalis\u00e9\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0&#8230;dialogue fracassant entre Dali et Picasso &#8230;. jubilatoire&#8230; un festival dont on sort enchant\u00e9&#8230; ou plut\u00f4t &lsquo;arrabalis\u00e9&rsquo;\u2026\u00a0\u00bb:<\/p>\n<p>BRUNO WOUTERS (L.V. D.N.)<\/p>\n<p>______________<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0&#8230; le livre (Dali vs Picasso) arriv\u00e9 ce matin&#8230;. et aval\u00e9 dans l&rsquo;instant \u00e0 mon petit d\u00e9jeuner. J&rsquo;en suis encore tout \u00e9bloui. Connaissant les deux tableaux, je reste stup\u00e9fait de n&rsquo;avoir jamais fait les r\u00e9flexions si \u00e9videntes qu&rsquo;Arrabal fait\u00a0 sur leur relation (je ne parle que du point de vue historique-artistique, non du dialogue dramatique qui est son &lsquo;Domaine Transcendant&rsquo;)&#8230;\u00a0\u00bb :<\/p>\n<p>Th.F. (El Pais)<\/p>\n<p>____________<\/p>\n<p>\u00a0\u00bb &#8230;\u00a0 formidable pi\u00e8ce &#8211; bravo! &#8230;c&rsquo;est d\u00e9licieux comme un quatuor &#8230; je suis impressionn\u00e9&#8230;\u00a0 les paroles\u00a0 de Picasso sont bien plus intelligentes que le francais habituel de Picasso. C&rsquo;est dr\u00f4le que la biographie (\u00e0 la fin) de Dali dit qu&rsquo;il \u00e9tait un \u00ab\u00a0homme hors du commun\u00a0\u00bb &#8211; c&rsquo;est le moins qu&rsquo;on puisse\u00a0 dire.\u00a0 Bravo encore &#8211; cette pi\u00e8ce fait penser \u00e0 un\u00a0 chef- d&rsquo;oeuvre philosophique\u00a0\u00a0 &#8230;\u00a0\u00bb:<\/p>\n<p>BENJAMIN IVRY (Thammasat,\u00a0 Bangkok)<\/p>\n<p>__________<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0&#8230;alors, comment le cacher?\u00a0\u00a0 je l&rsquo;ai lu \u00ab\u00a0Dali versus Picasso\u00a0\u00bb. Lu, d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre lu,<br \/>\navec passion, avec sourire, avec sid\u00e9ration, souvent,<br \/>\ncomme un coup de poing aux coucougnettes mentales.<br \/>\nQue le Dieu Pan se r\u00e9jouisse devant la toile ou la page blanche,<br \/>\nmais que les boucs n&rsquo;en rougissent pas pour autant,<br \/>\nF.A.\u00a0 a r\u00e9dig\u00e9 l\u00e0, en effet, je suis contraint de\u00a0 le dire,<br \/>\n-puisque il n&rsquo;aime pas les compliments, il va \u00eatre oblig\u00e9 de m&rsquo;entendre- ,<br \/>\nun texte fort, virevoltant et chaud, qui vous prend aux tripes,<br \/>\n\u00e0 la fois qu&rsquo;il r\u00e9v\u00e8le les travestissements cach\u00e9s dont l&rsquo;Histoire a peut-\u00eatre toujours\u00a0 besoin<br \/>\npour se donner (et nous donner) des h\u00e9ros.<br \/>\nOn le suit en se demandant \u00e0 chaque instant o\u00f9 ces deux- l\u00e0 , Dali et Picasso,\u00a0 s&rsquo;en vont marchant,<br \/>\net o\u00f9, lui aussi, il va aussi.<br \/>\nL&rsquo;on est malheureux et heureux \u00e0 la fois,<br \/>\nmalheureux parce que c&rsquo;est inqui\u00e9tant,<br \/>\nheureux parce que c&rsquo;est d\u00e9capant,<br \/>\nde voir en son dialogue \u00e9toil\u00e9 se croiser infiniment<br \/>\ndes perspectives un peu ivres,<br \/>\ndans un jeu o\u00f9 la seule \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb finalement devient celle du dieu Pan, derri\u00e8re ou devant les toiles,<br \/>\nles gratifiant, par son ironie joyeuse, de ses excr\u00e9ments aussi indiff\u00e9rents que f\u00e9conds,<br \/>\nlesquels paradoxalement, en font d&rsquo;autant mieux justement, comme on dit,\u00a0 des \u00ab\u00a0Oeuvres\u00a0\u00bb.<br \/>\nBref, il rend d&rsquo;autant plus hommage aux oeuvres qu&rsquo;il\u00a0 invite \u00e0 l&rsquo;oubli des auteurs&#8230;<br \/>\nEt peu importe d\u00e8s lors si la v\u00e9rit\u00e9 des oeuvres repose sur des mensonges ou des supercheries,<br \/>\n\u00e0 l&rsquo;image de Guernica&#8230;<br \/>\nFaute de ce mensonge de l&rsquo;Homme,<br \/>\nl&rsquo;Oeuvre Guernica aurait-elle pu en d\u00e9finitive trouver son destin et sa reconnaissance?<br \/>\nIl y a bien s\u00fbr, pour le philosophe que je suis un peu, plein d&rsquo;autres choses dont j&rsquo;aimerai parler avec lui.<br \/>\nAussi,\u00a0 il importe qu&rsquo;il\u00a0 pr\u00e9pare d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent\u00a0 pour nous deux une bonne\u00a0 bouteille de vin, et du meilleur en plus, afin que nous puissions prendre le temps, tous les six,\u00a0 avec les amis Pablo, Salvador, et m\u00eame leurs femmes, dire pis que pendre d&rsquo;eux, pour mieux encore \u00eatre abasourdis de leurs oeuvres.<br \/>\nBravo, donc, \u00e0 lui, en tout cas. &#8230;\u00a0\u00bb :<\/p>\n<p>J-P.V. filosof\u00eda ( El Mundo)<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">____________________<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00ab\u00a0Une \u0153uvre d\u2019une richesse extraordinaire<\/p>\n<p>Un\u00a0 Capricho excentrique made in Arrabal<\/p>\n<p>Prodigieux et jouissif !<\/p>\n<p>La nuit du 29 avril 1937, Salvador Dal\u00ed et Pablo Picasso \u2013 deux artistes desterrados (expatri\u00e9s) fuyant le conflit qui oppose les r\u00e9publicains aux nationaux en Espagne -, se rencontrent dans un grand salon parisien d\u00e9labr\u00e9 dans lequel sont expos\u00e9s, tout au fond, les c\u00e9l\u00e8bres tableaux Construction molle avec haricots bouillis-Pr\u00e9monition de la guerre civile (1936) et Guernica (1937).<\/p>\n<p>Le bombardement du village basque par l\u2019aviation allemande a eu lieu le 26 avril, mais ce n\u2019est que le 29 avril que le journal communiste L\u2019Humanit\u00e9 r\u00e9v\u00e8le le drame.<br \/>\nLe 4 mai 1937, l\u2019Exposition Universelle de Paris est inaugur\u00e9e par le Pr\u00e9sident Lebrun ; Picasso pr\u00e9sente Guernica dans le Pavillon de la R\u00e9publique espagnole.<br \/>\nLe dialogue entre les deux peintres est interrompu \u00e0 de nombreuses reprises par les interventions loufoques des Voix Off de Gala et Dora Maar \u2013 faisant office de ch\u0153ur antique et de sorci\u00e8res shakespeariennes arrabalis\u00e9es -, par les lancers de couteau de la photographe, ainsi que par les mictions inopportunes du bouc Barrabal qui pisse all\u00e8grement sur la toile de Picasso ou danse \u00e0 la fa\u00e7on du Gran Cabr\u00f3n dans le tableau El aquelarre de Goya, inscrivant sans le moindre doute la conversation des deux g\u00e9nies dans le registre panique.<br \/>\nDans ce nouveau texte, Fernando Arrabal surprend le lecteur comme \u00e0 son habitude ; \u00e0 la lecture du dialogue, on a l\u2019impression que les r\u00f4les de ces illustres personnages sont invers\u00e9s. Mar\u00e2tre histoire aime bien interpr\u00e9ter le r\u00f4le de l\u2019amn\u00e9sique ; on garde en souvenir, m\u00e9moire collective partiale impos\u00e9e, deux \u00e9tiquettes bien distinctes qui collent \u00e0 la peau des peintres : Dal\u00ed, l\u2019excentrique avide de dollars \u2013 Avida Dollars, anagramme compos\u00e9 par le pape Breton \u2013 et Picasso, le communiste baiseur.<br \/>\nIci, Arrabal tire la carte de la confusion panique ; il nous rappelle qu\u2019en 1937 le peintre catalan est trotskiste tandis que l\u2019andalou ne deviendra communiste que huit ans plus tard, en 1944. Sans cette pr\u00e9cision, on aurait volontiers attribu\u00e9 les r\u00e9pliques de Dal\u00ed \u00e0 Picasso et vice-et-versa, \u2013 Picasso : Le jour o\u00f9 je me d\u00e9ciderai \u00e0 r\u00e9aliser une toile \u00e0 sujet politique, je peindrai Louise Michel ; Dal\u00ed : Il faut vous engager comme moi je le fais. [&#8230;] Le front antifranquiste, c\u2019est l\u2019espoir ! [&#8230;] Ma toile est un manifeste en faveur des offens\u00e9s et des humili\u00e9s. &#8211;<br \/>\nPicasso a peint son c\u00e9l\u00e8bre tableau de trente-deux m\u00e8tres carr\u00e9s qu\u2019il a fait \u00e0 la gloire de la F\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9 ; il compte l\u2019exposer dans le Pavillon \u00c9lectricit\u00e9 de l\u2019imminente Exposition Internationale. Il enrage car Dufy en a peint un plus grand, les \u00e9lectriciens parisiens m\u2019ont fait travailler au plus grand tableau de ma vie pour qu\u2019ensuite je n\u2019aie plus qu\u2019\u00e0 me le mettre dans le cul.<br \/>\nGala annonce \u00e0 Picasso, en pleine dispute avec Dal\u00ed, une requ\u00eate de l\u2019ambassadeur de la R\u00e9publique espagnole : le Gouvernement espagnol veut que vous repr\u00e9sentiez l\u2019Espagne d\u00e9mocratique, l\u2019Espagne r\u00e9volutionnaire, l\u2019Espagne en guerre contre le fascisme. Il semble\u00a0 int\u00e9ress\u00e9 par la compensation financi\u00e8re, un million de pesetas or, \u00e7a fait r\u00e9fl\u00e9chir.<br \/>\nC\u2019est encore Gala qui permet de d\u00e9nouer l\u2019intrigue, ce serait \u00e9patant si vous adaptiez \u00e0 la guerre civile le tableau de la F\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9. En rapportant la nouvelle d\u00e9voil\u00e9e par l\u2019article de L\u2019Humanit\u00e9 \u2013 journal qui publie des critiques acerbes, des railleries, des jugements d\u00e9favorables sur l\u2019\u0153uvre de Picasso -, Dal\u00ed, Dora Maar et Gala pressent Picasso d\u2019accepter la proposition de l\u2019Espagne r\u00e9publicaine et de donner \u00e0 son tableau le nom du village martyr basque, \u201cGuernica\u201d est le titre id\u00e9al pour ton ex-d\u00e9j\u00e0 \u201cF\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9\u201d ! Ainsi Picasso laisse \u00e0 Dufy le soin d\u2019exposer le plus grand tableau du monde, par la taille, pour pr\u00e9senter le plus grand tableau du monde, Guernica, d\u2019un point de vue esth\u00e9tique.<br \/>\nDans le personnage Dal\u00ed on retrouve beaucoup de points qui nous rappellent Fernando Arrabal, ce dernier a d\u2019ailleurs collabor\u00e9 de nombreuses fois avec le ma\u00eetre catalan, tout comme avec Picasso.<br \/>\nIl y a dans ce texte arrabalien, qui ne se d\u00e9finit pas comme une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre mais comme un \u00ab dialogue \u00bb, une volont\u00e9 de rassembler le destin de ces illustres desterrados dont l\u2019auteur fait partie, rappeler aussi le respect et l\u2019admiration qu\u2019ils avaient l\u2019un pour l\u2019autre.<br \/>\nArrabal revient \u00e0 la gen\u00e8se de ces figures majeures de l\u2019histoire des Arts en empruntant les chemins de traverses, guid\u00e9 par le dieu Pan.<br \/>\nLe dialogue parvient \u00e0 son paroxysme lorsque Dal\u00ed demande, \u2013 j\u2019exige que sur le champ, avec ce bistouri, vous extirpiez d\u2019un seul coup, mes deux testicules -, \u00e0 Picasso de lui faire une ablation de ses attributs virils, les m\u00eames avec lesquels il rendit le sperme de sa conception \u00e0 son p\u00e8re en lui disant, \u00ab Maintenant nous sommes quittes ! \u00bb<br \/>\nDal\u00ed, Pr\u00e9monition de la guerre civile est un exercice de style panique magistralement men\u00e9, dont le texte est inspir\u00e9 par la folie, la confusion, la transgression, l\u2019humour et le grotesque ; c\u2019est un r\u00eave \u00e9veill\u00e9, une chim\u00e8re panico-goyesque dont seul Fernando Arrabal en a le secret.\u00a0 Un d\u00e9lire litt\u00e9raire qui tient \u00e0 la fois du surr\u00e9alisme et du panique, un texte dans le plus pur esprit arrabalien qui manie une multitude de r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raires, historiques et picturales pour en faire une \u0153uvre d\u2019une richesse extraordinaire. Un\u00a0 Capricho excentrique made in Arrabal. Prodigieux et jouissif !\u00a0 \u2026\u201d : http:\/\/faranzuequearrieta.free.fr<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">________________<\/p>\n<p align=\"center\">DALI vs\u00a0 PICASSO<\/p>\n<p align=\"center\">\u00abComposition molle aux haricots bouillis<\/p>\n<p align=\"center\">(Pr\u00e9monition de la Guerre Civile)\u00bb,<\/p>\n<p align=\"center\">dialogue\u00a0 de\u00a0\u00a0 Fernando Arrabal.<\/p>\n<p>On a su \u00e0 Paris, par \u00ab\u00a0l&rsquo;Humanit\u00e9\u00a0\u00bb du 29 avril 1937, que la ville de Guernica avait \u00e9t\u00e9\u00a0 bombard\u00e9e <a href=\"http:\/\/www.humanite.fr\/node\/342633\">http:\/\/www.humanite.fr\/node\/342633<\/a><\/p>\n<p>Cinq jours plus tard le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Albert Lebrun inaugurera l&rsquo;Exposition Internationale de Paris <a href=\"http:\/\/lartnouveau.com\/art_deco\/expo_internationale_1937.htm\">http:\/\/lartnouveau.com\/art_deco\/expo_internationale_1937.htm<\/a>&#8230;.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de la guerre civile espagnole\u00a0\u00a0 Salvador Dali\u00a0 est trotskiste&#8230;<\/p>\n<p>Pablo Picasso\u00a0 ne deviendra communiste que huit ans plus tard , le 5 octobre 1944&#8230;<\/p>\n<p>Les cartes postales de Dali \u00e0 Picasso (avec celle du 19-VIII-36) ont\u00a0 \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9es par\u00a0 Gallimard\u00a0 en 2005&#8230;<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>&#8230;nuit du \u00a0jeudi 29 avril 1937 dans un grand salon parisien d\u00e9labr\u00e9&#8230;<\/p>\n<p>&#8230;au milieu du salon la toile peinte par Dali trois mois avant la guerre civile espagnole : \u00abComposition molle aux haricots bouillis (Pr\u00e9monition de la Guerre Civile)\u00bb de 100&#215;99 cm.; le titre du tableau, \u00e9crit par Dali lui-m\u00eame en lettres \u00e9normes, est accroch\u00e9 au plafond&#8230;<\/p>\n<p>&#8230;tout au fond et derri\u00e8re le tableau de Dali \u00abGuernica\u00bb, l\u2019huile sur toile de Picasso de 3,50&#215;7,80cm &#8230;.<\/p>\n<p>&#8230;Dali et Picasso se vouvoient en fran\u00e7ais avec un accent tr\u00e8s prononc\u00e9&#8230; parfois ils disent un mot ou une phrase en espagnol&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Dal\u00ed vs. Picasso<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Construcci\u00f3n blanda<\/em> con <em>jud\u00edas hervidas<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>(premonici\u00f3n de la Guerra Civil)<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">di\u00e1logo\u00a0de<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Fernando Arrabal<\/p>\n<p>Se supo en Par\u00eds, por el diario comunista <em>L&rsquo;Humanit\u00e9<\/em> del 29 de abril de 1937, que la ciudad de Guernica hab\u00eda sido bombardeada: <a href=\"http:\/\/www.humanite.fr\/node\/342633\">http:\/\/www.humanite.fr\/node\/342633<\/a>.<\/p>\n<p>Cinco d\u00edas despu\u00e9s, el presidente de la Rep\u00fablica Francesa Albert Lebrun inaugurar\u00e1 <em>l&rsquo;Exposition Internationale de Paris<\/em>, el 4 de mayo de 1937: <a href=\"http:\/\/lartnouveau.com\/art_deco\/expo_internationale_1937.htm\">http:\/\/lartnouveau.com\/art_deco\/expo_internationale_1937.htm<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La Guerra Civil se inicia el 18 de julio de 1936 y concluye el 1\u00b0 de abril de 1939.<\/p>\n<p>Al comienzo de la Guerra Civil espa\u00f1ola Salvador Dal\u00ed es trotskista.<\/p>\n<p>Pablo Picasso\u00a0ingresar\u00e1 en el partido comunista franc\u00e9s ocho a\u00f1os mas tarde, el 5 de octubre de 1944.<\/p>\n<p>Las tarjetas postales de Dal\u00ed a Picasso (como la del 19-VIII-36) han sido publicadas por ediciones Gallimard en 2005.<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>Noche del jueves 29 de abril de 1937 en un gran sal\u00f3n destartalado de Par\u00eds. En medio del sal\u00f3n, el lienzo pintado por Dal\u00ed tres meses antes de la Guerra Civil: <em>Construcci\u00f3n blanda<\/em> con <em>jud\u00edas hervidas<\/em> <em>(premonici\u00f3n de la Guerra Civil)<\/em> de 100 x 99 cm.; el t\u00edtulo del cuadro, escrito por el propio Dal\u00ed con letras enormes, cuelga del techo.<\/p>\n<p>Muy al fondo y detr\u00e1s del cuadro de Dal\u00ed, <em>Guernica,<\/em> el \u00f3leo sobre lienzo de Picasso de 349 x 776 cm.<\/p>\n<p>Dal\u00ed y Picasso se hablan de usted y a veces dicen alguna palabra o frase en franc\u00e9s con acento macizo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0&#8230;dialogue fracassant entre Dali et Picasso &#8230;. jubilatoire&#8230; un festival dont on sort enchant\u00e9&#8230; ou plut\u00f4t &lsquo;arrabalis\u00e9&rsquo;\u2026\u00a0\u00bb: BRUNO WOUTERS (L.V. D.N.) ______________ \u00ab\u00a0&#8230; le livre (Dali vs Picasso) arriv\u00e9 ce matin&#8230;. et aval\u00e9 dans l&rsquo;instant \u00e0 mon petit d\u00e9jeuner. J&rsquo;en suis encore tout \u00e9bloui. Connaissant les deux tableaux, je reste stup\u00e9fait de n&rsquo;avoir jamais fait les r\u00e9flexions si \u00e9videntes qu&rsquo;Arrabal fait\u00a0 sur leur relation (je ne parle que du point de vue historique-artistique, non du dialogue dramatique qui est son &lsquo;Domaine Transcendant&rsquo;)&#8230;\u00a0\u00bb : Th.F. (El Pais) ____________ \u00a0\u00bb &#8230;\u00a0 formidable pi\u00e8ce &#8211; bravo! &#8230;c&rsquo;est d\u00e9licieux comme un quatuor &#8230; je suis impressionn\u00e9&#8230;\u00a0 les paroles\u00a0 de Picasso sont bien plus intelligentes que le francais habituel de Picasso. C&rsquo;est dr\u00f4le que la biographie (\u00e0 la fin) de Dali dit qu&rsquo;il \u00e9tait un \u00ab\u00a0homme hors du commun\u00a0\u00bb &#8211; c&rsquo;est le moins qu&rsquo;on puisse\u00a0 dire.\u00a0 Bravo encore &#8211; cette pi\u00e8ce fait penser \u00e0 un\u00a0 chef- d&rsquo;oeuvre philosophique\u00a0\u00a0 &#8230;\u00a0\u00bb: BENJAMIN IVRY (Thammasat,\u00a0 Bangkok) __________ \u00ab\u00a0&#8230;alors, comment le cacher?\u00a0\u00a0 je l&rsquo;ai lu \u00ab\u00a0Dali versus Picasso\u00a0\u00bb. Lu, d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre lu, avec passion, avec sourire, avec sid\u00e9ration, souvent, comme un coup de poing aux coucougnettes mentales. Que le Dieu Pan se r\u00e9jouisse devant la toile ou la page blanche, mais que les boucs n&rsquo;en rougissent pas pour autant, F.A.\u00a0 a r\u00e9dig\u00e9 l\u00e0, en effet, je suis contraint de\u00a0 le dire, -puisque il n&rsquo;aime pas les compliments, il va \u00eatre oblig\u00e9 de m&rsquo;entendre- , un texte fort, virevoltant et chaud, qui vous prend aux tripes, \u00e0 la fois qu&rsquo;il r\u00e9v\u00e8le les travestissements cach\u00e9s dont l&rsquo;Histoire a peut-\u00eatre toujours\u00a0 besoin pour se donner (et nous donner) des h\u00e9ros. On le suit en se demandant \u00e0 chaque instant o\u00f9 ces deux- l\u00e0 , Dali et Picasso,\u00a0 s&rsquo;en vont marchant, et o\u00f9, lui aussi, il va aussi. L&rsquo;on est malheureux et heureux \u00e0 la fois, malheureux parce que c&rsquo;est inqui\u00e9tant, heureux parce que c&rsquo;est d\u00e9capant, de voir en son dialogue \u00e9toil\u00e9 se croiser infiniment des perspectives un peu ivres, dans un jeu o\u00f9 la seule \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb finalement devient celle du dieu Pan, derri\u00e8re ou devant les toiles, les gratifiant, par son ironie joyeuse, de ses excr\u00e9ments aussi indiff\u00e9rents que f\u00e9conds, lesquels paradoxalement, en font d&rsquo;autant mieux justement, comme on dit,\u00a0 des \u00ab\u00a0Oeuvres\u00a0\u00bb. Bref, il rend d&rsquo;autant plus hommage aux oeuvres qu&rsquo;il\u00a0 invite \u00e0 l&rsquo;oubli des auteurs&#8230; Et peu importe d\u00e8s lors si la v\u00e9rit\u00e9 des oeuvres repose sur des mensonges ou des supercheries, \u00e0 l&rsquo;image de Guernica&#8230; Faute de ce mensonge de l&rsquo;Homme, l&rsquo;Oeuvre Guernica aurait-elle pu en d\u00e9finitive trouver son destin et sa reconnaissance? Il y a bien s\u00fbr, pour le philosophe que je suis un peu, plein d&rsquo;autres choses dont j&rsquo;aimerai parler avec lui. Aussi,\u00a0 il importe qu&rsquo;il\u00a0 pr\u00e9pare d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent\u00a0 pour nous deux une bonne\u00a0 bouteille de vin, et du meilleur en plus, afin que nous puissions prendre le temps, tous les six,\u00a0 avec les amis Pablo, Salvador, et m\u00eame leurs femmes, dire pis que pendre d&rsquo;eux, pour mieux encore \u00eatre abasourdis de leurs oeuvres. Bravo, donc, \u00e0 lui, en tout cas. &#8230;\u00a0\u00bb : J-P.V. filosof\u00eda ( El Mundo) ____________________ \u00ab\u00a0Une \u0153uvre d\u2019une richesse extraordinaire Un\u00a0 Capricho excentrique made in Arrabal Prodigieux et jouissif ! La nuit du 29 avril 1937, Salvador Dal\u00ed et Pablo Picasso \u2013 deux artistes desterrados (expatri\u00e9s) fuyant le conflit qui oppose les r\u00e9publicains aux nationaux en Espagne -, se rencontrent dans un grand salon parisien d\u00e9labr\u00e9 dans lequel sont expos\u00e9s, tout au fond, les c\u00e9l\u00e8bres tableaux Construction molle avec haricots bouillis-Pr\u00e9monition de la guerre civile (1936) et Guernica (1937). Le bombardement du village basque par l\u2019aviation allemande a eu lieu le 26 avril, mais ce n\u2019est que le 29 avril que le journal communiste L\u2019Humanit\u00e9 r\u00e9v\u00e8le le drame. Le 4 mai 1937, l\u2019Exposition Universelle de Paris est inaugur\u00e9e par le Pr\u00e9sident Lebrun ; Picasso pr\u00e9sente Guernica dans le Pavillon de la R\u00e9publique espagnole. Le dialogue entre les deux peintres est interrompu \u00e0 de nombreuses reprises par les interventions loufoques des Voix Off de Gala et Dora Maar \u2013 faisant office de ch\u0153ur antique et de sorci\u00e8res shakespeariennes arrabalis\u00e9es -, par les lancers de couteau de la photographe, ainsi que par les mictions inopportunes du bouc Barrabal qui pisse all\u00e8grement sur la toile de Picasso ou danse \u00e0 la fa\u00e7on du Gran Cabr\u00f3n dans le tableau El aquelarre de Goya, inscrivant sans le moindre doute la conversation des deux g\u00e9nies dans le registre panique. Dans ce nouveau texte, Fernando Arrabal surprend le lecteur comme \u00e0 son habitude ; \u00e0 la lecture du dialogue, on a l\u2019impression que les r\u00f4les de ces illustres personnages sont invers\u00e9s. Mar\u00e2tre histoire aime bien interpr\u00e9ter le r\u00f4le de l\u2019amn\u00e9sique ; on garde en souvenir, m\u00e9moire collective partiale impos\u00e9e, deux \u00e9tiquettes bien distinctes qui collent \u00e0 la peau des peintres : Dal\u00ed, l\u2019excentrique avide de dollars \u2013 Avida Dollars, anagramme compos\u00e9 par le pape Breton \u2013 et Picasso, le communiste baiseur. Ici, Arrabal tire la carte de la confusion panique ; il nous rappelle qu\u2019en 1937 le peintre catalan est trotskiste tandis que l\u2019andalou ne deviendra communiste que huit ans plus tard, en 1944. Sans cette pr\u00e9cision, on aurait volontiers attribu\u00e9 les r\u00e9pliques de Dal\u00ed \u00e0 Picasso et vice-et-versa, \u2013 Picasso : Le jour o\u00f9 je me d\u00e9ciderai \u00e0 r\u00e9aliser une toile \u00e0 sujet politique, je peindrai Louise Michel ; Dal\u00ed : Il faut vous engager comme moi je le fais. [&#8230;] Le front antifranquiste, c\u2019est l\u2019espoir ! [&#8230;] Ma toile est un manifeste en faveur des offens\u00e9s et des humili\u00e9s. &#8211; Picasso a peint son c\u00e9l\u00e8bre tableau de trente-deux m\u00e8tres carr\u00e9s qu\u2019il a fait \u00e0 la gloire de la F\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9 ; il compte l\u2019exposer dans le Pavillon \u00c9lectricit\u00e9 de l\u2019imminente Exposition Internationale. Il enrage car Dufy en a peint un plus grand, les \u00e9lectriciens parisiens m\u2019ont fait travailler au plus grand tableau de ma vie pour qu\u2019ensuite je n\u2019aie plus qu\u2019\u00e0 me le mettre dans le cul. Gala annonce \u00e0 Picasso, en pleine dispute avec Dal\u00ed, une requ\u00eate de l\u2019ambassadeur de la R\u00e9publique espagnole : le Gouvernement espagnol veut que vous repr\u00e9sentiez l\u2019Espagne d\u00e9mocratique, l\u2019Espagne r\u00e9volutionnaire, l\u2019Espagne en guerre contre le fascisme. Il semble\u00a0 int\u00e9ress\u00e9 par la compensation financi\u00e8re, un million de pesetas or, \u00e7a fait r\u00e9fl\u00e9chir. C\u2019est encore Gala qui permet de d\u00e9nouer l\u2019intrigue, ce serait \u00e9patant si vous adaptiez \u00e0 la guerre civile le tableau de la F\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9. En rapportant la nouvelle d\u00e9voil\u00e9e par l\u2019article de L\u2019Humanit\u00e9 \u2013 journal qui publie des critiques acerbes, des railleries, des jugements d\u00e9favorables sur l\u2019\u0153uvre de Picasso -, Dal\u00ed, Dora Maar et Gala pressent Picasso d\u2019accepter la proposition de l\u2019Espagne r\u00e9publicaine et de donner \u00e0 son tableau le nom du village martyr basque, \u201cGuernica\u201d est le titre id\u00e9al pour ton ex-d\u00e9j\u00e0 \u201cF\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9\u201d ! Ainsi Picasso laisse \u00e0 Dufy le soin d\u2019exposer le plus grand tableau du monde, par la taille, pour pr\u00e9senter le plus grand tableau du monde, Guernica, d\u2019un point de vue esth\u00e9tique. Dans le personnage Dal\u00ed on retrouve beaucoup de points qui nous rappellent Fernando Arrabal, ce dernier a d\u2019ailleurs collabor\u00e9 de nombreuses fois avec le ma\u00eetre catalan, tout comme avec Picasso. Il y a dans ce texte arrabalien, qui ne se d\u00e9finit pas comme une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre mais comme un \u00ab dialogue \u00bb, une volont\u00e9 de rassembler le destin de ces illustres desterrados dont l\u2019auteur fait partie, rappeler aussi le respect et l\u2019admiration qu\u2019ils avaient l\u2019un pour l\u2019autre. Arrabal revient \u00e0 la gen\u00e8se de ces figures majeures de l\u2019histoire des Arts en empruntant les chemins de traverses, guid\u00e9 par le dieu Pan. 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D.N.) ______________ \u00ab\u00a0&#8230; le livre (Dali vs Picasso) arriv\u00e9 ce matin&#8230;. et aval\u00e9 dans l&rsquo;instant \u00e0 mon petit d\u00e9jeuner. J&rsquo;en suis encore tout \u00e9bloui. Connaissant les deux tableaux, je reste stup\u00e9fait de n&rsquo;avoir jamais fait les r\u00e9flexions si \u00e9videntes qu&rsquo;Arrabal fait\u00a0 sur leur relation (je ne parle que du point de vue historique-artistique, non du dialogue dramatique qui est son &lsquo;Domaine Transcendant&rsquo;)&#8230;\u00a0\u00bb : Th.F. (El Pais) ____________ \u00a0\u00bb &#8230;\u00a0 formidable pi\u00e8ce &#8211; bravo! &#8230;c&rsquo;est d\u00e9licieux comme un quatuor &#8230; je suis impressionn\u00e9&#8230;\u00a0 les paroles\u00a0 de Picasso sont bien plus intelligentes que le francais habituel de Picasso. C&rsquo;est dr\u00f4le que la biographie (\u00e0 la fin) de Dali dit qu&rsquo;il \u00e9tait un \u00ab\u00a0homme hors du commun\u00a0\u00bb &#8211; c&rsquo;est le moins qu&rsquo;on puisse\u00a0 dire.\u00a0 Bravo encore &#8211; cette pi\u00e8ce fait penser \u00e0 un\u00a0 chef- d&rsquo;oeuvre philosophique\u00a0\u00a0 &#8230;\u00a0\u00bb: BENJAMIN IVRY (Thammasat,\u00a0 Bangkok) __________ \u00ab\u00a0&#8230;alors, comment le cacher?\u00a0\u00a0 je l&rsquo;ai lu \u00ab\u00a0Dali versus Picasso\u00a0\u00bb. Lu, d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre lu, avec passion, avec sourire, avec sid\u00e9ration, souvent, comme un coup de poing aux coucougnettes mentales. Que le Dieu Pan se r\u00e9jouisse devant la toile ou la page blanche, mais que les boucs n&rsquo;en rougissent pas pour autant, F.A.\u00a0 a r\u00e9dig\u00e9 l\u00e0, en effet, je suis contraint de\u00a0 le dire, -puisque il n&rsquo;aime pas les compliments, il va \u00eatre oblig\u00e9 de m&rsquo;entendre- , un texte fort, virevoltant et chaud, qui vous prend aux tripes, \u00e0 la fois qu&rsquo;il r\u00e9v\u00e8le les travestissements cach\u00e9s dont l&rsquo;Histoire a peut-\u00eatre toujours\u00a0 besoin pour se donner (et nous donner) des h\u00e9ros. On le suit en se demandant \u00e0 chaque instant o\u00f9 ces deux- l\u00e0 , Dali et Picasso,\u00a0 s&rsquo;en vont marchant, et o\u00f9, lui aussi, il va aussi. L&rsquo;on est malheureux et heureux \u00e0 la fois, malheureux parce que c&rsquo;est inqui\u00e9tant, heureux parce que c&rsquo;est d\u00e9capant, de voir en son dialogue \u00e9toil\u00e9 se croiser infiniment des perspectives un peu ivres, dans un jeu o\u00f9 la seule \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb finalement devient celle du dieu Pan, derri\u00e8re ou devant les toiles, les gratifiant, par son ironie joyeuse, de ses excr\u00e9ments aussi indiff\u00e9rents que f\u00e9conds, lesquels paradoxalement, en font d&rsquo;autant mieux justement, comme on dit,\u00a0 des \u00ab\u00a0Oeuvres\u00a0\u00bb. Bref, il rend d&rsquo;autant plus hommage aux oeuvres qu&rsquo;il\u00a0 invite \u00e0 l&rsquo;oubli des auteurs&#8230; Et peu importe d\u00e8s lors si la v\u00e9rit\u00e9 des oeuvres repose sur des mensonges ou des supercheries, \u00e0 l&rsquo;image de Guernica&#8230; Faute de ce mensonge de l&rsquo;Homme, l&rsquo;Oeuvre Guernica aurait-elle pu en d\u00e9finitive trouver son destin et sa reconnaissance? Il y a bien s\u00fbr, pour le philosophe que je suis un peu, plein d&rsquo;autres choses dont j&rsquo;aimerai parler avec lui. Aussi,\u00a0 il importe qu&rsquo;il\u00a0 pr\u00e9pare d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent\u00a0 pour nous deux une bonne\u00a0 bouteille de vin, et du meilleur en plus, afin que nous puissions prendre le temps, tous les six,\u00a0 avec les amis Pablo, Salvador, et m\u00eame leurs femmes, dire pis que pendre d&rsquo;eux, pour mieux encore \u00eatre abasourdis de leurs oeuvres. Bravo, donc, \u00e0 lui, en tout cas. &#8230;\u00a0\u00bb : J-P.V. filosof\u00eda ( El Mundo) ____________________ \u00ab\u00a0Une \u0153uvre d\u2019une richesse extraordinaire Un\u00a0 Capricho excentrique made in Arrabal Prodigieux et jouissif ! La nuit du 29 avril 1937, Salvador Dal\u00ed et Pablo Picasso \u2013 deux artistes desterrados (expatri\u00e9s) fuyant le conflit qui oppose les r\u00e9publicains aux nationaux en Espagne -, se rencontrent dans un grand salon parisien d\u00e9labr\u00e9 dans lequel sont expos\u00e9s, tout au fond, les c\u00e9l\u00e8bres tableaux Construction molle avec haricots bouillis-Pr\u00e9monition de la guerre civile (1936) et Guernica (1937). Le bombardement du village basque par l\u2019aviation allemande a eu lieu le 26 avril, mais ce n\u2019est que le 29 avril que le journal communiste L\u2019Humanit\u00e9 r\u00e9v\u00e8le le drame. Le 4 mai 1937, l\u2019Exposition Universelle de Paris est inaugur\u00e9e par le Pr\u00e9sident Lebrun ; Picasso pr\u00e9sente Guernica dans le Pavillon de la R\u00e9publique espagnole. Le dialogue entre les deux peintres est interrompu \u00e0 de nombreuses reprises par les interventions loufoques des Voix Off de Gala et Dora Maar \u2013 faisant office de ch\u0153ur antique et de sorci\u00e8res shakespeariennes arrabalis\u00e9es -, par les lancers de couteau de la photographe, ainsi que par les mictions inopportunes du bouc Barrabal qui pisse all\u00e8grement sur la toile de Picasso ou danse \u00e0 la fa\u00e7on du Gran Cabr\u00f3n dans le tableau El aquelarre de Goya, inscrivant sans le moindre doute la conversation des deux g\u00e9nies dans le registre panique. Dans ce nouveau texte, Fernando Arrabal surprend le lecteur comme \u00e0 son habitude ; \u00e0 la lecture du dialogue, on a l\u2019impression que les r\u00f4les de ces illustres personnages sont invers\u00e9s. Mar\u00e2tre histoire aime bien interpr\u00e9ter le r\u00f4le de l\u2019amn\u00e9sique ; on garde en souvenir, m\u00e9moire collective partiale impos\u00e9e, deux \u00e9tiquettes bien distinctes qui collent \u00e0 la peau des peintres : Dal\u00ed, l\u2019excentrique avide de dollars \u2013 Avida Dollars, anagramme compos\u00e9 par le pape Breton \u2013 et Picasso, le communiste baiseur. Ici, Arrabal tire la carte de la confusion panique ; il nous rappelle qu\u2019en 1937 le peintre catalan est trotskiste tandis que l\u2019andalou ne deviendra communiste que huit ans plus tard, en 1944. Sans cette pr\u00e9cision, on aurait volontiers attribu\u00e9 les r\u00e9pliques de Dal\u00ed \u00e0 Picasso et vice-et-versa, \u2013 Picasso : Le jour o\u00f9 je me d\u00e9ciderai \u00e0 r\u00e9aliser une toile \u00e0 sujet politique, je peindrai Louise Michel ; Dal\u00ed : Il faut vous engager comme moi je le fais. [&#8230;] Le front antifranquiste, c\u2019est l\u2019espoir ! [&#8230;] Ma toile est un manifeste en faveur des offens\u00e9s et des humili\u00e9s. &#8211; Picasso a peint son c\u00e9l\u00e8bre tableau de trente-deux m\u00e8tres carr\u00e9s qu\u2019il a fait \u00e0 la gloire de la F\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9 ; il compte l\u2019exposer dans le Pavillon \u00c9lectricit\u00e9 de l\u2019imminente Exposition Internationale. Il enrage car Dufy en a peint un plus grand, les \u00e9lectriciens parisiens m\u2019ont fait travailler au plus grand tableau de ma vie pour qu\u2019ensuite je n\u2019aie plus qu\u2019\u00e0 me le mettre dans le cul. Gala annonce \u00e0 Picasso, en pleine dispute avec Dal\u00ed, une requ\u00eate de l\u2019ambassadeur de la R\u00e9publique espagnole : le Gouvernement espagnol veut que vous repr\u00e9sentiez l\u2019Espagne d\u00e9mocratique, l\u2019Espagne r\u00e9volutionnaire, l\u2019Espagne en guerre contre le fascisme. Il semble\u00a0 int\u00e9ress\u00e9 par la compensation financi\u00e8re, un million de pesetas or, \u00e7a fait r\u00e9fl\u00e9chir. C\u2019est encore Gala qui permet de d\u00e9nouer l\u2019intrigue, ce serait \u00e9patant si vous adaptiez \u00e0 la guerre civile le tableau de la F\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9. En rapportant la nouvelle d\u00e9voil\u00e9e par l\u2019article de L\u2019Humanit\u00e9 \u2013 journal qui publie des critiques acerbes, des railleries, des jugements d\u00e9favorables sur l\u2019\u0153uvre de Picasso -, Dal\u00ed, Dora Maar et Gala pressent Picasso d\u2019accepter la proposition de l\u2019Espagne r\u00e9publicaine et de donner \u00e0 son tableau le nom du village martyr basque, \u201cGuernica\u201d est le titre id\u00e9al pour ton ex-d\u00e9j\u00e0 \u201cF\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9\u201d ! Ainsi Picasso laisse \u00e0 Dufy le soin d\u2019exposer le plus grand tableau du monde, par la taille, pour pr\u00e9senter le plus grand tableau du monde, Guernica, d\u2019un point de vue esth\u00e9tique. Dans le personnage Dal\u00ed on retrouve beaucoup de points qui nous rappellent Fernando Arrabal, ce dernier a d\u2019ailleurs collabor\u00e9 de nombreuses fois avec le ma\u00eetre catalan, tout comme avec Picasso. Il y a dans ce texte arrabalien, qui ne se d\u00e9finit pas comme une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre mais comme un \u00ab dialogue \u00bb, une volont\u00e9 de rassembler le destin de ces illustres desterrados dont l\u2019auteur fait partie, rappeler aussi le respect et l\u2019admiration qu\u2019ils avaient l\u2019un pour l\u2019autre. Arrabal revient \u00e0 la gen\u00e8se de ces figures majeures de l\u2019histoire des Arts en empruntant les chemins de traverses, guid\u00e9 par le dieu Pan. 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un festival dont on sort enchant\u00e9&#8230; ou plut\u00f4t &lsquo;arrabalis\u00e9&rsquo;\u2026\u00a0\u00bb: BRUNO WOUTERS (L.V. D.N.) ______________ \u00ab\u00a0&#8230; le livre (Dali vs Picasso) arriv\u00e9 ce matin&#8230;. et aval\u00e9 dans l&rsquo;instant \u00e0 mon petit d\u00e9jeuner. J&rsquo;en suis encore tout \u00e9bloui. Connaissant les deux tableaux, je reste stup\u00e9fait de n&rsquo;avoir jamais fait les r\u00e9flexions si \u00e9videntes qu&rsquo;Arrabal fait\u00a0 sur leur relation (je ne parle que du point de vue historique-artistique, non du dialogue dramatique qui est son &lsquo;Domaine Transcendant&rsquo;)&#8230;\u00a0\u00bb : Th.F. (El Pais) ____________ \u00a0\u00bb &#8230;\u00a0 formidable pi\u00e8ce &#8211; bravo! &#8230;c&rsquo;est d\u00e9licieux comme un quatuor &#8230; je suis impressionn\u00e9&#8230;\u00a0 les paroles\u00a0 de Picasso sont bien plus intelligentes que le francais habituel de Picasso. C&rsquo;est dr\u00f4le que la biographie (\u00e0 la fin) de Dali dit qu&rsquo;il \u00e9tait un \u00ab\u00a0homme hors du commun\u00a0\u00bb &#8211; c&rsquo;est le moins qu&rsquo;on puisse\u00a0 dire.\u00a0 Bravo encore &#8211; cette pi\u00e8ce fait penser \u00e0 un\u00a0 chef- d&rsquo;oeuvre philosophique\u00a0\u00a0 &#8230;\u00a0\u00bb: BENJAMIN IVRY (Thammasat,\u00a0 Bangkok) __________ \u00ab\u00a0&#8230;alors, comment le cacher?\u00a0\u00a0 je l&rsquo;ai lu \u00ab\u00a0Dali versus Picasso\u00a0\u00bb. Lu, d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre lu, avec passion, avec sourire, avec sid\u00e9ration, souvent, comme un coup de poing aux coucougnettes mentales. Que le Dieu Pan se r\u00e9jouisse devant la toile ou la page blanche, mais que les boucs n&rsquo;en rougissent pas pour autant, F.A.\u00a0 a r\u00e9dig\u00e9 l\u00e0, en effet, je suis contraint de\u00a0 le dire, -puisque il n&rsquo;aime pas les compliments, il va \u00eatre oblig\u00e9 de m&rsquo;entendre- , un texte fort, virevoltant et chaud, qui vous prend aux tripes, \u00e0 la fois qu&rsquo;il r\u00e9v\u00e8le les travestissements cach\u00e9s dont l&rsquo;Histoire a peut-\u00eatre toujours\u00a0 besoin pour se donner (et nous donner) des h\u00e9ros. On le suit en se demandant \u00e0 chaque instant o\u00f9 ces deux- l\u00e0 , Dali et Picasso,\u00a0 s&rsquo;en vont marchant, et o\u00f9, lui aussi, il va aussi. L&rsquo;on est malheureux et heureux \u00e0 la fois, malheureux parce que c&rsquo;est inqui\u00e9tant, heureux parce que c&rsquo;est d\u00e9capant, de voir en son dialogue \u00e9toil\u00e9 se croiser infiniment des perspectives un peu ivres, dans un jeu o\u00f9 la seule \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb finalement devient celle du dieu Pan, derri\u00e8re ou devant les toiles, les gratifiant, par son ironie joyeuse, de ses excr\u00e9ments aussi indiff\u00e9rents que f\u00e9conds, lesquels paradoxalement, en font d&rsquo;autant mieux justement, comme on dit,\u00a0 des \u00ab\u00a0Oeuvres\u00a0\u00bb. Bref, il rend d&rsquo;autant plus hommage aux oeuvres qu&rsquo;il\u00a0 invite \u00e0 l&rsquo;oubli des auteurs&#8230; Et peu importe d\u00e8s lors si la v\u00e9rit\u00e9 des oeuvres repose sur des mensonges ou des supercheries, \u00e0 l&rsquo;image de Guernica&#8230; Faute de ce mensonge de l&rsquo;Homme, l&rsquo;Oeuvre Guernica aurait-elle pu en d\u00e9finitive trouver son destin et sa reconnaissance? Il y a bien s\u00fbr, pour le philosophe que je suis un peu, plein d&rsquo;autres choses dont j&rsquo;aimerai parler avec lui. Aussi,\u00a0 il importe qu&rsquo;il\u00a0 pr\u00e9pare d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent\u00a0 pour nous deux une bonne\u00a0 bouteille de vin, et du meilleur en plus, afin que nous puissions prendre le temps, tous les six,\u00a0 avec les amis Pablo, Salvador, et m\u00eame leurs femmes, dire pis que pendre d&rsquo;eux, pour mieux encore \u00eatre abasourdis de leurs oeuvres. Bravo, donc, \u00e0 lui, en tout cas. &#8230;\u00a0\u00bb : J-P.V. filosof\u00eda ( El Mundo) ____________________ \u00ab\u00a0Une \u0153uvre d\u2019une richesse extraordinaire Un\u00a0 Capricho excentrique made in Arrabal Prodigieux et jouissif ! La nuit du 29 avril 1937, Salvador Dal\u00ed et Pablo Picasso \u2013 deux artistes desterrados (expatri\u00e9s) fuyant le conflit qui oppose les r\u00e9publicains aux nationaux en Espagne -, se rencontrent dans un grand salon parisien d\u00e9labr\u00e9 dans lequel sont expos\u00e9s, tout au fond, les c\u00e9l\u00e8bres tableaux Construction molle avec haricots bouillis-Pr\u00e9monition de la guerre civile (1936) et Guernica (1937). Le bombardement du village basque par l\u2019aviation allemande a eu lieu le 26 avril, mais ce n\u2019est que le 29 avril que le journal communiste L\u2019Humanit\u00e9 r\u00e9v\u00e8le le drame. Le 4 mai 1937, l\u2019Exposition Universelle de Paris est inaugur\u00e9e par le Pr\u00e9sident Lebrun ; Picasso pr\u00e9sente Guernica dans le Pavillon de la R\u00e9publique espagnole. Le dialogue entre les deux peintres est interrompu \u00e0 de nombreuses reprises par les interventions loufoques des Voix Off de Gala et Dora Maar \u2013 faisant office de ch\u0153ur antique et de sorci\u00e8res shakespeariennes arrabalis\u00e9es -, par les lancers de couteau de la photographe, ainsi que par les mictions inopportunes du bouc Barrabal qui pisse all\u00e8grement sur la toile de Picasso ou danse \u00e0 la fa\u00e7on du Gran Cabr\u00f3n dans le tableau El aquelarre de Goya, inscrivant sans le moindre doute la conversation des deux g\u00e9nies dans le registre panique. Dans ce nouveau texte, Fernando Arrabal surprend le lecteur comme \u00e0 son habitude ; \u00e0 la lecture du dialogue, on a l\u2019impression que les r\u00f4les de ces illustres personnages sont invers\u00e9s. Mar\u00e2tre histoire aime bien interpr\u00e9ter le r\u00f4le de l\u2019amn\u00e9sique ; on garde en souvenir, m\u00e9moire collective partiale impos\u00e9e, deux \u00e9tiquettes bien distinctes qui collent \u00e0 la peau des peintres : Dal\u00ed, l\u2019excentrique avide de dollars \u2013 Avida Dollars, anagramme compos\u00e9 par le pape Breton \u2013 et Picasso, le communiste baiseur. Ici, Arrabal tire la carte de la confusion panique ; il nous rappelle qu\u2019en 1937 le peintre catalan est trotskiste tandis que l\u2019andalou ne deviendra communiste que huit ans plus tard, en 1944. Sans cette pr\u00e9cision, on aurait volontiers attribu\u00e9 les r\u00e9pliques de Dal\u00ed \u00e0 Picasso et vice-et-versa, \u2013 Picasso : Le jour o\u00f9 je me d\u00e9ciderai \u00e0 r\u00e9aliser une toile \u00e0 sujet politique, je peindrai Louise Michel ; Dal\u00ed : Il faut vous engager comme moi je le fais. [&#8230;] Le front antifranquiste, c\u2019est l\u2019espoir ! [&#8230;] Ma toile est un manifeste en faveur des offens\u00e9s et des humili\u00e9s. &#8211; Picasso a peint son c\u00e9l\u00e8bre tableau de trente-deux m\u00e8tres carr\u00e9s qu\u2019il a fait \u00e0 la gloire de la F\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9 ; il compte l\u2019exposer dans le Pavillon \u00c9lectricit\u00e9 de l\u2019imminente Exposition Internationale. Il enrage car Dufy en a peint un plus grand, les \u00e9lectriciens parisiens m\u2019ont fait travailler au plus grand tableau de ma vie pour qu\u2019ensuite je n\u2019aie plus qu\u2019\u00e0 me le mettre dans le cul. Gala annonce \u00e0 Picasso, en pleine dispute avec Dal\u00ed, une requ\u00eate de l\u2019ambassadeur de la R\u00e9publique espagnole : le Gouvernement espagnol veut que vous repr\u00e9sentiez l\u2019Espagne d\u00e9mocratique, l\u2019Espagne r\u00e9volutionnaire, l\u2019Espagne en guerre contre le fascisme. Il semble\u00a0 int\u00e9ress\u00e9 par la compensation financi\u00e8re, un million de pesetas or, \u00e7a fait r\u00e9fl\u00e9chir. C\u2019est encore Gala qui permet de d\u00e9nouer l\u2019intrigue, ce serait \u00e9patant si vous adaptiez \u00e0 la guerre civile le tableau de la F\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9. En rapportant la nouvelle d\u00e9voil\u00e9e par l\u2019article de L\u2019Humanit\u00e9 \u2013 journal qui publie des critiques acerbes, des railleries, des jugements d\u00e9favorables sur l\u2019\u0153uvre de Picasso -, Dal\u00ed, Dora Maar et Gala pressent Picasso d\u2019accepter la proposition de l\u2019Espagne r\u00e9publicaine et de donner \u00e0 son tableau le nom du village martyr basque, \u201cGuernica\u201d est le titre id\u00e9al pour ton ex-d\u00e9j\u00e0 \u201cF\u00e9e \u00c9lectricit\u00e9\u201d ! Ainsi Picasso laisse \u00e0 Dufy le soin d\u2019exposer le plus grand tableau du monde, par la taille, pour pr\u00e9senter le plus grand tableau du monde, Guernica, d\u2019un point de vue esth\u00e9tique. Dans le personnage Dal\u00ed on retrouve beaucoup de points qui nous rappellent Fernando Arrabal, ce dernier a d\u2019ailleurs collabor\u00e9 de nombreuses fois avec le ma\u00eetre catalan, tout comme avec Picasso. Il y a dans ce texte arrabalien, qui ne se d\u00e9finit pas comme une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre mais comme un \u00ab dialogue \u00bb, une volont\u00e9 de rassembler le destin de ces illustres desterrados dont l\u2019auteur fait partie, rappeler aussi le respect et l\u2019admiration qu\u2019ils avaient l\u2019un pour l\u2019autre. Arrabal revient \u00e0 la gen\u00e8se de ces figures majeures de l\u2019histoire des Arts en empruntant les chemins de traverses, guid\u00e9 par le dieu Pan. 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