﻿{"version":"1.0","provider_name":"Ceci n\u2019est pas un blog","provider_url":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal","title":"BIBLIOPHILIE . - Ceci n\u2019est pas un blog","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"quRJV9w0Rk\"><a href=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2019\/07\/04\/10553\/bibliophilie\/\">BIBLIOPHILIE .<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2019\/07\/04\/10553\/bibliophilie\/embed\/#?secret=quRJV9w0Rk\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0BIBLIOPHILIE .\u00a0\u00bb &#8212; Ceci n\u2019est pas un blog\" data-secret=\"quRJV9w0Rk\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/* ]]> *\/\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2019\/07\/bibliophilie-fernando-arrabal.jpg","thumbnail_width":1875,"thumbnail_height":1200,"description":"Fran\u00e7ais et Espagnol:\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 BIBLIOPHILIE de Fernando Arrabal &nbsp; &nbsp; \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Alphonse X \u00a0fut-il\u00a0 le premier bibliophile de l&rsquo;histoire? Alphonse X el Sabio est n\u00e9 \u00e0 Tol\u00e8de le 23 novembre 1221 et s\u2019est occult\u00e9 \u00e0 S\u00e9ville le 4 avril 1284. Il fut le roi de Castille et de Le\u00f3n \u00e0 la mort de son p\u00e8re, Ferdinand III el Santo. Les cosmonautes de 1935 en son honneur\u00a0ont nomm\u00e9 Alphonse\u00a0le crat\u00e8re lunaire. Avant ce fut un surdou\u00e9 inventeur de clich\u00e9s. Parmi les nombreuses oeuvres alphonsines bibliophiliques on remarque: Les Siete Partidas, les C\u00e1ntigas de Santa Mar\u00eda, le Lapidaire, le Livre des jeux, etc, etc&#8230; \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0L&rsquo;expression latine exlibris ou ex libris (&lsquo;parmi les livres&rsquo;) est une marque de propri\u00e9t\u00e9. Normalement elle consiste en une gravure, une estampe, une vignette une \u00e9tiquette mise au verso de la couverture ou d&rsquo;un livre avec le nom du propri\u00e9taire de l&rsquo;exemplaire. En g\u00e9n\u00e9ral l\u2019exlibris offrait aussi une image dans les inscriptions manuscrites au Moyen \u00c2ge, par exemple celles du biblioth\u00e9caire du couvent. Jean Grolier de Servi\u00e8res en commandait de luxueuses pour prot\u00e9ger ses livres. Surtout il chargeait l&rsquo;atelier de Jean Picard de confectionner ces reliures (en partie en or) qui constituaient la reliure Grolier. Sa marque de propri\u00e9taire \u00e9tait: Io. Grolieri e Amicorum et\/ou sa devise Portio mea domine sit in terra viventium. Quand il cessait d&rsquo;inventer, il reculait. \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0En ce qui concerne l&rsquo;\u00e9laboration des exlibris, les techniques employ\u00e9es ont peu \u00e0 peu \u00e9volu\u00e9 et sont tr\u00e8s vari\u00e9es. Qui s\u00e8me la bibliophilie collectionne les \u00e9blouissements. Les symboles des techniques utilis\u00e9es dans l&rsquo;impression des exlibris sont indiqu\u00e9es au niveau international par le biais d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;abr\u00e9viations approuv\u00e9es lors du XXIXe Congr\u00e8s de la F\u00e9d\u00e9ration internationale tenu en 2002 \u00e0 Frederikshavn, au Danemark. La \u00a0\u00a0Beinecke Rare Book and Manuscript Library de l&rsquo;Universit\u00e9 de Yale poss\u00e8de la plus grande? collection\u00a0connue de livres rares et de manuscrits. Insensiblement, la Babel d&rsquo;aujourd&rsquo;hui se r\u00e9f\u00e8re au capharnaum habituel. Avec 800 000 volumes, documents et manuscrits d\u2019auteurs et d\u2019artistes majeurs, dont une Bible de Gutenberg, le Manuscrit de Voynich ou la Carte de Vindland. Le Manuscrit de Voynich est un livre illustr\u00e9, \u00e9crit par un auteur anonyme dans un alphabet non identifi\u00e9 qui semble proclamer: la discipline est toxique &#8230; et en un langage incompr\u00e9hensible, le dit voynich\u00e9s. Bien que l\u2019on ne sache pas quand il a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit, le parchemin sur lequel il est \u00e9crit a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 entre 1404 et 1438, selon les tests du carbone 14. La Carte de Vindland est une carte du monde du XVe si\u00e8cle, copi\u00e9e \u00e0 partir d\u2019un original du XIIIe si\u00e8cle? Elle serait importante parce que, en plus de montrer l\u2019Afrique, l\u2019Asie et l\u2019Europe, elle repr\u00e9sente une masse terrestre de l\u2019atlantique appel\u00e9e Vindlandia, et indique qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 visit\u00e9e au XIe si\u00e8cle par des d\u00e9couvreurs (pour lesquels toute loi \u00e9tait une entrave). Je ne pense pas qu&rsquo;il faille appeler livre rare et encore moins livre d\u2019art un livre de bibliophilie. Aujourd&rsquo;hui, celui-ci a toujours le minimum de copies possible. Quand rien r\u00e9sout tout. La Bicyclette &lsquo;pataphysique n&rsquo;en a qu&rsquo;une. En France, le minimum est de trois: une pour l&rsquo;auteur du texte, une seconde pour l&rsquo;auteur de l&rsquo;image ou de l&rsquo;illustration et une troisi\u00e8me automatiquement envoy\u00e9e \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale de Paris. Normalement, chaque livre a moins de cent copies. De toute \u00e9vidence, chacun des exemplaires doit \u00eatre num\u00e9rot\u00e9 et sign\u00e9 par les auteurs. Au vingti\u00e8me si\u00e8cle, il y avait beaucoup d&rsquo;\u00e9diteurs sp\u00e9cialistes de livres de bibliophilie; certains sont devenus plus c\u00e9l\u00e8bres que les auteurs eux-m\u00eames. L&rsquo;un m&rsquo;a dit: &lsquo;la bibliophilie et n&rsquo;importe quel mot ajout\u00e9: une histoire d&rsquo;amour&rsquo;. Le peintre Tapies m&rsquo;a un jour r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que ses ouvrages de bibliophilie ne pouvaient malheureusement pas \u00eatre \u00e9dit\u00e9s en Espagne: -En Espagne, nous n&rsquo;avons pas ce genre d&rsquo;\u00e9diteur lunatique. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment en Espagne que ce genre d&rsquo;hurluberlu existe aujourd\u2019hui. Et de quelle mani\u00e8re! Juan Carlos Valera est le meilleur \u00e9diteur du monde. N&rsquo;allez pas acheter un de ses livres, un de ses tr\u00e9sors. Il n&rsquo;a jamais vendu ou essay\u00e9 de vendre un de ses bijoux. C&rsquo;est pourquoi il les a r\u00e9alis\u00e9s avec les personnalit\u00e9s les plus connues d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, d&rsquo;Oskar Niemeyer \u00e0 Louise Bourgeois. Il suscite l&rsquo;envie des collectionneurs. J&rsquo;aime que la premi\u00e8re exposition de livres-de-bibliophilie se fasse dans son \u2018patelin&rsquo;, Cuenca: qui est d&rsquo;ailleurs la plus belle ville d&rsquo;Espagne, m\u00eame plus que Melilla ou Ciudad Rodrigo. Avec ses pr\u00e9cipices merveilleux et diaboliques. Avec sa ville enchant\u00e9e surgie au moment du tohu-bohu alors qu&rsquo;aucun humain ne pouvait intervenir pour l&rsquo;am\u00e9liorer ou l&rsquo;interconnecter. Une ville essentielle qui se trouve malheureusement \u00e0 164 km de l&rsquo;a\u00e9roport de Madrid et, pis encore, \u00e0 200 km de la M\u00e9diterran\u00e9e. O\u00f9 Bouddha lui-m\u00eame ne per\u00e7oit pas un nouveau dieu. Parmi mes plus de mille ouvrages de bibliophilie, on trouve les noms de Ren\u00e9 Magritte, Salvador Dal\u00ed, Roland Topor, Enrico Baj, Pablo Picasso, Gustave Charif, Alex Fassianos, entre autres; parmi ces oeuvres on remarque la Bicyclette&rsquo; pataphysique (de plus de 3 m\u00e8tres de hauteur); Discipline d\u2019amour qui comprend La r\u00e8gle de Catherine Millet, Cent vers pour Cuenca de Michel Houellebecq et mon Requiem pour la mort de Dieu; En odeur de saintet\u00e9 le meilleur livre (avant sa conversion) d&rsquo;Antonio Saura; sans oublier Cl\u00edtoris (de Patricia Dupuy), un po\u00e8me aux 56 traductions et 56 livres (comme la version tch\u00e8que de Mil\u00e1n Kundera); l&rsquo;\u0153uvre monumentale Les cinq lumi\u00e8res de l&rsquo;art chinois avec Yu Minjun, Wang Guangyi, Zhang Xiaogang, Yang Shaobin et Wang Quingsong; pour chacun, j&rsquo;ai fait un livre de bibliophilie de 61 kg, 126 \u00d7 84 \u00d7 11 cm, avec 20 po\u00e8mes de 20 versets pour chaque livre, etc., etc. Ce sont mes textes les moins mauvais, les plus secrets. Le 24 novembre 1986, je suis arriv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Yale pour donner une conf\u00e9rence. Et d\u00e8s que j&rsquo;ai atterri, la premi\u00e8re chose que j&rsquo;ai faite a \u00e9t\u00e9 litt\u00e9ralement de voir son bijou: la &lsquo;Biblioth\u00e8que de livres rares et de manuscrits de Beinecke&rsquo;. Le recteur du d\u00e9partement de th\u00e9\u00e2tre D. Bronstein, le dramaturge G. Katz et Max Ferr\u00e1, directeur du th\u00e9\u00e2tre Intar \u00e0 New York m\u2019ont propos\u00e9: -Comme vous \u00eates si sp\u00e9cial, seriez-vous capable de nous \u00e9crire ce soir m\u00eame un interm\u00e8de? -Il est vrai que je suis si sp\u00e9cial que je ne me ressemble pas &#8230; Mais juste un interm\u00e8de? Je vais \u00e9crire une pi\u00e8ce comprenant trois chansons en espagnol que, je crois, tout le monde conna\u00eet \u00e0 Yale. -Quelles sont-elles? &#8211;Granada, Amado mio et La cucaracha. Ce soir-l\u00e0 &#8230; &lsquo;de ma vie, je me suis vu dans une situation aussi p\u00e9nible&rsquo;, comme le dit l&rsquo;auteur du sonnet\u00a0(Lope de Vega) sollicit\u00e9 par Violante. &nbsp; Heureusement, c&rsquo;\u00e9tait une nuit prot\u00e9g\u00e9e par l&rsquo;inefficacit\u00e9 fulgurante des \u00e9toiles. Par pur hasard le 25 novembre 1986, j&rsquo;ai pu lire mon monstre au petit d\u00e9jeuner. J&rsquo;ai pris la libert\u00e9 que l\u2019action se d\u00e9roule dans l&rsquo;avenir: le 24 novembre 1999. Tout s&rsquo;est pass\u00e9 et se passe \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Yale m\u00eame, parce que j&rsquo;ai l&rsquo;honneur imm\u00e9rit\u00e9 de le voir\u00a0, ici ou l\u00e0, repr\u00e9sent\u00e9 souvent; avec cinq personnages: deux humains, deux animaux et un fruit pour plus d&rsquo;\u00e9motion: le cheval Courageux, le cafard Amoureux et la grenade P\u00e9pins. Car dans la bibliophilie ont trouv\u00e9 refuge les textes les plus effrayants \u00e9rudits subtils et insolites. Oui, c\u2019est l&rsquo;heureuse rencontre entre l&rsquo;\u00e9crit et l\u2019imprim\u00e9. ______________________________________________________ ESP: BIBLIOFILIA\u00a0 de Fernando Arrabal \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Alfonso X \u00bffue el\u00a0primer\u00a0bibli\u00f3filo de la historia ? \u00a0\u00a0Alfondo X\u00a0\u00a0\u2018el Sabio\u2019\u00a0naci\u00f3 en Toledo el 23 de noviembre de [&hellip;]"}