﻿{"version":"1.0","provider_name":"Ceci n\u2019est pas un blog","provider_url":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal","title":"\u00ab Th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l\u2019h\u00f4pital \u00bb d\u2019Arrabal \u00e0 Fort-de-France. - Ceci n\u2019est pas un blog","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"0ON8JXJcpY\"><a href=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2015\/08\/17\/5546\/theatre-a-lhopital-darrabal-a-fort-de-france\/\">\u00ab&nbsp;Th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l\u2019h\u00f4pital&nbsp;\u00bb d\u2019Arrabal \u00e0 Fort-de-France.<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2015\/08\/17\/5546\/theatre-a-lhopital-darrabal-a-fort-de-france\/embed\/#?secret=0ON8JXJcpY\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0\u00ab&nbsp;Th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l\u2019h\u00f4pital&nbsp;\u00bb d\u2019Arrabal \u00e0 Fort-de-France.\u00a0\u00bb &#8212; Ceci n\u2019est pas un blog\" data-secret=\"0ON8JXJcpY\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/* ]]> *\/\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2015\/06\/theatre_hopital-1b1.jpg","thumbnail_width":900,"thumbnail_height":506,"description":"\u2014 Par Roland Sabra \u2014 \u00ab Th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l\u2019h\u00f4pital \u00bb ! L\u2019expression est polys\u00e9mique \u00e0 souhait. De quoi s\u2019agit-il au Centre Emma Ventura \u00e0 Fort-de-France ? Non pas d\u2019un \u00e9ni\u00e8me attelage boiteux entre art et th\u00e9rapie dont on sait qu\u2019il fricote avec l\u2019imposture. Comme le dit brutalement Enzo Toma le metteur en sc\u00e8ne du Teatro Kismet de Bari en Italie : \u00ab Je ne crois pas en l\u2019art th\u00e9rapie. La th\u00e9rapie est codifiable. Elle est chimie quand l\u2019art est alchimie. Le m\u00e9decin et les artistes doivent certes trouver un langage commun et travailler conjointement, mais l\u2019art ne sera jamais une th\u00e9rapie. L\u2019art th\u00e9rapie, c\u2019est la mort de l\u2019art. L\u2019art est toujours en mouvement. Il est source de conflits et de d\u00e9sordres alors que la th\u00e9rapie permet d\u2019y rem\u00e9dier\u2026 \u00bb A Fort-de-France il s\u2019agit pour le moment d\u2019un simple h\u00e9bergement de l\u2019atelier de th\u00e9\u00e2tre amateur de L\u2019Autre Bord Compagnie. Tous les mardis soirs de 18h 30 \u00e0 21h 30 ils sont une douzaine \u00e0 se rendre dans la salle polyvalente de l\u2019h\u00f4pital pour se livrer au plaisir de la sc\u00e8ne. Ils pr\u00e9sentaient aux r\u00e9sidents et aux non-r\u00e9sidents. L\u2019affirmation de deux champs s\u00e9par\u00e9s l\u2019art d\u2019un cot\u00e9 la th\u00e9rapie de l\u2019autre n\u2019interdit en rien le fait que des r\u00e9sidents de l\u2019h\u00f4pital puissent avoir des activit\u00e9s th\u00e9\u00e2trales. Par ailleurs que celles-ci aient tel ou tel effet sur les \u00ab malades \u00bb rel\u00e8ve d\u2019un surplus qui n\u2019est pas pos\u00e9 a priori comme un objectif \u00e0 atteindre. C\u2019est en connaisant tous ces enjeux que L\u2019autre Bord Compagnie envisage d\u2019int\u00e9grer,\u00a0\u00a0 dans son \u00e9quipe des r\u00e9sidents du Centre Emma Ventura. On a pr\u00e9sent\u00e9\u00a0\u00a0 Fernando Arrabal, que l\u2019on ne pr\u00e9sente plus&#8230;\u00a0 un th\u00e9\u00e2tre comique se d\u00e9clinant sur les registres du burlesque, du grotesque et de l\u2019absurde autour de l\u2019in\u00e9puisable th\u00e9matique de l\u2019angoisse existentielle et son cort\u00e8ge de tragique, de d\u00e9risoire noy\u00e9s dans le rire et la f\u00eate con\u00e7us comme r\u00e9ponse et exutoire au mal-\u00eatre constitutif. \u00ab\u00a0Fando et Lis\u00a0\u00bb d\u2019Arrabal met en sc\u00e8ne un couple infantile dont la femme, Lis, est paralys\u00e9e et d\u00e9pendante de Fando, un manipulateur pervers. Ils sont en route vers, Tar, une ville \u00e9nigmatique, sorte de paradis dans lequel s\u2019effacerait toute souffrance. En chemin ils rencontrent \u00ab Trois hommes au parapluie \u00bb incarnant l\u2019un, Toso, la Sagesse et les deux autres, Mitaro et Namur, la dualit\u00e9 et le conflit. Tous sont en chemin vers Tar mais les querelles qui les agitent retardent leur \u00e9quip\u00e9e. Dans \u00ab\u00a0Pique-nique en campagne\u00a0\u00bb d\u2019Arrabal la pr\u00e9position a son importance ! M et Mme T\u00e9pan d\u00e9cide, un dimanche de rejoindre leur fils, Zapo, pour un pique-nique. Celui-ci n\u2019est pas tant \u00e0 la campagne qu\u2019en campagne, militaire s\u2019entend. Rien de grave Papa et maman ont d\u00e9cid\u00e9 de passer un moment avec fiston. Les balles volettent , les obus chantent, un convive impr\u00e9vu, Z\u00e9po, s\u2019invite comme prisonnier de guerre. Zapo et Z\u00e9po, bien qu\u2019ennemis sont le reflet l\u2019un de l\u2019autre. Ils ont le m\u00eame uniforme, les m\u00eames go\u00fbts et la m\u00eame peur au ventre. L\u2019incongru de la situation d\u00e9bouche sur une critique de l\u2019absurdit\u00e9 guerri\u00e8re comme une illustration du mot de Pr\u00e9vert \u00ab\u00a0 Oh Barbara, quelle connerie, la guerre \u00bb. Le travail pr\u00e9sent\u00e9 \u00e9tait d\u2019une qualit\u00e9 qui supporterait sans rougir la comparaison avec ce que l\u2019on a pu voir lors du festival de th\u00e9\u00e2tre\u00a0 du mois dernier au T.AC.. Une belle occupation du plateau, un effort sur la diction, une direction de com\u00e9diens facilement perceptible et perfectible bien s\u00fbr mais bien peu y compris parmi les troupes dites professionnelles s\u2019exemptent de cet \u00e9tat. Bien vu a \u00e9t\u00e9 le parti pris de repr\u00e9senter dans un lieu ou les accident\u00e9s de la vie, les bras cass\u00e9s de l\u2019existence, les laiss\u00e9s pour compte des r\u00e9alit\u00e9s du quotidien sont surrepr\u00e9sent\u00e9s des th\u00e8mes qui \u00e9voquent des visions d\u00e9cal\u00e9es, des regards d\u00e9tach\u00e9s, des conceptions critiques et moqueuses de ce que serait une pr\u00e9tendue normalit\u00e9. C\u2019\u00e9tait vraiment une bonne id\u00e9e. Fort-de-France \u00ab\u00a0Fando et Lis\u00a0\u00bb de F. Arrabal Fabrice Acelor : Fando Mayana Beaupied : Lis Olivier Agnus : Namur Annie-Claire F\u00e9di\u00e8re : Mitaro Caroline Savard : Toso \u00ab\u00a0Pique-nique en campagne\u00a0\u00bb de F. Arrabal Rodolphe Delarue : Zapo Pierric Le Petit : M. T\u00e9pan Murielle Dromard : Mme T\u00e9pan Clarisse Pavilla : Z\u00e9po Mise en sc\u00e8ne Guillaume Malasn\u00e9 \/ Caroline Savard"}