﻿{"version":"1.0","provider_name":"Ceci n\u2019est pas un blog","provider_url":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal","title":"Madrid, Dal\u00ed, Picasso, Arrabal , Teatro Espa\u00f1ol - Ceci n\u2019est pas un blog","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"yHIprcLTzi\"><a href=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2014\/01\/19\/4490\/madrid-dali-picasso-arrabal-teatro-espanol\/\">Madrid, Dal\u00ed, Picasso, Arrabal , Teatro  Espa\u00f1ol<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2014\/01\/19\/4490\/madrid-dali-picasso-arrabal-teatro-espanol\/embed\/#?secret=yHIprcLTzi\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0Madrid, Dal\u00ed, Picasso, Arrabal , Teatro  Espa\u00f1ol\u00a0\u00bb &#8212; Ceci n\u2019est pas un blog\" data-secret=\"yHIprcLTzi\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/* ]]> *\/\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/files\/2014\/01\/BeLpnwKCQAEiZ4H.jpg-medium.jpeg","thumbnail_width":"600","thumbnail_height":"878","description":"Nouvelles de Madrid Teatro Espa\u00f1ol @TeatroEspanol \u00ab\u00a0Llega a Naves del Espa\u00f1ol # DAL\u00cdvsPICASSO, escrita por un genio: Fernando Arrabal\u00a0\u00bb bit.ly\/1mfKr2j pic.twitter.com\/iaPrw5hDv6 \u00ab\u00a0\u00bfQuieres saber qui\u00e9n interpretar\u00e1 a Picasso y qui\u00e9n a Dal\u00ed? Date un paseo sobre la imagen y descubrir\u00e1s el reparto: www.perezdelafuente.es \u00a1S\u00edguenos en FACEBOOK! www.facebook.com\/perezdelafuenteproducciones \u00ab\u00a0La producci\u00f3n del Teatro Espa\u00f1ol Dal\u00ed versus Picasso de Fernando Arrabal, dirigida por Juan Carlos P\u00e9rez de la Fuente, se estrenar\u00e1 el pr\u00f3ximo mes de febrero en Naves del Espa\u00f1ol en Matadero.\u00a0\u00bb &nbsp; _______________________________ Dali vs. Picasso Th\u00e9\u00e2tre National du Luxembourg de Fernando Arrabal (\u00e0 partie du 10 d\u00e9cembre 2013) Metteur en sc\u00e8ne : Frank Hoffmann D\u00e9cors : Christophe Rasche,\u00a0\u00a0 Costumes :Katharina Polheim;\u00a0 Musique :Ren\u00e9 Nuss Avec : Samuel Finzi, Marie-Lou Sellem, Luc Feit, Jacqueline Macaulay \u201c\u2026Dali vs. Picasso est une oeuvre foudroyante, jubilatoire, appel\u00e9e humblement par son auteur Fernando Arrabal \u00ab dialogue \u00bb, une oeuvre qui sonne comme un cri m\u00e9chant, mais tendre, provocateur, mais hilarant, querelleur, mais po\u00e9tique. \u2026neuf mois apr\u00e8s le d\u00e9but de la Guerre Civile Espagnole, trois jours apr\u00e8s le bombardement de Guernica, dans la nuit du jeudi 29 avril 1937 dans un grand salon parisien d\u00e9labr\u00e9 se retrouvent Salvador Dali et Pablo Picasso. Au milieu du salon est accroch\u00e9 le tableau de Dali Composition molle aux haricots bouillis (pr\u00e9monition de la Guerre Civile), derri\u00e8re, tout au fond, on d\u00e9couvre une oeuvre de Picasso qui deviendra par la suite Guernica. Dali et Picasso s\u2019entretiennent du r\u00f4le des arts et de l\u2019artiste en temps de guerre, leur conversation \u00e0 b\u00e2tons rompus est constamment interrompue par les interventions cocasses de leurs deux femmes-complices Gala et Dora. R\u00e9guli\u00e8rement Dora lance un couteau qui passe devant le nez de Picasso atterr\u00e9, alors que Gala a une grande nouvelle \u00e0 annoncer\u2026 ____________________ Fernando Arrabal est n\u00e9 au Maroc peu de temps avant la Guerre Civile Espagnole. La condamnation \u00e0 mort de son p\u00e8re sous le r\u00e9gime de Franco, commu\u00e9e en peine d\u2019emprisonnement \u00e0 vie, puis sa disparition apr\u00e8s son \u00e9vasion de prison \u2013 ou plut\u00f4t d\u2019un asile dans lequel il s\u2019est fait interner \u2013 marquera l\u2019oeuvre du dramaturge : il en fait \u00e9tat dans plusieurs ouvrages, dont Lettre \u00e0 Franco, publi\u00e9 du vivant du G\u00e9n\u00e9ral. En 1967, il est arr\u00eat\u00e9 pour avoir \u00e9crit une d\u00e9dicace \u00ab blasph\u00e9matoire \u00bb envers le r\u00e9gime. Il doit sa lib\u00e9ration \u00e0 une campagne internationale. Auteur \u00e0 succ\u00e8s, cin\u00e9aste et peintre de talent, les recueils de po\u00e8mes de Fernando Arrabal ont \u00e9t\u00e9 illustr\u00e9s par de grands artistes internationaux, parmi lesquels Dali, Magritte, Picasso, Saura\u2026 Jou\u00e9e dans le monde entier, son abondante production th\u00e9\u00e2trale, mystique et provocatrice, onirique et festive, est un m\u00e9lange baroque de cruaut\u00e9 et de tendresse. Arrabal est peut-\u00eatre le dernier, en tout cas le plus ensorcelant repr\u00e9sentant de cette g\u00e9n\u00e9ration exceptionnelle qui, entre surr\u00e9alisme, th\u00e9\u00e2tre de l\u2019absurde et \u00e9criture contemporaine, a r\u00e9volutionn\u00e9 le monde des arts et de la litt\u00e9rature de l\u2019Apr\u00e8s-Guerre jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui. Soutenu par une distribution exceptionnelle, Frank Hoffmann cr\u00e9e la version originale fran\u00e7aise de Dali vs. Picasso. Un d\u00e9fi ! Entretien Jean-Louis Scheffen.- Dal\u00ed et Picasso ont, chacun, illustr\u00e9 certains de vos livres. Quels ont \u00e9t\u00e9 vos rapports avec ces deux artistes ? Fernando Arrabal.- Dali \u00e9tait passionn\u00e9 par les sciences. Je le suis aussi. Picasso \u00e9tait \u201cun Xenius\u201d. Comment savoir si la mer revient ou se retire ? J\u2019ai connu Dal\u00ed personnellement lorsqu\u2019il m\u2019a propos\u00e9 de cr\u00e9er avec lui une oeuvre \u201ccybern\u00e9tique\u201d. Nous \u00e9tions d\u2019une certaine mani\u00e8re diff\u00e9rents de nos coll\u00e8gues. Je n\u2019aurai pas l\u2019impertinence de croire que nos connaissances nous permettaient de mesurer les limites de tout. Les lions d\u00e9montrent aux brebis que s\u2019ils n\u2019\u00e9taient plus lions elles seraient encore plus brebis. Il ne faut pas oublier que peu avant sa mort Dali a cherch\u00e9 \u00e0 r\u00e9unir (\u00e0 ses frais) de grands chercheurs pour d\u00e9battre sur un sujet: le hasard. L\u2019ambition la plus d\u00e9cisive du si\u00e8cle. J\u2019aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 (et je le lui ai dit) que ce c\u00e9nacle essaie de trouver la rigueur math\u00e9matique de la confusion. Jean-Louis Scheffen .- Pour votre texte \u00ab Dal\u00ed vs. Picasso \u00bb, avez-vous voulu rester pr\u00e8s d\u2019une certaine vraisemblance historique ou psychologique ? Fernando Arrabal.- Gardons en m\u00e9moire qu\u2019il s\u2019agit du dialogue de deux \u201csans-papiers\u201d. Ils jouent le r\u00f4le de Dal\u00ed et de Picasso. Ce sont deux \u00e9migrants enferm\u00e9s dans le d\u00e9partement psychiatrique d\u2019un centre de r\u00e9tention. La Nouvelle Z\u00e9lande pourrait avoir un Tour de France\u2026 mais avec des kangourous. Cependant, ces limites pos\u00e9es, je me suis inspir\u00e9 de faits authentiques, notamment des m\u00e9moires de jeunesse de Dali et de sa correspondance tr\u00e8s chaleureuse avec Picasso. Qui \u00e9tait le ma\u00eetre de qui? Comment savoir si l\u2019hippocampe doit tout \u00e0 la sir\u00e8ne ou au centaure? J\u2019ai tenu compte de ce que le vrai r\u00e9volutionnaire \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e9tait le trotskiste Dal\u00ed. Et que Picasso ne sera communiste que presque une dizaine d\u2019ann\u00e9es plus tard. Dans les profondeurs le scaphandrier myope est visionnaire. Jean-Louis Scheffen.- Les rapports entre l\u2019artiste et la soci\u00e9t\u00e9 (en temps de guerre plus particuli\u00e8rement) sont le point de d\u00e9part de votre texte. Un propos de prime abord tr\u00e8s s\u00e9rieux, d\u2019autant plus que vous avez-vous-m\u00eame connu les suites de la Guerre civile et du r\u00e9gime de Franco. L\u2019humour qui y est aussi pr\u00e9sent que dans beaucoup d\u2019autres de vos \u0153uvres sert-il \u00e0 d\u00e9masquer la r\u00e9alit\u00e9 ? Fernando Arrabal.- L\u2019humour est peut-\u00eatre celui m\u00eame de la r\u00e9alit\u00e9. Celui de la confusion. Il faut voir comment deux esprits ont pr\u00e9sent\u00e9 une vision politique, \u00e0 leurs d\u00e9buts , \u201c\u00e0 front renvers\u00e9\u201d. Quand beaucoup de ruches deviennent agnostiques les abeilles cr\u00e9ent un dieu. J\u2019ai respect\u00e9 la v\u00e9rit\u00e9 en tous points. Dans l\u2019\u00e9l\u00e9gante galerie de NY sur le cendrier aux m\u00e9gots g\u00e9ant de Damien Hirst j\u2019ai vu cet avertissement : \u201cinterdit de fumer\u201d. Jean-Louis Scheffen.- Les deux tableaux au centre du dialogue constituent des regards tr\u00e8s diff\u00e9rents sur la r\u00e9alit\u00e9. Qui y arrive mieux ? Vous sentez-vous l\u2019\u00e2me d\u2019un arbitre ? Fernando Arrabal.- Je ne suis en rien un arbitre. L\u2019\u00e9l\u00e9phant trop lift\u00e9, s\u2019il l\u00e8ve la trompe, sa queue r\u00e9tr\u00e9cit. Personnellement je vois dans le tableau de Dali r\u00e9ellement une pr\u00e9monition de la guerre civile. Celui de Picasso comporte des \u00e9l\u00e9ments troublants. Le porc-\u00e9pic snob sur sa gourmette annonce: acupuncteur. La toile de Dali est paradoxalement plus \u201cclaire\u201d. Jean-Louis Scheffen.- Gala et Dora ne se cantonnent pas \u00e0 leur r\u00f4le de muses mais d\u00e9r\u00e8glent le dialogue des deux artistes de mani\u00e8re souvent surprenante. Leur regard est-il aussi un peu le v\u00f4tre? Fernando Arrabal.- Je ne peux que r\u00e9pondre par ce qui peut sembler un clich\u00e9: je suis tous les personnages. Mes bagages perdus dans mes vols sont pervertis par des \u00e9toiles filantes. Je suis , par exemple , Fando et Lis . De m\u00eame que Flaubert\u2026 \u201cMadame Bovary, c\u2019est moi\u201d. Jean-Louis Scheffen .- Si Picasso, aux yeux de ce qu\u2019on appelle le \u00ab grand public \u00bb, repr\u00e9sente aujourd\u2019hui l\u2019art du XXe si\u00e8cle tout court, Dal\u00ed (pour lequel Andr\u00e9 Breton avait cr\u00e9\u00e9 l\u2019anagramme \u00ab Avido Dollars \u00bb) en illustre aussi le c\u00f4t\u00e9 mercantile. A vos yeux, une philosophie d\u2019artiste et un certain\u00a0 esprit commercial sont-ils compatibles ? Fernando Arrabal.- On oublie le pass\u00e9: combien des urologues atteints de Parkinson deviennent des masturbateurs convulsifs. Au 16e , au 17e si\u00e8cle , par exemple , les artistes vivaient gr\u00e2ce aux commandes des m\u00e9c\u00e8nes (le roi , l\u2019Eglise , les grands bourgeois). V\u00e9lasquez fut un \u201cassis\u201d. Les peintres religieux lisaient continuellement des textes sacr\u00e9s: ils pr\u00e9paraient les antis\u00e8ches de Jugement Dernier\u2026 ou du Dernier Goulag. Le romantisme et le 19e si\u00e8cle , les d\u00e9buts du 20e , ont impos\u00e9 la figure de l\u2019artiste \u201cmaudit\u201d. Ce n\u2019est pas [&hellip;]"}