﻿{"version":"1.0","provider_name":"Ceci n\u2019est pas un blog","provider_url":"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal","title":"YING YANG et Fernando Arrabal - Ceci n\u2019est pas un blog","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"CnbIXl4mtP\"><a href=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2013\/10\/09\/4253\/ying-yang-et-fernando-arrabal\/\">YING YANG  et Fernando Arrabal<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/laregledujeu.org\/arrabal\/2013\/10\/09\/4253\/ying-yang-et-fernando-arrabal\/embed\/#?secret=CnbIXl4mtP\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0YING YANG  et Fernando Arrabal\u00a0\u00bb &#8212; Ceci n\u2019est pas un blog\" data-secret=\"CnbIXl4mtP\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! 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Entre le corps et les nuages du ciel. Entre la peau et les cailloux Entre le charbon et le diamant Entre le vol et la brise. Entre l\u2019imminence et l\u2019angoisse. Ses oeuvres, forment l\u2019image du Firmament. La derni\u00e8re heure, son ultime inspiration, avec son chagrin muet, refl\u00e8te les ombres vives. Oui, Yin Yang s\u2019\u00e9veille \u00e0 une pens\u00e9e nouvelle, aux d\u00e9clivit\u00e9s de l\u2019aube. Je vois le Jardin des D\u00e9lices et l\u2019enfer, et les mines d&rsquo;antan dans son oeuvre, comme si je contemplais un miroir. Le reflet de toute chose et celui des montagnes. Des chatoiements telles des bulles d\u2019\u00e9cume. Dans son univers deux mines, deux mineurs, ne sont jamais identiques. A chaque plan distinct de l\u2019existence correspond un processus interne. Dans les espaces infinis de sa cr\u00e9ation logent une infinit\u00e9 de mondes. Dans l\u2019imagination l\u2019espace s\u2019ouvre. C\u2019est le temps de l\u2019\u00e9volution de l\u2019explosion, des impulsions en gerbes du d\u00e9lire dans l\u2019instant plein. La reine des fourmis. pond un oeuf toutes les deux secondes jour et nuit pendant des semaines, des mois, des ann\u00e9es. Elle suscite la mort et donne la vie \u00e0 l\u2019infini comme la cr\u00e9ation. Entre l\u2019agitation et le discernement Elle se demande si la vie est r\u00e9alit\u00e9 ou \u00e9lan vers la fable. Quand\u00a0 Yin Yang cr\u00e9e il aspire au silence \u00e0 la p\u00e9nombre, \u00e0 la rotation au mouvement absolu vibration\u00a0 dans l\u2019abandon impalpable. Son inspiration lui rappelle l\u2019infini il per\u00e7oit son imagination \u00e0 son c\u00f4t\u00e9 Il la voit passer Comme un fleuve. Son oeuvre est son champ de bataille Il y reste enferm\u00e9e. Comme un grillon dans sa cage. Il se r\u00e9p\u00e8te, apr\u00e8s tant des souffrances: \u201cPour avoir soif, il faut d\u00e9j\u00e0 s\u2019\u00eatre d\u00e9salt\u00e9r\u00e9\u201d. L\u2019esprit vide, libre de toute pens\u00e9e, Yin Yang\u00a0 laisse p\u00e9n\u00e9trer sa peinture par son souffle. Il transforme sa respiration en concentration, sa concentration en \u00e9nergie, et son \u00e9nergie en ma\u00eetrise du temps. Il a appris \u00e0 peindre comme il a appris \u00e0 respirer Sa science du souffle est \u00e0 l\u2019image de sa cr\u00e9ation. Il peint et respire avec l\u2019univers et ses ab\u00eemes. Son art et sa technique se combinent au temps de la ferveur. Certains de ses tableaux \u00e9voquent le chant de la baleine qui dure une demi-heure et que les c\u00e9tac\u00e9s r\u00e9p\u00e8tent note par note sans se tromper durant les nuits d\u00e9sertes des oc\u00e9ans. Lorsqu\u2019il peint ses mains, sa t\u00eate, ses l\u00e8vres, ses jambes sont le prolongement de son souffle. Il devient fluide, t\u00e9nu, impalpable comme la brise. L\u2019id\u00e9e l\u2019invente avec l\u2019\u00e9cume. Une plume peut modifier son poids. Il recherche l\u2019inconscience originale sans qu\u2019aucun d\u00e9sire ne s\u2019interpose. La voie de sa lib\u00e9ration dresse une cime immacul\u00e9e de splendeur et de joie. Il peint pour regarder, pour imaginer, pour m\u00e9diter. Le cam\u00e9l\u00e9on peut changer mais pas la trame de son oeuvre. Il se laisse porter par l\u2019univers par sa propre trag\u00e9die dans la mine et son \u00e9blouissant r\u00e9surrection . L\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re qui ne vit qu\u2019un matin ne con\u00e7oit ni le soir, ni la nuit. Les cigales qui ne survivent qu\u2019un \u00e9t\u00e9 ne peuvent r\u00eaver d\u2019\u2019hiver. Le crapaud au fond de la mare ignore la grandeur de l\u2019oc\u00e9an. Celui qui n\u2019aime pas n\u2019imagine pas l\u2019infini de l\u2019amour. Le peintre se sent fr\u00e8re de du nuage qui passe, du s\u00e9quoia centenaire, du malheur du mineur, de la goutte d\u2019eau. Lorsqu\u2019il peint avec quelle candeur il d\u00e9robe le feu du ciel! &nbsp;"}