S.O.S. Syrie

Syrie : L’ONU condamne enfin le régime de Bachar al-Assad

La Rédaction

Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur YouTube montrant un char de l'armée syrienne à Hama

Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur YouTube montrant un char de l'armée syrienne à Hama

Après trois jours de discussion houleuse, les membres du Conseil de sécurité de l’Onu se sont enfin mis d’accord pour condamner la répression meurtrière des manifestations d’opposition en Syrie. Cette déclaration, qui “condamne les violations généralisées des droits de l’Homme et l’usage de la force contre les civils par les autorités syriennes”, est cependant moins contraignante qu’une résolution. En outre, le texte ne suggère aucune enquête du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU sur la répression. Il exige par contre que les responsables de la répression – qui aurait causé la mort de 1600 civils selon les ONG – “rendent des comptes”.

Est-ce suffisant ?
Washington affirme chercher de nouveaux moyens de pression sur le président Bachar al-Assad. Le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a, quant à lui, salué “un tournant dans l’attitude de la communauté internationale” après l’adoption de cette déclaration, estimant qu’il revient désormais à Damas “de cesser d’utiliser la force contre les manifestations pacifiques et de mettre en œuvre les réformes” demandées par le peuple.

L’agence officielle syrienne Sana a annoncé une réunion du Parlement en session extraordinaire dimanche pour discuter “de sujets concernant la nation et ses citoyens”…

Sur le terrain, la répression continue.

Quatre “martyrs” sont tombés et “des dizaines ont été blessés par les balles des forces de sécurité”, dont deux à Damas, dans le quartier d’Almidan, un à Doa (province de Deraa, sud) et un autre à Palmyre (centre). Les communications téléphoniques et l’internet sont coupés dans Hama et sa région, où l’armée a lancé une vaste offensive dimanche, tuant une centaine de manifestants. “Il y a une centaine de chars et transports de troupes sur la route qui conduit au centre de Hama (centre) et environ 200 près de Deir Ezzor (est)”, a déclaré à l’AFP Rami Abdel Rahmane, président de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG installée en Grande-Bretagne.
“D’après ce qu’on entend, c’est une véritable guerre”, a dit un militant sous couvert de l’anonymat. Selon Rami Abdel Rahmane, 500 familles ont quitté la ville. Le Comité de coordination local (CCL), qui représente les manifestants, a indiqué qu’un bâtiment et plusieurs maisons s’étaient écroulés sous les bombardements. Hama a été le théâtre d’immenses manifestations contre le pouvoir ces dernières semaines.
De son côté,pour justifier l’intervention des forces de l’ordre et de l’armée, l’agence Sana accuse des “gangs terroristes armés” de semer le trouble dans la ville et de terroriser les habitants.
Depuis le 15 mars, près de 3.000 personnes sont portées disparues et quelque 12.000 ont été emprisonnées en quatre mois et demi de révolte, d’après les ONG.

(avec AFP)


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