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L’UISM s’en prend aux Nations unies pour avoir défendu l’égalité des sexes

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Le dirigeant de l’UISM, cheikh Youssouf Al-Qaradhawi.

Le dirigeant de l’UISM, cheikh Youssouf Al-Qaradhawi.

L’Union internationale des savants musulmans (UISM) attaque l’ONU, qui s’est attelée à défendre des résolutions interdisant la polygamie, le mariage des mineures et le viol conjugal lors de sa 57èmesession à New York.

La 57e session de la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme (du 4 au 15 mars 2013), au siège de l’ONU à New York, avec la participation de représentants d’Etats membres des Nations Unies, d’entités onusiennes et d’ONG de toutes les régions du monde, porte sur la prévention et l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des jeunes filles, le partage égal des responsabilités entre sexes et d’autres sujets sensibles relatifs l’égalité des sexes.

Avant la session, l’Union internationale des savants musulmans (UISM) publiait une déclaration signée par son dirigeant, le cheikh Youssouf Al-Qaradhawi, exigeant que l’ONU « respecte la diversité religieuse et les valeurs islamiques dans les accords internationaux [ainsi que dans tout] autre document concernant les femmes et les enfants. »

La déclaration affirme que l’islam défend les droits des femmes et s’oppose à toute violence à leur encontre, tandis que l’ONU présenterait souvent des documents « qui contredisent les principes [religieux] des nations [islamiques], leurs valeurs et leurs honorables lois islamiques », puis exercerait des pressions sur les gouvernements musulmans afin qu’ils signent ces documents.

La déclaration indique en outre que les résolutions onusiennes sur les femmes entendent « éliminer toute différence naturelle entre les hommes et les femmes dans leurs rôles et leurs lois. » L’ONU, de son côté, considère tout ce qui suit comme une forme de violence envers les femmes, qu’il faudrait éradiquer : diverses lois islamiques sur le mariage, le divorce, l’avortement, l’héritage et la garde [des enfants] ; le droit donné à l’époux d’avoir des relations sexuelles avec sa femme, y compris sans son consentement ; la responsabilité exclusivement réservée à l’homme de subvenir aux besoins de la famille ; l’interdiction aux femmes et aux jeunes filles d’avoir accès à des contraceptifs ou d’entretenir des relations homosexuelles, etc.

Dans ce contexte, l’UISM exige que « l’ONU [comprenne] la nécessité de protéger les valeurs, l’éthique et les lois des religions révélées, scellées par l’islam, comme un moyen de préserver la paix et la sécurité internationales ». Elle exhorte également les pays musulmans à adopter une position unifiée « et à rejeter toute [résolution ou document] qui irait à l’encontre de la charia islamique et des religions révélées. »

Nombre de demandes formulées dans la déclaration sont reprises par Muhammad Al-Dib, membre de l’UISM, dans un article publié sur le site officiel des Frères musulmans. Il écrit que le document des Nations Unies sur la suppression des violences à l’encontre les femmes constitue une violente offensive contre l’islam et les peuples arabes, et il appelle le monde musulman à s’unir pour le contester.

Lire l’article intégral en anglais sur le site du MEMRI, cliquez ici.


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