Ainsi donc la mobilisation porte ses fruits. Ce n’est qu’un début naturellement. Un très timide début. Mais en confirmant, il y a quelques minutes, qu’elles « suspendaient » l’exécution par lapidation de Sakineh et en annonçant qu’elles comptaient « réexaminer » leur verdict, les autorités iraniennes ont montré qu’elles n’étaient pas totalement sourdes à la vague de protestation citoyenne qui enfle partout dans le monde et, en particulier, en France.

La revue La Règle du Jeu dont la pétition, mise en ligne le 17 août dernier, est en train de passer le cap des cent mille signatures, s’en réjouit. Elle note, une fois de plus, que l’insurrection des consciences peut ébranler l’entêtement des fanatismes et commencer d’enrayer la mécanique froide des injustices.

Le combat, cependant, est très loin d’être gagné. Il reste à obtenir que ce « réexamen » du dossier débouche sur une grâce et une libération. La mobilisation continue. La pression ne doit, à aucun prix, se relâcher. Vite 200 000 signatures. Puissent les juges iraniens montrer que la voix de la sagesse, et de la clémence, ne leur est pas complètement étrangère.