Supplément au “scandale du Hezbollah à la Sorbonne”
Conférence de Gaza : Un scandale place des Grands Hommes
Dans l’Amphi 1 de la fac de droit de la Sorbonne, une jeune fille se lève au moment où la conférence va débuter. Elle proteste : « Moi, je vais vous dire pourquoi il y a un problème à cette conférence. Il y a un problème parce qu’on est à la Sorbonne, une université qui porte les valeurs de la France. On peut débattre, mais pas accueillir un terroriste »… Elle insiste, parle haut et fort, dit non. Un jeune homme assis à côté d’elle, et sensé filmer l’événement, l’attrape violemment. Il la menace. Son voisin l’intercepte. Le « caméraman » porte un t-shirt noir où sont dessinés le dôme du Rocher et l’inscription « Al Qods » en lettres dorées. Dans son dos, on peut lire : « Indigènes de la République ». Très virulent, il revient à la charge, agrippe et insulte la jeune femme, tandis qu’un autre opposant à la tenue de la conférence se fait lui aussi brutalement alpaguer, et y laisse une chemise bientôt déchirée. Nous sommes au milieu de l’amphithéâtre. À la tribune, les orateurs s’époumonent dans le micro, appellent au calme et à la discipline. Dans les premiers rangs, des personnes esquissent le V de la victoire et scandent « Palestine vivra ! » Des menaces et des injures fusent en direction des militants qui exigent un débat. Hurlements. Le service d’ordre pousse la fille et ses camarades vers la sortie. L’ambiance est devenue franchement nauséabonde et la sécurité, toute relative. Un homme chauve, qui porte un keffieh par-dessus son t-shirt « Al Qods », pointe la fille du doigt : « Assassin ! » Le cri est largement repris. Le brouhaha est assourdissant.
La « Conférence Gaza » a débuté à 15h30 dans les locaux de la Sorbonne, 12 place du Panthéon. Y étaient invités par le « MIR » (le Mouvement des Indigènes de la République) : Ali Fayad (membre du bureau politique du Hezbollah et député au Parlement libanais), Walid Charar (politologue libanais), Alima Boumediene-Thierry (sénatrice, les Verts), Richard Labévière (journaliste spécialiste du Moyent-Orient), Youssef Boussoumah (membre du MIR) et Houria Bouteldja (porte-parole du MIR). Jean Salem, professeur de philosophie, a apporté un soutien décisif à l’évènement. Il était pourtant absent.
En guise de préambule, un des organisateurs dit quelques mots au nom du responsable de la sécurité, occupé ailleurs : « En principe, il ne devrait rien se passer, mais on ne sait jamais […]. En cas de petit problème et qu’on soit obligés d’évacuer la salle, les personnes qui sont à la tribune seront dirigées vers les portes qui sont derrière moi [il désigne deux des trois issues de la salle]. Ces portes sont réservées pour eux. En ce qui concerne les gens qui sont dans le public, l’évacuation se fera par les portes arrières, par où vous êtes entrés. » Il n’y a en fait qu’une seule porte d’entrée pour les 200 personnes qui assistent à la conférence, tandis que les six orateurs en ont donc deux pour eux. Drôle de répartition des issues. On comprend à ce moment-là que la violence est inévitable.
Moins de cinq minutes après que les consignes de sécurité ont été données, une demi-douzaine de personnes se fait prestement sortir de l’amphi. Quelques autres les suivent. Sans regret. Le reste de la conférence se réduira probablement au discours habituel (à propos d’« Israël et ses alliés fascistes » et autres « souchiens ») tenu par les prétendus « rescapés des ghettos de banlieue » et leurs amis. Ce qu’il fallait voir pour le croire, c’est l’improbable tenue d’une telle conférence à la fac de droit, place des Grands hommes. Mme Catherine Germain, directrice de cabinet de Jean-Claude Colliard (président de Paris-I Panthéon-Sorbonne) avait autorisé la tenue de ce rassemblement.
46 commentaires sur « Supplément au “scandale du Hezbollah à la Sorbonne” »
Ecrire un commentaire
Derniers articles RDJ
- Idée N°4 : Ne pas être dupe du bluff des “500 signatures”
- “Classes moyennes, classes populaires : comment l’extrême-droite veut les séduire ?”
- Idée N°3: Montrer l’absurdité du lien entre l’immigration et le chômage
- Orgie numérique
- Tarik Ramadan invité d’honneur à Sciences Po
- Idée N°2 : Nommer par son vrai prénom Marine Le Pen
- Chaque jour, une idée pour faire baisser le Front National
- Idée N°1 : Prescription à l’usage de l’éducation nationale
- Supplément au “scandale du Hezbollah à la Sorbonne”
Du même auteur
c'est quoi, c'est qui ?
La RDJ s'en mêle





Mais quelle honte ! “Indigènes de la Républiques” ? Qui vient en plus donner des leçons de morale ? Mais quelle honte ! Des arabes enfants de ceux qui ont voulu l’indépendance de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc non contents d’être les descendants des barbares qui vinrent envahirent le magrhèbe viennent aujourd’hui fiche la pagaille au nom de la démocratie sur laquelle ils crachent. Mais comment cette République peut-elle continuer à se laisser marcher sur la figure ??? Le Hezbolah est une organisation meurtrière si le mot terroriste ne suffit pas à le dénifir. Le bras armé de l’Iran et de la Syrie. On dirait que de nos jours il est bon d’honorer ces nazillons en leur déroulant le tapis rouge. Mais quelle honte et surtout quelle aveuglement ces gens qui les soutiennent, qui ne dit mots consent donc devient complice.
Mme Germain, M. Colliard, aujourd’hui j’ai honte de ma fac, j’ai honte de la Sorbonne… Cette conférence n’aurait jamais du être envisagée! Chaque débat sur le conflit (et ils sont nombreux à la Sorbonne) donne la parole à de nombreux soutiens des palestiniens, mais pas encore à des terroristes, pas à ma connaissance en tout cas.
Ce samedi, un pas à été franchi! J’ai honte pour vous. La Sorbonne ne sera plus ce qu’elle était…
des terroristes à la sorbonne invités par les indigenes de la republique dont tlm connait les positions nauseabondes et qui defendent des organisations qui dans leur chartre et dans leur discours revendiquent la disparition d’un etat mais l’asservissement des femmes et le respect de la charia ! la sorbonne prise en otage par des terroristes fanatiques religieux ! j’ai honte à la france ce jour devrait etre jour de deuil et de defaite des valeurs republicaines
j’espère que les réactions post conf’ vont se faire entendre partout!
et que la Sorbonne en sortira véritablement boiteuse!
je suis une ancienne étudiante à paris 1, place des grands hommes, et je suis choquée et outrée de la tenue d’une telle conférence dans un tel lieu…
c’est une honte pour la Sorbonne, une honte pour la france, que je compte bien diffuser et afficher!
OU VA LA FRANCE ? La situation est grave,
en espérant ardemment des retours sous forme d’excuses de la part des autorités gouvernementales, honneur à sauvegarder oblige…
Bonjour,
Je trouve choquant que des individus en toute impunité fassent des conférences qui vont à l’encontre de la paix et distille des messages de haine et d’intolérance!
Je suis contre car ce ne va pas dans une optique de paix bien au contraire! Quel débat peut il y avoir avec des gens qui parle d’État terroriste ou d’apartheid?
de plus on sait très bien que le herzbolla est une organisation TERRORISTE!!!!
Quelle honte pour une faculté si prestigieuse qu’est la Sorbonne!!
Pauvre France….
L’UEJF ment de façon éhontée ! Dés le début de la conférence, avant même que les intervenants aient pu commencer à parler, des individus apparemment membres de l’UEJF, se sont levés, en agitant le poing et en hurlant de différents endroits de la salle, invectivant les participants et déclarant qu’ils étaient décidés non pas à débattre ce qu’ils auraient pu faire à la fin comme tout le monde mais à interrompre la conférence. Allant jusqu’à traiter de terroriste le principal invité, le député libanais de Hezbollah, Ali Fayad. Lui dont le pays a été meurtri et saccagé pendant 20 ans par l’occupation israélienne qui y a commis les pires forfaits. Cette action de l’UEJF n’avait qu’un but: créer un incident grave, contraignant les forces de l’ordre présentes à l’extérieur de la salle à intervenir. Ce qui aurait eu comme conséquence de faire annuler la conférence. Le service d’ordre a réussi à faire évacuer les troublions avec ménagements et sang froid ce qui était une véritable gageure vu la violence verbale et l’hystérie des membres de l’UEJF. Par ailleurs dans le même temps la collusion entre l’UEJF liée à SOS racisme et des membres de l’extrême droite sioniste a été patente. Une 20 taine de nervis, drapeau d’Israël en tête, se tenaient rue des écoles en contrebas où elle ont cherché à agresser les personnes qui se rendaient à la conférence. La Sorbonne avait été couverte d’affiches traitant Hezbollah et Hamas de mouvements terroristes et appelant à l’annulation de la conférence. Celle ci s’est ensuite tenue de façon impeccable. Les gens ont pu poser toutes les questions qu’ils désiraient au cours du débat qui a suivi. Ali Fayad a eu droit a une standing ovation. Le problème est celui ci, la démocratie permet -telle qu’on empêche le déroulement d’une conférence en usant de procédés victimaires aussi lamentables. La Sorbonne où beaucoup de leaders du tiers monde ont fait leurs classes, notamment des personnages aussi prestigieux que Ho chi Minh, peut s’ennorgueillir d’avoir accueilli un responsable d’un mouvement de libération du tiers monde; Est ce à l’UEJF qui a soutenu l’agression contre “le nid de terroristes de Gaza” de décider qui a ou non le droit de parler à la Sorbonne. Hezbollah est u mouvement de libération nationale et de patriotes arabes qui cherche à limiter la domination américaine et israélienne sur la région. Quoi de plus naturel, ils sont chez eux. Si Hezbollah n’était pas au sud Liban, il y a longtemps que les groupes style Al Qaïda, par ailleurs violemment anti chiites, y auraient agressé les forces françaises de la FINUL. Le gouvernement français sait cela, c’est pourquoi il a permis à Ali Fayad d’entrer en France.. La Sorbonne doit -t-elle être réservée aux seuls amis de l’UEJF, les dirigeants israéliens; qui poursuivent la colonisation et cherchent à prendre sur Hezbollah une revanche après leur cuisante défaite de 2006 ?
“Celle ci [la conférence] s’est ensuite tenue de façon impeccable. Les gens ont pu poser toutes les questions qu’ils désiraient au cours du débat qui a suivi. Ali Fayad a eu droit a une standing ovation.”
Une bonne conférence, si je comprends bien, n’est bonne que si elle évoque une grand-messe à la soviétique. Si vous étiez si sûr de votre cause, vous accepeteriez la contradiction et renonceriez à la violence.
Il est inadmissible que se tiennent ce genre de réunion dans les locaux de notre chère université.
Heureusement que cet “évènement ” ne se déroulait pas en semaine parce que le nombre d’étudiant n’aurait pas été 10 mais une bonne centaine !!!
Bref la sorbonne n’est pas villetaneuse, on veille !!
Les démocraties s’accordent toutes à penser que le Hezbollah est un mouvement terroriste. Cela aura sans doute échappé à la direction de la Sorbonne. Le Hezbollah est certes une composante importante au Liban, mais c’est aussi un mouvement armé qui pratique le tir sur les civils (les fameuses roquettes) comme si ces civils étaient des objectifs militaires, et qui est téléguidé par Téhéran. On invite un député de cette mouvance, et on récolte quoi? La terreur. Sous une forme light. Mais la terreur quand même. La terreur obscurantiste. Celle qui dessert les peuples concernés. Le peuple libanais et le peuple palestinien en particulier. La Sorbonne est devenue moins jolie qu’en 1968.
Si c’est gens étaient contre cette conférence, pourquoi sont ils allés foutre le bordel. Ils sont qui pour protester ou espèrer “interdir” cette conférence, si les autorités officielles de l’Etat français ne l’ont pas empêché, ça veut dire qu’il n y avait pas de raisons pour qu’elle soit interdite. Donc quand on prétend défendre la démocratie, il faut la respecter d’abord.
SI ces gens ont respecté la conférence, ils aurient pu développer leurs arguments au moment opportun, mais ils ont préférer faire le pitre, ils ont été évacués tout simplement!!
Si vous êtes en rogne, allez organiser la propre conférence pour exprimer vos idées. Le débat s’est fait d’une façon professionnelle et respectable, et la conférence était intéressante.
Je rappel au passage que les autorités officielles de l’Etat francais ont autorisé la deportation de milliers de Juifs francais vers les camps de la mort, oont usé de la torture en Algérie etc ec etc. Ce n’est pas une reference, la loi n’st pas la vérité.
Deuxième petit point encore au passage, il n’y a pas de débat si il n’ya pasd’intervenants opposants à la these débattue, or il n’y en avait pa
Oui le passé de la France est pourri. En revanche tu exagères un peu quand tu met sur le même pied, la déportation des juifs et le massacre des algériens, avec un débat politique “idéologique” pacifique.
Le débat c’est moyen pacifique.
j’étais moi à cette conférence et les perturbateurs auraient du attendre la fin de la conférence pour exprimer leur point de vue, ils ne fallaient pas qu’ils foutent le bordel. Ils ont fait du garbuge, on les a évacué, normal. Il y avait beaucoup d’opposants et même de grosses pointures; cela ont pu rester personne ne les a empêché, parcequ’ils ont pas foutu le bordel tu peux vérifier par toi même.
J’y étais aussi. C’est intéressant votre description des faits. Alors une personne qui sape le début d’une conférence en coupant la parole à l’intervenant est là pour chercher le débat ? De quoi veut-elle débattre avant d’avoir entendu les propos des intervenants qui sont, il faut le rappeler, un député libanais, une députée européenne, et des analystes et journalistes réputés ? Et n’importe quoi cette description de la sécurité… La Sorbonne s’est honorée aujourd’hui en ne cédant pas aux accusations de “terrorisme”: si celles-ci sont vraies, portez donc plainte, il y a plein de jolies lois anti-terroristes qui vous défenderont… allez-y ! Et je compte sur votre sens du vrai débat pour ne pas censurer ce message sur votre site !
L’UEJF porte plainte contre l’Université de la Sorbonne et les Indigènes de la République.
Par UEJF – 12 décembre 2009 21:10
L’UEJF porte plainte contre l’Université de la Sorbonne et le Mouvement des Indigènes de la République.
Aujourd’hui Samedi 12 décembre 2009, 10 étudiants de l’UEJF ont été insultés et agressés physiquement au cours d’une conférence du Mouvement des Indigènes de la République que l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne accueillait sur le thème « Gaza, un an après : les nouveaux risques d’agression dans la région ».
L’UEJF était venu protester contre la venue et la prise de parole d’Ali Fayad, député du Hezbollah, dans l’enceinte d’une université française. Pour l’UEJF, il est intolérable qu’une Université accueille des membres ou soutiens d’organisations terroristes tels que le Hamas et le Hezbollah, qui prônent et mettent en œuvre l’assassinat de civils.
Pour Arielle Schwab, Présidente de l’UEJF : « l’Université de la Sorbonne a transgressé les valeurs républicaines et manqué à son devoir de protéger ses étudiants. La Sorbonne doit être un lieu d’ouverture et de débat voire même de contradiction mais elle doit se prémunir de l’importation des logiques de haine et de leurs conséquences dans les amphithéâtres.